Année : 2024
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VIDEO / Le Discours à la nation donne sens au limogeage de Cheikh O Diagne
Le président de la République a réitéré mardi son engagement à restaurer la dignité et l’histoire à propos des Tirailleurs sénégalais. Au cours de son premier discours de nouvel an, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la »’dette morale » envers les Tirailleurs sénégalais. Il a aussi invité à l’unité et à la cohésion. -
SENEGAL-COLLECTIVITES-RETROSPECTIVE / Les évènements majeurs de la région de Thiès en 2024 : le naufrage de migrants à Mbour, l’achèvement des travaux de la grande mosquée de Tivaouane et l’inauguration de la statue Lat-Dior
Mbour, 31 déc (APS) – L’année 2024 a été marquée par des évènements à grand retentissement médiatique dans la région de Thiès (ouest), dont le naufrage d’une pirogue de migrants causant la mort d’au moins 46 personnes et des portés disparus, au large de Mbour, la réception de la grande mosquée de Tivaouane et l’inauguration de la statue Lat-Dior.
La longue série noire causée par l’émigration irrégulière s’est poursuivie sur la Petite-Côte, endeuillant le quartier Téfess, le département de Mbour, voire le pays. Le 8 septembre dernier, des candidats à l’émigration ont tenté de partir de Mbour, à bord d’une pirogue ayant chaviré au moment du départ.
Selon un bilan fourni par les autorités administratives locales, au moins 46 morts, 11 rescapés et deux personnes portées disparues ont été dénombrés.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu à Mbour à la suite du triste événement. ‘’La traque sans répit’’ des réseaux qui organisent les voyages de migrants sénégalais vers l’Europe va ‘’se poursuivre et s’intensifier’’, a-t-il soutenu.
‘’Le gouvernement continuera de traquer ces vendeurs d’illusions’’, a promis M. Faye.
Un mouvement social aux ICS
Le capitaine de la pirogue a été arrêté au lendemain du drame par des éléments de la brigade de recherches de Saly, dans le département de Mbour.
Présenté à la Division de lutte contre la traite des personnes, l’homme âgé de 52 ans, a été placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction de Mbour.
Un autre évènement majeur est survenu dans la Petite-Côte en 2024 : l’incendie qui a causé la mort de six membres d’une même famille au quartier 11-Novembre de Mbour.
Le 2 décembre dernier, aux environs de 4 heures du matin, une femme et ses cinq enfants ont péri dans l’incendie de leur maison.
À la tête d’une délégation officielle, dont des membres de son cabinet, la ministre de la Famille et des Solidarités, Maïmouna Dièye, a présenté les condoléances de l’État à la famille éplorée.
Une vue de la grande mosquée de Tivaouane
À Tivaouane, la remise des clés de la grande mosquée au khalife des tidjanes, le 14 septembre, par l’association Jama’atou Nour Assouniya, chargée des travaux de rénovation de l’édifice national, est restée mémorable.
Cet évènement marquant l’achèvement des travaux de rénovation de ce lieu de culte construit en 1904 par El Hadji Malick Sy (1855-1922) a eu lieu à la veille de la célébration du Maoulid (l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed), en présence du Premier ministre.
En 2019, le khalife des tidjanes, Serigne Babacar Sy Mansour, avait souhaité la rénovation de cette mosquée. Le budget nécessaire pour les travaux est estimé à une quinzaine de milliards de francs CFA.
Les ICS, les Industries chimiques du Sénégal, ont défrayé la chronique. La première fois, le personnel a observé un arrêt de travail en réclamant une hausse des salaires proportionnelle à l’embellie notée dans l’usine. Le Syndicat des travailleurs des ICS réclamait 6 milliards 290 millions de francs CFA, ce qui représente 1 % du bénéfice de l’entreprise au cours des trois dernières années, selon ses dirigeants.
Des meurtres dans le sous-secteur du transport par deux-roues
Après d’âpres négociations, sous la direction du gouverneur de Thiès, Oumar Mamadou Baldé, le syndicat obtient une hausse de 2 milliards 850 millions, ce dont se sont réjouis les quelque 1.200 employés des ICS, même si ce montant est même inférieur à la moitié de ce qu’ils réclamaient.
Les ICS se sont fait remarquer de nouveau, à partir du 28 mai. Des représentants des populations locales impactées par les activités d’extraction et de traitement de l’acide phosphorique érigent des barrages sur des routes de l’arrondissement de Méouane. Ils empêchent l’évacuation de la production par voie ferroviaire. Les manifestants réclamaient une révision du régime indemnitaire proposé par les ICS, qui avaient occupé leurs terres.
Accompagné du gouverneur de la région, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Jean Baptiste Tine, est allé à la rencontre des deux parties pour tenter de les réconcilier. Les barrages érigés par les manifestants venaient d’être levés.
Les ICS, considérées pendant longtemps comme un fleuron de l’industrie sénégalaise, étaient au bord de la faillite en 2014, lorsque le groupe asiatique Indorama a racheté 78 % du capital.
À Thiès, plusieurs meurtres ont eu lieu parmi les acteurs du transport à deux-roues.
La mort d’un agresseur brûlé vif, pour des représailles contre le meurtre d’un conducteur de moto Jakarta qu’il avait poignardé mortellement, a défrayé la chronique. Tout comme le meurtre d’un enseignant qui revenait de l’école, à Keur Modou Ndiaye.
Le corps sans vie d’un autre conducteur de moto Jakarta, un habitant de Diakhao, un quartier de Thiès, a été découvert dans un verger situé près du village de Mont-Rolland. Le corps sans vie d’un troisième conducteur de deux-roues a été retrouvé calciné à Mbodiène, dans le département de Tivaouane.
Un autre évènement majeur de l’année 2024, dans la région de Thiès : la visite surprise, le 1er mai, du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au quartier Mbour 4 de la capitale régionale. Il était venu s’enquérir d’un très médiatisé litige foncier survenu dans ce quartier. À la suite de sa visite, le président de la République a pris des mesures conservatoires, dont une suspension des opérations domaniales, concernant plusieurs lotissements litigieux.
Enfin, le 12 décembre, le président de la République est accueilli en grande pompe à Thiès. À l’invitation du maire Babacar Diop, il était venu inaugurer la statue Lat-Dior, qui est érigée dans la ville de Thiès. C’était l’occasion pour lui de rendre hommage à ce héros national et à bien d’autres résistants à la colonisation française au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.
DOB/MKB/ADI/ESF
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SENEGAL-ECONOMIE-RETROSPECTIVE / États généraux sectoriels, accusations de falsification des comptes publics et crise de la dette dominent l’économie sénégalaise en 2024
Dakar, 31 déc (APS) – Le Sénégal a connu en 2024, sur les plans économique et financier, d’importantes mesures administratives du gouvernement, ainsi que le non-renouvellement des accords de pêche avec l’Union européenne (UE), les états généraux de l’industrie, du commerce, des PME et des transports publics, des accusations de falsification des comptes publics, la mort de l’homme d’affaires Baba Diao et de l’ancien ministre Mamadou Moustapha Ba, en plus d’une crise sans précédent de la dette publique.
Des inspecteurs des impôts et des domaines au pouvoir. Il faudrait d’abord signaler l’élection à la présidence de la République, le 24 mars, d’un inspecteur des impôts et des domaines, Bassirou Diomaye Faye, qui confie la conduite du gouvernement à Ousmane Sonko, son confrère, ami et camarade de parti.
Pêche. Un mois après sa prise de fonctions, le gouvernement de M. Sonko publie une liste de 132 navires industriels battant pavillon sénégalais et de 19 navires étrangers. Le but de cette mesure est, selon les autorités, de lutter contre la surexploitation des ressources. Les pêcheurs sénégalais se plaignent depuis longtemps des licences accordées aux armateurs industriels, ceux d’Europe et de la Chine notamment. Cette décision est aussi la matérialisation de l’une des promesses faites par Bassirou Diomaye Faye : réévaluer les accords de pêche.
« Des défaillances »
Six mois plus tard, l’Union européenne (UE) et le gouvernement sénégalais se disputent l’initiative du non-renouvellement des accords autorisant des navires de pays d’Europe à pêcher dans les eaux du Sénégal. L’UE n’envisage pas de renouveler le protocole de pêche signé en 2019 avec le Sénégal en raison de ‘’défaillances’’ constatées dans la lutte menée par les pouvoirs publics sénégalais contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, a déclaré, le 12 novembre, à Dakar, son représentant dans le pays, Jean-Marc Pisani. Le protocole de pêche en question, d’une durée de cinq ans et comprenant ‘’14 accords’’ touchant notamment à l’économie et à l’environnement, a expiré le 17 novembre.
« En raison des défaillances constatées dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, l’UE ne peut envisager le renouvellement du protocole tant qu’il n’y a pas de progrès suffisants du Sénégal dans ce domaine », soutient M. Pisani. Mais plusieurs jours plus tard, il est démenti par le gouvernement sénégalais, qui déclare avoir pris l’initiative de ne pas renouveler les accords de pêche.
Jean-Marc Pisani, l’ambassadeur de l’UE au Sénégal
Le 3 mai, le Premier ministre annonce 23 décisions à mettre en œuvre pour le déroulement de la campagne agricole hivernale, à laquelle le gouvernement alloue un budget record de 120 milliards de francs CFA. Lors du conseil interministériel consacré à l’agriculture, Ousmane Sonko demande au secrétaire d’État chargé des Coopératives et de l’Encadrement paysan, au ministre des Forces armées et à son collègue de l’Agriculture de veiller à la distribution des intrants agricoles (semences, engrais…), « dans les conditions de stricte transparence, auprès des réels ayants droit, en veillant à identifier et à sanctionner tout détournement d’objectif ».
Cette mesure a permis aux paysans d’accéder aux intrants agricoles et à des prix jugés abordables, ce qui n’était plus arrivé depuis de nombreuses années. Le 26 novembre, à la fin de l’hivernage, le gouvernement fixe à 305 francs CFA le prix du kilogramme d’arachide pour la nouvelle campagne de commercialisation dudit produit. Ce prix plancher de l’arachide connaît une hausse de 25 francs sur celui en vigueur lors de la précédente campagne de commercialisation des récoltes, qui était de 280 francs.
« Nous avons été obligés de procéder à un arbitrage… »
Intervenant à un conseil interministériel consacré à la nouvelle campagne de commercialisation des produits agricoles (2024-2025), le Premier ministre assure que l’État du Sénégal est allé au-delà de la proposition faite par le Comité national interprofessionnel de l’arachide (CNIA). Le CNIA, qui réunit des producteurs d’arachide, avait proposé au gouvernement de fixer le prix du kilogramme à 290 francs CFA, selon Ousmane Sonko. « Nous avons été obligés de procéder à un arbitrage en tenant compte des intérêts des producteurs et des huiliers », dit-il.
Quelques semaines plus tard, des graines d’arachide sont saisies par les forces de sécurité et les services décentralisés du ministère de l’Industrie et du Commerce, et des commerçants accusés de non-respect du prix fixé par le gouvernement. « Il nous a été signalé qu’on écoulait des graines d’arachide à des prix illicites. Deux opérateurs privés collectaient des graines à un prix en deçà de celui fixé par le gouvernement. En plus, leur centre de collecte n’a pas été agréé par l’État », déclare à l’APS le chef du service départemental du commerce de Mbour (ouest), Mamadou Lamine Ndiaye.
À la suite de l’audition des commerçants accusés de non-respect du prix indiqué, une phase contentieuse a été ouverte, selon M. Ndiaye. Les mis en cause peuvent accepter les faits qui leur sont reprochés et payer une amende, dit-il. « Autrement, ajoute le commissaire aux enquêtes économiques, nous allons procéder à la vente de la marchandise et nous en ouvrir au procureur de la République, afin que les mis en cause comparaissent en justice. »
Cette année, le Premier ministre a ordonné une suspension des constructions sur les anciennes dépendances du domaine public maritime.
Suspension d’opérations domaniales. Le 14 mai, le Bureau d’information et de la communication du gouvernement, rattaché au cabinet du Premier ministre, annonce la création, par ce dernier, d’une commission ad hoc chargée du contrôle et de la vérification des titres et occupations sur les dépendances du domaine public maritime (DPM) de la région de Dakar. Par l’arrêté instituant ladite commission, Ousmane Sonko ordonne « la suspension de toutes les constructions et autres travaux sur les anciennes dépendances du domaine public maritime [de] la région de Dakar, pour un délai de deux mois ».
Deux mois plus tard, le 16 juillet, M. Sonko reçoit un pré-rapport de la commission ad hoc. À la suite de son approbation par le Premier ministre, le document est remis au président de la République. « Ce rapport a mis en lumière plusieurs irrégularités préoccupantes, notamment en matière d’impact environnemental et socioéconomique », signale la présidence de la République sur sa page Facebook. Cette année, le gouvernement a suspendu plusieurs fois des opérations de lotissement de terrains dans les régions de Dakar et Thiès (ouest).
Mise en service du BRT. Le 15 mai, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye (l’actuel président de l’Assemblée nationale), procède à la mise en service du Bus Rapid Transit (BRT). Le BRT est décrit comme « un projet d’infrastructure ambitieux, qui vise à transformer la mobilité dans l’agglomération de Dakar », selon les partenaires à l’origine de sa construction, dont l’État du Sénégal et la Banque européenne d’investissement. Ils estiment que le Bus Rapid Transit marque le début d’ « une nouvelle ère » des transports, dans la mesure où ses bus fonctionnent entièrement à l’électricité, ce qui réduit la pollution de l’air.
C’est le fruit d’un partenariat public-privé dans lequel 419 milliards de francs CFA ont été investis, selon Khadim Niang, l’ingénieur polytechnicien chargé du projet de Bus Rapid transit de Dakar. Le BRT dessert 23 stations pour transporter quelque 300.000 passagers par jour, a dit M. Niang. Ses dessertes s’effectuent entre la préfecture de Guédiawaye et le centre-ville de Dakar, soit 18,3 kilomètres, de 5 heures à 21 heures. Il traverse 14 communes d’arrondissement.
« Une étape historique »
Selon Khadim Niang, 69 % du financement de l’ouvrage ont été fournis par l’État du Sénégal et ses partenaires économiques et financiers, le restant, 31 %, provenant du secteur privé. L’exploitation des 121 bus articulés du BRT a généré des centaines d’emplois.
Les premiers barils de pétrole de Sangomar. Le 25 juin, la présidence de la République annonce que le champ Sangomar, situé au large de Dakar, a produit ses premiers barils de pétrole, le même jour, en présence du chef de l’État. « Aujourd’hui, le président de la République […] a assisté à la production des premiers barils de pétrole de la plateforme Sangomar », déclare-t-elle dans un communiqué, soulignant qu’il s’agit d’« une étape historique » de l’entrée du Sénégal « dans l’industrie pétrolière ».
La visite du chef de l’État au champ Sangomar a eu lieu en présence de Meg O’Neill, la présidente-directrice générale de Woodside Energy, des ministres sénégalais de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, des Forces armées, Birame Diop, et du directeur général de la Société sénégalaise des pétroles, Thierno Seydou Ly. « Avec des réserves estimées à 630 millions de barils de pétrole brut et une production initiale prévue de 100.000 barils par jour, ce projet (Sangomar) est un pas décisif vers la souveraineté énergétique et un avenir prospère pour notre pays », ajoute la présidence de la République.
Le président de la République sur le champ pétrolier de Sangomar, avec Meg O’Neill, la présidente-directrice générale de Woodside Energy
Grève dans le secteur minier. La grève des travailleurs de la société minière Sabodala Gold Operations (SGO) est l’un des évènements économiques majeurs de cette année. Le 14 août, après plusieurs jours de grève, SGO et ses employés signent un accord mettant fin à la grève menée dans une mine située à Massawa, dans la région de Kédougou (sud-est). Les travailleurs réclamaient « la valorisation du forfait d’heures supplémentaires des travailleurs non-cadres », des « avantages en nature » (logement et nourriture), « le changement du mode de rémunération des heures supplémentaires des travailleurs cadres », le « respect des droits acquis relatifs à l’avance Tabaski ».
Les négociations ayant mis fin à la grève se sont déroulées sous la direction du ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions, Yankhoba Diémé (l’actuel ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens). « Un accord comprenant plusieurs points a été trouvé », déclare M. Diémé à l’APS après la signature de l’accord conclu par SGO et ses employés. La signature de l’accord est confirmée à l’APS par des délégués des travailleurs.
Le référentiel « Sénégal 2050 ». Le 14 octobre, à Diamniadio, a eu lieu la cérémonie de lancement du document de politique nationale de développement « Sénégal 2050 », sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement y ont pris part, des membres du corps diplomatique basé à Dakar et du secteur privé, des chefs religieux et coutumiers également.
Avec ce document, le gouvernement veut mettre fin à « la dépendance » du pays envers ses partenaires économiques et financiers en s’appuyant sur les ressources locales et le capital humain sénégalais. À l’aide de cette nouvelle stratégie de développement du pays, les autorités aspirent, entre autres objectifs, à tripler le revenu national brut par habitant. « Ce document national […] de planification des axes de notre politique économique et sociale va […] refléter les choix stratégiques et opérationnels devant asseoir la transformation systémique du Sénégal », affirme le gouvernement dans le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 2 octobre.
États généraux. Les états généraux de l’industrie, du commerce et des PME se sont déroulés les 17 et 18 octobre à Diamniadio (ouest). Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, un livre blanc contenant les propositions et recommandations devait être remis au Premier ministre. « Les prochaines étapes [de la concertation] vont se dérouler dans les régions, où on va refaire l’exercice qui a été fait ici, avec les maires, les gouverneurs et les dirigeants des chambres de commerce », dit M. Diop lors de cette rencontre.
Le ministère voulait, avec ces rencontres, associer les régions et les mairies à la définition de la politique industrielle et commerciale du pays pour les prochaines années, selon lui. Le livre blanc annoncé devait contenir les propositions faites lors des états généraux et définir des stratégies quinquennales et décennales pour le secteur, confie-t-il aux participants.
Du 21 au 25 octobre, à Dimaniadio, ont eu lieu d’autres états généraux, ceux des transports publics. C’était l’occasion, selon le président de la République, de faire « un état des lieux rigoureux » et un « diagnostic complet » des maux de ce secteur en vue de sa « transformation rapide et intégrale ». « Les présentes assises, par leur caractère exceptionnel, offrent l’opportunité unique d’établir un état des lieux rigoureux et de réfléchir aux solutions durables pour remédier aux problèmes endémiques du secteur. Je vous invite […] à dresser un diagnostic complet et sans complaisance des sous-secteurs du transport public routier, ferroviaire et aérien », dit Bassirou Diomaye Faye en présidant la cérémonie d’ouverture de la concertation.
Une mort « pas naturelle »
« Vous devrez également définir les contours d’un système de transport inclusif et durable, capable de prendre en charge les nouvelles formes de mobilité, qu’elles soient électriques ou digitales », a-t-il ajouté. Un rapport contenant les propositions et recommandations faites lors des états généraux devait lui être remis.
Des nécrologies. Le secteur privé et la République ont été endeuillés au cours de cette année. Le 3 juillet, l’ingénieur et homme d’affaires sénégalais Abdoulaye Diao, dit Baba Diao, est décédé à Dakar à l’âge de 79 ans. Il était le fondateur d’ITOC – International Trading Oil and Commodities Corporation -, une société spécialisée dans le négoce international de pétrole brut et de produits raffinés. Cette entreprise est également un partenaire de premier plan de l’État du Sénégal, qu’elle approvisionnait en hydrocarbures.
Baba Diao était aussi le fondateur de la Banque Outarde, créée en 2017. C’est une « banque sénégalaise 100 % dédiée aux entreprises et aux entrepreneurs ». Brillant mathématicien, l’homme d’affaires est né à Thiès (ouest). Plusieurs fois lauréat du Concours général sénégalais, il s’est inscrit au lycée Louis-Le-Grand de Paris, avant de rejoindre l’Institut français du pétrole et l’École centrale de Lille (France). Revenu au Sénégal à la fin de ses études, il intègre la fonction publique et contribue à la création de PETROSEN, la Société sénégalaise des pétroles, au début des années 80, avant d’entamer une longue carrière d’homme d’affaires. Dans le secteur pétrolier d’abord, le secteur bancaire ensuite.
La dépouille de Mamadou Moustapha Ba, dans la cour de l’hôpital militaire de Ouakam, à Dakar, le 13 novembre
Le 4 novembre, l’ex-ministre sénégalais des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Ba, est décédé des suites d’une courte maladie, en France, à l’âge de 59 ans, selon sa famille. Il avait dirigé ce département ministériel du 17 septembre 2022 à avril 2024, après avoir exercé les fonctions de directeur général du budget pendant plusieurs années. Mamadou Moustapha Ba est diplômé de l’ex-École nationale d’économie appliquée (ENEA) de Dakar – l’actuelle École supérieure d’économie appliquée -, en 1991. Après l’ENEA, il avait intégré l’administration des finances publiques sénégalaises au début des années 90, avant de poursuivre ses études en Belgique.
Six jours après son décès, au Sénégal, le procureur de la République, annonce qu’une autopsie effectuée pour identifier la cause du décès de Mamadou Moustapha Ba révèle des éléments de nature à attester que sa mort « n’est pas naturelle ». « Les résultats de l’autopsie ordonnée pour déterminer les causes du décès du ministre Mamadou Moustapha Ba ont révélé plusieurs éléments qui sont de nature à attester que la mort n’est pas naturelle », a-t-il écrit.
Le 13 novembre, l’ancien ministre est inhumé à Nioro, dans la région de Kaolack (centre).
Amadou Hott, candidat à la présidence de la BAD. Le 28 novembre, le gouvernement sénégalais lance la candidature de l’ancien ministre Amadou Hott à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD). Plusieurs ministres prennent part à la cérémonie, sous la présidence de Yassine Fall, chargée du département de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères. « M. Amadou Hott, candidat du Sénégal à la présidence de la Banque africaine de développement, bénéficiera du soutien nécessaire », déclare Mme Fall, ajoutant que, avec l’ancien collaborateur de Macky Sall, « la promesse d’une Afrique prospère et intégrée est à portée de main ».
Le successeur du Nigérian Akinwumi Adesina sera élu le 29 mai 2025, à Abidjan. La Sud-Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala, vice-présidente principale de la BAD, a démissionné de ses fonctions en octobre dernier en raison de sa candidature à la présidence de cette institution financière. Une dizaine de jours auparavant, l’ancien ministre sénégalais était le premier à démissionner du poste d’envoyé spécial du président de la BAD, chargé de l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique.
Selon le magazine économique et financier Financial Afrik, le Béninois Romuald Wadagni, le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, le Mauritanien Ousmane Kane et le Zambien Samuel Maimbo sont également candidats. Économiste et banquier âgé de 52 ans, Amadou Hott a été conseiller spécial du président Macky Sall et directeur général du Fonds de garantie des investissements prioritaires.
Une polémique. Cette année a également connu une grosse polémique, les nouvelles autorités ayant accusé Macky Sall et certains de ses collaborateurs d’avoir falsifié les comptes publics du pays. Le 26 septembre, le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement dénoncent, lors d’une conférence de presse, la publication de « données erronées » par leurs prédécesseurs. Les données présumées fausses concernent surtout la dette et le déficit budgétaire, selon eux.
Amadou Hott, lors du lancement de sa candidature à la présidence de la BAD, le 28 novembre, à Dakar
« Les autorités que nous avons remplacées ont menti au pays et aux partenaires en […] fournissant des données erronées », a soutenu Ousmane Sonko. Selon lui, les anciens ministres des Finances Amadou Ba (également ancien Premier ministre), Mamadou Moustapha Ba et Abdoulaye Daouda Diallo, ainsi que Macky Sall, l’ex-président de la République, font partie de ceux qui sont à l’origine de la publication des statistiques présumées falsifiées.
Le 15 octobre, l’ex-président de la République dément avoir fait publier des données erronées. « Je tiens à dire que ces propos sont faux, totalement faux. Attendons que la justice confirme ou infirme avant d’accuser les gens… » soutient Macky Sall dans un entretien donné à l’agence de presse américaine Bloomberg.
« Un scandale »
« Les ministres mis en cause n’ont même pas accès à ces informations […] J’ai laissé un pays où les indicateurs étaient au vert. Le Fonds monétaire international a confirmé cela, un mois après que j’ai quitté le pays », s’est-il défendu.
Baisse de la note financière du Sénégal. Macky Sall dit aussi regretter que l’accusation le concernant en même temps que certains de ses collaborateurs ait poussé l’agence Moody’s à dégrader la note financière du Sénégal. « Oui, je voudrais dire que je suis au regret de constater la baisse de la note du Sénégal par Moody’s, à la suite de l’intervention du Premier ministre, dans laquelle on aurait évoqué un scandale relatif à la gestion de l’ancien régime », affirme-t-il.
Le 4 octobre, l’agence Moody’s a réduit la note du Sénégal en raison de la hausse du déficit budgétaire et du niveau d’endettement observés dans le pays entre 2019 et 2023, déclare le ministère des Finances et du Budget dans un communiqué. « La note du Sénégal vient d’être revue à la baisse en passant de Ba3 à perspective stable à B1, avec une mise sous surveillance. Cette baisse est consécutive à la révision à la hausse du déficit budgétaire et du niveau d’endettement observés sur la période 2019-2023. »
Endettement. Cette année, le Sénégal est classé par la Banque moniale parmi les pays les plus endettés du monde. Un audit des finances publiques a été lancé par la Cour des comptes, et les résultats devraient être publiés dans les prochains jours ou les prochaines semaines, selon le Premier ministre.
La dette publique du Sénégal est « estimée à plus de 15.500 milliards de francs CFA. Mais à la suite de l’audit sur la situation des finances publiques effectué par l’Inspection générale des finances, l’encours [de la dette] serait à plus de 17.700 milliards de francs CFA », déclare la commission des finances de l’Assemblée nationale dans un rapport publié samedi 28 décembre.
ESF/MTN/ASG
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SENEGAL-MESSAGE-JUSTICE / Manifestations politiques : le chef de l’Etat parle d’une « dette morale » envers les victimes des évènements survenus entre 2021 et 2024
Dakar, 31 déc (APS) – Le président de la République Bassirou Diomaye Faye a affirmé, mardi « qu’il y a une dette morale » envers les victimes des évènements survenus entre mars 2021 et février 2024 et leurs familles.
« Le même devoir moral qui a poussé à la commémoration des 80 ans du massacre de Thiaroye, la même dette morale nous engage aussi envers les victimes des évènements survenus entre mars 2021 et février 2024 et leurs familles », a expliqué le chef de l’Etat lors de son premier discours de nouvel an.
Entre février 2021 et mars 2024, le Sénégal était plongé dans une crise politique entrainant plusieurs violences politiques.
Plusieurs dizaines de personnes y ont perdu la vie dans des manifestations politiques survenues dans un contexte préélectoral.
En mars 2024 l’Assemblée nationale a adopté un projet de loi d’amnistie portant sur les faits liés aux manifestations politiques ayant secoué le pays entre février 2021 et février 2024.
Les nouvelles autorités ont décidé de revenir sur cette loi d’amnistie en vue de situer les responsabilités dans ces violences meurtrières.
« Il ne s’agira pas d’une revanche à prendre, mais d’une justice à rendre aux victimes », a précisé Bassirou Diomaye Faye.
Le chef de l’Etat a estimé que « cette justice doit être rendue aussi à leurs familles afin de les apaiser, et surtout de réaffirmer la sacralité de la vie humaine ».
Dans son adresse à la nation, le président de la République a invité les Sénégalais à « prendre le temps de se regarder dans le miroir de notre histoire et de nos valeurs pour nous rappeler qui nous sommes, d’où nous venons et où nous aspirons à aller ».
« Au-delà des réformes et des politiques, arrêtons nous un moment pour évoquer, en profondeur, ce qui nous unit. Cette exigence d’unité et de fraternité quasi existentielle pour bâtir l’avenir que nous voulons, nous rappelle l’importance de cette communion nationale autour de la même flamme de l’espoir, de la solidarité et du vivre-ensemble », a insisté le président Faye.
« Le Sénégal que nous voulons sera construit pierre après pierre dans un esprit d’humilité et de détermination », a ajouté le chef de l’Etat.
FKS/MTN
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SENEGAL-GOUVERNANCE / Bassirou Diomaye Faye annonce quatre réformes, dont le vote de la loi sur l’accès à l’information
Dakar, 31 déc (APS) – Quatre lois seront examinées par les députés en 2025 en vue de la protection des lanceurs d’alerte, de la réforme de l’organe de lutte contre la corruption, de l’accès à l’information et de la déclaration de patrimoine, a déclaré, mardi, le président de la République.
« Quatre lois sur la transparence et la bonne gouvernance seront soumises à [l’Assemblée] nationale. Elles portent sur la protection des lanceurs d’alerte, la réforme de l’organe de lutte contre la corruption, l’accès à l’information et la déclaration de patrimoine », a déclaré Bassirou Diomaye Faye en s’adressant à la nation à l’occasion du Nouvel An 2025.
Les associations sénégalaises de journalistes réclament depuis plusieurs années l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information.
La déclaration de patrimoine sera élargie à « tous les agents de la fonction publique, sans exception », a annoncé M. Faye.
« Concernant la déclaration de patrimoine, elle sera généralisée à tous les agents de la fonction publique, sans exception, ainsi qu’à tous les postes électifs ou nominatifs impliquant une gestion budgétaire, quelle qu’en soit l’importance », a-t-il dit.
« Les modalités de publicité et de mise à jour des déclarations souscrites seront définies par la loi », a ajouté le chef de l’État, concernant toujours la déclaration de patrimoine.
ESF/MTN
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SENEGAL-MESSAGE-EDUCATION / Vers des Assises nationales sur les « daaras » et des concertations sur l’enseignement supérieur
Dakar, 31 déc (APS) – Le président de la République a annoncé, mardi soir, dans son adresse à la Nation à la veille du nouvel an, des assises nationales sur les daaras (écoles coraniques) et des concertations sur l’Enseignement supérieur.
Ces rencontres se tiendront dans le sillage des Assises de la justice et des Etats généraux du transport ou de l’industrie.
A l’instar des daaras et de l’enseignement supérieur, des assises et concertations seront organisées également pour d’autres secteurs pour ‘’renforcer l’adhésion et la participation de tous’’, a-t-il déclaré.
‘’Nous avons choisi la consultation et la concertation comme fil conducteur de notre gouvernance afin de faire de chaque citoyen un acteur décisif de la rupture et de la construction nationale’’, a-t-il dit.
ADL/ASG/OID
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SENEGAL-MESSAGE-VOEUX / Bassirou Diomaye Faye adresse ses vœux « les plus ardents de paix, de santé et de prospérité » à ses compatriotes
Dakar, 31 déc (APS) – Le président Bassirou Diomaye Faye a adressé, mardi soir, ses vœux les plus ardents de paix, de santé et de prospérité à ses compatriotes, rendant en même temps « un vibrant hommage à toutes les femmes du Sénégal, infatigables travailleuses et gardiennes du temple familial et de l’équilibre social » du pays.
« Ce dernier soir de l’année est, comme à l’accoutumée, un moment propice pour une introspection individuelle et collective. Un moment pour se souvenir mais aussi, et surtout, pour se projeter vers un futur serein à construire par un effort collectif inédit. Je formule pour vous mes vœux les plus ardents de paix, de santé et de prospérité » a déclaré M. Faye dans son premier message de nouvel an à la nation.
« Puissent les mois à venir être un temps d’accomplissements pour chacun, pour vos familles, et pour le Sénégal tout entier », a ajouté le président Faye, soulignant que ses pensées allaient d’abord à « celles et ceux qui nous ont quittés cette année ».
Priant pour leur repos éternel et présentant ses condoléances émues à leurs familles, le chef de l’Etat a adressé également « un message de courage à tous ceux qui affrontent la maladie, les rigueurs carcérales ou l’adversité du quotidien ».
Il a assuré que le Sénégal ne détournera jamais son regard de leurs peines.
Bassirou Diomaye Faye a rendu « un vibrant hommage à toutes les femmes du Sénégal, infatigables travailleuses et gardiennes du temple familial et de l’équilibre social de notre pays »
Il a salué ses compatriotes de la diaspora, « dont l’engagement et la détermination font rayonner l’image de notre pays partout dans le monde », exprimant à leur endroit « la reconnaissance de la nation ».
Le chef de l’Etat a aussi un hommage appuyé à « nos Forces de défense et de sécurité » dont la discipline, le professionnalisme et le courage « garantissent notre souveraineté et contribuent significativement à la paix et à la sécurité dans le monde ».
OID/MTN
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SENEGAL-FOOTBALL-RESULTATS / Ligue 1: le Jaraaf concède un match nul et vierge devant l’AS Pikine
Dakar, 31 déc (APS) – Le Jaraaf a concèdé un match nul et vierge devant AS Pikine, ce mardi, en match comptant pour la 8-eme journée du championnat de Ligue 1 au stade municipal de Yoff.
Avec ce match nul, le Jaraaf compte désormais 16 points (+6) et prend la deuxième place.
L’équipe de la Médina est à quatre unités du leader l’Union sportive de Gorée .
Pour sa part, les banlieusards de l’AS Pikine prennent la 8e place avec 11 points (-2).
L’US Gorée est leader de la Ligue 1 avec 20 points (+18), tandis que Diamono de Fatick est lanterne rouge (7 points, -5).
BHC/ADL
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SENEGAL-MESSAGE-POLTIQUE / Bassirou Diomaye Faye s’engage à « dérouler avec rigueur, fidélité et dévotion » le mandat du peuple
Dakar, 31 déc (APS) – Le chef de l’Etat s’est engagé, mercredi soir, à « dérouler avec rigueur, fidélité et dévotion » le mandat « clair et sans équivoque » que le peuple lui a confié le 24 mars et confirmé le 17 novembre lors des élections législatives anticipées.
« (…) le 24 mars 2024, vous m’avez largement accordé votre confiance, m’offrant ainsi le suprême honneur de présider aux destinées du peuple Sénégalais. Dans une logique démocratique et une belle cohérence électorale, vous avez confirmé et parachevé votre choix, dans les urnes, le 17 novembre dernier, en nous confortant d’une majorité parlementaire incontestable », a déclaré Bassirou Diomaye Faye dans son message à la nation à la veille du nouvel an.
Selon lui, « le mandat populaire est ainsi clair et sans équivoque. Il nous appartient de le dérouler avec rigueur, fidélité et dévotion ».
« Je m’y engage ! », s’est-il exclamé.
Il a rappelé que « malgré les défis et les incertitudes rencontrés en 2024, cette année charnière aura surtout été marquée par l’expression d’aspirations majeures défendues au prix de grands sacrifices, par la vigueur de la raison démocratique et par l’émergence de perspectives porteuses d’espoir ».
Bassirou Diomaye Faye a rendu grâce à Dieu et remercié « le vaillant peuple sénégalais pour sa grande maturité démocratique saluée et reconnue dans le monde entier ».
Il a déclaré pour sa part, avoir « minutieusement décrypté ce puissant message venu du fond des urnes ».
Selon lui, « dans leur grande majorité, les sénégalais nous ont +prêté+ les clés pour ouvrir les portes du changement systémique ainsi que les fenêtre de la transformation nationale, dans la droiture, la probité et l’exemplarité jub, jubal, jubbanti ! »..
Il a annoncé que c’est dans cette logique qu’il a pris un nouveau décret organisant le Comité d’Orientation stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ) pour ‘’y donner plus de place à l’opposition, à la société civile, aux syndicats et à l’ordre national des experts’’.
« J’entends ainsi garantir une exploitation optimale et transparente des ressources pétrolières et gazières au profit de l’économie nationale, et des générations actuelles et futures », a dit le chef de l’Etat.
OID/MTN
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SENEGAL-MESSAGE-HYDROCARBURES-REFORMES / Le COS-PETROGAZ sera davantage ouvert à l’opposition, à la société civile, aux syndicats et aux experts
Dakar, 31 déc (APS) – Le président de la République a annoncé, mardi soir, avoir pris un nouveau décret visant à donner plus de place à l’opposition, à la société civile, aux syndicats et à l’Ordre national des experts au sein du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (COS-PETROGAZ).
‘’J’ai pris un nouveau décret organisant le Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz pour y donner plus de place à l’opposition, à la société civile, aux syndicats et à l’Ordre national des experts’’, a déclaré Bassirou Diomaye Faye s’adressant à la nation à l’occasion du Nouvel An 2025.
Le COS-PETROGAZ est chargé de conseiller le président de la République dans la définition et l’orientation stratégique de l’exploitation du pétrole et du gaz, afin qu’elle profite à tous les Sénégalais.
‘’J’entends ainsi garantir une exploitation optimale et transparente des ressources pétrolières et gazières au profit de l’économie nationale, et des générations actuelles et futures’’, a assuré le chef de l’État.
Bassirou Diomaye Faye soutient, par ailleurs, qu’‘’aucun changement, aucune rupture n’est possible dans un environnement de corruption endémique’’.
‘’Si nous voulons le changement, nous devrons résolument être prêts à nous réformer nous-mêmes, dans nos comportements face au bien public, et dans notre manière de servir la collectivité’’, a-t-il ajouté.
Le chef de l’État annonce que quatre lois sur la transparence et la bonne gouvernance seront proposées à l’Assemblée nationale.
‘’Elles portent sur la protection des lanceurs d’alerte, la réforme de l’organe de lutte contre la corruption, l’accès à l’information et la déclaration de patrimoine’’, a précisé le président de la République.
Il annonce également que la déclaration de patrimoine sera généralisée à tous les agents de la fonction publique, sans exception, ainsi qu’à tous les postes électifs ou nominatifs impliquant une gestion budgétaire, quelle qu’en soit l’importance.
‘’Les modalités de publicité et de mise à jour des déclarations souscrites seront définies par la loi’’, a ajouté M. Faye.
ESF/OID