Auteur/autrice : Amadou Thiam

  • SENEGAL-SOCIETE / Dagana: une vingtaine de jeunes formés sur le secourisme et les gestes d’urgence

    SENEGAL-SOCIETE / Dagana: une vingtaine de jeunes formés sur le secourisme et les gestes d’urgence

    Richard-Toll, 24 fév (APS) – Au total, vingt-six jeunes volontaires de la Croix-Rouge issus de différentes communes du département de Dagana, ont reçu, lundi, leurs attestations après une formation sur le secourisme et les gestes d’urgence.

     »Nous avons remis aujourd’hui des attestations de fin de formation à vingt-six jeunes du département après une formation sur le secourisme et les gestes d’urgence’’, a déclaré le médecin-chef du district sanitaire de Richard-Toll, le docteur Latyr Diouf, en en marge de la cérémonie de remise d’attestations.

    Cette formation va permettre aux jeunes bénéficiaires de venir rapidement en aide aux personnes victimes d’accidents de la route qui sont fréquents dans la zone, a-t-il souligné.

    Le médecin-chef de district a aussi présenté cette initiative comme ‘’une manière de pousser les jeunes à apporter leur contribution dans le domaine de la santé publique’’, à travers des actions qu’ils peuvent appliquer partout où le besoin se fera sentir.

    Le docteur Latyr Diouf a par ailleurs magnifié la « franche collaboration » entre la Croix-Rouge et le système de santé public.

    Outre des agents de la Croix-Rouge et des parents de récipiendaires, des acteurs sanitaires, notamment les relais communautaires, des infirmiers chefs de poste ont aussi pris part à la cérémonie.

    OG/AT/HK/SMD

  • SENEGAL-SANTE-INITIATIVES / Journées médicales de Woudourou : plus de 3400 personnes consultées en trois jours

    SENEGAL-SANTE-INITIATIVES / Journées médicales de Woudourou : plus de 3400 personnes consultées en trois jours

    Woudourou, 24 fév (APS) – Au total, 3 459 personnes ont été consultées entre vendredi et dimanche à l’occasion des journées médicales de Woudourou, dans le département de Matam, a t-on appris, dimanche, auprès des organisateurs.

    Selon la trésorière de l’association « Les Colibris du Fouta », initiatrice de l’évènement, 1283 personnes ont été consultées, vendredi, au premier jour, dans les différents services, notamment 212 patients en gynécologie, 370 personnes en médecine générale et 206 en ophtalmologie.

    Maimouna Ba a ajouté qu’au deuxième jour, 1538 personnes qui étaient inscrites sur différentes listes ont été consultées par un spécialiste.

    La médecine générale en a enregistré 411, la gynécologie 243, tandis que 267 patients ont été orientés vers la pédiatre. L’ophtalmologie, la dermatologie, la gériatrie, l’ORL, le service dentaire ont aussi reçu un nombre important de patients.

    Quelque 638 personnes ont été consultées, dimanche, a signalé la trésorière.

    Ces journées médicales sont les quatrièmes organisées par cette association basée en France et qui œuvre pour la santé.

    AT/HB/OID

  • SENEGAL-SOCIAL-INITIATIVES / Les colibris du Fouta, une association au service de la communauté

    SENEGAL-SOCIAL-INITIATIVES / Les colibris du Fouta, une association au service de la communauté

    Woudourou, 23 fév (APS) – ‘’Les colibris du Fouta’’, est une association caritative qui œuvre exclusivement dans la santé, à travers des caravanes médicales et autres dons de médicaments, dans un esprit de don de soi au service de leur communauté.

    Elle tire son nom du colibri, le plus petit oiseau du monde qui, d’après une légende amérindienne, tentait d’éteindre un incendie dans la forêt amazonienne.

    ‘’Le nom +Les colibris du Fouta+ est tiré d’une légende amérindienne dans laquelle est relatée l’histoire d’un petit colibri dans la forêt amérindienne qui prenait feu. Le petit oiseau s’activait à l’éteindre avec son tout petit bec en cherchant de l’eau », a déclaré Maimouna Bâ, la trésorière de l’association.

    Elle s’exprimait, dimanche au cours d’un entretien avec l’APS, à l’occasion des journées médicales organisées, par l’association, à Woudourou, dans le département de Matam (nord), de vendredi à aujourd’hui.

    D’après la légende, les autres animaux lui ont demandé s’il pouvait éteindre à lui seul cet incendie. En réponse, le colibri ou oiseau-mouche a dit qu’il ne pouvait l’éteindre tout seul, mais qu’il se devait de jouer sa partition, selon ses possibilités.

    Selon Maimouna Bâ, le nom de leur association reflète justement cette philosophie qui veut que si individuellement chacun s’acquittait de ce qui lui incombe et ce qu’il sait faire, l’on peut réussir collectivement à résoudre les problèmes.

    ‘’C’est pourquoi, les bénévoles de l’association sont imprégnés de cette philosophie, qui encourage tout un chacun à participer, à son niveau et selon ses possibilités, aux actions et activités de la communauté’’, a précisé Maïmouna Bâ.

    C’est ainsi que, a-t-elle ajouté, dans un dynamique de pédagogie par l’exemple, les bénévoles de l’association essaient toujours de se demander ce qu’ils peuvent offrir à leur communauté, sans rien attendre en retour. En d’autres termes, comme l’énonce la théologie chrétienne, ‘’le don de soi est le fil rouge de la Bible’’.

    ‘Les Colibris du Fouta+ est une association basée en région parisienne, en France. Elle regroupe des Sénégalais de la diaspora, mais aussi de bonnes volontés ayant à cœur de mettre à profit leur savoir-faire et savoir-être au bénéfice des populations pour un meilleur accès aux soins.

    D’après la trésorière, originaire d’Aéré Lao, dans le département de Podor, l’association a été officiellement créée en 2024, mais les membres appelés travaillent ensemble depuis 2002.

    Avant Woudourou, ‘’Les colibris du Fouta’’ avaient organisé des journées médicales à Aéré, à deux reprises, à Baïla, dans le département de Bignona (sud), en partenariat avec Kassoumaye 78, une autre association de ce genre, basée elle aussi en France.

    Bien qu’évoluant dans le domaine de la santé, ses membres, à un moment donné, s’activent également dans d’autres secteurs comme l’éducation, a fait savoir Maïmouna Bâ.

    AT/ABB

  • SENEGAL-SANTE / Journées médicales de Woudourou : beaucoup de pathologies détectés chez les patients (coordonnateur) 

    SENEGAL-SANTE / Journées médicales de Woudourou : beaucoup de pathologies détectés chez les patients (coordonnateur) 

    Woudourou, 22 fév (APS) – Plusieurs pathologies, dont des cas de malformation chez des enfants, de glaucome, de cataracte, de cancer du col de l’utérus, ont été détectées à l’occasion des journées médicales organisées par l’association ‘’Les Colibris du Fouta’’, à Woudourou, a-t-on appris du docteur Bocar Mamoudou Ndiaye, coordonnateur de ces activités.

    ‘’Nous avons déplacé beaucoup de spécialistes pour ces trois journées médicales. Nous avons dépisté pendant ces deux premières jours des femmes atteintes du cancer du col de l’utérus. Beaucoup de pathologies ont été détectées, notamment des cas de malformation congénitale chez les enfants, de même que des cas d’asthme, entre autres’’, a-t-il listé, samedi, dans un entretien avec l’APS.

    Selon lui, les malades auront la chance d’être pris en charge par des médecins membres de la caravane, ajoutant que des cas de cataracte et de glaucome ont aussi été détectés durant ces deux jours.

    Le docteur Bocar Mamoudou Ndiaye a également précisé que ce sera au médecin traitant d’établir la liste des pathologies pour voir, avec les moyens de l’association initiatrice des journées médicales, les patients à opèrer gratuitement et en urgence.

    Le pharmacien établi à Medina Gounass (sud-est) a fait savoir que les patients  avec de simples cas d’allergie et de conjonctivite seront pris en charge facilement.

    Quant aux pathologies touchant l’ORL, l’ancien président d’ASFO, une association médico-sociale créée en 2000 par les ressortissants du Fouta (nord),  a salué la présence d’une spécialiste officiant à l’hôpital régional de Matam.

    Le coordonateur des Journées médicales n’a pas manqué d’évoquer le manque de structures sanitaires dans toute la zone du Dandé Mayo, d’Oréfondé à Matam. 

    ‘’Quand on parle du Dandé Mayo, on pense aux difficultés liées à l’accès, avec des routes non encore bitumées. Pendant l’hivernage, il y a des problèmes d’évacuation. Le fait seulement de diagnostiquer les populations est un avantage pour elles’’, a-t-il estimé.

    Il a ainsi lancé un appel aux autorités pour la construction au moins de deux centres de santé sur l’axe Oréfondé-Matam.

    Bocar Mamoudou Ndiaye a en outre loué le travail des infirmiers chefs de poste (ICP), qui sont obligés de référer vers les centres de santé situés dans le Dièry.

    Lancées vendredi, les journées médicales de Woudourou se tiennent jusqu’à dimanche à l’initiative de l’association ‘’Les Colibris du Fouta’’ fondée par des Sénégalais originaires du Fouta et établis en France, .

    Des médecins sénégalais et français prennent part à ces activités, qui font suite à celles organisées à Baïla, en Casamance, et Aéré Lao, dans le département de Podor.

    Pour cette quatrième édition, la structure, qui œuvre dans le domaine sanitaire est en partenariat avec ASFO et l’Unité de formation et de recherche (UFR) Santé de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

    AT/ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE-ELEVAGE / A Dagana, le vol de bétail ‘’demeure une réalité’’, selon des éleveurs

    SENEGAL-ECONOMIE-ELEVAGE / A Dagana, le vol de bétail ‘’demeure une réalité’’, selon des éleveurs

    Dagana, 22 fév (APS) – Les éleveurs de Dagana plaident l’application effective de la loi de 2017 criminalisant le vol de bétail, la réorganisation de la loi agropastorale, le durcissement des sanctions, la décentralisation des patrouilles dans les zones sylvopastorales et la mise en disposition d’un dispositif d’alerte aux comités inter-villageois, pour lutter contre ce phénomène qui ‘’reste et demeure une réalité’’ dans ce département de la région de Saint-Louis (nord).

    Face à la recrudescence du vol de bétail, l’Etat avait pris un certain nombre de mesures pour pallier ce phénomène parmi lesquelles la loi criminalisant le vol de bétail, votée à l’Assemblée nationale le 22 mai 2017.

    ‘’A Dagana, comme un peu partout au Sénégal, l’application des mesures peine à être effective. Il y avait beaucoup de points évoqués lors des grandes rencontres portant sur la mise en œuvre des décisions, mais jusqu’à présent, le vol de bétail reste et demeure une réalité chez nous’’, a indiqué Amadou Bathily, président du foirail de Niassanté.

    La grande question qu’on se pose, poursuit-il, c’est le fait qu’il y a toujours un blocage de l’application de cette loi qui, pourtant, ‘’est très bénéfique pour le développement du secteur de l’élevage’’.

    Il souligne que dans le marché hebdomadaire qu’à Niassanté, situé à plus de 30 kilomètres de Richard-Toll, des cas répétitifs de vols de bétail sont enregistrés chaque jour, mais les auteurs sont libérés quelques jours après leur forfait.

    Ce qui, selon Amadou Bathily, reste incompréhensible car, cela encourage d’autres jeunes à s’adonner à cette pratique illicite.

    Le président du foirail de Niassanté déplore la non-application de cette loi au niveau de la zone qui, selon lui, est devenu le berceau du vol de bétail dans le département de Dagana.

    ‘’Tant qu’il n’y a pas une application de la loi, des cas de vols de bétail seront toujours notés au niveau de la zone. C’est pourquoi, nous exigeons de nos autorités plus de rigueur sur les questions sécuritaires ayant trait aux vols de bétail’’, a-t-il plaidé.

    Mettre fin à l’abattage clandestin

    Selon lui, les éleveurs doivent dénoncer les malfaiteurs à la police, aux chefs de villages et aux chefs de circonscriptions administratives pour favoriser la fin de telles pratiques dans le département de Dagana.

    De son côté, Mohamadou Abiboulaye Ndiaye, trésorier général de l’Association fédérative pour l’entente et la solidarité des éleveurs du département de Dagana (AFESED), soutient que malgré l’alourdissement par l’Etat des peines, le vol de bétail reste toujours une pratique non encore criminalisée.

    Selon lui, il faudrait une synergie entre les éleveurs et les forces de défense et de sécurité afin de veiller au partage de l’information.

    Il préconise aussi de mettre fin aux abattages clandestins par la mise en place d’abattoirs fonctionnels un peu partout sur le terroir, tout en priorisant les villes transfrontalières.

    ‘’Les abattages clandestins encouragent dans la plupart des cas le vol dans beaucoup de zones au Sénégal, y compris dans le département de Dagana. Le vol de bétail est une affaire transfrontalière qui lie la Mauritanie au Sénégal, deux pays qui ont décidé d’aller vers une bonne organisation, parce que le phénomène a pris une ampleur énorme’’, explique Mohamadou Abiboulaye Ndiaye.

    Sur ce point, des éleveurs des deux pays se sont organisés avec le concours des agents de l’élevage et des Forces de défense et de sécurité, qui se sont engagés à participer à une lutte commune, à travers le partage d’informations en vue d’arriver à l’éradication de ce fléau de manière définitive.

    Puces et immatriculation du cheptel

    Au nom de ses pairs, le trésorier de l’AFESED appelle de la les autorités plus de rigueur sur les questions sécuritaires pour sauver cette zone victime de beaucoup de cas de vols de bétail.

    ‘’La mise en place des nouvelles techniques de lutte contre le vol de bétail est impérative, dans la mesure où elle va permettre aux acteurs d’avoir une traçabilité en cas de perte de leurs cheptels’’, a indiqué Mamadou Goudiaby, chef du service départemental de l’élevage de Dagana.

    Il estime que l’utilisation des technologies de l’information, avec notamment l’insertion de puces pour tracer les animaux, peut être une solution, malgré son coût élevé.

    ‘’Cette stratégie demeure la plus adéquate parmi les mesures que nous avions envisagées durant tout ce processus de lutte sans succès contre le vol du bétail’’, a insisté le chef du service départemental, par ailleurs inspecteur vétérinaire.

    Selon lui, cette technique permettra d’identifier les animaux en cas de vol ou de perte.

    Mamadou Goudiaby invite également les éleveurs à s’organiser davantage dans les comités inter-villageois, afin de veiller au respect des mesures qui sont mises sur pied par les responsables de circonscription, afin de mieux solutionner ce problème récurrent.

    ‘’Les organisations inter-villageoises peuvent également apporter un surplus dans cette bataille mais il faudra, au préalable, un travail exigeant des dirigeants dans leurs différentes structures et qui consistera à travailler en parfaite collaboration avec les Forces de défense et de sécurité et les autorités administratives’’, a exhorté M. Goudiaby.

    OG/AT/ASB/SBS/ABB

  • SENEGAL-SANTE-INITIATIVES / A Woudourou, les Journées médicales refusent du monde

    SENEGAL-SANTE-INITIATIVES / A Woudourou, les Journées médicales refusent du monde

    Woudourou, 22 fév (APS) – Les deux sites retenus pour les Journées médicales de trois jours, à Woudourou, ont refusé du monde, samedi, au deuxième jour de cette initiative lancée par l’association ‘’Colibris du Fouta’’. Ils sont venus nombreux des villages environnants de Woudourou dans l’espoir de se faire soigner.

    Vêtu d’une blouse verte, un homme, debout sur une estrade, devant une salle de classe, un cahier à la main, procède à l’appel des patients inscrits la veille. Il est parfois perturbé par le brouhaha qui règne, mais tente d’expliquer en pulaar ce qu’il compte faire, mais a du mal à sortir ses mots.

    Autour de lui, des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes et même des enfants écoutent attentivement leur tour.

    Devant une autre salle de classe, un autre membre de l’organisation tient des fiches déjà remplies depuis la veille, vendredi.

    « Je suis venue ici à six heures du matin et il y avait déjà du monde sur les deux sites’’, explique une dame, habitant le village de Woudourou, une ordonnance entre les mains, qui a pu être consultée par le médecin.

    Dehors, des charrettes, des motos et des véhicules continuent d’emmener des personnes venues des hameaux environnants.

    Elles viennent de Koundel, Nima, Sadel, des villages du Dandé Mayo, dans la commune de Nabadji Civol, ainsi que de Ndouloumadji.

    ‘’Je suis passée hier sans même voir un médecin. Je suis rentée à Koundel, non loin d’ici. Je suis revenue tôt le matin dans l’espoir de repartir satisfaite’’, souligne Aissata Diop.

    Si certains sont venus tôt ce samedi, d’autres ont passé la nuit à Woudourou, chez des proches. C’est le cas de Kalidou Bâ . Natte de prière entre les mains, il attend tranquillement son tour.

    Avec son ami, ils viennent de Bokisaboundou, un village de la même commune, située sur la route nationale 2.

    Devant la salle qui fait office de service pédiatrique, la présidente des ‘’Colibris du Fouta’’, Aissata Kâ tente, depuis de longues minutes, de faire régner l’ordre auprès des patients venus nombreux devant la salle, dont beaucoup d’enfants.

    A l’intérieur, les plus chanceux se font déjà consulter par des spécialistes, alors qu’à dix heures déjà, la liste pour la pédiatrie était close.

    Au poste de santé, une file d’une quinzaine de personnes s’est formée devant le service de gynécologie. Une autre devant la pharmacie et le camion médicalisé, qui accueille les patients souffrant de problèmes oculaires.

    L’association ‘’Les Colibris du Fouta’’ regroupe des ressortissants de la localité établis en France.

    AT/ABB

  • SENEGAL-SANTE / Matam : les journées médicales des ‘’Colibris du Fouta’’ lancées à Woudourou

    SENEGAL-SANTE / Matam : les journées médicales des ‘’Colibris du Fouta’’ lancées à Woudourou

    Woudourou (Matam), 21 fév (APS) – La quatrième édition des journées médicales initiées par les ‘’Colibris du Fouta’’, une association réunissant de Sénégalais établis en France, a été lancée, vendredi à Woudourou, dans la région de Matam, pour une durée de trois jours, a constaté l’APS.

    « Les objectifs de ces journées sont multiples, mais il faut juste retenir que notre association a à cœur que les soins de santé soient accessibles à tous, notamment les spécialités », a déclaré Maimouna Bâ, la trésorière de l’association, à l’occasion du lancement de cette campagne.

    Elle s’est félicitée de voir que cette association basée dans la région parisienne a la chance de disposer d’un réseau assez étendu.

    Elle a rappelé que la présente édition a nécessité un an et demi de préparation.

    Les journées médicales initiées par l’association mobilisent, selon elle, des ressources humaines et financières énormes. Elles nécessitent en outre la participation de plusieurs spécialistes, qui ont  »le courage de devenir dans cette zone excentrée ».

    « Nous ne manquons pas de bonnes volontés qui sont prêtes à participer à cette activité. Nous faisons avec les compétences sénégalaises et celels française », souligne cette ingénieure sociale, originaire d’Aéré Lao, dans le département de Podor.

    Maimouna Bâ signale que les initiateurs se sont aussi rapprochés de l’Action sanitaire pour le Fouta (ASFO) et des étudiants en médecine de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis originaires du Fouta.

     

    Au total, 90 bénévoles participent à cette journée, dont des gériatres, des pédiatres, des gynécologues, des spécialistes en ORL et des ophtalmologues.

    « Nous voulons faire en sorte d’avoir de belles journées médicales, car les populations de cette zone sont très éloignées des villes, c’est à dire les pôles de santé où il faut faire des kilomètres pour avoir un spécialiste. C’est important de venir avec de la ressource humaine de qualité et du bon matériel », a dit Maimouna Bâ.

    Le ministère de la Santé et la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) ont mis du matériel et un bus médicalisé à la disposition des organisateurs, pour permettre aux patients d’être reçus dans de très bonnes conditions.

    Ces 4e journées se tiennent dans le poste de santé et au daara moderne de Woudourou. Elles font suite à celles organisées à Baïla, en Casamance, et à Aéré Lao, dans l’arrondissement de Cas-Cas.

     

    AT/ASG/OID

  • SENEGAL-ELEVAGE-COLLECTIVITE / Vol de bétail à Matam : un fléau amplifié par l’abattage clandestin

    SENEGAL-ELEVAGE-COLLECTIVITE / Vol de bétail à Matam : un fléau amplifié par l’abattage clandestin

    Matam, 20 fév (APS) – Le développement de l’abattage clandestin dans la région de Matam (nord) encourage le vol de bétail, a déploré le président de la Fédération régionale des éleveurs, Abou Rabi Bâ.

    Il y a quelques jours, lors des concertations citoyennes sur le secteur agrosylvopastoral, des éleveurs avaient justement soulevé ce phénomène intimement lié au vol de bétail.

    Pour beaucoup, l’abattage clandestin constitue un aspect qui encourage les voleurs de bétail, qui ne cessent de s’adonner à cette activité criminelle.

    ‘’L’abattage clandestin constitue un très grand problème pour nous éleveurs. Ceux qui abattent de manière clandestine du bétail sont en collaboration avec des conducteurs de moto, des chauffeurs, des charretiers et même des bouchers qui achètent de la viande issue de l’abattage clandestin’’, a notamment dit Abou Rabi Bâ dans un entretien avec l’APS.

    Le président de la Fédération régionale des éleveurs de Matam croit savoir que tout ce monde participe aux vols commis la nuit, en pleine brousse, avant que les bêtes ne soient tuées et acheminées dans les marchés tôt le matin.

    Pourtant, il existe une réglementation qui oblige à procéder à un contrôle de toute viande mise en vente.

    Pour Abou Rabi Bâ, les responsables des foirails doivent faire en sorte que tout bétail qui arrive dans les marchés soit en règle et que les bêtes abattues sur place soient certifiées par un agent vétérinaire.

    ‘’Les régimes précédents ont beaucoup fait contre le vol de bétail mais jusqu’à présent, le phénomène n’est pas éradiqué. Tant que ce fléau perdure, les éleveurs vont continuer à souffrir’’, regrette-t-il.

    Les éleveurs s’organisent, en attendant des solutions durables

    Selon lui, le vol de bétail participe à l’appauvrissement des éleveurs, qui ‘’deviennent pauvres du jour au lendemain ».

    En plus, les voleurs de bétail, dit-il, sont armés. Ce qui n’encourage pas, selon lui, les éleveurs à suivre leurs pas, précisant qu’il est ‘’très risqué de se mettre à leur trousse’’.

    ‘’Dans la région, tous les trois départements sont touchés par ce fléau. Personne ne peut nier l’existence de ce phénomène car, chaque jour, des éleveurs se mettent à chercher leur bétail volé’’, explique cet éleveur originaire d’un village du département de Kanel.

    Malgré les difficultés, les éleveurs de la région de Matam ne manquent pas de stratégies pour lutter contre ce fléau.

    Le président de la Fédération régionale des éleveurs de Matam signale que des méthodes ont été mises en place pour décourager les auteurs de vols de bétail.

    Il fait savoir que les populations sont sensibilisées sur le phénomène, de sorte qu’elles informent les responsables des associations d’éleveurs à la vue de toute personne suspecte en possession de bétail.

    ‘’A chaque fois qu’on voit des personnes suspectes et inconnues du village, on les interroge sur l’origine du bétail aux fins de voir si elles ont un laissez-passer. On vérifie également les marques sur les animaux, car ici, tous les éleveurs reconnaissent les marques sur le bétail de son collègue’’, confie Bâ.

    Les réseaux sociaux sont aussi utilisés pour amplifier la lutte, en dénonçant toute personne suspecte à travers des groupes WhatsApp ouverts.

    Dans la région de Matam, notamment dans le département de Ranérou, le phénomène du vol de bétail s’amplifie de jour en jour, au point qu’il constitue une grande partie des affaires qui atterrissent au tribunal de Matam.

    Malgré des condamnations prononcées, et la criminalisation de cette infraction, en 2017, le vol de bétail demeure un problème pour lequel les éleveurs de la région attendent des solutions durables.

    AT/ABB/SBS/SKS/OID/ASB

  • SENEGAL-EDUCATION-RELIGION / L’université Cheikh Hamidou Kane veut lancer un diplôme de capacité en sciences islamiques (initiateurs)

    SENEGAL-EDUCATION-RELIGION / L’université Cheikh Hamidou Kane veut lancer un diplôme de capacité en sciences islamiques (initiateurs)

    Doumga Rindiaw (Matam), 20 fév (APS) – L’université numérique Cheikh Hamidou Kane travaille à mettre en place un dispositif de capacitation prévu pour accueillir, en deux ans, des pensionnaires de l’enseignement arabo-islamique traditionnel, a appris l’APS des initiateurs.

    Il s’agira, comme le diplôme de capacité en droit, de former pendant deux ans d’anciens élèves des « daara » (écoles coraniques) afin qu’ils puissent avoir les aptitudes nécessaires pour poursuivre l’étude des sciences islamiques dans l’enseignement supérieur, a expliqué Mamadou Youri Sall, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et un des initiateurs du projet.

    « Le projet est déjà validé au niveau du conseil académique de l’université Cheikh Hamidou Kane, il ne reste que l’encadrement règlementaire. Nous espérons qu’il va être envoyé au niveau du ministère de tutelle pour le cadre légal », a-t-il martelé.

    S’exprimant jeudi, à Doumga Rindiaw, à l’occasion de l’assemblée générale de Kawral Sandaji Fouta, une association qui réunit des étudiants en sciences islamiques du Fouta, M. Sall a indiqué que « ceux qui ont le niveau seront acceptés à cette université pour une capacitation en sciences islamiques, comme cela se fait en droit ».

    « Ils pourront aussi, après ces deux ans de capacitation, poursuivre leurs études, en licence, master et doctorat dans ces domaines. (…) On a beaucoup de prêcheurs, mais pas assez de chercheurs » au Sénégal, a relevé le professeur Sall, étant lui-même issu des daaras traditionnels avant de poursuivre ses études à l’université du Caire, en Egypte.

    Prenant part à cette rencontre, Mouhamadou Mansour Dia de l’université numérique Cheikh Hamidou Kane a expliqué que ce programme de capacitation va dispenser des cours portant sur le droit islamique, le droit constitutionnel, le système judiciaire sénégalais, la sociologie de la famille, la finance islamique, le leadership, l’informatique et les langues.

    « Nous ne voulons plus de cassure entre les +daara+ et le système éducatif formel. Nous voulons mettre en place un pont permettant aux deux entités de se joindre », a-t-il insisté.

    AT/SMD/ASG

  • SENEGAL-SOCIETE-HUMEUR / Dagana : des travailleurs du FERA en sit-in pour réclamer le paiement de dix mois d’arriérés de salaires

    SENEGAL-SOCIETE-HUMEUR / Dagana : des travailleurs du FERA en sit-in pour réclamer le paiement de dix mois d’arriérés de salaires

    Dagana, 20 fév (APS) – Les travailleurs du Fonds d’entretien routier autonome (FERA) de la région de Saint-Louis ont organisé, jeudi, un sit-in à Dagana, pour réclamer le paiement de dix mois d’arriérés de salaires à leur employeur, a constaté l’APS.

    ‘’Nous avons organisé ce sit-in pour protester contre le non-paiement de dix mois de salaires’’, a déclaré Pape Niang, président du Collectif régional des travailleurs du Fonds d’entretien routier autonome (FERA).

    M. Niang précise que pour le cas de Gaya, une commune du département de Dagana, certains travailleurs sont restés seize mois sans être payés. ‘’Une situation très compliquée pour ces pères et mères de famille qui consacrent tout leur temps à ce travail’’, a-t-il déploré.

    Il a signalé que des démarches ont été faites auprès des autorités administratives et territoriales, mais le problème n’a toujours pas été résolu.

    Pape Niang invite le président de la République et le Premier ministre à se saisir de ce dossier pour régler définitivement ce problème et permettre aux travailleurs d’exercer dignement leur travail.

    OG/AT/ASB/AB