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SENEGAL -ASSAINISSEMENT-SOCIETE-PROFIL / Kany Touré, la passion de la propreté
Kaffrine, 6 fév (APS) – Kany Touré, sexagénaire, a marqué les esprits à Kaffrine où elle était le symbole de la propreté pendant plusieurs années. Les journées de nettoiement initiées par les nouvelles autorités sont, pour elle, « un rêve qui s’est réalisé ».
Assise dans sa chambre soigneusement bien rangée, dans sa tenue « taille basse » jaune et noire, Kany Touré a pris sa « retraite » après de bons et loyaux services de nettoiement de certains quartiers de Kaffrine (centre). La sexagénaire, le foulard bien ajusté sur la tête, ne tient plus, elle qui fait partie de ces vieilles dames balayant les devantures de maisons aux premières heures de la matinée. Au quartier Kaffrine 2 sud, et au-delà, son nom y résonne comme « Madame propreté ». Elle revendique d’ailleurs en être la « gardienne ».
« Balayer et nettoyer les rues de mon quartier relève juste d’une passion et d’une mission que Dieu m’a confiées sur terre et dont je me suis acquittée avec dévouement pendant plusieurs années », a-t-elle dit à l’APS. Elle dit se consacrer actuellement à son petit commerce pour entretenir sa famille.
Toutefois, cette dame de teint clair et de petite taille, dit avoir fait plus de 15 ans de bénévolat dans le nettoiement de son quartier et d’autres de la commune de Kaffrine. « Entre la propreté et moi, c’est une longue histoire d’amour, un devoir et une mission que j’accomplissais depuis ma tendre enfance », a-t-elle insisté. « Au début, a expliqué Kany Touré, je nettoyais la cour de notre maison puisque j’ai été ainsi éduquée par ma mère, c’est-à-dire à balayer la maison tôt le matin, laver les ustensiles et autres équipements ménagers ». Selon elle, avec le temps, débarrasser les ordures est devenu « une habitude » et « une passion ». « Je suis devenue une personne qui n’aime pas voir de la saleté dans son cadre de vie », exulte, sourire aux lèvres, la veuve.
Des reptiles dans les ordures
Sa passion pour la propreté grandissant, elle s’attaque aux lieux transformés en dépôts sauvages d’ordures. « Puisque je me levais chaque jour pour nettoyer et balayer les rues du quartier, tous les habitants du quartier pensaient que j’étais devenue folle. Heureusement le regard des autres ne m’a jamais dévié de cette mission », a-t-elle fait valoir. Avec son râteau, il ratisse large pour nettoyer les dépôts sauvages et même le terrain du quartier dédié aux enfants ainsi que la gare ferroviaire de Kaffrine.
« Je débarrassais également les allées des ordures pour libérer le passage », a-t-elle ajouté, relevant que parfois elle allait jusqu’à monter la garde sur les voies nettoyées pour « surveiller les gens tout en les sensibilisant sur l’importance de participer à l’amélioration du cadre de vie ».
Kany Touré ne ramassait pas que des ordures. « Je m’efforçais de nettoyer les ordures le jour et de les incinérer la nuit, parfois au risque de ma vie avec les reptiles qui sortaient des tas d’ordures en flammes. Mais ma passion était mon arme de résistance », a-t-elle encore souligné.
Elle est convaincue que cette mission doit être collective pour être pérenne. « Tout citoyen doit participer au développement de sa ville par tous les moyens. C’est de cette manière que l’on arrive à rendre nos cadres de vie propres et accueillants », a-t-elle ajouté, exprimant sa fierté d’avoir rendu aujourd’hui certains espaces de son quartier « fréquentables au grand bonheur des habitants ».
« J’ai refusé d’être décorée »
Elle s’est également réjouie de constater que les habitants de son quartier ont finalement accepté et compris « la sincérité de son amour » pour la propreté. Elle rappelle qu’un jour, l’ancien maire de Kaffrine, Abdoulaye Wilane, est venu le trouver sur les lieux pour l’encourager et le féliciter. « Il m’a offert par la suite des chaussures et des gants de protection pour m’appuyer dans ma mission. Je remercie infiniment, l’ancien maire, qui ne cesse de m’assister encore en tant que veuve et citoyenne qui a fait de la propreté de Kaffrine son combat premier », a-t-elle souligné.
Kany Touré dit être dans la vie une personne qui aime l’humilité et la sobriété. Un trait de caractère de sa personnalité. La preuve : « A un moment donné, des gens avaient voulu me décorer publiquement pour services rendus à la communauté, mais j’ai refusé », a-t-elle dit. Elle précise que la seule décoration qu’elle a acceptée de sa vie à Kaffrine vient d’une association de son quartier, qui lui a offert une photo de son marabout, Serigne Babacar Sy. « J’étais très contente », a ajouté cette mère d’une unique fille âgée d’une vingtaine d’années, en stage dans un poste de santé de la zone.
« Toutefois, dit-elle, j’ai pu bénéficier, grâce à mon engagement, d’un recrutement de l’Unité de coordination et de gestion des ordures (UCG), devenue la Société nationale de gestion intégrée des ordures (SONAGED) ».
Kany Touré se félicite de l’initiative présidentielle dénommée Setal sunu reew. « Aujourd’hui, mon rêve, s’est transformé en réalité, avec ces journées de nettoiement initiées par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Les gens de mon quartier, même les femmes, commencent maintenant à changer de comportement en nettoyant les rues et en travaillant pour la propreté avec la SONAGED », a-t-elle indiqué. Selon ses voisins, Kany Touré, reste « une femme engagée pour la propreté ».
Pour ses voisins, elle a, par son engagement, « inspiré plusieurs générations », notamment les femmes. « Elle mérite d’être accompagnée par les autorités d’être portée en icône à Kaffrine », ont-ils plaidé.
CTS/AB/HK/OID
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SENEGAL-PROFIL-CULTURE / Fatima Fall Niang, une carrière dédiée au patrimoine
Saint-Louis,5 fév (APS) – Ancienne directrice du Centre de recherche et de documentation du Sénégal (CRDS) rattaché à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, Fatima Fall Niang, nouvellement admise à faire valoir ses droits à la retraite est une figure incontournable quand on parle de Saint-Louis et de son patrimoine pour avoir joué un rôle capital dans l’inscription de la ville tricentenaire sur la liste du patrimoine mondiale de l’Unesco en 2000.
»Le jour où l’information a été donnée, j’étais à Dakar avec l’ancien directeur du CRDS, Abdoul Kadir Haidara. Quand je lui ai dit que Saint-Louis était sur la liste du patrimoine mondial, il n’en croyait pas ses yeux et je lui dis que ce n’est donc pas une blague, le quotidien national +Le Soleil+ en avait fait ses choux gras », se souvient-elle.
Mme Niang se rappelle de la synergie qui a prévalu à l’époque entre les acteurs culturels à Saint-Louis pour obtenir ce résultat.
»Il y avait entre les acteurs du tourisme et les autorités, une synergie mais aussi une complicité, et les gens se faisaient confiance dans le travail qui nous a pris deux ans. Mais cette inscription nous avait tous surpris », se remémore-t-elle.
Pour Fatima Fall Niang, cette surprise s’explique par l’omission du volet communication.
»Il fallait sensibiliser les propriétaires des maisons anciennes, les autorités », explique-t-elle reconnaissant avoir trouvé une oreille attentive auprès de l’ancien maire de Saint-Louis de 1984 à 2001, le défunt Abdoulaye Chimère Diaw (1922-2021).
Pour la conservatrice, ce n’est pas tous les maires qui peuvent avoir cette sensibilité pour le patrimoine.
En 2016, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture avait menacé de retirer Saint-Louis de la liste du patrimoine mondial après la destruction de maisons historiques.
Le gouvernement de l’époque, notamment, le ministre de la Culture Mbagnick Ndiaye avait annoncé des mesures prises par les autorités pour remédier à cela.
Fatima Fall Niang pense que pour maintenir Saint-Louis sur cette liste, il faut se rapprocher des autorités et les sensibiliser, car dit-elle, »parfois comme les propriétaires, elles aussi peuvent ignorer l’importance de ce patrimoine ».
»Beaucoup de travail a quand même été entamé depuis l’inscription, malheureusement à un moment donné, cela s’est estompé ou bien complètement arrêté, ce sont toutes ces questions qu’il faut reprendre », indique-t-elle.
La passionnée du patrimoine a aussi participé au travail sur l’inscription du »Ceebu Jën » (riz au poisson) [Plat national du Sénégal] inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en décembre 2021.
Elle a pris part à beaucoup d’activités pour sensibiliser les restaurateurs, les femmes par rapport à l’utilisation nocive des bouillons, au type de riz, etc.
Fatima et ses autres collègues ont aussi bénéficié d’accompagnement des agents de la Saed, d’Africa Rice [centre du riz pour l’Afrique], de l’Isra, des chercheurs de l’Ugb, etc.
Elle a coécrit un livre intitulé »Ceebu Jën – un patrimoine bien sénégalais » avec le professeur Alpha Amadou Sy. L’ouvrage a reçu le premier prix aux »Gourmand Awards 2023 » en Suède, dans la catégorie »patrimoine immatériel-livres et magazines ».
Destinée à ses débuts à l’enseignement
Sa présence dans la conservation du patrimoine est comme dit-elle, »un cheveu dans la soupe », car Fatima Fall Niang était destinée à ses débuts à l’enseignement qu’elle a exercé pendant deux ans au lycée Diéry Fall à Bambey en tant que professeur d’art sous l’encadrement du célèbre éducateur Ibrahima Fall.
Son entrée au Centre de recherche et de documentation du Sénégal a été possible à la faveur du départ à la retraite du doyen Adama Sylla.
Elle ne cesse d’ailleurs de le remercier pour lui avoir signalé la vacance du poste l’incitant à postuler parce que persuadé de ses capacités à exercer le métier de conservateur.
A son arrivée, Fatima trouvera un terrain favorable et évoluera sous l’aile protectrice de l’ancien directeur Abdoul Kadir Haidara et du Dr Thilmans. Des années plus tard, elle succédera à M. Haidara.
Elle reconnaît avoir beaucoup profité de l’entregent de ces derniers pour trouver des bourses de formation et se perfectionner dans ce métier.
Ce qui lui a permis »de beaucoup voyager pour se renforcer ».
»J’ai beaucoup voyagé à travers le monde. J’ai fait presque quatre continents sur les cinq », révèle Fatima Fall Niang. Elle a été aussi à l’origine du jumelage entre les communes de Saint-Louis et Douala Premier au Cameroun.
Ces retrouvailles entre les deux communes autour de leur patrimoine ont été sanctionnés par des déplacements du maire de Saint-Louis au Cameroun et du maire de Douala premier dans la vieille ville.
Fatima Fall Niang a ainsi exploré à côté de la conservation d’autres créneaux en s’essayant à la médiation culturelle, à la communication, au management apprise à l’Institut sénégalais de management et à l’enseignement qu’elle a souvent et continue à exercer à l’école du patrimoine africain au Bénin.
Une retraite à l’Ecole du patrimoine africain du Bénin
C’est d’ailleurs au pays du président Patrice Talon qu’elle continuera à faire valoir ses compétences, car elle a accepté un poste de conservatrice d’un musée d’art contemporain de Cotonou en 2023 après une première sollicitation repoussée en 2018.
»Je n’étais pas disponible, j’avais des engagements, le CRDS était en chantier, il y avait beaucoup de choses à finir, il fallait chercher des ressources et les laisser sur place », souligne Mme Niang soucieuse de la continuité au CRDS.
Selon elle, d’autres actions sont attendues cette année pour renforcer cette coopération. »Au-delà du Bénin et du Cameroun, je peux apporter ma contribution, mon expérience en Afrique et ailleurs, comme en France, en Allemagne, en Espagne ».
AMD/FKS/MK/ADL/OID
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SENEGAL-ECOSYSTEME-CONSERVATION / Parc forestier et zoologique de Hann : un sanctuaire de la biodiversité au cœur de Dakar en quête de renaissance
Par Abdoulaye Badji
Dakar, 2 fév (APS) – Le parc forestier et zoologique de Hann, un sanctuaire de la biodiversité situé en plein cœur de Dakar, la capitale sénégalaise, accueille au quotidien un public divers d’enfants et d’adultes venus d’horizons divers pour y mener des activités de loisirs, sportives, récréatives ou de ballades au milieu des écosystèmes.
Une enquête sur la fréquentation des usagers du parc, menée en septembre 2024 par deux étudiantes stagiaires de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (l’ISEP) de Bignona, révèle que les enfants de 0 à 18 ans qui fréquentent le parc représentent 13, 45%.
La tranche d’âge de 18 à 64 ans constitue 81, 82% des visiteurs et les plus de 64 ans représentent 4,73%, indique un document dont l’APS a obtenu copie auprès de la direction des parcs forestier et zoologique de Hann.
L’étude précise que 26% de ces visiteurs viennent au parc pour faire des ballades, 21% pour visiter le zoo, 15% pour contempler la nature, 14% en quête de tranquillité, 9% pour faire du sport, 8% pour pique-niquer, 5% pour visiter le jardin botanique. Les campeurs font 2%.
Ces données illustrent bien la place et l’importance qu’occupe cet écosystème dans la vie des populations. Il assure ainsi une fonction récréative mais aussi écologique, et surtout de conservation de la biodiversité floristique et faunique.
Il remplit également une vocation socio-éducative, culturelle et économique.
Créé en 1903, sous la forme d’un jardin public relevant du service de l’agriculture par le gouverneur d’Afrique occidentale française (AOF), Martial Henri Merlin, cet écosystème a été classé parc forestier et zoologique, le 29 août 1941.
Après la période coloniale, l’Etat du Sénégal a confié à partir de 1974, la conservation de la richesse floristique et faunique du parc forestier et zoologique à la Direction des eaux, forêts, chasses et de la conservation des sols, qui mettra en place dans cette dynamique, la Direction des parcs forestier et zoologique de Hann.
Le parc s’étend sur une superficie de 50 hectares, sur un périmètre bien sécurisé contre la pression foncière et l’urbanisation galopante à Dakar, avec une clôture en mur.
Le parc forestier et zoologique de Hann est constitué d’un zoo, d’une formation forestière naturelle, d’un plan d’eau (lac) qui joue un rôle important dans la rétention des eaux pluviales et l’atténuation de risques d’inondation dans la zone. Il sert aussi de cadre de vie à des oiseaux d’eau.
Le parc abrite également un Centre d’éducation environnementale avec un jardin ethnobotanique éducatif qui sert de cadre de recherche scientifique aux institutions et organismes comme l’UCAD, l’ISRA/DRPF, l’IRD, l’EISMV, dans l’amélioration des connaissances sur les végétaux et de la faune. Des écoles de formation y envoient aussi leurs élèves et étudiants pour des stages de formation.
Le jardin ethnobotanique joue ainsi un rôle très important dans la valorisation des plantes.
La Direction des parcs forestier et zoologique, a d’autre part, autorisé des partenaires privés à s’installer dans le parc pour offrir des services attractifs (aires de jeux, ballades, détente) aux visiteurs, sur la base de protocoles signés.
Aujourd’hui, le parc est confronté à une mortalité élevée d’espèces forestières, une baisse des effectifs et vieillissement des animaux en captivité du zoo, à des problèmes d’inondation et dégradation de ses installations et équipements.
Des cages de captivité vétustes Des problèmes qui ont poussé la Direction des parcs forestier et zoologique de Hann à initier des politiques de sauvegarde des écosystèmes tout en s’ouvrant vers des partenaires privés pour améliorer l’attractivité et l’animation interne, dans un contexte marqué par une insuffisance chronique du budget de fonctionnement alloué par l’Etat.
Le parc zoologique, un des grands points d’attraction, s’étend sur 7 hectares dont 4 aménagés. Il abrite 237 animaux en captivité dans de bonnes conditions sécuritaires.
Les pensionnaires en captivité sont composés entre autres de lions, de crocodiles, de chimpanzés, d’hyènes tachetées et rayées, de typhons de séba, d’antilopes, phacochères, des singes (…). Ces animaux à nourrir et soigner sont répartis dans des cages, volières et enclos, séparés par des allées en pavé pour faciliter les déplacements des visiteurs, à l’intérieur du zoo.
L’axe principal qui relie l’entrée principale du zoo au bâtiment abritant le service administratif des agents du parc, situé au fond du parc zoologique, est aménagé de part et d’autre, avec des plantes, des fleurs, des bancs publics et un jet d’eau au niveau d’un rond-point.
Sur la partie droite de cet axe, se trouve après l’entrée du zoo, la mare aux crocodiles. Des cages abritant deux hyènes rayées, des singes rouges, des babouins viennent meubler un décor qui rappelle la jungle. Tout à fait au fond du zoo, près du bâtiment administratif, se trouvent les lions dans des cages bien sécurisées, sous la vigilance des gardes.
Major Amacoumba Mbodj, responsable du parc zoologique de Hann . Sur place, le major Amacoumba Mbodj, responsable du parc zoologique de Hann, supervise en compagnie de ses hommes, la préparation de la ration alimentaire des singes. Le menu du jour est composé de fruits, de pains de farine et légumes.
‘’S’agissant de l’alimentation des six lions du zoo dont quatre mâles et deux femelles, nous avons un fournisseur qui nous livre des ânes et des chevaux bien portants, qu’on abat pour l’alimentation des carnivores », a expliqué le responsable du zoo de Hann.
»Auparavant, un diagnostic est fait sur la qualité de la viande avant de la donner aux lions’’, a-t-il précisé, debout à côté de la cage en grille métallique renforcée des lions.
Présentant +Matar+, nom donné à un des deux lions, il a souligné qu’il est l’unique survivant d’une lionne venue du Maroc et qui avait mis bas quatre lionceaux dont les trois sont morts. ’’Ce lion assez connu des visiteurs a aujourd’hui 15 ans et 17 ans pour le plus âgé du groupe des félins’’, a-t-il indiqué.
Le major a souligné qu’un lion dans la nature peut vivre jusqu’à 22 ans au minimum, si les conditions sont réunies. ‘’En captivité, leur espérance de vie, peut dépasser 22 ans. Ici, le lion le plus vieux a 17 ans’’, a-t-il ajouté.
Concernant toujours l’alimentation des carnivores, il a signalé l’existence d’un cheptel de quatre hyènes tachetées et rayées et d’un vautour sauvage, à alimenter avec de la viande. ‘’Chez les crocodiles, on ajoute parfois de la volaille’’, a-t-il ajouté.
Pour la prise en charge sanitaire des animaux, il a renseigné que la Direction des parcs forestier et zoologique, a recruté un docteur vétérinaire spécialisé en santé animale. ‘’Un agent technique d’élevage qui s’occupe de l’alimentation et un budget pour l’alimentation des animaux, ont été également mis en place par les autorités’’, a-t-il ajouté.
Les pensionnaires ont une alimentation très variée. Des rations équilibrées et complètes sont distribuées régulièrement pour les maintenir dans un état satisfaisant d’animaux en captivité. Des oligo-éléments et des avitaminoses sont ajoutés à l’alimentation pour parer à une carence éventuelle.
Des opérations de déparasitage et de vaccination sont régulièrement menées. Les cages et les enclos sont quotidiennement aseptisés et l’ensemble du parc est souvent traité pour lutter contre les insectes vecteurs de maladies.
Le zoo reçoit également des dons alimentaires de cuisses et caisses de poulets, des carcasses de moutons, de bovins, de la viande, des poissons, du foie importé, pains, des fruits, légumes et autres produits consommables par les animaux, indique un document.
Toutefois, le major Amacoumba Mbodj, n’a pas manqué de déplorer les conditions de captivité des animaux, particulièrement des lions dans des cages carrelées. ‘’Les carreaux occasionnent souvent des blessures aux ongles des lions’’, a-t-il déploré.
Des lions en captivité dans une cage carrelée Il a rappelé que les lions vivaient jusqu’en 2021 dans deux fosses aménagées, à cet effet, un milieu plus proche de leur mode de vie dans la nature. »Mais il se trouve que depuis cette année, les félins ont été transférés, des fosses aux cages carrelées, à la suite de fortes pluies diluviennes enregistrées, entrainant une inondation des fosses causée par le débordement du plan d’eau du parc », a-t-il expliqué.
Il a assuré que les nouvelles autorités du parc sont en train d’œuvrer pour libérer, les fosses aux lions des eaux pluviales, avec l’appui d’un partenaire privé qui est venu inspecter les lieux, la semaine dernière. »Dès 2025, il est prévu un réaménagement du parc’’, a-t-il indiqué, ajoutant que ‘’le partenaire propose un plan d’aménagement du zoo, une réhabilitation des enclos et équipements vétustes en plus d’un repeuplement du zoo’’.
Il a rapporté que des visiteurs se plaignent souvent du fait qu’ils trouvent tout le temps, les mêmes espèces d’animaux dans le zoo. Ces animaux, dit-il, ont été pour la plupart abandonnés et récupérés à bas âge par le zoo.
En ce qui concerne le repeuplement du zoo, le major a expliqué que les responsables du parc ne peuvent pas prendre le risque d’introduire de nouvelles espèces, si les enclos ne sont pas bien réaménagés.
Il renseigne toutefois qu’un projet est en place pour un repeuplement du zoo où plusieurs cages sont vides, n’ayant plus de pensionnaires.
Par ailleurs, il a relevé qu’avec le temps les installations du zoo sont devenues vétustes. ‘’Des murs tombent et il nous faut refaire les grilles de sécurité, faire un réaménagement du zoo avant d’introduire de nouvelles espèces. Au courant de cette année, nous voulons en priorité, récupérer les fosses aux lions’’, a-t-il insisté.
Le responsable du parc zoologique a souligné l’importance du rôle éducatif du zoo visité régulièrement par des écoliers venus de partout au Sénégal. ‘’Les visiteurs viennent de tout le Sénégal, particulièrement des écoles françaises et coraniques. Ces derniers bénéficient d’une réduction de 50% des prix appliqués sur le billet ’’, a-t-il indiqué.
Selon des statistiques obtenues auprès de la Direction des parcs forestier et zoologique de Hann, le zoo a enregistré sur la période de février à septembre 2024 : 52 906 visiteurs avec réduction (élèves), 6. 484 visiteurs enfants, 14. 819 visiteurs adultes.
Les recettes d’entrée enregistrées par le parc zoologique de Hann sur cette même période s’élèvent à 12 000 000 francs CFA.
Cependant, le parc n’a pas enregistré de recettes d’entrée durant le 4-ème trimestre (octobre-décembre) de l’année 2024, car le stock de billets d’entrée est épuisé. Une situation qui n’a pas encore évolué et qui fait perdre des millions de francs CFA au Trésor public où toutes les recettes d’entrée du parc sont intégralement versées.
42% des enquêtés souhaitent un repeuplement du zoo de Hann
Au vu des nombreux défis, le lieutenant-colonel, Ndeury Diaw, directeur des parcs forestier et zoologique de Hann, a indiqué que des actions de sauvegarde des installations sont prévues, notamment la réhabilitation en priorité des fosses aux lions pour remettre ces félins dans leur cadre de vie.
Il a expliqué qu’un retour des lions dans leur habitat originel permettra de récupérer des cages pour augmenter l’espace de captivité des primates (singes).
Concernant les animaux sauvages herbivores, il a informé que le parc n’a pas de problème d’espace pour ces pensionnaires. »Ce qu’il faut faire pour ces animaux, c’est de réduire leur mortalité, en traitant le sol pour qu’il y ait moins de parasites », a-t-il expliqué.
L’ingénieur des eaux et forêts, a indiqué que l’autre action prioritaire prévue pour le zoo, porte sur son repeuplement. Il a expliqué qu’il ‘’ne peut se faire qu’à travers de nouvelles acquisitions d’espèces rares provenant de réserves naturelles privées et par la reproduction, tout en travaillant à améliorer les conditions de captivité’’.
Il a avoué que le parc zoologique est confronté à une baisse de ses pensionnaires en captivité. »Les animaux qui étaient là ont vieilli. Ils naissent grandissent et meurent. Malheureusement, les pertes enregistrées n’ont pas été remplacées. Ce qui a entrainé une diminution des pensionnaires’’, a-t-il expliqué.
‘’Mais malgré tout, a-t-il dit, il ne sert à rien de repeupler le parc zoologique sans au préalable améliorer les conditions de détention des pensionnaires’’.
Pour la sauvegarde du parc forestier et zoologique, le lieutenant-colonel pense qu’il faut renouveler les équipements vétustes du zoo, et lutter contre l’agression naturelle causée par le débordement du lac, en 2021.
Situé vers la partie est du parc, dans une zone de dépression, le plan d’eau s’est formé à l’intérieur, suite à l’obstruction du réseau d’évacuation des eaux pluviales accentuée par la construction d’habitations dans la zone tampon.
Le parc forestier, situé dans la zone de captage, a une richesse floristique composée de 317 espèces (Index seminum, 2001) provenant des différentes zones phytogéographiques. Il est constitué essentiellement d’une forêt classée qui a enregistré en 2021 une inondation. Ce phénomène naturel avait à l’époque fait tomber une partie du mur de clôture sous la forte pression des eaux pluviales.
‘’Aujourd’hui, encore des écosystèmes endommagés du parc forestier par cette inondation ne sont pas encore récupérés. La menace pèse toujours sur l’état de ces écosystèmes forestiers où nous constatons une forte mortalité d’arbres, causée par la longue stagnation des eaux’’, a alerté le lieutenant-colonel.
Le lieutenant-colonel Ndeury Diaw, directeur des parcs forestier et zoologique de Hann Il a indiqué que des efforts ont été faits par la Direction depuis deux ans dans la lutte contre l’inondation des écosystèmes forestiers. ‘’Ils ont permis de réhabiliter le réseau de drainage des eaux pluviales du parc forestier, avec un chenal de plus de 100 mètres réalisé l’année passée, pour évacuer le surplus d’eaux du lac vers la mer’’, a-t-il indiqué.
‘’Il sera complété par un pavage, une augmentation de la capacité de rétention du lac pour éviter des débordements pouvant impacter d’autres parties du parc’’, a-t-il ajouté. Selon lui, »plus, le lac aura la capacité de maintenir l’eau, moins il y aura de l’eau dans les autres parties du parc ».
Un sous financement des activités de conservation de la biodiversité
Le lieutenant-colonel a indiqué que le parc est confronté à ces trois grands défis qu’il va falloir résorber.
‘’Pour résorber ces défis, la direction des parcs forestier et zoologique, sous la tutelle de la Direction des eaux et forêts, a jugé nécessaire d’élaborer un projet appelé Projet de renforcement et d’amélioration de la qualité des services du parc d’un coût de 1,3 milliard de franc CFA ’’, a déclaré le lieutenant-colonel, Ndeury Diaw.
‘’Ce projet d’une durée de cinq ans s’articule autour de piliers comme : la rénovation, réhabilitation, amélioration des installations techniques vétustes et hors d’usage du parc zoologique’’, a-t-il précisé.
Il a ajouté que la direction des parcs forestier et zoologique est à »la recherche de partenaires » pour financer ce projet. ‘’Mais en attendant, l’Etat a pris l’engagement de mettre des fonds à notre disposition pour 2024-2025 dans le cadre du Budget consolidé d’investissement (BCI)’’, a-t-il signalé.
‘’Nous allons donc, avec le BCI procéder en fonction de la priorité du moment procéder à la réhabilitation des deux fosses aux lions occupées par des eaux pluviales depuis 2021’’, a-t-il annoncé.
Le lieutenant-colonel a invité les autorités centrales à accompagner la direction des parcs forestier et zoologique dans sa politique de conservation. ‘’Nous avons la volonté, mais il faut que l’Etat nous accompagne en mettant les moyens qu’il faut pour la préservation de la biodiversité. Il va falloir faire un effort. La conservation n’a pas de prix mais à un coût. Il va falloir que l’Etat supporte en mettant le minimum de moyen nécessaire, surtout pour les animaux sauvages du zoo’’, a-t-il lancé.
»Aux populations, nous demandons de s’intéresser au parc, c’est comme ça qu’on va faire vivre le parc dans son ensemble. J’invite les populations à s’impliquer spontanément pour résoudre les problèmes du parc’’, a-t-il ajouté.
Il a indiqué en outre que le parc dispose d’un budget de fonctionnement modeste provenant de l’Etat. ‘’Le seul site du parc qui génère des recettes reste le parc zoologique à partir des billets d’entrée et il se trouve que toutes ces recettes sont versées au Trésor public. Donc, le parc n’a pas la possibilité de créer des ressources financières et de les réutiliser’’, a-t-il déploré.
Le parc s’ouvre vers des partenaires privés pour améliorer son attractivité
Le parc forestier et zoologique de Hann, ne compte que sur l’appui de l’Etat pour prendre en charge tous les besoins de conservation. Une réalité qui a poussé, la direction à s’ouvrir aux partenaires privés pour les inciter à investir dans des services de divertissement, en vue de renforcer l’attractivité et le rayonnement du parc.
Il a annoncé que les protocoles liant la direction des parcs aux privés seront évalués pour plus d’impact positif. Selon lui, ‘’si on a jugé utile d’introduire certains partenaires, c’est pour uniquement augmenter l’attractivité du parc’’.
‘’Nous allons évaluer tous ces protocoles et revoir le type de collaboration, dans le but de les amener à mieux contribuer à l’attractivité du parc, et donc attirer plus de visiteurs’’, a-t-il encore souligné.
Il a souligné que les gens pensent souvent que le parc, c’est uniquement le zoo alors qu’il y a d’autres services offerts comme le bois sacré, un lieu cultuel où les chanteurs viennent tourner régulièrement des clips, une zone de pique-nique, rebaptisée +képar-gui,+ ou encore un reptilarium, le premier en Afrique de l’Ouest.
Une enquête sur la perception des usagers du parc menée par les deux étudiantes stagiaires de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (l’ISEP) de Bignona, révèle également que 42% des enquêtés ont émis le souhait d’un repeuplement du zoo, 21% l’amélioration de la propreté, 9% l’aménagement du parc.
Sept pour cent sont pour la mise en place d’une grande boutique, 4% la réhabilitation des pistes, 4% la confection de bancs publics et de tables, 3% la formation des guides, 3% l’installation des panneaux d’indication, 3% la mise en place d’un bon restaurant, 2% l’installation d’un multiservice et 3% l’augmentation du nombre de toilettes publiques, ajoute la même source.
AB/OID/SKS
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SENEGAL-ECONOMIE-APPUI / Le BMN a accompagné plus de mille entreprises (expert)
Kaolack, 31 jan (APS) – Le Bureau de mise à niveau (BMN) a accompagné plus de mille entreprises qui ont bénéficié des primes de l’ordre 38 milliards de francs CFA leur permettant de faire des investissements de 143 milliards de francs CFA, a déclaré son expert en agroéconomie, Cheikh Tidiane Mbaye.
»En vingt ans d’existence, le BMN a fait des résultats très intéressants qui ont été magnifiés par les plus hautes autorités de l’Etat. On a eu à accompagner plus de mille entreprises qui ont bénéficié de primes de l’ordre de 38 milliards qui leur ont permis de faire des investissements de 143 milliards de francs CFA’’, a-t-il notamment dit.
Mbaye animait un forum sur l’intégration du numérique dans le processus de mise à niveau pour accélérer le développement des entreprises, en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (CCIAK).
»C’est un résultat extrêmement important, salué par toutes les parties prenantes notamment les entreprises et les autorités. Aujourd’hui, la recommandation forte qui est faite au BMN, c’est d’aller à l’échelle pour accompagner beaucoup plus d’entreprises pour passer de cent à mille entreprises par année’’, a-t-il souligné.
Pour y arriver, Cheikh Tidiane Mbaye estime qu’il faut changer d’approche dans toutes les étapes du processus de la mise à niveau, depuis l’adhésion jusqu’au suivi des impacts.
»C’est-à-dire, au lieu d’accompagner les entreprises individuellement, on va accompagner des groupes d’entreprises. Et pour le faire, on aura besoin d’une solution numérique pour accélérer le processus dans les phases de ciblage, de diagnostic et de validation des plans de mise à niveau, d’assistance technique et de suivi des impacts des plans de mise à niveau’’, a-t-il expliqué.
Le forum a permis de discuter avec les acteurs sur les filières prioritaires qu’il faudra cibler dans la zone centre et de voir quelle solution numérique il faut utiliser.
Le forum organisé par le Bureau de mise à niveau (BMN), avec une nouvelle approche, consiste à faire un ‘’accompagnement groupé et mutualisé’’ qui, selon le secrétaire général de la CCAIK, Abdoulaye Thiam, est adoptée, depuis très longtemps, par l’institution consulaire régionale.
»Cette approche permet aux Petites et moyennes entreprises et aux Petites et moyennes industries (PME/PMI) de la région de Kaolack de pouvoir mutualiser leurs efforts pour que nous puissions les accompagner dans un esprit de groupe avec la mutualisation de tous les moyens et l’impact sera beaucoup plus important’’, a-t-il indiqué.
Le socle de tout ce processus repose sur le digital, a-t-il précisant, rappelant que le thème de cette neuvième édition de la FIKA porte sur :’’L’intégration du digital dans les secteurs économiques : Enjeux et perspectives’’.
ADE/OID/SKS
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SENEGAL-JOURNEE-ENVIRONNEMENT / Tambacounda: coup de balai dans les cimetières et lieux de culte
Tambacounda, 1er fév (APS) – Le cimetière musulman de Gourel Diadji, le cimetière chrétien de Gourel Pona, la Grande Mosquée et la Cathédrale Jean 23 de la commune de Tambacounda, ont été nettoyés, samedi, dans le cadre de la 9ème édition de la journée nationale de mobilisation citoyenne « Sétal sunu réew ».
»Nous avons mis des équipes dans les différents lieux de cultes notamment au niveau de la Cathédrale et de la Grande Mosquée ainsi qu’au niveau des cimetières pour nettoyer car le fait de rendre propre notre cadre de vie fait partie même des recommandations divines », a- déclaré Guedj Diouf, gouverneur de la région de Tambacounda.
Le gouverneur qui a présidé la cérémonie de lancement des opérations de la 9ème édition de la journée de mobilisation citoyenne « Sétal sunu réew » a salué l’engagement des populations et de l’ensemble des agents de l’Etat en fonction dans la région.
L’évêque du diocèse de Tambacounda, Paul Abel Mamba, qui a aussi participé aux opérations de nettoiement à la Cathédrale Jean 23 a magnifié le sens de cette initiative citoyenne tout en invitant les communautés à une large adhésion.
»Nous encourageons cette initiative, nous la soutenons et nous invitons tous les membres de notre communauté à y participer puisque le pays nous appartient à tous et que tout le monde doit pouvoir y vivre dans les meilleures conditions », a lancé le religieux.
ABD/SKS/OID
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SENEGAL-ASSAINISSEMENT-COLLECTIVITES / Bassirou Diomaye Faye annonce un nouveau format d’organisation des Journées de nettoiement
Guédiawaye, 1er fév (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé, samedi, à Guédiawaye, que des réflexions sur un nouveau format d’organisation des Journées de nettoiement sont en cours dans l’unique but d’être plus efficient sur le terrain et pérenniser ces initiatives citoyennes.
‘’La prochaine Journée nationale Sétal sunu réew ne se déroulera pas dans les mêmes formes que les précédentes éditions’’, a dit le président Faye lors du lancement de la 9e édition à Guédiawaye, dans la banlieue de Dakar.
‘’Nous sommes entrain de revoir, de rediscuter et réfléchir sur un nouveau format d’organisation des journées nationales de nettoiement dans l’unique but d’être beaucoup plus efficient sur le terrain et d’assurer la pérennité de cette activité’’, a-t-il expliqué en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Jean Baptiste Tine, maitre d’œuvre de cette édition.
Il a indiqué que le concept ‘’Sétal sunu réew’’ prendra une autre dimension lors de la prochaine édition. ‘’Nous allons observer un mois pour travailler sur un autre concept de cette initiative de mobilisation pour aller vers sa pérennité’’, a-t-il encore dit.
Le président de la République a précisé que cela ne veut pas dire pour autant que »nous allons cesser de maintenir nos cadres de vie propres durant cette période d’un mois ».
Le président Faye a souligné que »le même état d’esprit d’engagement qui nous a fait sortir aujourd’hui doit être quotidien et définitivement encré dans notre ADN collectif et individuel ».
Il a en outre relevé que le défi »n’est pas de mener des activités de nettoiement ponctuelles mais de pérenniser ces initiatives de mobilisation citoyenne ».
‘’Nous avons toujours nettoyé nos cadres de vie à différentes occasions. Mais le défi, c’est d’être la génération qui doit perpétuer les activités de nettoiement et salir moins pour permettre aux futures générations d’évoluer dans un cadre environnemental meilleur’’, a-t-il fait valoir.
Il a appelé les Sénégalais à continuer dans cette dynamique citoyenne et d’engagement au service de la communauté et du pays.
Le thème de cette édition est : ‘’Setal sunu gox, moy sunu kaarangué’’ (Un cadre de vie sain et propre est gage de sécurité).
Des autorités administratives et des élus locaux de la région de Dakar ont pris part à l’activité.
La première édition de la journée nationale de nettoiement s’est déroulée le 1er juin à Thiaroye Gare. Cette initiative lancée par le président de la République vise à impliquer les communautés aux côtés des structures publiques dans la gestion spontanée de leur cadre de vie.
ID/AB/OID