Auteur/autrice : Souleymane Faye

  • SENEGAL-ENERGIE / Souveraineté énergétique : Dakar et Brazzaville manifestent la volonté de travailler ensemble   

    Dakar, 24 fév (APS) – Le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, et le directeur général de la Société africaine de raffinage (SAR) du Sénégal, Mamadou Abib Diop, ont exprimé la volonté, lundi, à Dakar, de travailler ensemble à la souveraineté énergétique du Congo et du Sénégal.

    ‘’Notre objectif est le même. C’est d’atteindre la souveraineté énergétique’’, a dit M. Diop à la fin d’une visite de l’usine de la SAR à Mbao, près de Dakar, en compagnie de M. Itoua.

    ‘’Concernant le sous-secteur de l’aval, nous avons des ambitions. Il y a des enjeux. C’est pareil pour le Congo. Nous avons les mêmes défis. C’est une visite amicale, fraternelle et de travail’’, a-t-il ajouté, concernant le séjour du ministre congolais au Sénégal.

    Le but de cette visite effectuée au moment où le Congo est en train de ‘’finaliser’’ la construction d’une deuxième usine de raffinage est de ‘’discuter, échanger et trouver des synergies’’, a poursuivi le directeur général de la SAR.

    ‘’Je suis très heureux de poursuivre ce travail de rapprochement des deux pays dans un domaine aussi stratégique que celui des hydrocarbures, un domaine dans lequel nous avons intérêt à parler, à échanger et à travailler ensemble’’, a dit Bruno Jean-Richard Itoua.

    ‘’Nous sommes venus ici pour écouter, échanger et poser les bases d’une collaboration structurée. Je pense que nous allons, à la fin de notre séjour, matérialiser cela par la signature d’un texte qui aura surtout la vertu de fixer les idées et de pousser les uns et les autres à se mettre rapidement au travail’’, a ajouté M. Itoua.

    La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) est désormais chargée de la distribution et de la commercialisation de l’électricité au Congo, a annoncé la télévision nationale congolaise, la semaine dernière.

    Cette information a été confirmée à l’APS par le service chargé de la communication de la Senelec.

    La Société nationale d’électricité du Sénégal est liée à l’État congolais par une convention d’affermage d’une durée de dix ans, selon la télévision nationale du Congo.

    La convention a été signée le 13 février dernier à Libreville, au Gabon, par le ministre congolais de l’Énergie et de l’Hydraulique, Émile Ouosso, et le directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye.

    ESF/HK

  • SENEGAL-TRAVAIL / Le gouvernement, les syndicats et le patronat se donnent rendez-vous, jeudi à 15 heures

    SENEGAL-TRAVAIL / Le gouvernement, les syndicats et le patronat se donnent rendez-vous, jeudi à 15 heures

    Dakar, 24 fév (APS) – La rencontre initialement prévue jeudi prochain à 9 heures, entre le gouvernement, les syndicats de travailleurs et le patronat, aura lieu le même jour à 15 heures, au Grand Théâtre de Dakar, annonce un communiqué d’Ibrahima Guèye, le directeur de cabinet du Premier ministre, Ousmane Sonko.

    ESF

  • SENEGAL-TELECOMS / La Sonatel déclare avoir augmenté son chiffre d’affaires de 9,6 % en 2024

    SENEGAL-TELECOMS / La Sonatel déclare avoir augmenté son chiffre d’affaires de 9,6 % en 2024

    Dakar, 24 fév (APS) – Le chiffre d’affaires du groupe Sonatel à la fin de l’année 2024 a atteint 1.776,4 milliards de francs CFA, avec une hausse de 9,6 % par rapport à 2023, annonce la société de télécommunication dans un bilan annuel prenant en compte ses performances dans les cinq pays d’Afrique de l’Ouest où elle opère.

    Il s’agit de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Sénégal et de la Sierra Leone.

    Ces performances ont été obtenues grâce à des investissements stratégiques de 300 milliards francs CFA, qui représentent 17 % du chiffre d’affaires, selon un communiqué de l’entreprise. 

    Ce document du groupe Sonatel consacré à son bilan explique que ‘’ces efforts ont permis de répondre aux besoins croissants des clients, de renforcer l’inclusion numérique et d’accompagner les États dans leurs projets de transformation numérique’’.

    Il signale que l’entreprise a poursuivi en 2024 son engagement en faveur de l’amélioration de la connectivité et de l’expérience client. En termes de résultats, le nombre de ses clients pour la téléphonie mobile a progressé de 2,7 %. En raison de cette hausse, la Sonatel a atteint 41 millions d’abonnés pour le mobile.

    Selon le bilan transmis à l’APS, 22,8 millions de ces clients utilisent les données mobiles, et 17,9 millions d’entre eux bénéficient du ‘’très haut débit’’ de l’opérateur via la 4G, soit une hausse de 24,4 %.

    Cette croissance est portée par des réseaux performants, des offres tarifaires adaptées et un écosystème numérique riche en contenus, indique la même source.

    Une ‘’forte progression’’ de l’Internet fixe

    ‘’Le groupe Sonatel a déployé 664 nouveaux sites mobiles en 2024, toutes technologies confondues (de la 2G à la 5G), pour améliorer la couverture et la qualité des réseaux. Le lancement de la 5G au Sénégal marque une étape importante’’, dans la mesure où elle offre ‘’des solutions adaptées aux zones non couvertes par la fibre’’, ajoute-t-elle.

    L’Internet fixe a connu ‘’une forte progression’’, avec 916.800 clients, dont 472.000 abonnés à la fibre optique, soit une hausse de 23,8 %, lit-on dans le communiqué.

    Il ajoute, concernant le transfert d’argent, qu’‘’Orange Money continue de jouer un rôle clé dans l’inclusion financière et l’accélération des usages digitaux dans les cinq pays où le groupe opère’’.

    En 2024, ‘’le nombre de clients actifs a atteint 12,6 millions en augmentant de 8,4 %. Cette croissance repose sur un réseau de distribution étendu, des offres attractives et une expérience utilisateur optimisée, grâce à la disponibilité et à la sécurité du service’’, explique le communiqué relatif au bilan de la Sonatel.

    En 2024, 60% de la valeur créée est redistribuée localement, notamment à travers les contributions fiscales (23% du chiffre d’affaires), les dividendes payés aux actionnaires privés locaux (6 % du chiffre d’affaires), les paiements au secteur privé local et les commissions versées aux partenaires distributeurs, déclare la société de télécommunication.

    Le communiqué affirme que le groupe Sonatel célèbre quarante ans d’existence, ‘’avec une ambition renouvelée et des projets stratégiques’’.

    Conquérir ‘’de nouveaux marchés’’

    Dans cette logique, poursuit la même source, l’entreprise prévoit de renforcer les infrastructures réseaux, d’accélérer l’innovation, de conquérir de nouveaux marchés, d’optimiser l’expérience client et de renforcer son impact.

    Son directeur général, Sékou Dramé, estime que ‘’2024 a été une année de résilience, d’adaptation et d’innovation’’.

    ‘’En 2025, alors que nous célébrerons nos quarante ans d’existence, nous avons l’ambition de consolider notre position de leader en investissant dans le déploiement de la fibre optique et des réseaux mobiles 4G et 5G, pour offrir une connectivité toujours plus performante’’, rapporte le communiqué en citant M. Dramé.

    Cette année, la Sonatel espère conquérir ‘’de nouveaux marchés’’ et tirer profit de nouvelles opportunités de croissance, ‘’tout en optimisant l’expérience client, grâce à la digitalisation et à l’intelligence artificielle’’.

    L’inclusion numérique, l’éducation, la santé, ainsi que la réduction de son empreinte carbone font partie des priorités de l’entreprise, selon son directeur général.

    MT/ESF/SMD

  • SENEGAL-AFRIQUE-ENTREPRISES / Règlementation de la joint-venture : Dakar appelle l’OHADA à examiner ses propositions

    SENEGAL-AFRIQUE-ENTREPRISES / Règlementation de la joint-venture : Dakar appelle l’OHADA à examiner ses propositions

    Dakar, 20 fév (APS) – Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a appelé le Conseil des ministres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), jeudi, à Dakar, à se pencher sur les propositions faites par le Sénégal depuis 2013 en faveur de la règlementation de la coentreprise ou joint-venture.

    ‘’L’enjeu de souveraineté économique des États membres devrait également guider l’OHADA dans la conduite du processus législatif relatif à la coentreprise ou joint-venture, qui a fait l’objet de propositions […] déposées depuis 2013 par le Sénégal’’, a dit M. Sonko.

    Il présidait la cérémonie d’ouverture de la 58e réunion du Conseil des ministres de l’OHADA.

    Avant d’inviter l’organisation communautaire à se pencher sur les textes proposés par le Sénégal, Ousmane Sonko s’est réjoui de l’adoption d’un acte qui encadre le fonctionnement des sociétés coopératives dans les pays membres. ‘’On se félicite […] de l’adoption de l’acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives, qui offre un cadre juridique approprié à la pratique de l’économie sociale et solidaire’’, a-t-il dit.

    Le Premier ministre estime aussi qu’‘’il faudrait une parfaite appropriation du droit coopératif [de l’OHADA] et une réelle exploitation de son potentiel systémique’’.

    Il a tenu à signaler que le Sénégal accueille une réunion du Conseil des ministres de ladite organisation ‘’pour la deuxième fois en un an seulement’’.

    Un ‘’levier de stimulation de l’investissement’’

    ‘’Notre pays a très tôt cru en ce modèle de coopération économique, pour avoir été au premier plan dans le processus de création de l’OHADA et grandement contribué au démarrage effectif des activités de ses organes’’, a dit M. Sonko.

    Il s’est souvenu du magistrat sénégalais Kéba Mbaye (1924-2007), dont l’‘’engagement’’ et la ‘’clairvoyance ont été d’un apport fort appréciable dans la réalisation de ce projet communautaire’’, la création de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires. ‘’Nous saluons également l’œuvre de l’[ancien] président de la République du Sénégal, le président Abdou Diouf, qui s’était beaucoup investi dans les premières années de fonctionnement de l’[OHADA] en lui permettant de relever d’importants défis.’’

    ‘’Après trois décennies d’existence, l’OHADA constitue encore un outil incontournable de pilotage des politiques publiques dans nos États. Il est par conséquent de notre responsabilité collective d’œuvrer à la consolidation de ses acquis et à sa pérennisation’’, a dit Ousmane Sonko aux membres du Conseil des ministres de cette organisation.

    Il estime que l’OHADA, un ‘’levier de stimulation de l’investissement, de développement du secteur privé et de dynamisation de la croissance’’, est à préserver et à renforcer, ‘’afin de mieux remplir la mission que [ses] fondateurs lui ont assignée’’.

    ‘’Les performances de notre centre d’arbitrage, dont nous attendons légitimement des revenus substantiels dans la perspective d’un autofinancement progressif des institutions de l’OHADA, sont largement tributaires du choix des femmes et des hommes que vous désignerez pour animer cette institution phare’’, a signalé le Premier ministre.

    ‘’Je vous recommande ainsi de privilégier les qualités personnelles et les capacités opérationnelles des candidats qui vous seront présentés’’, a-t-il affirmé devant le Conseil des ministres de l’organisation.

    Cette instance de l’OHADA est constituée des ministres chargés de la Justice et des Finances de chacun des États membres.

    C’est l’organe législatif de l’organisation créée en 1993 en vue de ‘’la facilitation des échanges et des investissements, la garantie de la sécurité juridique et judiciaire des activités des entreprises’’ dans 17 pays africains.

    ESF/OID

  • SENEGAL-FINANCES / Ousmane Sonko va discuter avec les députés du dernier rapport d’audit de la Cour des comptes, vendredi

    SENEGAL-FINANCES / Ousmane Sonko va discuter avec les députés du dernier rapport d’audit de la Cour des comptes, vendredi

    Dakar, 20 (APS) – Le Premier ministre va discuter avec les députés, vendredi 21 février, de l’audit publié la semaine dernière par la Cour des comptes, concernant la gestion des finances publiques entre 2019 et 2024, annonce le communiqué du Conseil des ministres.

    Il va s’agir d’‘’échanger avec les députés sur les enseignements à tirer des constatations graves et des recommandations ressortant du rapport définitif de la Cour des comptes sur l’audit […] des finances publiques’’.

    ‘’Le Premier ministre a fait part au Conseil de son passage à l’Assemblée nationale, vendredi 21 février 2025, au titre des questions d’actualité au gouvernement’’, ajoute le communiqué du Conseil des ministres.

    L’Assemblée nationale annonce, pour sa part, que cette rencontre du gouvernement avec les députés aura lieu à son siège à partir de 16 heures.

    L’audit conduit par la Cour des comptes révèle que le niveau de la dette publique du pays était largement supérieur, entre 2019 et 2023, à celui qu’en donnaient les autorités de l’époque.

    Le rapport publié à la fin de l’audit signale l’existence de tirages sur ressources extérieures supérieurs à ceux affichés par le gouvernement de l’époque, des ‘’disponibilités du Trésor supérieures’’ à celles indiquées par le ministère des Finances et du Budget.

    Des anomalies dans la vente d’immeubles appartenant à l’État ont également été signalées.

    Des enquêtes seront conduites et des poursuites judiciaires menées contre les auteurs présumés des malversations relevées par la Cour des comptes, a déclaré le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, la semaine dernière.

    Selon M. Diagne, ils seront poursuivis en justice pour divers délits : faux en écriture et faux en informatique, détournement de deniers publics et escroquerie sur les deniers publics, blanchiment de capitaux, enrichissement illicite, complicité et recel de ces chefs d’inculpation.

    Plusieurs personnalités, dont d’anciens ministres et d’anciens directeurs généraux, ainsi que des comptables et des ‘’particuliers’’ sont concernés par les enquêtes et les poursuites judiciaires à mener, a-t-il dit.

    ESF/ASG

  • SENEGAL-ECONOMIE-COOPERATION / Des agents de la BAD entament une ‘’mission de dialogue’’ au Sénégal, ce lundi

    SENEGAL-ECONOMIE-COOPERATION / Des agents de la BAD entament une ‘’mission de dialogue’’ au Sénégal, ce lundi

    Dakar, 17 fév (APS) – Une équipe de la Banque africaine de développement (BAD) a entamé, ce lundi 17 février, à Dakar, une ‘’mission de dialogue’’ en vue de la préparation du rapport d’achèvement du document de stratégie 2021-2025 de ladite institution pour le Sénégal.

    Elle va séjourner au Sénégal jusqu’au 24 février, selon un communiqué du département chargé de la communication et des relations extérieures de la BAD.

    Durant son séjour, la mission va entamer des discussions sur l’élaboration de sa nouvelle stratégie de développement en faveur du Sénégal, pour la période 2026-2030.

    Le document de stratégie de la BAD pour les pays membres définit pour chacun d’eux le cadre de partenariat avec l’institution financière, selon le communiqué.

    Il fixe les priorités d’intervention, les projets et programmes à mettre en œuvre, les activités hors-financement à mener (produits de savoir, assistance technique, renforcement des capacités, etc.), ainsi que les ressources financières indicatives requises pour une durée de cinq ans.

    Le responsable du bureau de la Banque africaine de développement au Sénégal, Mohamed Cherif, conduira la délégation composée de plusieurs experts du développement.

    La mission va définir ‘’une orientation stratégique du nouveau [document de stratégie pays] pour le Sénégal. Il s’agira d’aligner cette orientation sur les besoins réels de développement du pays, sur les priorités stratégiques et opérationnelles du groupe de la Banque africaine de développement, sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les objectifs de développement durable’’, explique la même source.

    Quarante projets de la BAD en cours d’exécution au Sénégal

    Mohamed Cherif et ses collègues vont procéder préalablement à l’examen détaillé du rapport d’achèvement du DSP 2021-2025 avec les parties prenantes (gouvernement, partenaires du développement, société civile, secteur privé, etc.).

    ‘’Il sera question notamment de procéder à une évaluation complète des réalisations à court et moyen terme des opérations de la [BAD] sur la période 2021-2025 et d’analyser l’état d’exécution des opérations approuvées et en cours, afin de tirer des leçons pertinentes à même d’orienter l’élaboration de la prochaine stratégie de développement du pays pour 2026-2030’’, ajoute le communiqué.

    Les membres de la mission vont s’entretenir avec des représentants du secteur privé, de la société civile, du monde universitaire et d’institutions partenaires du Sénégal.

    Le groupe de la Banque africaine de développement, qui soutient les politiques publiques du Sénégal, intervient dans le financement des secteurs de l’énergie, des transports, de l’agriculture, des technologies de l’information, du social, de la gouvernance et du secteur privé.

    Selon le communiqué, la BAD réaffirme son engagement à ‘’soutenir activement le pays dans ses efforts de concrétisation de l’Agenda national de transformation ‘Sénégal 2050’‘’.

    Le 1er janvier 2025, le portefeuille actif du groupe de la Banque africaine de développement pour le Sénégal comptait 40 projets.

    Le budget destiné à ces projets s’élève à 2,6 milliards de dollars américains, soit 1.640 milliards de francs CFA, selon le communiqué.

    ESF/OID/SBS

  • SENEGAL-ECONOMIE-ORGANISATIONS / Bassirou Diomaye Faye : « J’ai profité du sommet de l’UA pour promouvoir la candidature de notre compatriote Amadou Hott à la présidence de la BAD »

    SENEGAL-ECONOMIE-ORGANISATIONS / Bassirou Diomaye Faye : « J’ai profité du sommet de l’UA pour promouvoir la candidature de notre compatriote Amadou Hott à la présidence de la BAD »

    Dakar, 17 fév (APS) – Le président de la République a dit avoir profité du 38e sommet de l’Union africaine (UA) pour demander à ses pairs du continent de soutenir la candidature de l’économiste, banquier et ancien ministre sénégalais Amadou Hott à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD).

    « J’ai participé […] au sommet de l’Union africaine […] J’en ai profité aussi pour promouvoir la candidature de notre compatriote Amadou Hott à la présidence de la Banque africaine de développement », a déclaré Bassirou Diomaye Faye à la RTS1, à son retour, dimanche, du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UA.

    « Nous considérons, au regard de son parcours et de son expérience bancaire […], qu’il a le profil qu’il faut pour diriger la BAD, qui est extrêmement importante dans le dispositif de financement des économies africaines », a ajouté M. Faye.

    L’ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, âgé de 52 ans, a une expérience de plusieurs « décennies » du secteur privé et de la banque, a-t-il rappelé.

    Le président sénégalais dit exhorter ses pairs du continent à soutenir la candidature d’Amadou Hott et à la défendre auprès de leurs homologues.

    Le 38e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine a eu lieu ce week-end à Addis-Abeba, en Éthiopie. « Année de la justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par le biais de réparations » était le thème de cette rencontre des dirigeants du continent.

    Amadou Hott a démissionné en septembre dernier de ses fonctions d’envoyé spécial du président de la BAD, chargé de l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique, afin de préparer sa candidature à la présidence de l’institution financière.

    Selon le magazine économique et financier Financial Afrik, le Béninois Romuald Wadagni, le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, le Mauritanien Ousmane Kane et le Zambien Samuel Maimbo sont également candidats.

    La Banque africaine de développement va dévoiler, vendredi prochain, la liste des candidatures retenues pour l’élection de son président prévue le 25 mai prochain à Abidjan.

    HB/ESF/BK

  • SENEGAL-DEVELOPPEMENT / Économie sociale et solidaire : la synergie entre les ministères concernés et les instruments utilisés jugée indispensable

    SENEGAL-DEVELOPPEMENT / Économie sociale et solidaire : la synergie entre les ministères concernés et les instruments utilisés jugée indispensable

    Dakar, 16 fév (APS) – La directrice générale du Fonds national de la microfinance (FONAMIF), Nicole Mansis, a relevé, samedi, à Dakar, la nécessité d’une plus grande synergie entre les ministères concernés par la mise en œuvre de la stratégie de financement des acteurs de la microfinance et de l’économie sociale et solidaire (ESS), entre les instruments utilisés également.

    L’État doit en même temps procéder à ‘’des interventions ciblées’’, dans le but de ‘’réparer les injustices’’ dont ont été victimes certains acteurs de ce secteur, selon Mme Mansis.

    ‘’La stratégie de financement des acteurs économiques par l’État, dans le but de lever les contraintes liées à l’accès au financement, doit être plus synergique entre les ministères, mais surtout entre les instruments mis en place’’, a-t-elle dit à l’occasion d’une journée d’information sur les mécanismes d’accompagnement du ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, dans la commune d’arrondissement de Ouakam, à Dakar.

    La synergie entre les ministères concernés et les mécanismes utilisés est nécessaire pour créer des emplois décents et viables, réduire la pauvreté et produire de manière ‘’solidaire’’ des richesses partagées, selon Nicole Mansis.

    Elle pense qu’‘’une priorisation par des interventions ciblées est nécessaire […] pour réparer les injustices de plusieurs années touchant des acteurs’’ de la microfinance et de l’ESS.

    Certains acteurs de ce secteur ‘’n’ont jamais reçu un financement de [l’État], au moment où d’autres en ont reçu plusieurs’’ fois, a signalé la directrice générale du FONAMIF.

    Les pouvoirs publics doivent ‘’orienter le financement de l’État vers la recherche d’impact économique et social et de viabilité financière’’, a ajouté Mme Mansis.

    La directrice générale du FONAMIF, Nicole Mansis

    C’est pour y arriver que la stratégie de financement ciblée du ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire est fondée sur ‘’trois piliers essentiels’’, a-t-elle dit.

    D’abord, le financement de l’État est dirigé vers les secteurs prioritaires, ce qui contribue à la souveraineté alimentaire et à la substitution aux importations.

    Ensuite, ‘’le financement de l’État va prioritairement et équitablement aux acteurs qui n’ont jamais’’ bénéficié de son secours, a poursuivi la directrice générale du FONAMIF.

    Enfin, a-t-elle dit, le financement de l’État est accordé, ‘’dans toute la mesure du possible’’ et ‘’de façon solidaire’’, aux acteurs économiques disposant d’un projet à impact économique ‘’en termes de création d’emplois ou de création de richesses endogènes pour la souveraineté alimentaire’’.

    ‘’C’est dans cette dynamique que le ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire souhaite accompagner le Réseau des acteurs de l’économie sociale et solidaire de Ouakam’’, a affirmé Mme Mansis.

    Elle juge qu’‘’il est impératif de soutenir des modèles d’affaires qui respectent les principes de durabilité et d’équité face aux défis sociaux, environnementaux et économiques’’.

    ‘’Un instrument de financement inclusif’’

    Nicole Mansis estime que la journée d’information de Ouakam est une opportunité donnée aux acteurs de la microfinance d’‘’avoir une meilleure compréhension des mécanismes d’accompagnement du ministère de l’Économie sociale et solidaire’’.

    Elle a tenu à les assurer de ‘’l’engagement indéfectible du ministère et […] du Fonds national de la microfinance à travailler main dans la main avec [eux], pour un Sénégal où personne ne sera laissé’’ à lui-même.

    Le Fonds national de la microfinance, créé en 2020, est ‘’un instrument de financement et d’accompagnement inclusif’’.

    Il fournit des services d’assistance technique et financière aux acteurs de la microfinance et de l’ESS, selon une note de son ministère de tutelle consultée par l’APS.

    Sa mission est de mettre en place des mécanismes d’accompagnement de la politique d’inclusion financière et sociale de l’État, au profit des couches vulnérables et des acteurs de l’économie sociale et solidaire, selon le même document.

    Il intervient dans les phases d’identification et de ciblage des bénéficiaires du soutien technique et financier de l’État, de renforcement des capacités, de financement des cibles et de remboursement des crédits.

    Le FONAMIF contribue à la structuration communale, départementale et nationale de l’assistance fournie par les pouvoirs publics, à la labellisation et à la certification des services et de l’expertise en matière d’ESS.

    ESF/ASB

  • SENEGAL-FINANCES-POLITIQUE / Audit de la Cour des comptes : Pastef dénonce ‘’un carnage financier’’ des ex-dirigeants du pays, l’APR parle d’une ‘’machination’’

    SENEGAL-FINANCES-POLITIQUE / Audit de la Cour des comptes : Pastef dénonce ‘’un carnage financier’’ des ex-dirigeants du pays, l’APR parle d’une ‘’machination’’

    Dakar, 14 fév (APS) – Pastef, le parti au pouvoir, réagissant aux malversations relevées par la Cour des comptes sur les finances publiques sénégalaises entre 2019 et mars 2024, a dénoncé un ‘’carnage financier sans précédent’’, tandis que l’APR, l’ex-parti au pouvoir, fustige une ‘’machination’’ menée par les dirigeants actuels du pays contre leurs prédécesseurs.

    ‘’Nous avons assisté à un carnage financier sans précédent, à un constat effarant, à des faits extrêmement graves’’, a soutenu Daouda Ngom, le coordonnateur du Mouvement national des cadres de Pastef, lors d’une conférence de presse.

    ‘’Les Sénégalais sont sidérés’’ par ces ‘’écarts’’ entre les données fournies par la Cour des comptes et celles publiées par les ex-dirigeants du pays, a ajouté M. Ngom.

    D’autres cadres de Pastef, dont le député Mohamed Ayib Daffé, Bassirou Kébé, le directeur général de la SN HLM, et Babo Amadou Ba, celui du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique, ont pris part à la conférence de presse.

    ‘’L’histoire vient encore de donner raison au Premier ministre, Ousmane Sonko, qui avait décrit cette situation’’, a poursuivi Daouda Ngom, également ministre de l’Environnement et de la Transition écologique.

    ‘’Nous sommes face à de graves crimes’’, a soutenu Mohamed Ayib Daffé, assurant le gouvernement du ‘’soutien de Pastef’’, concernant la suite à donner à l’audit de la Cour de la Cour des comptes.

    L’ex-parti au pouvoir, l’APR, a dénoncé une ‘’machination’’ des dirigeants actuels du pays contre leurs prédécesseurs.

    ‘’Ce rapport, nous le rejetons […] pour sa forme, son fonds et sa finalité’’, a argué la députée Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, ancienne ministre, proche de l’ex-président de la République, Macky Sall.

    ‘’Les complaintes et les tentatives de justification d’un échec’’

    Pape Malick Ndour, militant de l’APR et ancien ministre de la Jeunesse, a dénoncé ‘’les complaintes et les tentatives de justification […] d’un échec’’ des autorités actuelles du pays.

    Avec l’audit réclamé à la Cour des comptes, elles cherchent à ‘’justifier’’ leur ‘’inaction’’ et leur ‘’échec’’, a soutenu M. Ndour.

    Des poursuites judiciaires seront menées contre les auteurs présumés des malversations relevées par la Cour des comptes, a déclaré, jeudi, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne.

    Selon M. Diagne, ils seront poursuivis en justice pour divers délits : faux en écriture et faux en informatique, détournement de deniers publics et escroquerie sur les deniers publics, blanchiment de capitaux, enrichissement illicite, complicité et recel de ces chefs d’inculpation.

    Plusieurs personnalités, dont d’anciens ministres et d’anciens directeurs généraux, ainsi que des comptables et des ‘’particuliers’’ sont concernés par les enquêtes et les poursuites judiciaires à mener à la suite de la publication de l’audit de la Cour des comptes, a-t-il dit lors du point de presse.

    ‘’Des anomalies relatives à des rattachements de recettes’’

    L’audit montre que ‘’l’encours de la dette est supérieur à celui affiché dans les documents de reddition. L’encours total de la dette de l’administration centrale budgétaire s’élève à 18.558,91 milliards de francs CFA au 31 décembre 2023 et représente 99,67 % du PIB’’, a noté la Cour des comptes.

    La mission de certification d’un rapport de l’Inspection générale des finances, par la Cour des comptes, ‘’a abouti aux principales constatations suivantes : tirages sur ressources extérieures supérieurs à ceux affichés dans le rapport du gouvernement ; encours de la dette supérieur à celui figurant dans le rapport du gouvernement ; disponibilités du Trésor supérieures à celles indiquées’’ par le ministère des Finances et du Budget, constatent les auteurs de l’audit.

    Ils affirment avoir relevé ‘’les constatations ci-après : des discordances sur les données de l’amortissement, de l’encours de la dette publique et des disponibilités bancaires ; des anomalies constatées dans les surfinancements ; des pratiques impactant la trésorerie de l’État ; des manquements dans la gestion des dépôts à terme’’.

    L’institution chargée du contrôle des finances publiques a relevé aussi ‘’des anomalies relatives à des rattachements de recettes’’, une absence de rapports d’évaluation des dépenses fiscales en 2022 et 2023 ‘’contraire’’ à la règlementation de l’UEMOA, des transferts de crédits contraires aux règles en la matière, etc.

    HK/FD/ESF

  • SENEGAL-FINANCE / Le Sénégal lève 30 milliards de francs CFA sur le marché financier de l’UEMOA

    SENEGAL-FINANCE / Le Sénégal lève 30 milliards de francs CFA sur le marché financier de l’UEMOA

    Dakar, 14 fév (APS) – Le Sénégal a obtenu 30 milliards de francs CFA sur le marché financier de l’UEMOA, à la suite d’une émission de bons assimilables du trésor, a-t-on appris, vendredi, de l’agence UEMOA-Titres.

    Il va rembourser le montant obtenu en trois ans, avec un taux d’intérêt de 6,3 %, indique UEMOA-Titres, dont la mission est d’aider les États membres de l’Union à mobiliser sur les marchés de capitaux les ressources financières dont ils ont besoin.

    ESF