Auteur/autrice : Ndèye Suzanne Sy

  • SENEGAL-SANTE / Plaidoyer pour une inclusion de la déficience intellectuelle dans les politiques publiques

    SENEGAL-SANTE / Plaidoyer pour une inclusion de la déficience intellectuelle dans les politiques publiques

     

    Dakar, 24 fév (APS) – La directrice nationale de Special Olympics Sénégal, une organisation œuvrant pour l’inclusion des enfants, adolescents et adultes ayant une déficience intellectuelle, par le sport et par l’amélioration de leur santé, a plaidé, lundi, pour une inclusion de la déficience intellectuelle dans les politiques publiques.

    ‘’Il faut tout un plateau médical pour arriver à prendre en charge l’enfant qui a un handicap intellectuel pour qu’il puisse évoluer de manière harmonieuse, plutôt que l’environnement s’adapte à lui et qu’il puisse également aller à l’école et interagir de manière positive avec son environnement. D’où la nécessité d’inclure la DI (déficience intellectuelle) dans les politiques de santé, d’éducation et de sport’’, a déclaré Raja Djoury.

    Elle intervenait dans le cadre d’un atelier d’échanges avec l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD).

    ‘’Il faut qu’on puisse poser un diagnostic en disant que cet enfant a soit une trisomie 21 – cela se fait de manière commune – ou alors qu’il a des troubles autistiques. Là, cela demande vraiment des investigations beaucoup plus poussées avec des spécialistes. Une fois que le diagnostic est posé, la prise en charge sera faite par des spécialistes, des neuropédiatres ou des neurologues, des orthophonistes’’, a expliqué Mme Djoury.

    Selon elle, la déficience intellectuelle est le parent pauvre du handicap.

    ‘’Pour ce qui concerne la déficience intellectuelle, il n’y a qu’un seul centre public ; tous les autres qui existent sont des centres privés et sont majoritairement concentrés à Dakar’’, a rappelé la directrice de Special Olympics Sénégal.

    Au-delà de l’insuffisance de structures adaptées, les personnes ayant une déficience font face au poids de la société marqué par une inacceptation de cette couche vulnérable.

    ‘’Les barrières sont nombreuses. Il y a déjà le regard de l’autre qui est une première barrière. Il y a l’acceptation, parce que ce ne sont pas toutes les familles qui ont la capacité d’accepter le handicap de leur enfant. Donc, cette barrière est à lever au sein de la famille », a énuméré Mme Djoura.

    « Il y a également la barrière de la stigmatisation, la barrière de la scolarisation ou encore la barrière de la communication », a-t-elle ajouté.

    ‘’Donc, les barrières sont nombreuses, et nous, à Special Olympics, nous essayons de capaciter l’enfant, mais également d’accompagner la famille pour qu’elle soit un levier sur lequel l’enfant peut s’appuyer pour vraiment éclore’’, a expliqué sa directrice.

    Face à cette situation, Special Olympics Sénégal mise sur le sport pour aider ces enfants.

    ‘’Nous connaissons tous les bienfaits du sport sur la personne, en termes de socialisation et d’amélioration de la santé’’, a fait valoir Raja Doury.

    Elle informe qu’au-delà du sport, un programme médical de deux volets : un programme de consultation médicale et un programme de santé communautaire, est destiné à cette cible.

    ‘’Nous avons dans notre base de données plus de 3000 enfants, jeunes et adultes qui sont à Dakar, mais également à l’intérieur du Sénégal. Nous sommes présents dans le nord, dans le sud et au centre’’, a conclu Raja Djoury.

    Elle a indiqué que 3% de la population sénégalaise souffre de déficience intellectuelle selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    NSS/HK

     

     

     

     

     

  • SENEGAL-SANTE / Digitalisation du système de santé :  quelque 100 000 patients enrôlés (officiel)

    SENEGAL-SANTE / Digitalisation du système de santé : quelque 100 000 patients enrôlés (officiel)

    Dakar, 22  fev (APS) – Quelque 100 000 patients ont été enrôlés par les structures sanitaires dans le cadre du Programme de digitalisation du système de santé (PDSS), a ton appris du coordonnateur de la cellule de la carte sanitaire et sociale, de la santé digitale et de l’observatoire de la santé (CSSDOS),  Dr Ibrahima Khaliloulah Dia.

    ‘’Nous sommes à 100 000 patients dans le système. Quelque 9 000 SMS par rendez-vous  sont comptabilisés. Et je pense que même pour les prestations médicales, c’est-à-dire les ordonnances, on est à peu près à 40 000 ou 50 000’’, a dit Dr Dia.

    Le coordonnateur de la CSSDOS prenait part, vendredi, à l’atelier de validation de la composante santé du plan de communication de masse (PAENS) pour la période 2024-2025.

    « Cela montre que le système est accepté par les soignants et par les hôpitaux. Et c’est ce que nous attendons’’, s’est t-il réjoui.

    Il a rappelé que le dossier patient unique partagé (DUPP), n’est rien d’autre que l’ensemble des  »documents médicaux, des ordonnances, des bilans, des radiographies ».

    ‘’Donc c’est cela que nous avons digitalisé. Nous avons un logiciel maintenant qui permet de le faire et c’est qui a été déployé à l’hôpital Abass Ndao et à l’hôpital de Kaffrine’’, a expliqué le docteur Dia.

    ‘’Nous sommes en train de nous préparer pour enrôler un poste de santé et un centre de santé. Nous avons les équipements avec l’appui du projet PAENS’’, a annoncé le coordonateur de la CSSDOS.

    ‘’Nous allons les enrôler pour tester ce qu’on appelle la portabilité du dossier médical. Parce qu’il faut aussi voir si les données du patient, qui vient au poste de santé ou à l’hôpital sont facilement retrouvées ou pas’’, a-t-il ajouté.

    Selon lui, l’idée est de faire ce qu’a dit le Premier ministre, c’est-à-dire déployer la digitalisation du système de santé dans  une approche régionale.

    ‘’Si nous faisons une approche régionale, cela va nous permettre d’enrôler tous les postes et hôpitaux d’une région. Ce qui veut dire qu’on ira vers zéro papier ’’, a-t-il défendu.

    Pour réussir ce pari, le projet doit relever le défi du financement, estime le coordonateur de la CSSDOS. ‘’Nous avons juste 21% du financement. Donc, il nous reste encore 80% à aller chercher pour couvrir toutes les régions’’, a-t-il fait savoir, ajoutant que le Programme de digitalisation du système de santé dure  cinq ans.

    ‘’On en est à presque deux ans. Donc, l’idée est de voir combien de régions vont être enrôlées. Le ministre en a listé pour le moment quatre : Dakar, Diourbel, Thiès et Ziguinchor’’, a précisé le docteur Dia.

    Estimant que la santé numérique coûte beaucoup d’argent, le responsable de la santé numérique croit que la digitalisation du système de santé sénégalais est possible car, a-t-il dit, ‘’nous sommes un pays intelligent et nous pouvons le faire’’.

    Revenant sur le sens du PAENS, il a souligné l‘‘’urgence de montrer à la population ce que le ministère est en train de préparer et de faire en termes de dossiers médicaux en ligne, en termes de télé-médecine ».

    ‘’C’est dans ce sens que nous avons travaillé avec nos collègues du Service national pour l’éducation et l’information sanitaire et sociale (Sneiss), du ministère de la Santé et de l’Action sociale, afin élaborer des supports de collecte données destinés à plusieurs cibles’’, a rappelé le coordonateur de la CSSDOS.

    NSS/SKS/ABB

  • SENEGAL-SANTE-HUMEUR / Le Sames repart en grève les 26 et 27 février (communiqué)

    SENEGAL-SANTE-HUMEUR / Le Sames repart en grève les 26 et 27 février (communiqué)

    Dakar, 21 fév (APS) – Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) annonce avoir décidé de poursuivre son plan d’action en décrétant de nouveau une grève de 48 heures, mercredi 26 et jeudi 27 février.

    ‘’Devant l’inertie du Gouvernement face à nos revendications, le Bureau exécutif national (Ben) décide de poursuivre le plan d’action du Sames (…)’’, indique-t-il dans un communiqué de presse.

    Il signale qu’il ‘’décrète’’ par conséquent ‘’un mot d’ordre de grève générale de 48 heures avec respect strict des urgences sur toute l’étendue du territoire national, les mercredi 26 et jeudi 27 février 2025’’,

    Son bureau exécutif national ‘’demande à tous les membres du Sames de maintenir la même dynamique, jusqu’à la satisfaction totale’’ de leurs revendications.

    Le syndicat signale avoir tenu une réunion d’évaluation de sa grève, une rencontre élargie aux secrétaires généraux de zones et de sections. Le BEN félicite tous les membres du SAMES pour la forte mobilisation et le respect total du mot d’ordre de grève.

    Il rappelle qu’une rencontre a été tenue le mardi 18 février 2025 avec une délégation du ministère de la Fonction publique et de la Transformation du secteur public.

    ‘’A l’issue de cette réunion, aucune proposition concrète n’est ressortie concernant les questions soulevées dans notre plateforme revendicative. Nos interlocuteurs nous ont une fois de plus renvoyés vers le Premier ministre’’, déplore le SAMES.

    L’organisation syndicale avait observé une grève les 18 et 19 février derniers.

    NSS/ASG/SKS

     

  • SENEGAL-SANTE / Prise en charge de l’infertilité du couple : les premiers cas d’insémination artificielle expérimentés à Kaolack (responsable)

    SENEGAL-SANTE / Prise en charge de l’infertilité du couple : les premiers cas d’insémination artificielle expérimentés à Kaolack (responsable)

    Thiès, 20 fev (APS) – Les premiers cas d’insémination artificielle chez des couples soufrant d’infertilité sont en train d’être réalisés à Kaolack (centre), a appris l’APS de la cheffe de la Division planification familiale à la Direction de la santé de la mère et de l’enfant, Dr Ndéye Awa Diagne.

    ‘’Il y a des unités de prise en charge qui doivent être mises en place au niveau des structures sanitaires du pays. Déjà, il y a l’unité de Kaolack qui a été installée et qui a commencé à faire les premiers cas d’insémination artificielle’’, a-t-elle dit.

    Dr Ndeye Awa Diagne prenait part à un atelier de partage des plans stratégiques de la Santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et de la nutrition (Srmnia-n) et des plans d’actions nationaux budgétisés de planification familiale (PANBPF) 2024-2028. Cette rencontre est organisée en collaboration avec l’Association des journalistes en santé, population et développement.

    Dr Diagne, gynécologue obstétricienne, indique qu’il y a d’autres unités de prise en charge de l’infertilité à installer à Saint-Louis, Touba, Tambacounda, Mbour et Ziguinchor.

    ‘’Nous espérons pouvoir les installer en 2025 », a-t-elle déclaré, expliquant que ces programmes sont vraiment pris en compte parce que l’infertilité commence à devenir un vrai problème de santé publique.

    Elle a indiqué que l’unité de procréation médicalement assistée de l’hôpital Dalal Jamm est en cours.  »Il reste juste l’équipement », a t-elle précisé.

    Dr Ndeye Awa Diagne a relevé que la prise en charge de l’infertilité est coûteuse. Elle a fait savoir que  »pour une procréation médicalement assistée, un couple peut dépenser jusqu’à 2 millions 500 mille FCFA’’.

    De l’avis de la spécialiste l’infertilité commence à prendre de l’ampleur dans les structures sanitaires.

    ‘’La participation des structures sanitaires publiques à sa prise en charge pourra donc permettre une meilleure accessibilité, non seulement en termes de ressources financières, en prise en charge, mais aussi en accessibilité géographique’’, a estimé la gynécologue.

    Revenant sur les causes de l’infertilité, elle a expliqué qu’’à partir de 35 ans,  »la fertilité de la femme diminue ». Elles perdent du temps au niveau des tradipraticiens », déplore-t-elle.

    Sous ce rapport , elle recommande aux couples qui ont  fait plus d’un an de vie conjugale sans enfant, d’aller vers des structures sanitaires.

    ‘’Quand on parle d’infertilité du couple, c’est aussi bien l’homme que la femme qui doivent être consultés. On a constaté que de plus en plus que la cause vient de l’homme alors qu’on pense toujours en premier à la femme’’, a relevé Dr Diagne.

    Elle a rappelé que les trois composants de la planification familiale sont l’espacement des naissances, la prise en charge de l’infertilité, l’infécondité du couple et la prise en charge des infections sexuellement transmissibles.

    NSS/SKS/OID/AB

  • SENEGAL-SANTE / Mortalité maternelle : une spécialiste souligne l’importance des consultations prénatales

    SENEGAL-SANTE / Mortalité maternelle : une spécialiste souligne l’importance des consultations prénatales

    Thiès, 19 fev (APS) – La cheffe de la division de la planification familiale à la direction de la Santé, de la mère et de l’enfant (DSME), Ndeye Awa Diagne, a souligné, mercredi, l’importance pour les femmes enceintes de respecter les consultations prénatales qui, selon elle, garantissent la sécurité de la mère.

    ‘’Pour prévenir la prééclampsie et l’éclampsie il faut assurer le suivi prénatal. Parce que les conséquences qui sont désastreuses’’, a déclaré la gynécologue.

    La cheffe de la division de la planification familiale à la DSME s’exprimait au cours d’un atelier de partage du Plan stratégique de la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et des jeunes et de la nutrition (PS-SRMNI-N) et de ses enjeux et du Plan national budgétisé de planification familiale (PANBPF) 2024-2028.

    Cette rencontre, qui se tient du 19 au 20 février à Thiès, vise à familiariser les membres de l’Association des journalistes en santé, population et développement à ces plans.

    ‘’Les conséquences de la négligence des consultations prénatales peuvent se manifester après l’accouchement. Elles peuvent aller de la prématurité du bébé au décès’’, a alerté Ndèye Awa Diagne.

    Étant donné que la tension artérielle est élevée chez la femme enceinte à partir de 4 mois, elle a rappelé que celle-ci doit voir sa sage-femme régulièrement afin qu’elle l’aide à stabiliser sa tension artérielle.

    ‘’Huit consultations prénatales sont maintenant réalisées au niveau des structures sanitaires pour prévenir ces complications chez la femme enceinte’’, a fait savoir la gynécologue.

    Elle a en outre souligné le fait qu’une femme anémiée peut faire une hémorragie post partum, ‘’d’où l’intérêt de recourir à une supplémentation en fers’’.

    ‘’Après l’accouchement, l’utérus a besoin d’assez de sang pour se rétracter. En cas d’hémorragie, si on n’intervient pas dans les deux heures qui suivent, on peut perdre la femme’’, a alerté la praticienne, ajoutant que ‘’les hémorragies constituent les principales causes de décès maternels’’.

    Pour sa part, Mariétou Diop, médecin en santé publique, a déclaré, lors de la présentation du PS SRMNIA-N 2024-2028 a déclaré que les hémorragies représentent 41% des décès maternels.

    ‘’La plus grande cause des décès néonatals est la prématurité. La deuxième est l’asphyxie, qui représente 21%. Elle est suivie par le faible taux de naissance avec 15%’’, a-t-elle signalé.

    Quant aux décès infanto juvéniles, ‘’les infections respiratoires aigües ou IRA constituent la première cause de décès avec 23% des cas et les diarrhées avec 15%’’, a fait savoir Mme Diop.

    Pour prévenir ces conséquences dramatiques, elle encourage les populations, particulièrement les femmes à se rapprocher des structures sanitaires.

    NSS/ABB

  • SENEGAL-SANTE-HUMEUR / La Fédération des syndicats de la santé en grève les 13 et 14 mars prochains

    SENEGAL-SANTE-HUMEUR / La Fédération des syndicats de la santé en grève les 13 et 14 mars prochains

    Dakar, 18 fév (APS) – La Fédération des syndicats de la santé (F2S) compte observer une grève les 13 et 14 mars prochains, pour réclamer l’intervention des plus hautes autorités pour régler leurs problèmes, a appris l’APS du responsable de ladite fédération.

    ‘’Un nouveau plan d’action validé par les instances a été décliné’’, a déclaré Cheikh Seck, dans un point de presse.

    Le plan d’action prévoit  un point de presse le mardi18 février 2025, suivi d’une assemblée générale à Touba, à l’hôpital Ndamatou, jeudi 27 février.

    Il comporte aussi une ‘’rencontre avec les partenaires techniques et financiers (PTF)’’, la société civile, les ambassades, et les autorités religieuses.

    Il sera ponctué par une grève générale les 13 et 14 mars 2025. Une rétention d’informations et le boycott des supervisions figurent aussi parmi les actions envisagées par le F2S.

    Le syndicaliste informe que ‘’ la F2S a rencontré le ministre de la Santé et de l’Action sociale, hier lundi 17 février 2025, pour faire le monitoring des accords du 29 décembre 2023’’.

    Selon lui, si ‘’la F2S salue l’esprit d’ouverture et de dialogue du ministre, mais force est de constater que la seule volonté du ministre ne suffit pas pour régler définitivement les problèmes du secteur de la santé et de l’action sociale’’.

    ‘’Il faut impérativement l’intervention du président de la République et du Premier ministre’’, a-t-il préconisé.

    NSS/ASG/SBS/SKS

  • SENEGAL-SANTE-HUMEUR / Le SAMES en grève générale mardi et mercredi

    SENEGAL-SANTE-HUMEUR / Le SAMES en grève générale mardi et mercredi

    Dakar, 17 fev (APS) – Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) va observer une grève de 48 heures à partir de mardi, avec respect strict des urgences, sur tout le territoire national, pour réclamer de meilleures conditions de travail, a annoncé, lundi, Diabel Dramé, son Secrétaire général chargé des Affaires médicales.

    ‘’Devant l’absence d’action concrète du gouvernement allant dans le sens d’un dialogue et d’un consensus pour solutionner nos revendications, le SAMES est au regret de poser, ce jour (mardi), le premier acte de son plan d’action qui consiste en une grève générale de 48 heures avec respect strict des urgences sur le territoire national les 18 et 19 février 2025’’, a déclaré Diabel Dramé.

    Il s’exprimer lors d’une conférence de presse au siège de l’Ordre national des médecins du Sénégal pour informer l’opinion du plan d’action que le SAMES a adopté suite à sa réunion extraordinaire élargie à tous les secrétaires généraux de zones et de sections du Bureau exécutif national (Ben), samedi.

    Selon lui,  »le SAMES ne réclame que de meilleures conditions de travail pour une offre de santé de qualité pour les populations. Cet état de fait a motivé les revendications ».

    Les revendications du syndicat tournent essentiellement autour du recrutement des médecins pharmaciens et chirurgiens-dentistes dans la fonction publique pour soulager les structures sanitaires ; la gestion démocratique des ressources humaines à travers un appel à candidatures lors des nominations à des postes de responsabilités.

    Diabel Dramé a posé aussi le problème du régime indemnitaire qui, selon lui, « souffre d’une incohérence et d’une injustice notoires au détriment des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes ».

    A cela s’ajoute la revalorisation de la pension de retraite.

    « Un médecin qui part à la retraite devient un ancien fonctionnaire très vulnérable et précaire car se retrouvant avec une pension de retraite dérisoire’’, se désole M. Dramé, réclamant par ailleurs la construction progressive de nouveaux hôpitaux dans les départements.

    L’accélération de la mise en œuvre de la Couverture sanitaire universelle en passant tout d’abord par le remboursement de la dette CMU due aux structures sanitaires fait partie des points de la plateforme revendicative des blouses blanches.

    Ces dernières s’offusquent également du retard noté dans la matérialisation du statut des médecins en spécialisation et des internes des hôpitaux, rendant ces « derniers très vulnérables sur le plan socioprofessionnel’’, a dit Diabel Dramé.

    Le Secrétaire général du SAMES, Mamadou Demba Ndour, a relevé qu’ils ont rencontré le gouvernement à 14 reprises sans que des solutions ne soient apportées à leurs problèmes. La dernière en date remonte au jeudi 13 février dernier avec le ministère de la Santé et de l’Action Sociale en l’occurrence.

    NSS/HB/HK/OID

  • SENEGAL-SANTE-PRECISIONS / Arrêt de l’appareil de radiothérapie de Dalal Jamm : la tutelle évoque des « pannes répétitives » et « une instabilité électrique »

    SENEGAL-SANTE-PRECISIONS / Arrêt de l’appareil de radiothérapie de Dalal Jamm : la tutelle évoque des « pannes répétitives » et « une instabilité électrique »

    Dakar, 17 fév (APS) – Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a justifié la mise à l’arrêt de l’appareil de radiothérapie de l’hôpital de Dalal Jamm de Guédiawaye (Dakar) par « des pannes répétitives » et « une instabilité électrique résultant des fluctuations de l’alimentation du réseau local », des problèmes qui, selon la tutelle, ne garantissaient pas la qualité et la sécurité nécessaire à la fourniture du service dédié.

    Dans un communiqué parvenu à l’APS, le ministère de la Santé a fait état de « pannes répétitives [enregistrées] au niveau des installations de la radiothérapie de Dalal Jamm », lesquelles « sont liées pour l’essentiel à l’environnement avec les embruns marins qui attaquent les pièces des appareils et le réseau informatique ».

    S’y ajoute « une instabilité électrique résultant des fluctuations de l’alimentation du réseau local ».

    Des difficultés qui ont motivé la décision de mettre à l’arrêt l’appareil « pour faire face à cette situation qui ne permettait plus de garantir la qualité et la sécurité nécessaire à la fourniture du service de la radiothérapie », précise le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

    La radiothérapie est un traitement locorégional du cancer qui utilise des radiations ou des rayonnements pour détruire des cellules cancéreuses.

    Le communiqué assure toutefois que « les dispositions nécessaires ont été prises pour que les patients qui ont besoin de radiothérapie soient pris en charge au niveau du deuxième centre de traitement situé au centre hospitalier national Cheikh Ahmadoul Khadim ».

    « À la fin du mois de décembre 2024, après la dernière cohorte de patients pris en charge, le ministère de la Santé a mobilisé les ressources nécessaires pour régler définitivement cette problématique de disponibilité fonctionnelle continue des accélérateurs de Dalal Jamm », ajoute-t-il.

    De même, la mise aux normes des réseaux électrique et informatique « a été réalisée en attendant la construction d’un nouveau poste transformateur. La source de curiethérapie a également été régénérée et le contrat pour l’upgrade des accélérateurs est en cours de signature ».

    Selon le ministère en charge de la Santé, ces interventions permettront de renforcer la qualité des traitements, tout en augmentant la capacité de prise en charge en la faisant passer de 60 à 120 patients par jour.

    La reprise des activités du centre de radiothérapie est prévue la semaine prochaine, annonce le ministère de la Santé et de l’Action sociale dans son communiqué, se disant conscient des difficultés auxquelles les patients atteints de cancer sont confrontés, tout en leur manifestant sa « compassion ».

    « Les dispositions nécessaires sont en train d’être prises pour trouver une solution durable. Ainsi, l’ouverture prochaine du centre national d’oncologie et celui de l’hôpital Aristide Le Dantec constituera une solution et améliorera la prise en charge des cancers au Sénégal », a rassuré le ministère de la Santé.

    NSS/MT/HB/BK/ASG

  • SENEGAL-SANTE / Une spécialiste assure que 80% des formes d’épilepsie de l’enfant sont guérissables

    SENEGAL-SANTE / Une spécialiste assure que 80% des formes d’épilepsie de l’enfant sont guérissables

    Dakar, 14 fév (APS) – La neuropédiatre et neuro physiologue Ajaratou Dieynaba Sow a donné jeudi des assurances concernant la prise en charge de l’épilepsie, affirmant que 80% des variantes de cette maladie sont guérissables à terme suite à un bon traitement de deux ans et un respect des prescriptions médicales.

    « Dans ces cas de figure, en dehors de certaines spécificités, il y a 80 % des formes d’épilepsie de l’enfant qui sont guérissables à terme », a déclaré la neurologue, lors d’une journée porte ouverte organisée par le service neurologique de l’hôpital de Fann de Dakar, dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale de lutte contre l’épilepsie.

    « Après deux ans de traitement bien mené, avec des explorations électro-encéphalographiques normaux, on peut déclarer une guérison et un suivi sur plusieurs années avant de libérer l’enfant pour éviter une décision. C’est ce qu’on appelle la guérison », a-t-elle expliqué.

    D’après cette spécialiste, l’épilepsie est une maladie de l’enfant, mais elle peut survenir à tout âge et concerne toutes les races et partout dans le monde.

    « On prévoit qu’il y aura 50 millions d’épileptiques d’ici à 2030 dont 40 millions [seront enregistrés en Afrique] », ce qui, dit-elle, fait de cette maladie un  »problème de santé publique en Afrique ».

    « L’intérêt de cette campagne, c’est de permettre au continent de pouvoir prendre en charge ses patients. L’autre problème majeur justement de l’épilepsie, c’est qu’au-delà de ce problème de santé publique, en Afrique, 80% des épileptiques ne sont pas diagnostiqués et 80% n’ont pas accès au traitement », a alerté la neurophysiologue.

    Adjaratou Dieynaba Sow regrette le manque de neurologues en Afrique, ce qui rend difficile la prise en charge correcte de cette pathologie dont les causes « sont multiples ».

    « Tout ce qui peut altérer la maturation du cerveau de l’enfant est potentiellement source d’épilepsie. Une simple anémie, une simple déshydratation peut être une cause d’épilepsie », explique la spécialiste, citant également des problèmes de santé de la reproduction « avec ce qu’on appelle la souffrance fatale aiguë qui représentant 60% des enfants qui sont rencontrés ».

    La neurophysiologue fait par ailleurs état d’un lien entre les crises épileptiques et les accidents vasculaires cérébraux (AVC).

    « Étant une maladie du cerveau, s’il y a une lésion cérébrale qui altère le fonctionnement des neurones cérébraux, il y a une ischémie, c’est-à-dire qu’il y a une mort de cellule du cerveau, une mort de neurone qui entraîne une cicatrice. Et derrière, c’est cette cicatrice qui est pourvoyeuse de crise d’épilepsie », a expliqué Mme Sow.

    « La prévention des accidents vasculaires cérébraux (AVC) permet également la prévention de ces crises d’épilepsie qui sont secondaires à tous ces événements vasculaires cérébraux qui pourraient survenir. Elle n’est pas mortelle », a-t-elle précisé à ce sujet.

    Pour prévenir les crises épileptiques, la neurologue recommande un suivi, une surveillance des femmes en âge de procréer pour une gestion optimale de l’accouchement et de toute cette périnatalité.

    « Il faudra éviter aussi les traumatismes cranio-encéphaliques en limitant les accidents de la voie publique, en prenant des précautions de ce genre », a-t-elle recommandé.

    NSS/ADL/BK

  • SENEGAL-SANTE / L’épilepsie, deuxième motif de consultation en neurologie depuis 2005 (spécialiste)

    SENEGAL-SANTE / L’épilepsie, deuxième motif de consultation en neurologie depuis 2005 (spécialiste)

    Dakar, 13 fév (APS) – L’épilepsie a connu une expansion au Sénégal à tel point qu’elle est devenue, depuis 2005, le deuxième motif de consultation en neurologie, alors qu’auparavant elle en occupait le sixième rang.

    ‘’Nous avons commencé les activités de lutte contre l’épilépsie en 2005. L’épilepsie est passée de la sixième place des consultations à la deuxième place, et donc, ça fait une augmentation significative’’, a déclaré Pr Marième Soda Diop, neurologue, secrétaire général de la Ligue sénégalaise de lutte contre l’épilepsie

    Elle s’entretenait avec la presse en marge de la journée portes ouvertes du service de neurologie du Centre hospitalier universitaire de Fann. Cette journée est organisée dans le cadre de la journée internationale de l’épilepsie. Le thème de cette journée mondiale, cette année, est ‘’Avançons ensemble pour un monde meilleur’’.

    ‘’Nous organisons chaque année des caravanes dans les régions du Sénégal. Et nous allons à la rencontre des patients et nous avons diagnostiqué et traité près de 5000 patients qui étaient épileptiques, qui ne le savaient pas et qui ont été découverts au cours de ces caravanes’’, a informé la spécialiste.

    Cela prouve selon elle qu’’’il y a eu une augmentation notable du nombre de patients épileptiques diagnostiqués et suivis’’.

    Pr Diop a rappelé que ‘’l’épilepsie est une maladie du cerveau qui se manifeste essentiellement par des crises multiples et variables’’. ‘’La plus connue, c’est la crise généralisée tonico-clonique avec un patient qui, au cours d’une activité normale, tombe, tout son corps tremble, les membres supérieurs, les membres inférieurs, les muscles du visage, et il a de la mousse qui sort de sa bouche, et parfois, il peut perdre des urines », a-t-elle décrit.

    La neurologue a signalé que  »c’est la crise la plus fréquente, la mieux connue’’. Cependant, ‘’il existe beaucoup d’autres formes de crise d’épilepsie’’, a expliqué la praticienne.

    ‘’Lorsque le patient n’est pas traité, les crises peuvent entraîner une dégradation des fonctions cérébrales, c’est-à-dire chez l’enfant avec des troubles cognitifs, un défaut de maturation, de croissance cérébrale’’, a-t-elle prévenu.

    Le cas échéant, l’enfant ‘’va présenter un déficit cognitif, c’est-à-dire des troubles mentaux qui seront des conséquences de ces crises d’épilepsie’’.

    ‘’Lorsqu’il est traité, on peut arriver à obtenir un contrôle excellent des crises, c’est-à-dire que le patient ne fera plus de crise et il mènera une vie normale. Si c’est un enfant, il pourra aller à l’école. Si c’est un adulte, il pourra aller au travail, avoir une vie sociale, se marier, avoir des activités tout à fait normales’’, a rassuré la neurologue.

    Pr Marième Soda Diop a également assuré qu’il est possible de soigner la maladie. ‘’Il existe des médicaments qui sont très efficaces et qui ne coûtent pas cher. On ne parlera pas de guérison, mais on arrivera à obtenir un contrôle optimal des crises de sorte que le sujet atteint va mener une vie parfaitement normale », a-t-elle rassuré.

    Elle a rappelé qu’ »il y a aussi des précautions à prendre avec une bonne hygiène de vie et les recommandations des médecins à suivre’’.

    NSS/SKS/ASG/ADL