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  • SENEGAL-AFRIQUE-INITIATIVE / Olusegun Obasanjo noue un partenariat avec l’APIX pour promouvoir les investissements au Sénégal 

    SENEGAL-AFRIQUE-INITIATIVE / Olusegun Obasanjo noue un partenariat avec l’APIX pour promouvoir les investissements au Sénégal 

    Dakar, 24 fév (APS) – L’Agence nationale chargée de la promotion de l’investissement et des grands travaux au Sénégal (APIX) et AfroChampions, une initiative panafricaine de partenariat public-privé dirigée par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, ont signé, lundi, à Dakar, une convention de partenariat en vue du développement des investissements au Sénégal.

    M. Obasanjo, accompagné d’une dizaine de collaborateurs, a assuré l’APIX de la disponibilité d’AfroChampions à coopérer avec elle pour l’atteinte de cet objectif.

    ‘’Nous sommes prêts à travailler avec l’APIX. Nous sommes prêts à faire venir des investisseurs’’, a-t-il déclaré, s’exprimant en anglais.

    En présence de son directeur général, Bakary Séga Bathily, l’APIX lui a présenté, ainsi qu’à ses collaborateurs, un film sur le programme de développement ‘’Sénégal 2050’’.

    Olusegun Obasanjo, âgé de 88 ans, président du Nigeria de 1999 à 2007, estime que l’Afrique doit compter sur les Africains pour satisfaire ses besoins d’investissements.

    ‘’Les Africains sont les seuls investisseurs capables de développer leur continent’’, a soutenu le président d’AfroChampions, souhaitant que ‘’des investissements domestiques’’ soient faits par le continent, même si l’Afrique bénéficie des ‘’investissements étrangers’’.

    L’initiative panafricaine de partenariat public-privé qu’il dirige a pour objectif de ‘’soutenir le développement de multinationales africaines’’ et de faire d’elles ‘’des géants régionaux et mondiaux capables d’impulser la transformation du continent’’.

    Le directeur général de l’APIX a salué la visite d’Olusegun Obasanjo et le partenariat qu’il souhaite entretenir avec cette agence sénégalaise.

    Sa visite est une preuve des ‘’liens solides’’ et de l’‘’ambition commune’’ de l’APIX et d’AfroChampions de ‘’contribuer à la transformation économique de l’Afrique’’, a dit Bakary Séga Bathily.

    ‘’Nous nous réjouissons des échanges fructueux qui nous permettront d’établir un partenariat solide entre AfroChampions et l’APIX’’, a ajouté M. Bathily.

    ‘’En unissant nos forces, nous pouvons valoriser les champions africains, mobiliser de nouveaux investissements et [générer] une croissance durable dans tout le continent’’, a-t-il assuré.

    HK/ESF/SMD

  • SENEGAL-TELECOMS / La Sonatel déclare avoir augmenté son chiffre d’affaires de 9,6 % en 2024

    SENEGAL-TELECOMS / La Sonatel déclare avoir augmenté son chiffre d’affaires de 9,6 % en 2024

    Dakar, 24 fév (APS) – Le chiffre d’affaires du groupe Sonatel à la fin de l’année 2024 a atteint 1.776,4 milliards de francs CFA, avec une hausse de 9,6 % par rapport à 2023, annonce la société de télécommunication dans un bilan annuel prenant en compte ses performances dans les cinq pays d’Afrique de l’Ouest où elle opère.

    Il s’agit de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Sénégal et de la Sierra Leone.

    Ces performances ont été obtenues grâce à des investissements stratégiques de 300 milliards francs CFA, qui représentent 17 % du chiffre d’affaires, selon un communiqué de l’entreprise. 

    Ce document du groupe Sonatel consacré à son bilan explique que ‘’ces efforts ont permis de répondre aux besoins croissants des clients, de renforcer l’inclusion numérique et d’accompagner les États dans leurs projets de transformation numérique’’.

    Il signale que l’entreprise a poursuivi en 2024 son engagement en faveur de l’amélioration de la connectivité et de l’expérience client. En termes de résultats, le nombre de ses clients pour la téléphonie mobile a progressé de 2,7 %. En raison de cette hausse, la Sonatel a atteint 41 millions d’abonnés pour le mobile.

    Selon le bilan transmis à l’APS, 22,8 millions de ces clients utilisent les données mobiles, et 17,9 millions d’entre eux bénéficient du ‘’très haut débit’’ de l’opérateur via la 4G, soit une hausse de 24,4 %.

    Cette croissance est portée par des réseaux performants, des offres tarifaires adaptées et un écosystème numérique riche en contenus, indique la même source.

    Une ‘’forte progression’’ de l’Internet fixe

    ‘’Le groupe Sonatel a déployé 664 nouveaux sites mobiles en 2024, toutes technologies confondues (de la 2G à la 5G), pour améliorer la couverture et la qualité des réseaux. Le lancement de la 5G au Sénégal marque une étape importante’’, dans la mesure où elle offre ‘’des solutions adaptées aux zones non couvertes par la fibre’’, ajoute-t-elle.

    L’Internet fixe a connu ‘’une forte progression’’, avec 916.800 clients, dont 472.000 abonnés à la fibre optique, soit une hausse de 23,8 %, lit-on dans le communiqué.

    Il ajoute, concernant le transfert d’argent, qu’‘’Orange Money continue de jouer un rôle clé dans l’inclusion financière et l’accélération des usages digitaux dans les cinq pays où le groupe opère’’.

    En 2024, ‘’le nombre de clients actifs a atteint 12,6 millions en augmentant de 8,4 %. Cette croissance repose sur un réseau de distribution étendu, des offres attractives et une expérience utilisateur optimisée, grâce à la disponibilité et à la sécurité du service’’, explique le communiqué relatif au bilan de la Sonatel.

    En 2024, 60% de la valeur créée est redistribuée localement, notamment à travers les contributions fiscales (23% du chiffre d’affaires), les dividendes payés aux actionnaires privés locaux (6 % du chiffre d’affaires), les paiements au secteur privé local et les commissions versées aux partenaires distributeurs, déclare la société de télécommunication.

    Le communiqué affirme que le groupe Sonatel célèbre quarante ans d’existence, ‘’avec une ambition renouvelée et des projets stratégiques’’.

    Conquérir ‘’de nouveaux marchés’’

    Dans cette logique, poursuit la même source, l’entreprise prévoit de renforcer les infrastructures réseaux, d’accélérer l’innovation, de conquérir de nouveaux marchés, d’optimiser l’expérience client et de renforcer son impact.

    Son directeur général, Sékou Dramé, estime que ‘’2024 a été une année de résilience, d’adaptation et d’innovation’’.

    ‘’En 2025, alors que nous célébrerons nos quarante ans d’existence, nous avons l’ambition de consolider notre position de leader en investissant dans le déploiement de la fibre optique et des réseaux mobiles 4G et 5G, pour offrir une connectivité toujours plus performante’’, rapporte le communiqué en citant M. Dramé.

    Cette année, la Sonatel espère conquérir ‘’de nouveaux marchés’’ et tirer profit de nouvelles opportunités de croissance, ‘’tout en optimisant l’expérience client, grâce à la digitalisation et à l’intelligence artificielle’’.

    L’inclusion numérique, l’éducation, la santé, ainsi que la réduction de son empreinte carbone font partie des priorités de l’entreprise, selon son directeur général.

    MT/ESF/SMD

  • SENEGAL-SANTE / Des membres de six  ménages sénégalais sur dix installés à la frontière se sont fait soigner en Gambie (étude)

    SENEGAL-SANTE / Des membres de six ménages sénégalais sur dix installés à la frontière se sont fait soigner en Gambie (étude)

    Dakar, 24 fév (APS) – L’Institut de formation et de recherche en population et santé de la reproduction (IPDSR), affilié à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, a révélé dans une étude que six sur dix ménages sénégalais établis sur l’espace transfrontalier avec la Gambie comptent en leur sein des membres ayant eu à se rendre dans ce pays voisin du Sénégal pour des soins de santé.

    « Au total, 600 ménages ont été enquêtés. Si on considère 10 ménages sénégalais le long de la frontière, six d’entre eux abritent des membres qui ont eu à traverser la frontière pour aller chercher des soins de santé en Gambie’’, a indiqué le Professeur Mouhamadou Sall.

    Il présentait les résultats de l’étude du projet ‘’Développement de stratégies de coordination de l’offre de soins de santé entre la Gambie et le Sénégal’’ (SHEGAS). Cette étude a été menée pendant une période de deux ans par l’IPDSR et Medical Research Council unit the Gambia (conseil de recherche médicale en Gambie).

    Selon lui, « cette prévalence est beaucoup moins importante du côté de la Gambie avec 3 ménages sur 10 qui vont au Sénégal pour des soins le long de la frontière ».

    Au Sénégal, en plus de la capitale, Dakar, des régions frontalières, comme Kaolack, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor ont fait l’objet de cette enquête. Des enquêtes ont également été menées en Gambie.

    Dans ce pays, elles ont concerné Banjul et des régions comme North Bank, West Coast, Upper River, Central River et Lower River.

    Le Pr Sall déclare que cette étude a révélé que ‘’sur 100 patients sénégalais qui vont en Gambie à la recherche de soins, 75 d’entre eux combinent des soins recherchés en Gambie avec des soins dans leur propre pays (…)’’.

    Il a ajouté que l’étude a montré que ‘’ le patient gambien dépense 942 FCFA au Sénégal pour les soins de santé, alors que le patient sénégalais va dépenser 499 FCFA’’.

    Pour le secrétaire général adjoint du ministère de la Santé de la Gambie, Babading Sabally, ‘’ces résultats doivent nous faire réfléchir sur les stratégies pour améliorer les soins de santé des deux côtés de la frontière’’.

    Marième Diallo, socio-anthropologue de la santé et chercheure MRC en Gambie, souligne que ‘’la finalité de cette étude c’est de définir des stratégies qui vont permettre aux deux pays de coordonner des soins de santé transnationaux pour le bénéfice des deux systèmes de santé’’.

    ‘’Ces résultats seront formulés sous forme de note politique et remis aux ministères de la santé des deux pays’’, a-t-elle ajouté.

    SKS/ASG/SMD

  • SENEGAL-NUMERIQUE-VISION / « New deal technologique » : Bassirou Diomaye Faye appelle à miser sur des solutions technologiques locales

    SENEGAL-NUMERIQUE-VISION / « New deal technologique » : Bassirou Diomaye Faye appelle à miser sur des solutions technologiques locales

    Diamniadio, 24 fév. (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a souligné, lundi, l’importance pour le Sénégal de miser sur des solutions technologiques locales afin de réduire la dépendance aux solutions étrangères.

    ‘’Pour atteindre cet objectif, nous accompagnerons notre secteur privé, notre université, dans la recherche et le développement, mais aussi dans l’innovation, pour la production de technologies et de solutions locales, en renforçant notre sécurité et en assurant la maîtrise de notre cyber espace’’, a-t-il dit.

    Le président Faye procédait au lancement de la nouvelle stratégie numérique ‘’New deal technologique 2025-2050’’, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Dialniadio.

    ‘’Nous nous engageons à construire un espace numérique souverain, en renforçant notre sécurité et notre résilience, en sécurisant les infrastructures, en protégeant nos données critiques et en réduisant progressivement notre dépendance aux solutions étrangères’’, a-t-il notamment affirmé.

    Selon lui, la question de la souveraineté numérique est devenue essentielle pour toutes les nations et pour le Sénégal. Il estime qu’elle constitue même un enjeu au cœur du mouvement technologique.

    Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la mise en place d’un cadre juridique, réglementaire et d’une gouvernance agile, favorable à l’innovation, tout en protégeant la vie privée et en respectant les réalités socioculturelles du pays.

    Le chef de l’Etat estime que ‘’la digitalisation progressive de l’économie dite informelle permettra d’identifier et de labéliser, mais aussi d’accompagner nos entrepreneurs dans leur développement’’.

    Des investissements importants dans l’économie numérique du Sénégal permettront, selon lui, de faire du pays ‘’un lieu d’excellence’’, ‘’un pôle d’expertise capable de produire’’, d’’’utiliser et d’exporter des technologies et des solutions en intelligence artificielle’’ (IA).

    ‘’Nos champions nationaux pourront ainsi briller en Afrique et dans le monde’’, a ajouté le président Faye, invitant les Sénégalais à unir leurs forces avec celles du gouvernement et du secteur privé sénégalais pour construire cet écosystème de données numériques.

    ‘’Ensemble, nous pouvons relever ce défi et construire un avenir où la technologie est un levier d’opportunités pour tous. Faisons du +New Deal technologique+, un moteur de progrès, non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour toute l’Afrique’’, a-t-il lancé.

    Le ‘’New deal technologique’’ est le nouvel agenda de transformation numérique du pays. Il remplace la stratégie Sénégal Numérique-SN2025, lancée en 2016. 

    Cette nouvelle stratégie digitale a pour ambition de porter la contribution du numérique au PIB à 15%. 

    MF/CMS/ASG/ABB/OID

  • SENEGAL-ENVIRONNEMENT-AGRICULTURE-REPORTAGE / Les eaux usées recyclées, le bon filon des maraîchers de Thiès

    SENEGAL-ENVIRONNEMENT-AGRICULTURE-REPORTAGE / Les eaux usées recyclées, le bon filon des maraîchers de Thiès

    Par Baboucar Thiam

    Thiès, 24 fév (APS) – Les eaux usées, habituellement considérées comme un problème d’assainissement dont la mauvaise prise en charge impacte durablement le cadre de vie, révèlent leur grand potentiel dédié à la valorisation de l’horticulture dans les faubourgs de la commune de Thiès (ouest), plombé par le déficit pluviométrique lié au changement climatique.

    Les pouvoirs publics ont installé plusieurs stations de traitement dans la région, dont une à Keur Saïb Ndoye, dans les faubourgs de la cité du rail. Non loin de cette station, plus d’une centaine de maraîchers ont décidé de transformer en opportunité les problèmes d’assainissement courants des villes. Ils utilisent les eaux usées recyclées par cette station pour développer une agriculture sans engrais chimiques.

    A l’entrée de la station de Keur Saïb, à la lisière de Médina Fall, un quartier de la commune de Thiès Nord, se dresse un grand bassin surplombé d’une structure métallique, dont la rouille commence à ternir la peinture bleue.

    Cette station est fortement sollicitée pour le traitement des eaux usées issues des fosses septiques et du système d’assainissement de la ville de Thiès et ses environs.

    ‘’Il faut savoir que c’est la seule station d’épuration de la ville de Thiès’’, précise Amath Ndiaye, en charge de la gestion de cette installation chargée du traitement des eaux usées des ménages de Thiès et environs, acheminées ici par des camions-citernes, mais aussi via le réseau de drainage.

    Les eaux arrivent à cette station ‘’chargée de matières solides, de sable, de sachets plastiques et autres ordures ménagères, en plus de l’huile qu’elles contiennent’’, détaille le responsable de la station d’épuration, la trentaine révolue.

    « 

    Le recyclage effectué par cette station nécessite l’utilisation de méthodes mécaniques, telles que la filtration et la décantation, ainsi que de méthodes biologiques et chimiques. Les eaux dont ont été extirpés les déchets solides, la graisse et le sable ‘’contiennent des matières fécales dissoutes, qui seront enlevées par un traitement biologique qu’elles subiront en dernier ressort dans des bassins’’, a-t-il signalé.

    Le processus d’épuration supervisé par un laborantin

    Cette opération appelée ‘’traitement tertiaire’’ est exécutée par des bactéries vivant dans des bassins dits biologiques, dans lesquels ces organismes microscopiques se nourrissent et se reproduisent aussi.

    Il s’agit de bassins relativement profonds dans lesquels ces bactéries se gavent des matières fécales dissoutes dans un liquide à l’aspect répulsif, malodorant du fait qu’il provient des égouts et des fosses septiques.

    Au besoin, la contenance des bassins peut être désinfectée en utilisant du chlore. Cette eau chlorée peut servir dans les travaux publics (construction routière, bâtiment). Mais parfois, elle n’a pas besoin d’être chlorée, car ayant été débarrassée de ses matières fécales et substances nuisibles, après l’intervention des bactéries.

    Cette eau reste riche en phosphore et en azote, deux puissants fertilisants, et ‘’est très prisée par les maraîchers, les arboriculteurs et les horticulteurs qui l’utilisent pour arroser leurs plantes’’, renseigne le responsable de la station.

    Tout le processus d’épuration est supervisé par un laborantin, qui effectue des prélèvements à toutes les étapes, pour ‘’s’assurer que l’eau qui sort de la station est totalement purifiée et est réutilisable pour l’agriculture ou rejetée dans la nature, sans risque’’.

    Comme pour rassurer, le responsable du laboratoire de contrôle de la station de Thiès, El Hadj Cissé montre trois bocaux contenant des échantillons d’eau de couleur noire, d’aspect plus clair et enfin de couleur jaunâtre. Ils représentent les trois états successifs des eaux usées, de leur arrivée en provenance du système d’assainissement ou des camions-citernes à la fin du processus d’épuration.

    ‘’Ici, nous avons les trois échantillons que nous avons analysés au niveau du laboratoire, donc nous connaissons exactement la composition physico-chimique des eaux qui arrivent et qui sortent de cette station, afin de respecter les normes de rejet de l’ONAS et du Sénégal’’, assure-t-il, ajoutant que des normes sont fixées pour chaque paramètre.

    Des ‘’lits de séchage’’ pour traiter la boue issue des eaux usées

    Après l’activité des bactéries, l’eau noirâtre, passée par le clarificateur, devient jaunâtre. Ce liquide, appelé ‘’eau clarifiée’’, subit une analyse visant à vérifier d’abord le respect, à cette étape, des normes de conception de l’usine de Keur Saïb Ndoye, ensuite, celui des normes de rejet sénégalaises.

    Avant tout rejet des eaux déjà traitées, quelques-uns de leurs paramètres sont nécessairement mesurés, afin de s’assurer qu’elles respectent les normes sénégalaises. Il s’agit du potentiel hydrique (PH), de la demande biochimique en oxygène (DBO), de la demande chimique en oxygène (DCO) et des matières en suspension.

    ‘’Tous ces paramètres sont analysés à partir des eaux qui sortent complètement de la station d’épuration’’, insiste le laborantin. Pour traiter la boue issue des eaux provenant du système d’assainissement et des fosses septiques, la station est dotée de ‘’lits de séchage’’.

    Les eaux boueuses sont drainées vers l’épaississeur, après quoi elles sont acheminées dans les lits de séchage munis de drains superposés en profondeur, découpés pour favoriser l’infiltration des eaux qu’elles contiennent.

    Une fois asséchée dans les bassins pendant 30 jours, ‘’cette boue est d’abord broyée, réduite en poudre, mise en sac et distribuée aux cultivateurs, maraîchers, horticulteurs, arboriculteurs et autres producteurs agricoles de la zone pour servir de fertilisant ‘’, indique le gérant de la station d’épuration de Tivaouane, Lamine Diop.

    Elle peut aussi être utilisée dans la fabrication de pavés, dit-il. De fait, face à la baisse des rendements des terres agricoles et la prolifération des fertilisants chimiques, qui constituent un danger pour l’environnement et la santé, la boue issue du traitement des eaux usées peut représenter une alternative pour fertiliser les terres, tout en contribuant à préserver l’environnement.

    Dans cette optique, la station alimente en eau et en fertilisants des producteurs actifs dans les périmètres maraîchers de la zone. Au bout de plus d’une dizaine de minutes de marche sur une route latéritique, jonchée de nids de poules, apparaît une longue clôture en fils barbelés, surmontée de plantes rampantes. Une allée débouche là sur des périmètres maraîchers.

     Des périmètres exploités 12 mois sur 12

    Le site abrite aussi une vaste lagune où sont déversées les eaux déjà traitées pouvant être utilisées pour le maraîchage. Un endroit captivant de par sa verdure. Un bosquet luxuriant entourant une étendue d’eau claire sur laquelle s’étalent à perte de vue de belles fleurs de nénuphars : c’est la lagune recevant les eaux traitées à leur sortie de la station d’épuration, à laquelle elle est directement connectée par des tuyaux d’évacuation. Rien, à première vue, ne peut laisser croire que cette eau vient des fosses septiques et du système d’assainissement de Thiès.

    L’espace abrite des périmètres maraîchers, des arbres fruitiers, mais également une grande variété de végétaux sauvages. Preuve du caractère fertilisant de l’eau déversée dans la lagune, l’environnement immédiat, telle une oasis, contraste nettement avec le reste du paysage à la ronde. ‘’Cette eau nous aide beaucoup’’, confie Moundiaye Diogoye, un jeune maraîcher dont l’activité dépend de cette eau.

    Le jeune homme informe que grâce à cette lagune, bon nombre de maraîchers exploitent ici des parcelles 12 mois sur 12. ‘’Tous les travailleurs que vous voyez ici, plus d’une centaine, utilisent l’eau recyclée qui vient de l’usine’’, renseigne Diogoye.

    En cette période post-hivernale coïncidant avec la saison froide, l’activité horticole bat son plein. Les parcelles sont épanouies. Différentes variétés de légumes sont produites dans ces périmètres arrosés et fertilisés avec des eaux et de la boue sorties droit de la station de Keur Saïb Ndoye.

    L’engrais et l’eau que nous utilisons, nous viennent de la station, note Diogoye, un horticulteur habitant Médina Fall, un quartier adjacent de Keur Saïb Ndoye.  ‘’Actuellement, nous recrutons beaucoup de saisonniers qui nous viennent de l’intérieur du pays : Kaolack, Fouta, mais également de la zone des Niayes’’, affirme le jeune producteur.

    Boues de vidange aussi efficaces que les engrais minéraux

    Selon le conseiller technique du directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Mouhamadou Guèye, ces maraîchers démontrent, par la pratique, que les eaux usées traitées et les produits dérivés comme la boue, ont un pouvoir fertilisant, avec un avantage supplémentaire : leur utilisation ne pollue pas les terres et les nappes phréatiques.

    ‘’C’est cela qu’il faut promouvoir, afin d’avoir une agriculture biologique, une agriculture qui préserve l’environnement, bref une agriculture durable’’, recommande-t-il, en rappelant que les engrais minéraux contiennent des substances contribuant au lessivage de nos terres et à créer ainsi une baisse des rendements agricoles.

    Il préconise donc l’utilisation de cet engrais biologique comme un moyen de préservation de l’environnement et, dans une certaine mesure, comme un outil d’adaptation au changement climatique. ‘’Il faut promouvoir l’utilisation de ces engrais’’, insiste le conseiller technique, laissant entendre que le contexte s’y prête, d’autant que l’Etat du Sénégal autorise et encourage même désormais l’utilisation de l’engrais organique. Ce qui, selon lui, n’était pas le cas il y a quelques années.

    Il fait savoir qu’il y a ‘’plus d’une quinzaine de stations de traitement de boue de vidange’’ au Sénégal, dans lesquelles les eaux issues des fosses septiques sont collectées, traitées et valorisées en boue séchée pour l’agriculture, avec l’utilisation d’omniprocesseurs permettant de transformer les boues de vidange en eau distillée et en cendres pour formuler de l’engrais organo-minéral destiné à l’agriculture.

    Le technicien soutient que des tests réalisés par des laboratoires de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar ont montré que ces boues peuvent être utilisées directement, ‘’sans influence néfaste, sur les terres et sur les cultures, avec un pouvoir fertilisant aussi bon que celui des engrais minéraux et sans effet néfaste sur l’environnement’’.

    De même, il affirme qu’une étude de l’USAID, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international, a montré qu’on peut augmenter de 32 fois le potentiel de traitement des boues de vidange au Sénégal.

    ‘’Nous avons encore 32 fois [plus] de marge d’augmentation de ce potentiel, la valorisation des boues de vidange et des produits issus de l’assainissement n’a pas encore atteint sa maturité, nous n’en sommes qu’au début’’, avance-t-il.

    Les maraîchers ont remarqué un autre avantage : c’est que les productions obtenues à partir de l’eau et des produits dérivés du traitement des boues de vidange, se conservent plus longtemps.

    BT/ADI/BK/ASB/OID/ASG

  • SENEGAL-TIC-DEVELOPPEMENT / « New deal technologique » : le Sénégal ambitionne de figurer dans le top 3 africain des exportateurs de services numériques en 2034 (officiel)

    SENEGAL-TIC-DEVELOPPEMENT / « New deal technologique » : le Sénégal ambitionne de figurer dans le top 3 africain des exportateurs de services numériques en 2034 (officiel)

    Diamniadio, 24 fev (APS) – Le Sénégal ambitionne de se positionner parmi les trois premiers exportateurs africains de services numériques à l’horizon 2034, grâce à sa nouvelle stratégie numérique dénommée ‘’New deal technologique’’, a fait savoir, lundi, le directeur de cabinet du ministère de la communication, des télécommunications et du numérique (MCTN).

    ‘’Nous avons défini une feuille de route ambitieuse pour hisser le Sénégal parmi les trois premiers exportateurs africains de services numériques à l’horizon 2034’’, a déclaré Mamadou Seck.

    Il s’exprimait au cours de la cérémonie officielle de lancement de la nouvelle stratégie numérique 2025-2050, présidée par le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio.

    Il s’agira à travers cette nouvelle stratégie, de créer plus de 500 startups technologiques labellisées et l’émergence de 50 e-champions africains, afin de stimuler l’innovation et la compétitivité, a souligné Mamadou Seck.

    Dans le cadre du ‘’New deal technologique, le Sénégal va former cent mille diplômés qui auront suivi des cursus scolaires et universitaires et soutiendront la croissance d’une économie digitale dynamique avec plus de 350 000 emplois cumulés créés.

    ‘’Un taux de 95% de productivité sera atteint pour garantir l’inclusion de tous, et nous digitaliserons 90% des services pour une administration plus performante au service des citoyens et des entreprises’’, a projeté le directeur de cabinet du MCTN.

    Pour y parvenir, a-t-il ajouté, une contribution du numérique à hauteur de 15% du PIB sera nécessaire pour consolider le rôle stratégique de ce secteur dans le développement national.

    Le ‘’New deal technologique’’ n’est pas une simple stratégie, a-t-il également fait savoir, précisant que cette nouvelle stratégie numérique du Sénégal est un engagement ferme vers un avenir digital innovant et souverain, d’autant plus que le pays regorge de talents.

    Tout en réitérant la volonté politique des plus hautes autorités, Mamadou Seck a, dans le même temps, invité l’ensemble des acteurs publics comme privés à se joindre à cette initiative pour construire une société nouvelle.

    Le ‘’New deal technologique’’ remplace la stratégie Sénégal Numérique 2025 (SN2025) de 2016. Il ambitionne de faire du numérique un véritable levier de développement économique et social, par une transformation digitale inclusive et ambitieuse articulée autour de trois axes stratégiques : la souveraineté numérique, la digitalisation du service public et le développement de l’économie numérique.

    Le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, le ministre sénégalais du Numérique et les ministères en charge Communication de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, de la Guinée et de la Guinée Bissau, entre autres personnalités, ont pris part à la rencontre.

    MF/CMS/ABB/OID

  • SENEGAL-TIC-DEVELOPPEMENT / Le Sénégal lance sa nouvelle stratégie numérique dénommée ‘’New deal technologique’’

    SENEGAL-TIC-DEVELOPPEMENT / Le Sénégal lance sa nouvelle stratégie numérique dénommée ‘’New deal technologique’’

    Dakar, 24 fev (APS)- Le Sénégal procède, ce lundi, au lancement de sa nouvelle stratégie numérique dénommée ‘’New deal technologique’’ qui se veut la source d’une  »croissance durable » et  »le moteur d’une administration performante au service des citoyens et des entreprises’’.

    La cérémonie de lancement est présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD).

    Selon le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, ‘’le Sénégal compte faire de la recherche scientifique et l’innovation technologique un objectif stratégique prioritaire, source de croissance durable et moteur d’une administration performante au service des citoyens et des entreprises’’.

    Dans un document de presse, la tutelle souligne que ‘’cette volonté a été clairement affichée par le chef de l’État qui, dès sa prise de fonction, a demandé de repenser l’organisation et le fonctionnement de l’administration, d’accentuer la réforme du service public autour de la digitalisation des procédures administratives et d’amorcer le développement de l’économie numérique’’.

    ‘’Pour accélérer la révolution numérique (SN VISION 2050 – OS6), indique le ministère, la nouvelle stratégie de l’État du Sénégal est (ainsi) articulée autour de la souveraineté numérique; la digitalisation du service public; le développement de l’économie numérique’’, l’objectif étant de ‘’faire du Sénégal, un leader du numérique africain’’.

    La nouvelle stratégie a vocation à présenter ‘’une vision d’ensemble des initiatives que compte prendre l’État du Sénégal dans le domaine du numérique (…)’’.

    OID/AB/HB/SBS/MT

     

  • SENEGAL-PRESSE-REVUE / La dégradation de la note souveraine du Sénégal et la paix en Casamance en exergue

    SENEGAL-PRESSE-REVUE / La dégradation de la note souveraine du Sénégal et la paix en Casamance en exergue

    Dakar, 24 fév (APS) – La dégradation de la note souveraine du Sénégal, conséquence de la situation difficile des comptes publics, la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) sont, entre autres sujets, au menu des quotidiens reçus, lundi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

    Le journal L’As annonce que l’agence Moody’s ‘’abaisse la note du Sénégal’’. ‘’L’agence de notation Moody’s Investors Service a sévèrement abaissé la note souveraine du Sénégal, la faisant chuter de B1 à B3, soit six niveaux sous la catégorie investissement, avec une perspective désormais négative’’, écrit le journal.

    Il rappelle que ‘’cette décision intervient après la publication du rapport de la Cour des comptes, le 13 février dernier, révélant une détérioration inquiétante des finances publiques sous la présidence de Macky Sall’’.

    Le Quotidien prévient qu’avec cette dégradation, ‘’le pays va s’endetter à des taux élevés’’ sur le marché.

    Pour WalfQuotidien, ‘’les choses semblent aller de mal en pis pour le Sénégal’’.

    Le journal Vox Populi salue, pour sa part, ‘’un nouveau jalon dans la recherche de la paix dans la région naturelle de Casamance en proie à un conflit depuis 1982’’.

    En effet, dimanche, ‘’le gouvernement sénégalais, représenté par le Premier ministre Ousmane Sonko, et le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) ont signé, un accord de paix à Bissau, en présence du chef de l’Etat bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo’’.

    Le journal explique que ‘’l’accord vise à mettre fin aux hostilités, à assurer la démobilisation et la réinsertion des rebelles et à relancer le processus de paix pour garantir la stabilité et le développement de la région’’.

    ‘’L’Etat et le MFDC signent un accord de paix à Bissau’’, selon Le Soleil, soulignant que cet accord ‘’vient consolider le précédent signé en août 2022’’.

    Dans le journal, le Premier ministre Ousmane Sonko a déclaré que ‘’ce travail est le fruit d’une réunion du Comité de négociations qui est à pied d’œuvre depuis trois jours à Bissau. Cet accord constitue un grand pas pour un retour définitif de la paix en Casamance’’.

    Il a rappelé que ‘’le président Bassirou Diomaye Faye a un plan ambitieux, appelé Plan Diomaye pour la Casamance, un plan de développement économique et social qui ne peut être mis en œuvre sans une paix définitive. Pour cela, nous saluons l’engagement du chef d’État guinéen Umaro Sissoco Embaló en faveur d’une paix définitive en Casamance. Tout ce qui impacte le Sénégal impacte aussi la Guinée-Bissau et vice-versa’’.

    Le même journal met également en exergue la facture laitière du Sénégal estimée en 2023 à 126 milliards de francs Cfa.

    La publication qui affiche à la Une ‘’l’amer goût financier du lait’’, rapporte qu’en lançant la Journée nationale de l’Elevage, samedi dernier, à Kaolack, ‘’le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, a indiqué que le Sénégal a dépensé plus de 126 milliards de FCfa en 2023 pour importer du lait. Ce qui, selon lui, n’est pas soutenable dans un pays qui aspire à la souveraineté alimentaire’’.

    Lors de cette Journée, Sud Quotidien note que le président Faye a annoncé ‘’la tenue imminente de concertations nationales sur le vol de bétail, devenu aujourd’hui un fléau à éradiquer d’urgence’’.

    Soulignant que la souveraineté alimentaire est au cœur politiques publiques et que le secteur de l’élevage occupe une place prépondérante, le président de la République, a annoncé des instructions pour ‘’l’évaluation de la loi d’orientation et agrosylvopastorale (LOASPH) ainsi que la préparation des décrets en attente’’.

    OID/AB

  • SENEGAL-GUINEE BISSAU-PAIX / Le gouvernement et le MFDC signent un accord de paix à Bissau (PM)

    SENEGAL-GUINEE BISSAU-PAIX / Le gouvernement et le MFDC signent un accord de paix à Bissau (PM)

    Dakar, 23 fev (APS) – Le gouvernement sénégalais et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont conclu, dimanche, un accord de paix, à Bissau, sous l’égide du président bissau guinéen Umaro Sissoco Embaló, a-t-on appris du Premier ministre Ousmane Sonko, en visite dans ce pays.

    ‘’Nous avons pu participer à la conclusion de cet accord important qui constitue un très grand pas vers la paix définitive en Casamance’’, a déclaré Ousmane Sonko, lors d’un point de presse au palais de la République de Guinée-Bissau, en compagnie du chef de l’Etat bissau guinéen et de son Premier ministre Rui Duarte Barros.

    Le Premier ministre, qui était porteur d’un message du président Bassirou Diomaye auprès de son homologue, a indiqué avoir participé à la clôture des négociations entamées il y a trois jours par un comité qui était mis en place en ce sens.

    ‘’Nous étions porteur d’un message de son excellence le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. En marge de cela, nous avons eu à clôturer les travaux portant sur les négociations entre le MFDC et l’État du Sénégal’’, a souligné Ousmane Sonko.

    Umaro Sissoco Embaló a magnifié les relations entre la Guinée-Bissau et le Sénégal, deux pays qui partagent une frontière commune.
    a-t-il dit, ajoutant avoir eu ‘’une prise de contact avec le MFDC’’.

    La Casamance, séparée du nord du Sénégal par la Gambie, est le théâtre d’un des plus vieux conflits d’Afrique, qui a débuté en 1982.

    Il a continuellement baissé en intensité, mais a causé des milliers de victimes et entamé l’économie de cette région, depuis son éclatement en 1982.

    Au moins 250 combattants du MFDC ont déposé les armes, le 13 mai 2023, lors d’une cérémonie organisée à Mongone, une localité du département de Bignona, qui abritait par le passé une importante base du mouvement irrédentiste. 

    ABB/OID 

  • AFRIQUE-CINEMA / Ouverture du FESPACO 2025 : l’image d’un Burkina résilient

    AFRIQUE-CINEMA / Ouverture du FESPACO 2025 : l’image d’un Burkina résilient

    +++Par Aboubacar Demba Cissokho et Fatou Kiné Sène+++

    Ouagadougou, 22 fév (APS) – Une chorégraphie axée sur la résilience et la volonté d’un peuple de rester debout, ancré dans ses valeurs de dignité, a consacré l’ouverture de la 29-ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), a constaté l’Agence de presse sénégalaise.

    Intitulé ‘’Ouili’’ (Lève-toi, en dioula), le spectacle mis en scène par Aristide Tarnagda fait clairement référence à la situation sociopolitique et sécuritaire que traverse le Burkina Faso, marquée par des attaques terroristes dans de nombreuses contrées du pays. La cérémonie s’est déroulée en présence du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et le maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, président du Tchad, pays invité d’honneur de cette édition.

    Tarnagda, assisté de Aguibou Bougobali Sanou, avec des artistes de plusieurs disciplines, ont proposé un spectacle qui a fait appel au passé, utilisé comme miroir et reflet d’un présent contrarié, mais plein de promesses de projection vers un futur plein d’espoir pour le Burkina Faso et tous les peuples en lutte pour plus de liberté, de justice, d’indépendance et d’égalité. ‘’Ouili’’ est un mélange harmonieux de musique, de conte, de danse, de textes, de musique et de cinéma, exécuté par 120 artistes mobilisés depuis près de deux mois.

    Le Fespaco 2025 appelle à s’ancrer dans nos valeurs, selon Khady Diène Gaye

    Pour le ministre sénégalais de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Khady Diène Gaye, cette édition du festival panafricain, axée sur le thème : ‘’Cinémas d’Afrique et identités culturelles’’, appelle les peuples à s’ancrer dans les valeurs africaines. Elle a assisté pour la première fois à la cérémonie officielle d’ouverture de la 29ème édition du FESPACO (22 février au 1er mars) au palais des sports de Ouaga 2000, dans la capitale burkinabé.

     » (…) Cette édition du FESPACO, avec comme pays invité d’honneur le Tchad, et placée aussi sous le signe de l’identité culturelle africaine, nous renvoie tous, les pays africains, et particulièrement les pays de l’Afrique de l’Ouest, à l’obligation de rester fortement ancrés dans nos valeurs traditionnelles culturelles », a-t-elle dit à la fin de la cérémonie.

    Pour Mme Gaye, le thème de cette édition « Cinémas africains et identités culturelles » est  » en parfaite corrélation et en parfait arrimage avec le nouveau référentiel des politiques publiques de développement qui veut asseoir une vision d’un Sénégal prospère, juste, souverain, mais aussi ancré dans une Afrique et dans nos valeurs fortes culturelles ».

    Khady Diène Gaye a apprécié la cérémonie qui fut  »très belle et plus riche en symboles. »  »A travers les différentes allocutions qui se sont succédées, nous tous restons convaincus que c’est à travers la culture, l’art, les différentes formes d’expressions culturelles, à savoir le cinéma que nous pourrons asseoir un véritable développement durable. », a-t-elle soutenu.

    Selon Khady Diène Gaye, l’Afrique regorge de talents, des références qui ne doivent pas être importés pour la jeunesse, qui constitue la plus grande majorité de nos populations. Elle faisait allusion au spectacle d’ouverture intitulé ‘’Ouili’’ (Lève-toi, en dioula) appelant à la persévérance pour sortie de cette violence notée sur le continent.

    Le Sénégal présent avec une délégation de soixante membres

    Des talents sénégalais tels que Sembène Ousmane, Mohamed Mbougar Sarr, Felwine Sarr, Souleymane Cisse du Mali, etc., ont été cités parmi ceux qui ont montré la voie pour une Afrique unie, solidaire, prospère, ancrée dans des valeurs fortes. Selon Khady Diène Gaye, le Sénégal a contribué à l’organisation de cette édition du FESPACO comme il l’a toujours fait. ‘’Le Sénégal est venu avec son appui comme chaque fois et cela a été remis à la délégation générale du FESAPACO’’, a-t-elle signalé.

    Le Sénégal est présent à cette 29-ème édition du FESPACO avec une délégation d’une soixantaine de personnes, a fait savoir le ministre, estimant qu’une sélection record de plus d’une vingtaine de films représentent le Sénégal.

    Pour chaque film, renseigne le ministre, ‘’il y a des thématiques très riches, assez variées à l’image d’’’Une si longue lettre’’, de la réalisatrice Angèle Diabang, et ‘’Timpi Tampa’’, d’Adama Bintou Sow. ‘’Nous espérons qu’on rentrera avec des trophées à la clôture’’, a-t-elle lancé, relevant qu’avec son équipe du département de la Culture, elle fera ‘’tout pour accompagner le cinéma sénégalais et, au-delà, le cinéma ouest africain’’.

    ADC/FKS