Catégorie : LA UNE

  • SENEGAL-RELIGION / Le président Faye adresse ses ‘’chaleureuses’’ félicitations au nouvel archevêque de Dakar

    SENEGAL-RELIGION / Le président Faye adresse ses ‘’chaleureuses’’ félicitations au nouvel archevêque de Dakar

    Dakar, 22 fev (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a adressé ses ‘’chaleureuses’’ félicitations à Monseigneur André Guèye, 57 ans, nommé nouvel Archevêque de Dakar, par le pape François, a-t-on appris de source officielle.

    ‘’J’adresse mes chaleureuses félicitations à Monseigneur André GUEYE pour sa nomination par Sa Sainteté le Pape François en tant qu’Archevêque de Dakar’’, a déclaré le chef de l’Etat dans un message sur le réseau social X.

    Le Saint-Père a nommé Monseigneur André Guèye, l’évêque de Thiès et administrateur apostolique de Saint-Louis du Sénégal, archevêque métropolitain de Dakar, en remplacement de Monseigneur Benjamin Ndiaye, qui a renoncé au gouvernement pastoral, pour des raisons de santé, notamment.

    ‘’Je rends également hommage à Monseigneur Benjamin NDIAYE, dont l’engagement exemplaire en faveur du dialogue, de la concorde et de la paix restera une source d’inspiration pour notre Nation. Le Sénégal lui est profondément reconnaissant’’, a ainsi témoigné le président Faye.  

    Le nouvel évêque métropolitain de Dakar, ordonné prêtre le 27 juin 1992 en la cathédrale de Thiès, a occupé plusieurs grandes fonctions dans la nomenclature de l’Église sénégalaise.

    ‘’Que son magistère soit éclairé par la sagesse et guidé par la grâce, au service de la foi et du bien commun’’, a formulé le chef de l’Etat.

    ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE / Journée nationale de l’élevage : la souveraineté alimentaire est au cœur des politiques publiques (Bassirou Diomaye Faye)

    SENEGAL-ECONOMIE / Journée nationale de l’élevage : la souveraineté alimentaire est au cœur des politiques publiques (Bassirou Diomaye Faye)

    Kaolack, 22 fév (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré, samedi, à Kaolack (centre), que la souveraineté alimentaire est au cœur des politiques publiques, ajoutant que le secteur de l’élevage y occupe une place prépondérante.

    ‘’La souveraineté alimentaire est au cœur des politiques publiques et votre secteur [celui de l’élevage] occupe une place prépondérante. C’est pourquoi, je me réjouis du choix du thème de la présente édition’’, a-t-il notamment soutenu en lançant la Journée nationale de l’élevage.

    Cette neuvième édition est placée sous le thème : ‘’La valorisation des produits d’origine animale : un stimulateur pour la souveraineté alimentaire du Sénégal’’.

    ‘’Choix ne pouvait être plus indiqué pour célébrer la neuvième édition de cette journée que cette belle région du Sine-Saloum, grande zone d’élevage au cœur du bassin arachidier. Et j’ai tenu à être présent ici pour renouveler mon attachement personnel à l’élevage, une des mamelles nourricières de notre pays’’, a déclaré le chef de l’Etat.

    Selon Bassirou Diomaye Faye, la filière des produits d’origine animale englobe de ‘’réelle potentialités’’, si toute la chaine de valeur qui s’y rapporte est bien exploitée.

    ‘’C’est dans cet esprit que j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt les interventions des représentants des organisations d’éleveurs qui se sont succédés. Elles soulèvent à la fois des préoccupations légitimes, lancent des enjeux et défis et proposent également des recommandations pertinentes’’, a-t-il apprécié.

    ‘’Je vous ai entendus, je vous ai bien compris’’, a rassuré le président de la République, rappelant qu’’’en tant que natif du monde rural, (il est) au fait des défis et enjeux du secteur primaire’’.

    Les acteurs de l’élevage peuvent être rassurés de sa sensibilité toute particulière sur ces questions, leur a-t-il lancé.

    ‘’La production animale a généré dans notre pays, durant l’année 2023, près de 847 milliards de francs CFA, témoignant ainsi de la vitalité de ce sous-secteur, où des résultats importants ont été obtenus grâce aux efforts consentis’’, a encore dit le chef de l’Etat.

    Toutefois, le déficit commercial du Sénégal en produits d’origine animale demeure ‘’considérable’’, a-t-il noté, précisant que ‘’rien que pour le lait et les produits laitiers, les importations sont évaluées à 126 milliards de francs CFA’’.

    ‘’Vous conviendrez avec moi que ce système d’approvisionnement en produits alimentaires basé sur les importations n’est pas soutenable. Il nous expose aux chocs exogènes et nous contraint à des subventions qui, non seulement, grèvent notre balance commerciale mais bénéficient plus aux acteurs de la filière des pays exportateurs’’, a fait remarquer Diomaye Faye.

    Cela traduit, à l’en croire, une perte de part de marché pour les produits locaux d’origine animale.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-RELIGION / Monseigneur André Guèye, nommé archevêque de Dakar par le pape (officiel)

    SENEGAL-RELIGION / Monseigneur André Guèye, nommé archevêque de Dakar par le pape (officiel)

    Dakar, 22 fev (APS) – Le pape François a nommé Monseigneur André Guèye, l’évêque de Thiès et administrateur apostolique de Saint-Louis du Sénégal, archevêque métropolitain de Dakar, en remplacement de Monseigneur Benjamin Ndiaye, qui a renoncé au gouvernement pastoral, a-t-on appris du service presse du Vatican.

    Contacté par l’APS sur les raisons du renoncement de Monseigneur Ndiaye, Abbé Armand Ngamby Ndiaye, directeur de la communication du diocèse de Thiès, a précisé que le Code du droit canonique fixe la limite d’âge pour exercer la charge d’évêque à 75 ans.

    ‘’Bien que Monseigneur Benjamin Ndiaye a atteint cette limite d’âge l’année dernière, le pape l’avait maintenu à son poste, mais c’est plus pour des raisons de santé qu’il a renoncé à la gouvernance pastorale’’, a-t-il dit.  

    Né le 6 janvier 1967 à Pallo-Younga, Monseigneur André Guèye, 57 ans, a complété ses études philosophiques au grand séminaire de Sébikotane, situé à 45 kilomètres à l’Est de Dakar, et à Brin, à Ziguinchor (sud). Il a également étudié la théologie à l’université pontificale urbanienne de Rome, en Italie, et a été invité du Collège pontifical urbain.

    Ordonné prêtre le 27 juin 1992 en la cathédrale de Thiès, le religieux sénégalais a occupé les fonctions de vicaire de la paroisse Sainte-Croix de Bambey (1992-1997) avant d’en devenir le curé entre 2004 et 2006.

    Il a également été vicaire de la paroisse de la Cathédrale Sainte-Anne de Thiès (1997-2004), professeur de philosophie au grand séminaire Saint Jean-Marie Vianney de Brin, diocèse de Ziguinchor (2006-2012).

    Devenu évêque de Thiès le 18 janvier 2013, Monseigneur André Guèye a été consacré le 25 mai de la même année. Depuis le 12 janvier 2023, il est l’administrateur apostolique de Saint-Louis du Sénégal.

    BHC/ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE-CELEBRATION / Le chef de l’Etat est arrivé à Kaolack pour présider la Journée nationale de l’élevage

    SENEGAL-ECONOMIE-CELEBRATION / Le chef de l’Etat est arrivé à Kaolack pour présider la Journée nationale de l’élevage

    Kaolack, 22 fév (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé à Kaolack (centre), à 10 heures 30 pour y présider la neuvième édition de la Journée nationale de l’élevage, a constaté l’APS.

    Le chef a été accueilli par les autorités administratives territoriales, militaires et paramilitaires ainsi que par des personnalités religieuses et coutumières.

    A son arrivée, Bassirou Diomaye Faye, accompagné du président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, de ministres, notamment celui de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, Mabouba Diagne, a visité les stands du salon d’exposition ouvert jeudi.

    Cette neuvième édition de la Journée nationale de l’élevage est placée sous le thème : ‘’La valorisation des produits d’origine animale : un stimulateur pour la souveraineté alimentaire du Sénégal’’.

    Cet événement, qui constitue un moment clé pour le secteur, mettra en lumière les potentialités et les défis de ce secteur important de l’économie sénégalaise.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-USA-APPUI / Les ONG à l’épreuve de la suspension de l’aide publique américaine

    SENEGAL-USA-APPUI / Les ONG à l’épreuve de la suspension de l’aide publique américaine

    Dakar, 22 fév (APS) – La suspension pour 90 jours de l’aide publique américaine, qui passe par USAID, l’agence des États-Unis pour le développement international, est perçue comme un véritable coup de massue par de nombreuses organisations de la société civile sénégalaise qui interviennent sur des questions de gouvernance et de démocratie.

    Cette décision de l’administration Trump a pris de court le directeur exécutif de l’Organisation non gouvernementale (ONG) Enda Ecopop, membre du réseau international Enda Tiers-Monde, Abdoulaye Cissé.

    ‘’C’est une décision qui nous a beaucoup surpris, surtout que la plupart de nos activités étaient financées par USAID mais, je ne peux pas me prononcer davantage sur la question’’, a indiqué Monsieur Cissé dans un entretien avec l’APS.

    Dès son installation, le 20 janvier dernier, à la Maison Blanche, le président Donald Trump a gelé, sans préavis, l’aide américaine pour une durée de 90 jours, paralysant ainsi de nombreux secteurs socio-politiques à travers le monde.

    Or, grâce aux financements de l’USAID, à travers notamment le National Democratic Institute (NDI), le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE) a pu déployer des observateurs à travers le Sénégal lors des trois dernières élections organisées dans le pays (législatives du 31 juillet 2022, présidentielle du 24 mars 2024 et élections législatives du 17 novembre 2024).

    Toutefois, le président du COSCE, le professeur Babacar Guèye, estime que la suspension, pour 90 jours, de l’aide américaine aux organisations de la société civile n’aura pas d’incidence réelle sur leurs activités.

    D’une durée de trois ans, a-t-il confié à l’APS, le programme du COSCE, qui était financé par le NDI, a pris fin le 31 janvier dernier.

    ‘’Le COSCE avait reçu une subvention du NDI ; ce qui lui a permis d’observer les trois dernières élections qui ont eu lieu au Sénégal’’, a indiqué le professeur Guèye, ajoutant que la structure qu’il dirige a reçu par le passé des financements directs de l’USAID portant notamment sur l’observation des élections au Sénégal.

    Une mesure diversement accueillie

    Avec la fin du programme de partenariat entre le NDI et le COSCE, depuis le 31 janvier dernier, il pense que le gel de l’aide américaine n’aura pas d’impact réel sur les activités de son collectif lequel, a-t-il rappelé, bénéficie de financements d’autres partenaires.

    ‘’Il y a évidemment l’Union européenne avec qui on est en train d’exécuter un programme dénommé +Sakhal Jamm+ pour promouvoir la paix. Ensuite, le collectif a un programme financé par la Grande-Bretagne et qui porte sur la mise sur pied d’un observatoire de la démocratie. Présentement, ce sont les deux financements dont dispose le COSCE pour les élections’’, a souligné le professeur Guèye.

    Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’ONG 3D, bénéficiaire des financements de l’USAID, n’a pas caché son désarroi sur le site internet de France24 visité par l’APS.

    ‘’Il est clair que la suspension des financements va avoir un impact très fort sur nos activités, parce que l’USAID nous finance dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la nutrition, des questions de gouvernance démocratique, de la démocratie budgétaire, mais aussi de la question des ressources extractives. Nous avons plusieurs programmes qui seront concernés’’, a-t-il fait savoir.

    A la tête du Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (GRADEC), Babacar Fall se dit totalement solidaire des organisations de gouvernance démocratique dont les activités seront rudement impactées par la suspension de l’aide internationale américaine.

    Des incidences sur les programmes déroulés et le personnel

     ‘’Je comprends la tourmente dans laquelle doivent se trouver les bénéficiaires des financements de l’USAID’’, a-t-il déclaré dans un entretien avec l’APS, précisant que sa structure n’a jamais été financée par les Américains.

    ‘’En tant qu’organisation avec dix ans d’expérience, le GRADEC n’a jamais bénéficié de l’aide américaine, que ce soit avec l’USAID ou toute structure dépendant de l’ambassade des Etats-Unis’’, a précisé Babacar Fall.

    A l’en croire, ‘’les conséquences seront considérables pour toutes les autres organisations de la société civile qui ont eu à travailler depuis pratiquement un peu plus d’une décennie avec l’USAID directement, ou à travers d’autres entités dépendant de l’agence américaine’’, telles que le NDI.

    ‘’Effectivement pour ces organisations, il y aura des conséquences parce qu’elles ont des programmes en cours, et elles seront obligées de les stopper tous. Nécessairement, il y aura des incidences pour le personnel et pour les programmes eux-mêmes’’, a-t-il souligné.

    Selon lui, les activités de gouvernance démocratique menées depuis plusieurs années par les organisations de la société civile sont cruciales et insufflent un nouvel esprit démocratique dans de nombreux pays africains. A ce titre, il a jugé périlleux tout gel de financements destinés à ce secteur.

    Le GRADEC a eu comme principaux bailleurs l’ambassade du Canada, à travers le Fonds canadien d’initiative locale (FCIL), Osiwa, l’ambassade des Pays-Bas et actuellement l’Union européenne. ‘’Ce sont là les bailleurs qui travaillent avec GRADEC’’, a-t-il précisé Babacar Fall.

    Afrikajom Center a misé sur l’autofinancement

    Bien qu’ayant travaillé avec l’USAID, le think tank Afrikajom Center n’a jamais bénéficié de fonds de la part de l’agence américaine, si l’on en croit son président Alioune Tine, joint au téléphone.

    ‘’Nous avons commencé à travailler avec nos propres moyens. C’est lorsque nous avons commencé à faire des publications que les gens se sont intéressés à notre structure et ont décidé de nous financer’’, révèle l’ancien secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO).

    Insistant sur l’importance de l’autofinancement, Alioune Tine a déclaré qu’Afrikajom Center a l’habitude de travailler avec ses propres moyens, grâce aux consultances effectuées pour le compte de très grandes organisations comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). ‘’C’est de cette manière qu’on s’autofinançait avant de bénéficier de financements extérieurs’’, a-t-il signalé.

    Optimiste, Alioune Tine ne doute pas que les organisations de la société civile touchées par le gel de l’aide américaine feront preuve d’ingéniosité pour pouvoir dérouler leurs programmes dans le domaine de la citoyenneté, des droits de l’homme et de la gouvernance démocratique.

    HB/SBS/OID/ABB

  • SENEGAL-PRESSE-REVUE / Le passage du chef du gouvernement et des ministres à l’Assemblée nationale, sujet phare des quotidiens

    SENEGAL-PRESSE-REVUE / Le passage du chef du gouvernement et des ministres à l’Assemblée nationale, sujet phare des quotidiens

    Dakar, 22 fev (APS) – Le passage du gouvernement à l’Assemblée nationale, hier, vendredi, pour une séance de ‘’Questions d’actualité’’, est le sujet mis en exergue par quasiment tous les quotidiens parvenus, ce week-end à l’APS.

    ‘’Ousmane Sonko, l’autre grand oral’’, affiche à sa Une Sud Quotidien en écho à la déclaration de politique du Premier ministre le 27 décembre dernier. Mais cette fois, le passage du chef du gouvernement et des autres ministres devant les parlementaires intervient une semaine après la publication par la Cour des comptes du rapport d’audit des finances publiques durant la période de 2019 à mars 2024.

    Une occasion pour Ousmane Sonko de faire plusieurs annonces, notamment des ‘’mesures correctives’’ allant dans le sens d’une gestion plus orthodoxe des deniers publics, comme l’indique L’As à sa Une.

    D’après Le Soleil, qui titre : ‘’Les fortes annonces d’Ousmane Sonko’’, le Premier ministre déclare que le gouvernement procèdera à la fusion et la suppression de certaines entités publiques, comme des agences, dans le cadre de la rationalisation du train de vie de l’Etat.

    Parmi ces annonces, figure, selon Sud Quotidien, ‘’une deuxième phase de réduction des prix des produits de première nécessité et un vaste programme de regroupement des agences d’exécution’’.

    ‘’Sonko enfonce le clou, annonce des mesures et appelle le peuple ‘’au sursaut’’, écrit Vox Populi pour faire dire au Premier ministre, que ‘’nous ne sommes pas dans l’austérité’’, comme l’indique Walfadjri dans un de ses appels à la Une.

    Les quotidiens de ce week-end se sont également intéressés au lancement, à Kougheul (centre) du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Nianija Bolong (PROMOREN), qui selon le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, ‘’permettra de régler la question de la souveraineté alimentaire’’, indique Le Soleil.

    ‘’Ce projet favorisera un net recul de la pauvreté’’, renchérit L’Enquête, qui chiffre le montant de ce projet à 36 milliards de francs CFA.

    En sports, ‘’Les ‘’Lions’’ valident leur billet pour ‘’Angola 2025’’’’, fait savoir Le Soleil, qui est revenu sur le match de qualification remporté par l’équipe de basket du Sénégal sur celle du Rwanda (96-73). Une victoire qui qualifie ainsi les Lions au prochain Afrobasket.

    ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE / Conjoncture: l’appel de Ousmane Sonko au « sacrifice » et à la « résilience »

    SENEGAL-ECONOMIE / Conjoncture: l’appel de Ousmane Sonko au « sacrifice » et à la « résilience »

    Dakar, 21 fév (APS) – Le Premier ministre a demandé, vendredi, aux Sénégalais d’être résilients et de faire preuve de sacrifice face à la conjoncture économique difficile, estimant que le pays avait les ressources pour prendre son destin en main.

     »Ce que je veux dire aux Sénégalais, c’est que la souveraineté, le patriotisme, le développement demandent un sacrifice à commencer par nous-mêmes qui sommes à la tête de ce pays », a-t-il déclaré devant l’Assemblée nationale.

    Ousmane Sonko faisait face aux députés lors de la session  »Questions d’actualités au gouvernement », une première depuis l’installation de la 15e législature.

    Il a assuré que quelle que soit la situation,  »l’on n’est pas arrivé à une fatalité ».

    « Nous avons les ressources qu’il faut pour prendre notre destin en main », a t-il dit, ajoutant qu’on  »n’a pas le droit de rater une 3e alternance après les échecs de la première et de la deuxième ».

    Le Premier ministre a appelé les Sénégalais à « ne pas suivre les sirènes de ceux qui ont détruit ce pays « , faisant allusion à l’ancien régime (2012-2024).

    Il a invité ses concitoyens à faire confiance aux nouvelles autorités arrivées au pouvoir en mars 2024. « Un président qui n’a pas une masse critique de citoyens qui comprennent et l’accompagnent ne peut avoir des résultats », a-t-il dit.

    Ousmane Sonko s’est adressé « particulièrement à la jeunesse », parce que, selon lui,  » toute la contre-communication (de l’opposition), c’est pour détourner l’esprit de cette jeunesse » qui a  »majoritairement voté » pour le candidat Bassirou Diomaye Faye.

    « Jugez-nous par rapport à la conformité ou non des actes que nous posons ou des propos que nous avions tenus hier », a-t-il demandé.

    Ousmane Sonko a invité les Sénégalais à « faire un choix ».  »Soit rompre avec la roublardise, la facilité, les raccourcis pour définitivement emprunter la voix de la vertu, de la rigueur, de la transparence dans la gestion des affaires publiques et se propulser irréversiblement vers le développement », a t-il dit.

    « Ou bien perpétuer les mêmes artifices basés sur le faux, le saupoudrage et le mensonge d’Etat pour sombrer éternellement dans les abysses préjudiciables du sous-développement et leurs désastreuses conséquence », a-t-il prévenu.

    HK/SKS/OID

  • SENEGAL-SOCIAL / Ousmane Sonko annonce « la seconde phase des mesures de réduction du coût de la vie »

    SENEGAL-SOCIAL / Ousmane Sonko annonce « la seconde phase des mesures de réduction du coût de la vie »

    Dakar, 21 fév (APS) – Le Premier ministre, Ousmane Sonko a annoncé, ce vendredi, devant les députés, une seconde phase des mesures de réduction du coût de la vie après la première intervenue au mois de juin.

    ‘’Bientôt, il y aura la seconde phase des mesures de réduction du coût de la vie. Le chef de l’Etat annoncera cette baisse des prix aux Sénégalais’’, a-t-il dit lors de la séance de ‘’Questions d’actualités au gouvernement’’.

    Le député de Gossas, Adama Diallo, avait interpelé le chef du gouvernement sur ‘’la flambée des prix et la levée de subventions annoncée après la publication du rapport de la Cour des comptes’’.

    Le Premier ministre a assuré que cette fois-ci, cette baisse des prix ‘’se fera avec sérénité avec des partenaires nationaux, mais aussi au niveau international avec des réductions sur la chaine d’approvisionnement’’.

    Il a donné l’exemple du riz que le Sénégal importe ainsi que d’autres denrées.

    ‘’Nous avons toujours dit que la solution durable est dans la production locale et non dans l’importation, synonyme d’une dépendance aux marchés et chocs exogènes’’, a rappelé le chef du gouvernement.

    Le Premier ministre a également souligné les ‘’efforts considérables’’ du gouvernement pour baisser les prix des denrées de première nécessité.

    ‘’Malgré un contexte difficile, l’héritage d’un pays à terre, le président de la République a engagé des mesures de réduction du coût de la vie en discutant avec les différents secteurs de production’’, a dit le PM.

    ‘’L’Etat aussi a fait beaucoup de concessions en renonçant à des taxes sur plusieurs produits qui pourtant devaient permettre de répondre à d’autres sollicitations’’, a-t-il ajouté.

    Le Premier ministre a souligné que si certains produits ont connu des hausses,  »c’est à cause de mauvais comportements » de certains acteurs. Il a assuré que les services de contrôle économique du ministère du Commerce  »font le suivi, malgré la faiblesse de leurs moyens ».

    Sur les subventions, le Premier ministre a précisé que son gouvernement  »n’a pas dit qu’elles seront levées de manière brutale et aveugle ».

     »Nous avons dit que les subventions sur certains produits ne peuvent plus profiter aux seules personnes les plus aisées », a-t-il martelé.  »Je tiens à dire que les plus démunis vont continuer à bénéficier des subventions de l’Etat sur l’électricité, les produits pétroliers et autres », a précisé M. Sonko.

    HK/OID

  • SENEGAL-HYDRAULIQUE-PERSPECTIVES / Bassirou Diomaye Faye : ‘’Le PROMOREN va contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire’’

    SENEGAL-HYDRAULIQUE-PERSPECTIVES / Bassirou Diomaye Faye : ‘’Le PROMOREN va contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire’’

    Koungheul, 21 fév (APS) – Le Projet de mobilisation des ressources en eau du bassin versant du Nianijia Bolong (PROMOREN), lancé vendredi à Koungheul, dans la région de Kaffrine (centre), va contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire nationale, avec la mise en valeur de 12 000 hectares par an, a déclaré le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

    ‘’A terme d’importantes ressources en eau mobilisées permettront la mise en valeur de 6000 hectares par campagne, soit 12 000 hectares par an contribuant ainsi à l’atteinte de la souveraineté alimentaire nationale’’, a-t-il dit.

    Le président Faye s’exprimait ainsi lors du lancement officiel des travaux du Projet de mobilisation des ressources en eau du bassin versant du Nianijia Bolong (PROMOREN).

    Le ministre  de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, la directrice de l’Office des lacs et cours d’eau (OLAC), Diarra Sow, le directeur du bureau de la Banque islamique de Développement (BID) à Dakar, Nabil Galem, a participé à la rencontre, les autorités administratives et territoriales, ainsi que les partenaires techniques et financiers, ont pris part à la cérémonie.

    ‘’Au regard des bénéficiaires directs notamment les agriculteurs, éleveurs, pécheurs, promoteurs touristiques et industriels, le PROMOREN permettra de contribuer significativement au développement des territoires du bassin arachidier’’, a-t-il ajouté.

    ‘’En outre, il s’agit d’un levier stratégique de sécurisation de la productivité́ de l’Agropole centre et d’insertion sociale professionnelle avec des perspectives de création d’au minimum 30. 000 emplois, sans compter les opportunités d’emplois indirects’’, a fait valoir le chef de l’Etat.

    Selon lui, ce projet va permettre ‘’un net recul de la pauvreté́’’ dans la zone d’intervention grâce à̀ la création de richesses et de croissance. ‘’Ce qui constituera également un dispositif efficace pour fixer les jeunes dans leur terroir et juguler le phénomène migratoire’’, a salué Bassirou Diomaye Faye.

    ‘’De plus conformément à la mutualisation et à la mise en cohérence des programmes de l’Etat, le PROMOREN, sera articulé à d’autres projets majeurs et structurants »,  a-t-il encore souligné, citant en exemple, ‘’le barrage de Samba Ngallu, en cours de construction sous l’égide de l’OMVG et qui permettra d’irriguer et d’aménager plus de 40000 hectares pour le Sénégal’’.

    Il a insisté sur le fait que la prise en charge de ce projet intersectoriel nécessitera une démarche de mise en cohérence avec les politiques, comme la stratégie nationale de souveraineté alimentaire, la transition écologique et les politiques d’emplois, de pêche et d’élevage, avec tous les acteurs susceptibles d’être concernés.

    ‘’Par ailleurs, le PROMOREN permettra un nivellement social en augmentant considérablement, les revenus des travailleurs et entrepreneurs en milieu rural notamment les agriculteurs, éleveurs aquaculteurs, du fait de la diversification des revenus et de la productivité de leurs activités’’, a dit le chef de l’Etat.

    ‘’De garantir également l’équité territoriale à travers le développement des pôles économiques pour sortir progressivement, de la macrocéphalie de la région de Dakar qui concentre depuis plusieurs décennies les plus grandes opportunités d’emplois pour le pays’’, a-t-il indiqué.

    Le PROMOREN est financé à hauteur de 36 milliards FCFA par le Groupe de la  Banque islamique de développement (BID).

    CTS/ADE/AB/ASB/OID

  • SENEGAL-SOCIAL / Ousmane Sonko aux syndicats : ‘’Nous sommes pour un dialogue sincère, mais serons intransigeants’’

    SENEGAL-SOCIAL / Ousmane Sonko aux syndicats : ‘’Nous sommes pour un dialogue sincère, mais serons intransigeants’’

    Dakar, 21 fév (APS) – Le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé, ce vendredi, à l’Assemblée nationale, la disponibilité de son gouvernement à instaurer un dialogue social ‘’sincère et franc’’ avec les organisations syndicales dans un contexte économique difficile.

    ‘’La liberté d’association est consacrée, particulièrement celle des travailleurs de s’organiser pour défendre leurs intérêts matériels et moraux’’, a-t-il dit, répondant à une interpellation du député de Pastef (majorité), Mamadou Lamine Diaïté.

    Ce dernier, premier intervenant de cette séance de ‘’Questions d’actualités’’, s’est étonné que le monde syndical multiplie les menaces de grève alors que le rapport de la Cour des comptes a révélé des malversations et chiffres ‘’cachés’’ par l’ancien régime sur la dette et le déficit budgétaire.

    ‘’La publication de ce rapport de la Cour des comptes a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Mais la vérité finit toujours par rattraper le mensonge et le dépasser’’, a dit M. Sonko qui a indiqué que ces résultats ‘’inquiétants’’ de cet audit ‘’nécessitent un vrai sursaut’’.

    Sur les mots d’ordre de grève brandis, le chef du gouvernement dit comprendre les syndicats.

    ‘’Je suis bien placé pour le comprendre, pour avoir dirigé pendant deux mandats un syndicat’’, a-t-il rappelé.

    Cependant, Ousmane Sonko a souligné que cela doit se faire ‘’dans un cadre normé et encadré’’.

    ‘’La meilleure formule, c’est de s’organiser, et, en tant qu’Etat, nous nous engageons à dialoguer, à écouter et à trouver des solutions. Nous y travaillons tous les jours’’, a-t-il assuré.

    C’est la raison pour laquelle, le Premier ministre a réitéré la volonté du gouvernement, comme souligné par le Conseil des ministres de mercredi dernier, d’organiser un dialogue social.

    ‘’Nous allons tenir ce dialogue social, le 27 (février) prochain, la première édition du dialogue social sincère et franc pour (aboutir) à un pacte de stabilité’’, a dit le Premier ministre.

    Il a, toutefois, souligné que l’Etat restera ferme face à certains mouvements d’humeur.

    ‘’Nous serons flexibles, mais nous serons fermes et intransigeants sur certaines revendications qui ne sont pas raisonnables’’, a prévenu le chef du gouvernement.

    HK/OID/ASB