Catégorie : LA UNE

  • SENEGAL-SOCIAL-RELIGION / 700 personnes vulnérables bénéficient d’un appui du Fonds de solidarité nationale à Kaffrine

    SENEGAL-SOCIAL-RELIGION / 700 personnes vulnérables bénéficient d’un appui du Fonds de solidarité nationale à Kaffrine

    Kaffrine, 16 avril (APS)- Un total de 700 personnes vulnérables a reçu, dimanche, à Malem-Hodar, dans la région de kaffrine (centre ouest), des kits alimentaires distribués par le Fonds de solidarité nationale du Sénégal, a constaté l’APS.

     

    Le kit est composé d’un sac de 50 kilogrammes de riz, dix kilogrammes de sucre et dix litres d’huile.

     

    « Il s’agit d’un don qui sera distribué à des personnes vulnérables identifiées dans les quatre départements de la région de kaffrine.  Et c’est un appui du Ministère du Développement communautaire et de l’Equité sociale et territoriale », a expliqué Kalidou Ba, directeur général du Fonds de solidarité nationale.

     

    Il s’exprimait en marge de la cérémonie officielle des remises des kits alimentaires, en présence du ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique Abdoulaye Seydou Sow et des élus territoriaux de la région de Kaffrine.

     

    « Le mois de ramadan est un moment de partage, de solidarité et d’entraide. C’est pourquoi nous sommes ici pour matérialiser la politique de l’équité sociale et territoriale », a poursuivi M. Ba.

     

    CTS/MTN

  • SENEGAL-PRESSE-REVUE / Divers sujets au menu des quotidiens

    SENEGAL-PRESSE-REVUE / Divers sujets au menu des quotidiens

    Dakar, 14 avr (APS) – Des sujets se rapportant à la politique, la justice, l’enseignement supérieur et la recherche, la situation de Sadio Mané au Bayern sont au menu des quotidiens reçus vendredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

    En politique, Sud Quotidien note que le leader de Rewmi Idrissa Seck, ‘’en perte de vitesse depuis son retour dans le camp du pouvoir, est très attendu ce jour sur la question de la 3ème candidature de l’actuel chef de l’Etat’’.

    M. Seck, qui doit tenir une conférence de presse dans l’après-midi, ‘’est aussi attendu sur sa participation à l’élection présidentielle de 2024 (….)’’, selon Sud qui affiche à la Une : ‘’Idy face à son destin’’.

    Concernant la présidentielle, WalfQuotidien titre : ‘’Macky Sall, la stratégie du silence’’. ‘’Adorant surprendre ses hommes et les Sénégalais, Macky Sall garde toujours un silence poli sur sa participation ou pas à la prochaine présidentielle de février 2024. Un mutisme qui, au-delà de la gêne patente sur ce sujet controversé, peut bien cacher une savante stratégie’’, écrit Walf.

    Vox populi présente les ‘’58 étapes qui mènent à la présidentielle de 2024’’ et parle d’un ‘’chronogramme contraignant’’ relatif à la fixation de la caution, le modèle et la fiche de parrainage, le dépôt des candidatures et la publication des listes de candidats.

    ‘’Le juge Amady Diouf, président de la cour d’appel de Dakar, va-t-il présider l’audience du lundi entre Ousmane Sonko et Mame Mbaye Niang ?’’, s’interroge le quotidien EnQuête.

    Le journal rappelle que ‘’alors procureur de la République près le tribunal de Grande instance hors classe de Dakar, son parquet avait été accusé par les avocats de la défense d’avoir corsé le dossier comme pour enfoncer leur client’’.

    Le dossier en diffamation opposant Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko sera devant la cour d’appel de Dakar, lundi, après le verdict du 30 mars dernier qui a condamné le leader de Pastef à 2 mois de prison avec sursis et 200 millions de FCFA de dommages et intérêts.

    L’As annonce de ‘’gros nuages dans le ciel’’ pour cause de ‘’cinq mois d’arriérés d’indemnités des travailleurs du transport aérien’’.

    ‘’Les lenteurs et blocages notés dans le traitement des questions sociales comme leurs indemnités de sécurité aérienne et le traitement entre les catégories de travailleurs fâchent les agents de l’aviation civile et du secteur des transports aériens’’, écrit le journal.

    Il ajoute : ‘’très remontés, Cheikh Wade, président de l’intersyndicale, et ses camarades menacent de paralyser le secteur aéroportuaire en cas de non-satisfaction de leurs points de revendications’’.

    Le Soleil revient sur la cérémonie de réception d’équipements scientifiques pour l’enseignement supérieur présidée jeudi par le chef de l’Etat et parle d’un ‘’nouvel élan pour la recherche’’.

    ‘’Seront équipés cent-trente laboratoires pédagogiques et de recherche des huit universités publiques, des six ISEP, de l’EPT et les Prépa’’, écrit le journal.

    Selon Le Quotidien, la réception de ces équipements, d’un coût de 52 milliards de franc Cfa, s’inscrit ‘’en droite ligne des décisions issues des concertations sur l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche’’.

    L’Observateur signale que le chef de l’Etat a profité de cette cérémonie pour ‘’tenir un discours de vérité aux élèves et étudiants, face à la violence physique et verbale qui gagne de plus en plus l’espace scolaire et universitaire’’.

    Selon Macky Sall, ‘’l’école et l’université doivent rester des pôles d’excellence où l’on doit rivaliser non dans la violence physique et verbale, mais dans la quête des meilleurs résultats pour préparer son avenir, être utile à soi, à sa famille et à son pays’’.

    Le quotidien Bës Bi s’intéresse à la situation de Sadio Mané au Bayern et parle ‘’mauvaise passe pour le roi Mané’’.

    ‘’En méforme depuis son retour à la compétition, Sadio Mané allie manque de temps de jeu et contreperformances. Sa brouille avec Leroy Sané est la résultante d’une somme de frustrations. A 31 ans, l’attaquant du Bayern Munich est appelé à rebondir, sous peine de voir sa carrière sombrer dans les abysses d’une descente aux enfers plus tôt que prévu’’, écrit le journal.

     

    OID/AKS

  • SENEGAL-FRANCE-SOCIETE / Les neuf anciens Tirailleurs sénégalais attendus à Dakar le 28 avril (Elysée)

    SENEGAL-FRANCE-SOCIETE / Les neuf anciens Tirailleurs sénégalais attendus à Dakar le 28 avril (Elysée)

    Dakar, 14 avr (APS) – Les neuf anciens Tirailleurs sénégalais, qui ont pris la décision de rentrer au Sénégal grâce à une aide financière de l’Etat français, sont attendus à Dakar, le 28 avril, a-t-on appris de l’Elysée.

    Ces anciens Tirailleurs ont été reçus, vendredi, par le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron.

    A leur arrivée à Dakar, ils seront accueillis par les autorités sénégalaises et celles de l’ambassade de France au Sénégal. Une cérémonie républicaine sera organisée à la résidence de la représentation diplomatique française à Dakar, a indiqué la source.

    Recevant neuf anciens Tirailleurs qui s’apprêtent à regagner le Sénégal grâce à une aide financière exceptionnelle de l’Etat français, Macron a notamment insisté sur l’importance de poursuivre le travail mémoriel auprès des écoles sénégalaises et auprès de la jeunesse de manière générale, a indiqué la source.

    Elle a rappelé que les neuf anciens Tirailleurs ayant choisi de rentrer au Sénégal menaient depuis quelques années un important travail de mémoire en se rendant dans des écoles de Seine Saint-Denis.

    La rencontre a été un moment émouvant pour le président français et pour ses hôtes qui ont eu l’opportunité de s’exprimer et de faire des témoignages sur leur vécu d’anciens soldats ayant servi la France en Indochine et en Algérie, fait savoir l’Elysée.

    Il s’est agi d’une séquence mémorielle souhaitée par le président Macron qui en a profité pour les remercier au nom de la France.

    Les neuf anciens Tirailleurs, âgés entre 85 et 96 ans, font partie des 22 qui s’étaient manifestés pour rentrer au Sénégal après la parution du film les Tirailleurs d’Omar Sy, a rappelé l’Elysée.

    AKS/OID

  • SENEGAL-PRESSE-REVUE / Les remous à la société d’exploitation du TER et d’autres sujets au menu

    SENEGAL-PRESSE-REVUE / Les remous à la société d’exploitation du TER et d’autres sujets au menu

    Dakar, 13 avr (APS) – Les remous à la Société d’exploitation du Train express régional (TER), le procès en appel opposant Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko figurent parmi les sujets les plus traités par les quotidiens reçus jeudi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

    Le quotidien Bës Bi rapporte que ‘’’le Train express régional (TER) a connu des perturbations, mercredi, pendant quelques heures’’.

    Selon le journal, ‘’les travailleurs de la Société d’exploitation du TER (Seter), étaient en grève pour protester contre le licenciement de leur collègue’’.

    La publication note que ‘’malgré les dénonciations du député Guy Marius Sagna, le directeur général de la Seter, Patrick Tranzer, avait fini par virer Maty Gning de la société alors qu’elle devait obtenir un CDI’’.

    ‘’Assistante Manager de la direction maintenance et matériel roulant, Maty Gning est en état de grossesse de 5 mois. La direction générale l’accuse d’avoir utilisé son ordinateur de travail pour envoyer des mails de revendications aux travailleurs. Elle a annoncé une grève de la faim’’, écrit le journal.

    Selon L’Info, ‘’la direction de la Seter est intransigeante sur la reprise de Maty Gningue’’.

    Le Quotidien souligne que la Direction qui parle ‘’d’une non transformation d’un CDD à son terme en CDI a décidé d’ouvrir une enquête et a porté plainte pour tirer +ces actes de sabotage+ et de +malveillance+ au clair (…)’’.

    Libération rappelle qu’il alertait ‘’depuis plusieurs mois’’ et que ‘’c’est finalement arrivé hier matin quand les agents de la direction de la maintenance du matériel roulant de la Seter ont immobilisé jusqu’à 11heures, 13 train sur le site de maintenance et de remise (SMR) sis à Colobane’’.

    Selon le journal, ‘’l’affaire Maty Gning, cet agent viré parce que son ordinateur aurait servi à envoyer des mails de revendications à des travailleurs, est la dernière d’une longue liste d’injustices’’.

    Le quotidien Bës Bi signale que le magistrat Amady Diouf va retrouver une affaire qui concerne Ousmane Sonko.

    L’ancien procureur de la République, ‘’éloigné de l’affaire Sweet Beauté, à la suite de son affectation à la tête de la Cour d’appel de Dakar en février dernier, va présider lundi l’audience en appel pour diffamation opposant Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko, +sauf changement de dernière minute+, précise une source de la Cour d’appel de Dakar’’, écrit la publication.

    Sud Quotidien note qu’après ‘’une accalmie de deux semaines environ, le Sénégal pourrait retrouver un regain de violence politique’’ avec la tenue de ce procès, programmé ‘’en un temps record’’.

    ‘’A moins que le pouvoir ne mette de l’eau dans son vin, on va vers une crise avec l’enrôlement en mode fast track de l’affaire Prodac. Des spécialistes redoutent le pire’’, écrit WalfQuotidien.

    Le Soleil signale que le budget de la campagne agricole passe de 60 à 100 milliards de francs Cfa.

    Le chef de l’Etat a annoncé mercredi avoir décidé d’allouer « une dotation budgétaire exceptionnelle et historique de 100 milliards de francs CFA à la campagne agricole 2023-2024, afin de renforcer la politique de souveraineté alimentaire ».

    « Appréciant les conclusions du Conseil interministériel sur l’agriculture », Macky Sall « a décidé d’allouer une dotation budgétaire exceptionnelle et historique de 100 milliards de francs CFA à la campagne agricole 2023-2024, afin de renforcer la politique de souveraineté alimentaire », rapporte le communiqué du Conseil des ministres.

    OID/AKS

  • SENEGAL-ASSAINISSEMENT / Le DG de l’ONAS satisfait des opérations précoces de curage des canaux de drainage des eaux

    SENEGAL-ASSAINISSEMENT / Le DG de l’ONAS satisfait des opérations précoces de curage des canaux de drainage des eaux

    Pikine, 11 avr (APS) – Le directeur général de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), Mamadou Mamour Diallo s’est dit satisfait de l’avancement des opérations précoces de curage des canaux de drainage des eaux dans la région de Dakar, en vue réduire les effets des inondations notamment dans la banlieue.

    ‘’Nous sommes confiants. Il est vrai que nous ne pouvons pas dire qu’il n’y aura pas d’inondations, mais avec les efforts que nous avons consentis, en termes de précocité de l’anticipation dans le pré-curage des canaux, nous pensons pouvoir arriver à des résultats satisfaisants, en tout cas à réduire les effets des inondations dans la banlieue’’, a-t-il déclaré.

    Le directeur général de l’ONAS s’exprimait en marge de l’ouverture d’une session de renforcement de capacités des acteurs des médias et divers autres acteurs sur le traitement de l’information sur l’assainissement.

    La rencontre qui se tient ce mardi dans la salle de conférence de l’Arène nationale à Pikine est organisée par le Cadre de  réflexion et  d’action des journalistes sur l’hygiène, l’eau et l’Assainissement (CRAJHEA) et son partenaire International Budget Partnership (IBP).

    Près de 60 participants prennent part à cet atelier ouvert par le préfet du département de Pikine Mamadou Moustapha Ndiaye.

    Le directeur général de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal a récemment lancé des travaux de curage des canaux dans la région de Dakar, confrontée ces dernières années à des inondations.

    A propos de cette formation, M. Diallo a déclaré que ‘’l’ONAS a besoin de travailler avec tous les acteurs notamment avec la presse pour amener les populations à faire un bon usage des ouvrages’’.

    Il a rappelé que les médias ont un rôle clé à jouer dans la sensibilisation de masse pour la préservation des ouvrages d’assainissement et pour le changement de comportements.

    ‘’Je peux vous rassurer que ce partenariat gagnant-gagnant va se consolider. Par ailleurs, nous restons ouverts à la collaboration avec tous les acteurs du sous-secteur de l’assainissement’’, a dit le directeur général de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal.

    SG/OID/AKS

  • SENEGAL-PRESSE-REVUE

    SENEGAL-PRESSE-REVUE

    Les hommages à Ibrahima Sène et d’autres sujets politiques à la Une

    Dakar, 11 avr (APS) – Le décès de Ibrahima Sène, Secrétaire national chargé des questions économiques au Parti de l’indépendance et du travail (Pit) et l’élection présidentielle de 2024 sont au menu des quotidiens reçus mardi à l’APS.

    ‘’La Gauche perd sa droite’’ avec le décès de Ibrahima Sène du PIT, affiche à la Une Walfquotidien qui écrit : ‘’La grande faucheuse a encore frappé. Cette fois dans le monde politique. Secrétaire national chargé des questions économiques au Parti de l’Indépendance et du travail (Pit), Ibrahima Sène est décédé dans la nuit du samedi au dimanche à Dakar à l’âge de 77 ans’’, rapporte WalfQuotidien.

    La publication signale qu’avec ‘’la disparition d’Ibrahima Sène, c’est le président Macky Sall qui perd un des plus farouches défenseurs de son Plan Sénégal émergent (PSE) et de son régime même s’il était opposé au troisième mandat’’.

    Le quotidien Bës Bi revient sur le parcours du responsable du PIT, qu’il présente comme ‘’un monument de la gauche’’. ‘’Le militantisme clandestin, la prison, la persécution des opposants, la gestion du pouvoir en tant qu’allié… Ibrahima Sène, aura caressé quasiment tout le clavier du registre politique au Sénégal’’, écrit le journal.

    ‘’Dans le débat public de ces dernières années, on remarquera ses diatribes contre Ousmane Sonko mais aussi son opposition au 3e mandat même si le PIT est allié de Macky Sall au pouvoir depuis 2012. Cette liberté, cet homme né le 1er mai 1946 l’a toujours cultivée partout où il est’’, souligne la publication.

    Dans le quotidien Le Soleil, le chef de l’Etat rend hommage à ‘’un combattant de la démocratie et des libertés’’.

    En politique toujours, Sud Quotidien note que la société civile est ‘’à pied d’œuvre’’ pour la tenue d’une élection présidentielle ‘’libre, transparente et sereine’’.

    Concernant ce scrutin prévu l’année prochaine, le quotidien Source A relève que les femmes de la coalition Benno Bokk Yaalaar ‘’valident’’ la troisième candidature de Macky Sall au détour d’un séminaire alors que Rewmi, le parti d’Idrissa Seck ‘’vote l’abstention’’.

    A propos de ce rendez-vous électoral majeur, Le Quotidien signale que M. Seck, membre de la mouvance présidentielle, est ‘’sur les rails’’. ‘’Il lance une campagne de collecte de fonds’’, selon le journal.

    Le quotidien L’As annonce la gestation d’un front pour ‘’la défense de la République et de la démocratie’’ à Thiès. A cette occasion, l’ancien Premier ministre Mahamad Dionne a déclaré que ‘’tout le monde, pouvoir et opposition réunis, doit agréer l’appel au dialogue lancé le 3 avril dernier par le président de la République’’.

    Le quotidien Bës Bi s’intéresse à la gestion de la Covid-19 par le ministère de la Santé et note qu’après le rapport de la Cour des comptes faisant état de malversations financières dans la gestion du fonds de riposte contre le covid-19, c’est au tour de Dr Abdoulaye Bousso de revenir à la charge.

    ‘’Alors que les poursuites judiciaires engagées contre des mis en causes dans la gestion du fonds Force Covid-19 n’ont pas calmé les choses, un homme, autrefois, au cœur du dispositif de lutte contre cette pandémie, vient de relancer la controverse. Par un livre paru aux éditions L’Harmattan Sénégal, l’ancien directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous) a décidé d’exposer une autre affaire relative à la fourniture d’équipement de travail au profit du personnel soignant’’, écrit le journal.

    Selon la publication, ‘’l’ancien directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous) mouille le ministre de la Santé d’alors, dans une histoire de +commande+ de +milliers de pyjamas+ destinés au personnel soignant’’.

     

    OID/AKS

  • Présidentielle 2024 : des proches de Macky Sall jugent sa candidature recevable

    Présidentielle 2024 : des proches de Macky Sall jugent sa candidature recevable

    Dakar, 1er avr (APS) – Plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, ont défendu la légalité d’une candidature à l’élection présidentielle du 25 février 2024 de Macky Sall, a constaté l’APS, vendredi soir, à Dakar.

    La possibilité pour l’actuel chef de l’Etat de briguer un nouveau mandat présidentiel en toute légalité a été ‘’juridiquement’’ actée lors du référendum constitutionnel de 2016, a soutenu M. Fall.

    ‘’Non seulement, elle n’a pas de valeur juridique mais au plan éthique aussi, considérer que les circonstances ont changé et réexaminer sa position à la lumière d’un nouveau contexte et de données nouvelles procède du courage et de l’éthique’’, a-t-il fait valoir en parlant de la déclaration faite par Macky Sall, lors du référendum de 2016, de ne plus pouvoir être candidat s’il est réélu en 2019.

    Le garde des Sceaux prenait part à un débat sur ‘’la candidature du président Macky Sall en 2024’’, à l’initiative de la Task Force républicaine, une instance proche de l’APR, le parti politique du chef de l’Etat.

    ‘’L’opinion exprimée par le président de la République, quelle que soit sa solennité, ne peut valoir règle de droit dès lors qu’elle ne se traduit pas par un acte législatif’’, a argué Ismaïla Madior Fall.

    ‘’Cette déclaration en elle-même ne saurait en aucun cas constituer une source de droit’’, a-t-il soutenu en parlant encore des propos tenus par Macky Sall, selon lesquels il est en train d’exercer depuis 2019 le dernier du nombre de mandats que lui autorise la Constitution sénégalaise.

    La question de la candidature de l’actuel président de la République a été ‘’déjà tranchée lorsque le président Macky Sall a soumis le projet de révision [de la Constitution] au référendum de 2016’’, a insisté Ismaïla Madior Fall, un agrégé de droit qui a conseillé Macky Sall pour la réforme constitutionnelle de 2016.

    ‘’Le Conseil constitutionnel a exclu totalement le premier mandat du président de la République en considérant que sous le régime de la Constitution version 2016, le premier mandat du président est celui allant de 2019 à 2024’’, a déclaré M. Fall.

    Il affirme, en citant l’article 27 de la Constitution, que ‘’le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois’’, et que ‘’nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs’’.

    La ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Aïssata Tall Sall, son collègue chargé des Forces armées, Sidiki Kaba, et d’autres personnalités membres de l’APR ont pris la parole pour défendre la légalité de la candidature de Macky Sall au scrutin présidentiel de 2024.

    ‘’Nous sommes passionnés par une question politique qui revient de façon épisodique […] Quand nous accédions à l’indépendance, la durée du mandat était de sept ans. Trois ans plus tard, on l’a réduite à quatre ans. Dès 1967, [Léopold Sédar] Senghor l’a fixée à cinq ans. Avec le Code [électoral] consensuel de 1991, Abdou Diouf l’a fixée à sept ans’’, a rappelé le professeur agrégé de droit constitutionnel.

    Durant la présidence d’Abdoulaye Wade, la durée du mandat présidentiel a été ramenée à cinq ans, puis à sept ans, a poursuivi Ismaïla Madior Fall.

    Ensuite, Macky Sall, élu pour un mandat de sept ans, a fait réduire le mandat présidentiel à cinq ans, sans que cette modification relative à la durée ne s’applique à celui qu’il exerçait lors du référendum de 2016, a rappelé M. Fall.

    ‘’Je ne me dédis pas’’

    Macky Sall, en proposant cette réforme constitutionnelle, avait soutenu que le nombre de mandats présidentiels autorisés par la Constitution ne ferait plus l’objet d’aucune controverse au Sénégal.

    Les membres de la Task Force républicaine ont repris le plaidoyer qu’il a récemment fait dans une interview accordée à l’hebdomadaire français L’Express, dans laquelle le leader de l’APR soutient pouvoir légalement présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2024, malgré la promesse qu’il a faite d’éviter toute controverse relative aux mandats présidentiels.

    ‘’Sur le plan juridique, le débat est tranché depuis longtemps. J’ai été élu en 2012 pour un mandat de sept ans. En 2016, j’ai proposé le passage au quinquennat et suggéré d’appliquer cette réduction à mon mandat en cours’’, a-t-il dit au journal.

    ‘’Avant de soumettre ce choix au référendum, nous avons consulté le Conseil constitutionnel. Ce dernier a estimé que mon premier mandat était intangible et donc qu’il était hors de portée de la réforme. La question juridique est donc réglée’’, a argué Macky Sall.

    Sera-t-il candidat ou pas ? La réponse ne dépend que de lui, a-t-il dit.

    ‘’Je ne me dédis pas. J’ai donné une opinion qui correspondait à ma conviction du moment. Celle-ci peut évoluer et les circonstances peuvent m’amener à changer de position. Nous sommes en politique’’, a répondu Macky Sall lorsque L’Express a évoqué son livre autobiographique dans lequel il affirme être en train d’exercer son ‘’deuxième et dernier mandat’’ depuis sa réélection en 2019.

    Selon Mamadou Kassé, la Task Force républicaine réunit 70 personnes proches du chef de l’Etat.

    En 2012, la candidature d’Abdoulaye Wade était contestée par les leaders de l’opposition, dont Macky Sall, qui estimaient qu’elle relevait d’une violation de la Constitution, même si le Conseil constitutionnel l’avait jugée recevable.

    La contestation de la candidature du président sortant avait engendré des violences à l’origine de la mort d’environ 12 personnes, selon la société civile.

    Depuis plusieurs semaines, l’opposition multiplie les rassemblements au cours desquels elle proteste contre l’éventualité d’une candidature de Macky Sall à l’élection présidentielle de 2024.

     

    CS/ESF/AKS