Catégorie : economie

  • SENEGAL-AFRIQUE-TRANSPORTS / Bus Rapid Transit : le Cameroun veut s’inspirer du modèle sénégalais

    Dakar, 24 fév (APS) – La ministre camerounaise chargée de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha-Courtès, a salué, lundi, à Dakar, la ‘’manière très professionnelle’’ dont les le Bus Rapid Transit (BRT) a été construit.

    ‘’Les installations du BRT de Dakar montrent parfaitement que sa mise en œuvre s’est faite de manière très professionnelle, avec de la main-d’œuvre africaine et sénégalaise’’, s’est-t-elle réjouie.

    ‘’Compte tenu de ce que nous avons vu au cours de cette visite, je suis sûre que nous rentrerons au Cameroun très imprégnés des facteurs clés et du succès de la mise en œuvre du BRT’’, a-t-elle dit à la presse après avoir visité cette infrastructure de transport de masse.

    Célestine Ketcha-Courtès a voyagé de la gare de Petersen, à Dakar, au dépôt de Gadaye, dans la commune de Guédiawaye, à bord d’un bus du BRT.

    Elle a aussi visité le centre intelligent de gestion de la mobilité et de l’accessibilité, le poste de commande centralisé, les ateliers et la zone de remisage du Bus Transit Rapid, sous la direction des responsables du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD).

    Le CETUD et l’AGEROUTE, l’agence nationale chargée de la construction, de la réhabilitation et de l’entretien de routes et des ponts, ont supervisé la construction du BRT.

    ‘’Nous venons de signer une convention de financement du BRT de Douala avec la Banque mondiale’’, a signalé la ministre camerounaise.

    En raison ‘’des relations de coopération, de partenariat et de fraternité qui existent entre le Cameroun et le Sénégal depuis [longtemps] et du fait que le BRT du Sénégal marche déjà, nous avons pensé qu’il était important de venir […] apprendre de sa mise en œuvre et de son exploitation, pour prévenir les erreurs […] et pouvoir les éviter’’, a dit Mme Ketcha-Courtès.

    ‘’Nous sommes très heureux de ce que nous avons vu. Nous avons vu une belle organisation autour du BRT de Dakar. Nous avons vu comment ce BRT impacte positivement le cadre de vie et la mobilité des populations dakaroises’’, a-t-elle fait remarquer.

    ‘’Les bonnes pratiques méritent d’être partagées…’’

    Célestine Ketcha-Courtès pense que ‘’les bonnes pratiques du Sénégal méritent d’être partagées avec le Cameroun, et vice versa’’.

    ‘’Cela nous fera gagner. Nous devons nous enrichir de nos belles expériences et des belles leçons apprises dans la mise en œuvre de nos projets, pour accélérer le développement de nos pays’’, a poursuivi la ministre camerounaise.

    Elle estime que la coopération Sud-Sud est ‘’l’un des leviers qui vont permettre à l’Afrique de prendre son envol’’, dans la mesure où  ‘’nous avons les mêmes défis et les mêmes habitudes’’.

    Célestine Ketcha-Courtès est à la tête d’une délégation comprenant de hauts responsables de l’Administration publique camerounaise, du maire de Douala, de fonctionnaires de la Banque mondiale et de la Société financière internationale. Elle va séjourner à Dakar jusqu’à jeudi.

    Le BRT a coûté 419 milliards de francs CFA, dont 69 % fournis par l’État du Sénégal et ses partenaires économiques et financiers, a dit à l’APS, en décembre 2023, l’ingénieur polytechnicien Khadim Niang, chargé de la réalisation de cette infrastructure de transport.

    Avec une centaine de bus articulés, le Bus Rapid Transit réduit d’une heure trente minutes à quarante-cinq minutes la durée moyenne du trajet entre les villes de Dakar et Guédiawaye, soit 18,3 kilomètres, selon M. Niang.

    Ses bus traversent 14 communes d’arrondissement. Le Bus Rapid Transit est un moyen de transport de masse qui existe dans une petite poignée de villes, dont Bogota (Colombie), Dar es Salam (Tanzanie) et Lima (Pérou), que des ingénieurs sénégalais ont visitées avant de construire celui de Dakar.

    HB/HK/SMD/ESF

  • SENEGAL-ENERGIE / Souveraineté énergétique : Dakar et Brazzaville manifestent la volonté de travailler ensemble   

    Dakar, 24 fév (APS) – Le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, et le directeur général de la Société africaine de raffinage (SAR) du Sénégal, Mamadou Abib Diop, ont exprimé la volonté, lundi, à Dakar, de travailler ensemble à la souveraineté énergétique du Congo et du Sénégal.

    ‘’Notre objectif est le même. C’est d’atteindre la souveraineté énergétique’’, a dit M. Diop à la fin d’une visite de l’usine de la SAR à Mbao, près de Dakar, en compagnie de M. Itoua.

    ‘’Concernant le sous-secteur de l’aval, nous avons des ambitions. Il y a des enjeux. C’est pareil pour le Congo. Nous avons les mêmes défis. C’est une visite amicale, fraternelle et de travail’’, a-t-il ajouté, concernant le séjour du ministre congolais au Sénégal.

    Le but de cette visite effectuée au moment où le Congo est en train de ‘’finaliser’’ la construction d’une deuxième usine de raffinage est de ‘’discuter, échanger et trouver des synergies’’, a poursuivi le directeur général de la SAR.

    ‘’Je suis très heureux de poursuivre ce travail de rapprochement des deux pays dans un domaine aussi stratégique que celui des hydrocarbures, un domaine dans lequel nous avons intérêt à parler, à échanger et à travailler ensemble’’, a dit Bruno Jean-Richard Itoua.

    ‘’Nous sommes venus ici pour écouter, échanger et poser les bases d’une collaboration structurée. Je pense que nous allons, à la fin de notre séjour, matérialiser cela par la signature d’un texte qui aura surtout la vertu de fixer les idées et de pousser les uns et les autres à se mettre rapidement au travail’’, a ajouté M. Itoua.

    La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) est désormais chargée de la distribution et de la commercialisation de l’électricité au Congo, a annoncé la télévision nationale congolaise, la semaine dernière.

    Cette information a été confirmée à l’APS par le service chargé de la communication de la Senelec.

    La Société nationale d’électricité du Sénégal est liée à l’État congolais par une convention d’affermage d’une durée de dix ans, selon la télévision nationale du Congo.

    La convention a été signée le 13 février dernier à Libreville, au Gabon, par le ministre congolais de l’Énergie et de l’Hydraulique, Émile Ouosso, et le directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye.

    ESF/HK

  • SENEGAL-GOUVERNANCE / Concertations nationales sur le secteur public : à Louga, un officiel appelle à bâtir une administration proche des citoyens 

    SENEGAL-GOUVERNANCE / Concertations nationales sur le secteur public : à Louga, un officiel appelle à bâtir une administration proche des citoyens 

    Louga, 23 fév (APS) – Le coordonnateur du Programme d’appui à la modernisation de l’administration (PAMA), Ibrahima Baldé, a souligné, lundi, à Louga (nord), l’importance d’une administration proche des citoyens en insistant sur le fait qu’elle doit être ‘’un service construit avec eux et pour eux’’.

    ‘’La nouvelle dynamique de nos autorités, c’est de parler avec les citoyens destinataires des services et de pouvoir recueillir les propositions, les attentes et les recommandations […] pour construire ensemble l’administration de demain’’, a-t-il dit lors d’une concertation régionale sur les services publics.

    Ibrahima Baldé, s’exprimant au nom du ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, a parlé de ‘’la nécessité d’une réforme plus inclusive et plus participative’’.

    M. Baldé estime que ‘’l’État doit agir en fonction des préoccupations des populations’’.

    ‘’Longtemps, les changements administratifs ont été pensés par des experts sans associer suffisamment ceux qui sont au cœur du système : les citoyens et les agents publics’’, a-t-il relevé.

    Les concertations nationales sur le secteur public, en cours depuis le 23 janvier dernier, doivent servir à ‘’écouter les préoccupations des populations et à construire ensemble une administration plus efficace et adaptée aux réalités du pays’’, a dit le coordonnateur du PAMA.

    À Louga, elles ont eu lieu en présence du gouverneur et des autorités locales, des élus et des représentants de la société civile.

    ‘’Le premier pas vers une réforme réussie, c’est d’accepter de s’asseoir et de discuter’’, a ajouté M. Baldé, plaidant pour ‘’une approche fondée sur le dialogue’’.

    ‘’Le ministre de la Fonction publique présentera les conclusions de ces échanges au Premier ministre, avec un double objectif : un diagnostic clair et des solutions formulées par les acteurs’’, a-t-il dit, ajoutant : ‘’Il ne suffit pas de décréter le changement, il faut le bâtir avec ceux qui le vivent au quotidien.’’

    DS/HK/ESF

     

  • SENEGAL-ECONOMIE / Le partenariat noué entre l’APIX et Olusegun Obasanjo va aider à promouvoir les investissements au Sénégal, selon Bakary Séga Bathily

    SENEGAL-ECONOMIE / Le partenariat noué entre l’APIX et Olusegun Obasanjo va aider à promouvoir les investissements au Sénégal, selon Bakary Séga Bathily

    Dakar, 24 fév (APS) – La convention de partenariat signée lundi à Dakar par l’Agence nationale chargée de la promotion de l’investissement et des grands travaux au Sénégal (APIX) avec AfroChampions, une initiative panafricaine de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, va contribuer à l’amélioration des investissements au Sénégal, a soutenu son directeur général, Bakary Séga Bathily.

    ‘’Cette convention va créer des opportunités pour le Sénégal. Cela passera par la promotion d’un secteur privé fort et capable de répondre aux enjeux économiques, comme le veulent le président de la République et le Premier ministre’’, a dit M. Bathily.

    Cette convention couvre les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de l’agriculture et des télécommunications, selon le directeur général de l’APIX, qui tient à rappeler que ce sont des secteurs générateurs d’emplois.

    L’agence sénégalaise de promotion des investissements espère que le partenariat scellé avec AfroChampions va aider à créer un ‘’environnement des affaires incitatif’’ au Sénégal et à ‘’capter des investissements’’.

    La rencontre du directeur général de l’APIX avec Olusegun Obasanjo a permis à cette agence de présenter à l’ancien président du Nigeria le programme de développement ‘’Sénégal 2050’’ et le code des investissements.

    Selon M. Bathily, AfroChampions va participer à la deuxième édition du Forum Invest in Sénégal prévue les 24 et 25 avril 2025 à Dakar.

    Olusegun Obansanjo va animer un panel lors de cette rencontre, a-t-il annoncé.

    HK/SMD/ESF

  • SENEGAL-TRAVAIL / Le gouvernement, les syndicats et le patronat se donnent rendez-vous, jeudi à 15 heures

    SENEGAL-TRAVAIL / Le gouvernement, les syndicats et le patronat se donnent rendez-vous, jeudi à 15 heures

    Dakar, 24 fév (APS) – La rencontre initialement prévue jeudi prochain à 9 heures, entre le gouvernement, les syndicats de travailleurs et le patronat, aura lieu le même jour à 15 heures, au Grand Théâtre de Dakar, annonce un communiqué d’Ibrahima Guèye, le directeur de cabinet du Premier ministre, Ousmane Sonko.

    ESF

  • SENEGAL-AFRIQUE-INITIATIVE / Olusegun Obasanjo noue un partenariat avec l’APIX pour promouvoir les investissements au Sénégal 

    SENEGAL-AFRIQUE-INITIATIVE / Olusegun Obasanjo noue un partenariat avec l’APIX pour promouvoir les investissements au Sénégal 

    Dakar, 24 fév (APS) – L’Agence nationale chargée de la promotion de l’investissement et des grands travaux au Sénégal (APIX) et AfroChampions, une initiative panafricaine de partenariat public-privé dirigée par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, ont signé, lundi, à Dakar, une convention de partenariat en vue du développement des investissements au Sénégal.

    M. Obasanjo, accompagné d’une dizaine de collaborateurs, a assuré l’APIX de la disponibilité d’AfroChampions à coopérer avec elle pour l’atteinte de cet objectif.

    ‘’Nous sommes prêts à travailler avec l’APIX. Nous sommes prêts à faire venir des investisseurs’’, a-t-il déclaré, s’exprimant en anglais.

    En présence de son directeur général, Bakary Séga Bathily, l’APIX lui a présenté, ainsi qu’à ses collaborateurs, un film sur le programme de développement ‘’Sénégal 2050’’.

    Olusegun Obasanjo, âgé de 88 ans, président du Nigeria de 1999 à 2007, estime que l’Afrique doit compter sur les Africains pour satisfaire ses besoins d’investissements.

    ‘’Les Africains sont les seuls investisseurs capables de développer leur continent’’, a soutenu le président d’AfroChampions, souhaitant que ‘’des investissements domestiques’’ soient faits par le continent, même si l’Afrique bénéficie des ‘’investissements étrangers’’.

    L’initiative panafricaine de partenariat public-privé qu’il dirige a pour objectif de ‘’soutenir le développement de multinationales africaines’’ et de faire d’elles ‘’des géants régionaux et mondiaux capables d’impulser la transformation du continent’’.

    Le directeur général de l’APIX a salué la visite d’Olusegun Obasanjo et le partenariat qu’il souhaite entretenir avec cette agence sénégalaise.

    Sa visite est une preuve des ‘’liens solides’’ et de l’‘’ambition commune’’ de l’APIX et d’AfroChampions de ‘’contribuer à la transformation économique de l’Afrique’’, a dit Bakary Séga Bathily.

    ‘’Nous nous réjouissons des échanges fructueux qui nous permettront d’établir un partenariat solide entre AfroChampions et l’APIX’’, a ajouté M. Bathily.

    ‘’En unissant nos forces, nous pouvons valoriser les champions africains, mobiliser de nouveaux investissements et [générer] une croissance durable dans tout le continent’’, a-t-il assuré.

    HK/ESF/SMD

  • SENEGAL-COREE-AGRICULTURE / La Corée du Sud poursuivra ses efforts pour aider ‘’la Vision 2050’’ du gouvernement (Ambassadeur)

    SENEGAL-COREE-AGRICULTURE / La Corée du Sud poursuivra ses efforts pour aider ‘’la Vision 2050’’ du gouvernement (Ambassadeur)

    Dakar, 24 fév (APS) – La Corée du Sud poursuivra ses efforts pour augmenter la productivité agricole et diversifier les produits alimentaires au Sénégal, de concert avec les experts locaux pour aider le pays à réaliser la Vision Sénégal 2050, référentiel des politiques publiques du gouvernement sénégalais, a assuré, lundi, son ambassadeur à Dakar, Kwon Hyukwoon.

    ‘’Afin d’aider le Sénégal à réaliser la Vision 2050, en particulier l’objectif d’atteindre la souveraineté alimentaire, la Corée du Sud poursuivra ses efforts pour augmenter la productivité agricole et diversifier les produits alimentaires avec nos collègues sénégalais. Comme ça, nous pouvons construire un avenir où l’agriculture assure la sécurité alimentaire et la prospérité de tous’’, a-t-il indiqué.

    Le diplomate sud-coréen intervenait lors d’une rencontre de partage des résultats de production de semences de prébases sous serre hydroponique qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Phase 2 du projet ‘’Développement d’une technologie de production de semences de pommes de terre exemptes de maladies au Sénégal’’.

    Elle a été organisée dans les locaux du Laboratoire national de recherches sur les productions végétales (LNRPV) par l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) et la direction de KOPIA, un projet sud-coréen au Sénégal.

    ‘’La culture de pomme de terre est vitale pour la sécurité alimentaire dans de nombreux pays africains. Des experts sud-coréens ici présents continueront à former les agriculteurs (sénégalais) aux technologies de production et de multiplication de plants de pomme de terre’’, a promis l’ambassadeur de Corée du Sud à Dakar.

    Pour sa part, le directeur scientifique de l’ISRA, Dr Madiama Cissé, a fait part, de la vocation du Sénégal d’assurer une production suffisante de semences.

    ‘’La quasi-totalité des semences de pommes de terre au Sénégal sont importées et aujourd’hui le travail qui est en train d’être mené est très important et permettra au Sénégal de prendre cette voie d’aller vers une production suffisante de semences de pommes de terre’’, a-t-il souligné.

    SG/HK/ASG

  • SENEGAL-AGRICULTURE / Ross-Béthio : une variété de blé dur expérimentée dans un champ-école à Bari Diam

    SENEGAL-AGRICULTURE / Ross-Béthio : une variété de blé dur expérimentée dans un champ-école à Bari Diam

    Bari Diam (Saint-Louis), 24 fév (APS) – Une variété de blé dur appelée ‘’Haby’’ est en train d’être expérimentée dans un champ-école à Bari Diam, un village de la commune de Ross-Béthio, dans le cadre du projet ‘’Blé irrigué Sénégal’’ (BIS), a constaté un reporter de l’APS.

    Bari Diam est une localité située dans l’arrondissement de Ndiaye, à une quinzaine de kilomètres de la commune de Ross-Béthio.

    L’objectif général du projet BIS, conformément à la politique de l’État du Sénégal, est de contribuer à la souveraineté alimentaire du pays, notamment en céréales, à travers le développement de la production locale de blé.

    Le but est d’absorber progressivement les importations, lutter contre l’insécurité alimentaire et ainsi améliorer le niveau de vie des ménages ruraux, renseigne une note dont l’APS a reçu copie.

    ‘’Ici dans ce site, on a mis la variété +Haby+, homologuée déjà au Sénégal. +Haby+ est une variété de blé dur. Quand on parle de blé dur, c’est les pâtes alimentaires. Donc, si on transforme le blé dur, ça sert à faire de la semoule qui permet de faire les couscous et les pâtes alimentaires. Donc, c’est cette variété qui est semée ici’’, a expliqué Dr Amadou Tidiane Sall, de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA).

    M. Sall s’entretenait ce lundi avec des journalistes en marge d’une visite effectuée sur le champ-école du producteur de blé, Makhtar Seck.

    Il a indiqué qu’il existe d’autres variétés de blé tendre servant à faire le pain et tous les produits pâtissiers.

    Huit variétés au total ont été homologuées dont quatre de blé dur et quatre de blé tendre, qui servent essentiellement à la production de pain.

    ‘’On est vraiment très content pour le producteur et le programme de voir ici, à Bari Diam, la variété de blé que vous voyez et qui se comporte très bien’’, s’est réjoui le chercheur.

    Il ne reste que deux semaines pour la récolte, assure-t-il, soulignant que la variété n’a même pas encore fait trois mois. Il considère cette expérimentation comme une réussite.

    Mais, il a relevé que le sol sableux du site d’expérimentation n’est pas trop adapté à la culture du blé. ‘´On sait que ce type de sol n’est pas trop adapté, parce que c’est un sol sableux, mais avoir une variété qui se comporte très bien ici, ça veut dire que les bonnes pratiques agricoles ont été respectées et on est vraiment satisfait’’, a-t-il notamment magnifié.

    Ingénieur agronome et coordinateur du BIS, Amadou Diouf affirme que ce projet cadre parfaitement avec la vision des nouvelles autorités, qui souhaitent atteindre la souveraineté alimentaire, notamment à travers la filière blé.

    ‘’Ce projet est extrêmement important dans la Vision Sénégal 2050 des nouvelles autorités, donc qui visent à réduire les importations de blé au Sénégal. Ce projet est installé afin d’essayer de développer donc la filière blé, d’assurer une bonne souveraineté alimentaire en réduisant les importations de blé’’, a-t-il fait valoir.

    Producteur de blé dans le champ-école de Bari Diam, Makhtar Seck dit apprendre beaucoup de choses à travers cette phase d’expérimentation de la production de la filière blé.

    ‘’C’est la première fois que je fais de la production de blé. Au début, je n’y connaissais rien, mais avec cette phase d’essai, on apprend beaucoup de choses. C’est pourquoi on l’a expérimenté’’, a-t-il notamment expliqué. Il déclare être tombé amoureux de la production de blé.

    Le projet BIS est mis en place par Eucord, en vue de contribuer à la politique de l’État du Sénégal, visant à assurer la souveraineté alimentaire du pays, en réduisant sensiblement les importations des produits alimentaires en général et du blé en particulier.

    Créée en 2003, la Coopérative européenne pour le développement rural (EUCORD) est une organisation à but non lucratif basée à Bruxelles (Belgique). Elle dispose d’un statut de coopérative à but non-lucratif de droit néerlandais.

    CGD/AMD/ASG

  • SENEGAL-TELECOMS / La Sonatel déclare avoir augmenté son chiffre d’affaires de 9,6 % en 2024

    SENEGAL-TELECOMS / La Sonatel déclare avoir augmenté son chiffre d’affaires de 9,6 % en 2024

    Dakar, 24 fév (APS) – Le chiffre d’affaires du groupe Sonatel à la fin de l’année 2024 a atteint 1.776,4 milliards de francs CFA, avec une hausse de 9,6 % par rapport à 2023, annonce la société de télécommunication dans un bilan annuel prenant en compte ses performances dans les cinq pays d’Afrique de l’Ouest où elle opère.

    Il s’agit de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Sénégal et de la Sierra Leone.

    Ces performances ont été obtenues grâce à des investissements stratégiques de 300 milliards francs CFA, qui représentent 17 % du chiffre d’affaires, selon un communiqué de l’entreprise. 

    Ce document du groupe Sonatel consacré à son bilan explique que ‘’ces efforts ont permis de répondre aux besoins croissants des clients, de renforcer l’inclusion numérique et d’accompagner les États dans leurs projets de transformation numérique’’.

    Il signale que l’entreprise a poursuivi en 2024 son engagement en faveur de l’amélioration de la connectivité et de l’expérience client. En termes de résultats, le nombre de ses clients pour la téléphonie mobile a progressé de 2,7 %. En raison de cette hausse, la Sonatel a atteint 41 millions d’abonnés pour le mobile.

    Selon le bilan transmis à l’APS, 22,8 millions de ces clients utilisent les données mobiles, et 17,9 millions d’entre eux bénéficient du ‘’très haut débit’’ de l’opérateur via la 4G, soit une hausse de 24,4 %.

    Cette croissance est portée par des réseaux performants, des offres tarifaires adaptées et un écosystème numérique riche en contenus, indique la même source.

    Une ‘’forte progression’’ de l’Internet fixe

    ‘’Le groupe Sonatel a déployé 664 nouveaux sites mobiles en 2024, toutes technologies confondues (de la 2G à la 5G), pour améliorer la couverture et la qualité des réseaux. Le lancement de la 5G au Sénégal marque une étape importante’’, dans la mesure où elle offre ‘’des solutions adaptées aux zones non couvertes par la fibre’’, ajoute-t-elle.

    L’Internet fixe a connu ‘’une forte progression’’, avec 916.800 clients, dont 472.000 abonnés à la fibre optique, soit une hausse de 23,8 %, lit-on dans le communiqué.

    Il ajoute, concernant le transfert d’argent, qu’‘’Orange Money continue de jouer un rôle clé dans l’inclusion financière et l’accélération des usages digitaux dans les cinq pays où le groupe opère’’.

    En 2024, ‘’le nombre de clients actifs a atteint 12,6 millions en augmentant de 8,4 %. Cette croissance repose sur un réseau de distribution étendu, des offres attractives et une expérience utilisateur optimisée, grâce à la disponibilité et à la sécurité du service’’, explique le communiqué relatif au bilan de la Sonatel.

    En 2024, 60% de la valeur créée est redistribuée localement, notamment à travers les contributions fiscales (23% du chiffre d’affaires), les dividendes payés aux actionnaires privés locaux (6 % du chiffre d’affaires), les paiements au secteur privé local et les commissions versées aux partenaires distributeurs, déclare la société de télécommunication.

    Le communiqué affirme que le groupe Sonatel célèbre quarante ans d’existence, ‘’avec une ambition renouvelée et des projets stratégiques’’.

    Conquérir ‘’de nouveaux marchés’’

    Dans cette logique, poursuit la même source, l’entreprise prévoit de renforcer les infrastructures réseaux, d’accélérer l’innovation, de conquérir de nouveaux marchés, d’optimiser l’expérience client et de renforcer son impact.

    Son directeur général, Sékou Dramé, estime que ‘’2024 a été une année de résilience, d’adaptation et d’innovation’’.

    ‘’En 2025, alors que nous célébrerons nos quarante ans d’existence, nous avons l’ambition de consolider notre position de leader en investissant dans le déploiement de la fibre optique et des réseaux mobiles 4G et 5G, pour offrir une connectivité toujours plus performante’’, rapporte le communiqué en citant M. Dramé.

    Cette année, la Sonatel espère conquérir ‘’de nouveaux marchés’’ et tirer profit de nouvelles opportunités de croissance, ‘’tout en optimisant l’expérience client, grâce à la digitalisation et à l’intelligence artificielle’’.

    L’inclusion numérique, l’éducation, la santé, ainsi que la réduction de son empreinte carbone font partie des priorités de l’entreprise, selon son directeur général.

    MT/ESF/SMD

  • SENEGAL-NUMERIQUE / Le BOS dévoile les 12 programmes prioritaires du New Deal Technologique

    SENEGAL-NUMERIQUE / Le BOS dévoile les 12 programmes prioritaires du New Deal Technologique

    Diamniadio, 24 fév (APS) – La Delivrey Unit du Bureau opérationnel de suivi (BOS) a présenté, lundi, à Diamniadio, une feuille de route stratégique articulée autour de 12 programmes prioritaires et déclinée en 50 projets clés pour la période 2025-2029, en vue d’accélérer la transformation numérique du Sénégal.

    Ces 12 programmes ont été présentés au cours du lancement de la nouvelle stratégie numérique du Sénégal, dénommée ‘’New Deal Technologique 2025-2050’’, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD).

    Selon Mohamed Diaby du BOS,  »ces initiatives, soigneusement élaborées, visent à accélérer la transformation numérique du pays en répondant aux défis actuels et en anticipant les besoins futurs’’.

    ‘’Chacun de ces programmes s’inscrit dans une logique complémentaire visant à renforcer les trois piliers fondateurs, infrastructures, plateformes et services adaptés ».

    Le premier concerne le cadre juridique et réglementaire du numérique.

     »Il vise à créer un cadre numérique robuste, inclusif et adaptable pour stimuler l’innovation, protéger les droits des citoyens, sécuriser les données et promouvoir une collaboration efficace entre les gouvernements et le secteur privé », a-t-il indiqué.

    Le deuxième programme prioritaire porte sur le développement des infrastructures, les réseaux et la connectivité universelle.

     »Le Sénégal souffre d’un déficit en infrastructures numériques de qualité avec une couverture réseau inégale, des coûts de connexion élevés et un accès limité à Internet, notamment dans les zones rurales », a relevé M. Diaby

    Le troisième programme est composé de la souveraineté numérique et la cyber-résilience, a indiqué M. Diaby. Il a rappelé à cet égard que le Sénégal reste vulnérable aux cybermenaces et dépend fortement des technologies et services étrangers.

    Il en déduit que ce qui compromet donc sa souveraineté numérique, c’est la sécurité de ses données sensibles.

     »L’objectif de ce programme est d’assurer la protection des infrastructures critiques pour améliorer la cyber-résilience à travers des politiques robustes, la capacité de réponse aux incidents et une certification active pour protéger les données et garantir la continuité des services essentiels », a expliqué Mouhamed Diaby.

    Le responsable du BOS est également revenu sur la question de la dématérialisation, la formation et le développement des compétences numériques, la digitalisation du secteur informel, la promotion, le financement et l’investissement numérique.

    Figurent également parmi ces 12 programmes, le cadre juridique et réglementaire du numérique, les infrastructures, les réseaux et la connectivité universelle, la souveraineté numérique et la cyber-résilience, la modernisation du système d’information de l’État.

    Pour la période 2025-2026, l’accent sera mis sur la mise en œuvre des infrastructures de base, la dématérialisation des services publics et le lancement des premiers projets.

    La période 2025-2026 sera consacrée à la mise en œuvre des infrastructures de base, la dématérialisation des services publics et le lancement des premiers projets.

     »Pour la période 2025-2028, nous passerons à la phase de déploiement à grande échelle avec un accent particulier sur la formation aux compétences numériques et le développement de l’économie numérique », a expliqué M. Diaby.

    La dernière année sera consacrée à la consolidation des acquis et à l’évaluation finale des impacts, a-t -il ajouté.

    CMS/MF/ADL/ASG