Catégorie : economie

  • SENEGAL-NUMERIQUE / Le budget du New Deal Technologique évalué à 1.105 milliards de FCFA (responsable du BOS)

    SENEGAL-NUMERIQUE / Le budget du New Deal Technologique évalué à 1.105 milliards de FCFA (responsable du BOS)

    Diamniadio, 24 fév. (APS) – Le coût global de la nouvelle stratégie numérique ‘’New Deal Technologique’’, du gouvernement sénégalais est évalué à 1.105 milliards de francs CFA, a révélé, lundi, Mohamed Diaby de la Delivery Unit du Bureau opérationnel de suivi (BOS).

    ‘’Le chiffre global du New Deal technologique a été évalué à 1.105 milliards de francs CFA, dont 950 milliards du budget déjà identifiés’’, a déclaré M. Diaby.

    Sur les 955 milliards déjà identifiés sur le budget global, 800 milliards sont prévus dans l’Agenda national de transformation (ANT) Vision 2050, a-t-il indiqué. Cent cinquante milliards de financement privé sont déjà disponibles, a-t-il assuré, au lancement du New Deal technologique du gouvernement, en présence du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

    Il a présenté une feuille de route stratégique articulée autour de 12 programmes prioritaires et déclinée en 50 projets clés pour la période 2025-2029 pour accélérer la transformation numérique du Sénégal.

    Le directeur général de Senum SA, Isidor Diouf, s’est lui appesanti sur les enjeux de cette nouvelle stratégie pour le Sénégal.

     ‘’S’agissant de la part de marché d’exploitation des services numériques, sur un marché mondial de 20 000 milliards de dollars en 2022, l’Afrique ne représente hélas que 30 milliards de dollars, le Sénégal 0,5 milliard, soit un pourcentage sensiblement égal à zéro’’, s’est désolé M. Diouf.

    Faisant le diagnostic de la stratégie numérique 2025, il a fait état d’un faible taux d’exécution, soit 19% de réalisation stratégique, 12% d’exécution des 69 projets, 36% de taux de réalisation pour 28 réformes.

    ‘’Parmi les causes identifiées, nous constatons un modèle de gouvernance inadapté, une absence de schéma directeur global, des initiatives disparates sans cohérence d’ensemble, un manque de leadership et de coordination, un modèle opérationnel cloisonné, une multiplication d’initiatives sans synergie, des difficultés à harmoniser les efforts et à mutualiser nos sources’’, a-t-il soutenu.

    Le DG de Senum SA considère que le Sénégal dispose pourtant d’un potentiel majeur pour accélérer sa transformation numérique et devenir un hub technologique régional.

    ‘’Ses potentialités s’accumulent autour de cinq lignes. Des infrastructures de sauvetage, des infrastructures de collectivité, des technologies IA, une stabilité politique et institutionnelle, ainsi qu’un bon positionnement sous-régional, et un écosystème numérique dynamique’’, a-t-il relevé.

    MF/CMS/ASG/SMD

  • SENEGAL-ECONOMIE / L’ORSRE table sur une production de 180 mille à 200 mille tonnes d’anacarde cette année

    SENEGAL-ECONOMIE / L’ORSRE table sur une production de 180 mille à 200 mille tonnes d’anacarde cette année

    Ziguinchor, 24 fév (APS) – L’Organe de régulation du système de récépissé d’entrepôt de marchandises s’est fixé pour 2025 l’objectif de produire 180 mille à 200 mille tonnes d’anacarde, contre 150 mille l’année dernière, a appris l’APS de son directeur général, Issa Wade.

    « Cette année, nous voulons mieux accompagner les acteurs de la filière anacarde afin de les aider à disposer davantage de financements. En cela, il est prévu un objectif de production de 180.000 à 200.000 tonnes d’anacarde durant cette campagne de commercialisation de la filière anacarde », a déclaré le directeur général de l’ORSRE.

    Il s’exprimait, lundi, à Ziguinchor, en marge d’un atelier consacré à la mise en œuvre d’une activité promotionnelle du système de récépissé d’entrepôt à l’occasion la campagne de commercialisation de la noix de cajou dans cette région du sud du pays.

    Outre des responsables de la gestion d’entrepôt, des représentants de banques et d’institutions de microfinance ont pris part à cette rencontre organisée de concert avec l’ONG Shelter For Life International, dans le cadre de la préparation de la campagne de commercialisation de l’anacarde pour l’année 2025.

    Cet atelier visait essentiellement à « évaluer, ajuster et améliorer le dispositif qui avait été mis en place auprès des organisations de producteurs, tout en jetant les bases des orientations stratégiques et des objectifs de l’ORSRE pour la filière anacarde en 2025 », a expliqué Issa Wade.

    Il visait également, selon lui, à mettre en place un « cadre de contractualisation entre acteurs (producteurs, commerçants, transformateurs) afin de garantir le bon dénouement des financements sur récépissé d’entrepôt et de réduire considérablement les risque de mévente ».

    « L’année dernière, on avait obtenu un objectif qui équivaut à 150.000 tonnes d’anacarde pour une valeur de 95 milliards de francs CFA », a rappelé Issa Wade.

    Le commissaire aux enquêtes économiques a relevé que, pour cette année, l’objectif sera beaucoup plus axé sur la transformation de près de 30% des produits locaux, notant qu’à l’heure actuelle cette transformation est de l’ordre de 6%.

    « Nous voulons que les producteurs locaux s’investissent dans la transformation de nos matières premières pour créer plus d’emplois et de la valeur ajoutée », a insisté le directeur général de l’Organe de régulation du système de récépissé d’entrepôt de marchandises.

    Il a réaffirmé l’engagement de sa structure d’aller vers un renforcement des capacités des acteurs de la filière en matière de stockage et de conservation des produits locaux.

    MNF/SMD/ASG

  • SENEGAL-NUMERIQUE / La liste des 20 membres du Conseil national du numérique mise à jour

    SENEGAL-NUMERIQUE / La liste des 20 membres du Conseil national du numérique mise à jour

    Diamniadio, 24 fév (APS) – Le gouvernement a dévoilé, lundi, la liste des 20 membres du Conseil national du numérique ayant travaillé à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie numérique du Sénégal, « New Deal technologique ».

    Cette liste, qui a été mise à jour, a été rendue publique lors de la cérémonie de lancement de ladite stratégie au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

    Les membres de cette structure rattachée à la Primature auront pour rôle de conseiller le Premier ministre, Ousmane Sonko, sur les questions liées à la transformation numérique du Sénégal.

    Voici la liste complète des membres du Conseil national du numérique :

    -Moustapha Cissé : Ceo Kera, spécialiste en IA ;

    -Oumar Cissé : Directeur général d’Intouch ;

    -Hamidou Dia : Vice-président Solution ingénierie cloud chez Google ;

    -Ibrahima Nour Eddine Diagne : Administrateur général de Gaïndé 2000 ;

    -Nafy Diagne : Directrice de la stratégie et de la transformation chez Yas ;

    -Momar Diop : Co fondateur et Ceo  Adncorp, président de Sen startup ;

    -Sidy Diop : Associé-Deloitte ;
    -Isidore Diouf : Directeur général de Senum SA ;

    -Assane Guèye : Spécialise en cyber-sécurité ;

    – Ndèye Absa Ngningue : Responsable de l’innovation numérique à la Banque africaine de développement (BAD) ;

    -Fatou Sow Kane : Directrice générale Expresso Sénégal ;

    -Mouhamadou Mbengue : Associé et PDG de Grant Thornton technologies ;

    -Aminata Ndiaye Niang : Directrice générale adjointe Sonatel ;

    -Basile  Niane : Directeur général de Social Net link ;

    -Antoine Ngom : Président de l’organisation des professionnels des Tic (Optic) ;

    – Baidy Sy : Spécialiste transformation à la Banque mondiale ;
    -Meissa Tall : Directeur du Conseil Kpmg Afrique chez kpmg ;

    -Dahirou Thiam : Directeur général de l’Artp ;

    -Coura Tine : Directrice régionale Wave ;

    -Mame Fatou Wane : Ingénieur en télécommunication et système d’information.

    CMS/MF/ASG

  • SENEGAL-TIC / Le New Deal technologique permettra de lutter contre la corruption et l’évasion fiscale, selon Bassirou Diomaye Faye

    SENEGAL-TIC / Le New Deal technologique permettra de lutter contre la corruption et l’évasion fiscale, selon Bassirou Diomaye Faye

    Diamniadio – 24 fév (APS) – La nouvelle stratégie nationale numérique ‘’New Deal technologique’’ 2025-2050 permettra de lutter contre la corruption et l’évasion fiscale à travers la dématérialisation des procédures administratives, a estimé, lundi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

    ‘’L’impact sera aussi concret pour l’administration, qui va se moderniser avec des services interopérables, une amélioration de la performance, un élargissement de l’assiette fiscale, permettant ainsi de lutter contre la corruption et de réduire considérablement l’évasion fiscale’’, a-t-il déclaré, lors du lancement de la nouvelle stratégie numérique du Sénégal, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio.

    Cette dématérialisation des procédures et la digitalisation des documents, permettra selon lui, d’éliminer les intermédiaires, de réduire les délais de traitement, de lutter contre la spéculation et la corruption, grâce à une traçabilité accrue et des bases de données centralisées et sécurisées.

    Le chef de l’État est globalement revenu sur les avantages du ‘’New deal technologique’’ avec, entre autres, un accès universel à Internet, une connectivité de qualité, performante et à un coût abordable, mais également un programme d’incubation et de financement pour accompagner les startups locales et encourager l’innovation technologique.

    Le ‘’New deal technologique’’ dont l’ambition est de porter la contribution du numérique à 15% du PIB, remplace la stratégie Sénégal Numérique (SN2025), qui a été lancée en 2016.

    CMS/MF/ABB

  • SENEGAL-NUMERIQUE-VISION / « New deal technologique » : Bassirou Diomaye Faye appelle à miser sur des solutions technologiques locales

    SENEGAL-NUMERIQUE-VISION / « New deal technologique » : Bassirou Diomaye Faye appelle à miser sur des solutions technologiques locales

    Diamniadio, 24 fév. (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a souligné, lundi, l’importance pour le Sénégal de miser sur des solutions technologiques locales afin de réduire la dépendance aux solutions étrangères.

    ‘’Pour atteindre cet objectif, nous accompagnerons notre secteur privé, notre université, dans la recherche et le développement, mais aussi dans l’innovation, pour la production de technologies et de solutions locales, en renforçant notre sécurité et en assurant la maîtrise de notre cyber espace’’, a-t-il dit.

    Le président Faye procédait au lancement de la nouvelle stratégie numérique ‘’New deal technologique 2025-2050’’, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Dialniadio.

    ‘’Nous nous engageons à construire un espace numérique souverain, en renforçant notre sécurité et notre résilience, en sécurisant les infrastructures, en protégeant nos données critiques et en réduisant progressivement notre dépendance aux solutions étrangères’’, a-t-il notamment affirmé.

    Selon lui, la question de la souveraineté numérique est devenue essentielle pour toutes les nations et pour le Sénégal. Il estime qu’elle constitue même un enjeu au cœur du mouvement technologique.

    Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la mise en place d’un cadre juridique, réglementaire et d’une gouvernance agile, favorable à l’innovation, tout en protégeant la vie privée et en respectant les réalités socioculturelles du pays.

    Le chef de l’Etat estime que ‘’la digitalisation progressive de l’économie dite informelle permettra d’identifier et de labéliser, mais aussi d’accompagner nos entrepreneurs dans leur développement’’.

    Des investissements importants dans l’économie numérique du Sénégal permettront, selon lui, de faire du pays ‘’un lieu d’excellence’’, ‘’un pôle d’expertise capable de produire’’, d’’’utiliser et d’exporter des technologies et des solutions en intelligence artificielle’’ (IA).

    ‘’Nos champions nationaux pourront ainsi briller en Afrique et dans le monde’’, a ajouté le président Faye, invitant les Sénégalais à unir leurs forces avec celles du gouvernement et du secteur privé sénégalais pour construire cet écosystème de données numériques.

    ‘’Ensemble, nous pouvons relever ce défi et construire un avenir où la technologie est un levier d’opportunités pour tous. Faisons du +New Deal technologique+, un moteur de progrès, non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour toute l’Afrique’’, a-t-il lancé.

    Le ‘’New deal technologique’’ est le nouvel agenda de transformation numérique du pays. Il remplace la stratégie Sénégal Numérique-SN2025, lancée en 2016. 

    Cette nouvelle stratégie digitale a pour ambition de porter la contribution du numérique au PIB à 15%. 

    MF/CMS/ASG/ABB/OID

  • SENEGAL-TIC / Le numérique, un outil essentiel pour asseoir la souveraineté, selon Bassirou Diomaye Faye

    SENEGAL-TIC / Le numérique, un outil essentiel pour asseoir la souveraineté, selon Bassirou Diomaye Faye

    Diamniadio, 24 fév (APS) – Le numérique est un outil essentiel pour asseoir la souveraineté et promouvoir la prospérité économique du Sénégal, a soutenu, lundi, à Diamniadio, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, soulignant que le monde est dans une nouvelle ère où la technologie a un impact profond sur les sociétés et les économies.

    ‘’Partout, le numérique constitue un outil essentiel pour accroître la compétitivité, affirmer la souveraineté et promouvoir la prospérité’’, a-t-il affirmé.

    Bassirou Diomaye Faye s’exprimait ainsi lors du lancement de la stratégie numérique du Sénégal  »New deal technologique » au Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio.

    Le chef de l’Etat a rappelé que le monde est entré dans une nouvelle ère, où la technologie a un impact profond sur les sociétés et les économies.

    Parlant de ce ‘’New deal technologique’’, il a indiqué que la pierre angulaire de cette transformation numérique passe par la dématérialisation des procédures administratives et des services publics.

    Le président Faye a notamment cité les services cadastraux, la gestion du foncier, le dossier informatisé du patient, l’état civil dématérialisé, la facturation électronique, la télé-médecine, le e-learning, entre autres.

    ‘’Beaucoup de nos concitoyens sont confrontés à des processus longs, coûteux et parfois inefficaces pour accéder à l’information ou effectuer des démarches administratives de base’’, a -t-il relevé.

    Avec les technologies numériques, ‘’nous allons introduire, en plus de la simplification et de la standardisation des procédures, un accès universel à Internet, une connectivité abordable et de qualité’’, a souligné le chef de l’Etat.

    Bassirou Diomaye Faye a ajouté qu’une ‘’identité numérique unique, basée sur la biométrie, permet de générer des identités fonctionnelles et secondaires pour des usages sectoriels dans la santé, l’éducation, la justice, l’économie, et donc dans tous les domaines de la vie’’.

    CMS/MF/OID/ABB

  • SENEGAL-ENVIRONNEMENT-AGRICULTURE-REPORTAGE / Les eaux usées recyclées, le bon filon des maraîchers de Thiès

    SENEGAL-ENVIRONNEMENT-AGRICULTURE-REPORTAGE / Les eaux usées recyclées, le bon filon des maraîchers de Thiès

    Par Baboucar Thiam

    Thiès, 24 fév (APS) – Les eaux usées, habituellement considérées comme un problème d’assainissement dont la mauvaise prise en charge impacte durablement le cadre de vie, révèlent leur grand potentiel dédié à la valorisation de l’horticulture dans les faubourgs de la commune de Thiès (ouest), plombé par le déficit pluviométrique lié au changement climatique.

    Les pouvoirs publics ont installé plusieurs stations de traitement dans la région, dont une à Keur Saïb Ndoye, dans les faubourgs de la cité du rail. Non loin de cette station, plus d’une centaine de maraîchers ont décidé de transformer en opportunité les problèmes d’assainissement courants des villes. Ils utilisent les eaux usées recyclées par cette station pour développer une agriculture sans engrais chimiques.

    A l’entrée de la station de Keur Saïb, à la lisière de Médina Fall, un quartier de la commune de Thiès Nord, se dresse un grand bassin surplombé d’une structure métallique, dont la rouille commence à ternir la peinture bleue.

    Cette station est fortement sollicitée pour le traitement des eaux usées issues des fosses septiques et du système d’assainissement de la ville de Thiès et ses environs.

    ‘’Il faut savoir que c’est la seule station d’épuration de la ville de Thiès’’, précise Amath Ndiaye, en charge de la gestion de cette installation chargée du traitement des eaux usées des ménages de Thiès et environs, acheminées ici par des camions-citernes, mais aussi via le réseau de drainage.

    Les eaux arrivent à cette station ‘’chargée de matières solides, de sable, de sachets plastiques et autres ordures ménagères, en plus de l’huile qu’elles contiennent’’, détaille le responsable de la station d’épuration, la trentaine révolue.

    « 

    Le recyclage effectué par cette station nécessite l’utilisation de méthodes mécaniques, telles que la filtration et la décantation, ainsi que de méthodes biologiques et chimiques. Les eaux dont ont été extirpés les déchets solides, la graisse et le sable ‘’contiennent des matières fécales dissoutes, qui seront enlevées par un traitement biologique qu’elles subiront en dernier ressort dans des bassins’’, a-t-il signalé.

    Le processus d’épuration supervisé par un laborantin

    Cette opération appelée ‘’traitement tertiaire’’ est exécutée par des bactéries vivant dans des bassins dits biologiques, dans lesquels ces organismes microscopiques se nourrissent et se reproduisent aussi.

    Il s’agit de bassins relativement profonds dans lesquels ces bactéries se gavent des matières fécales dissoutes dans un liquide à l’aspect répulsif, malodorant du fait qu’il provient des égouts et des fosses septiques.

    Au besoin, la contenance des bassins peut être désinfectée en utilisant du chlore. Cette eau chlorée peut servir dans les travaux publics (construction routière, bâtiment). Mais parfois, elle n’a pas besoin d’être chlorée, car ayant été débarrassée de ses matières fécales et substances nuisibles, après l’intervention des bactéries.

    Cette eau reste riche en phosphore et en azote, deux puissants fertilisants, et ‘’est très prisée par les maraîchers, les arboriculteurs et les horticulteurs qui l’utilisent pour arroser leurs plantes’’, renseigne le responsable de la station.

    Tout le processus d’épuration est supervisé par un laborantin, qui effectue des prélèvements à toutes les étapes, pour ‘’s’assurer que l’eau qui sort de la station est totalement purifiée et est réutilisable pour l’agriculture ou rejetée dans la nature, sans risque’’.

    Comme pour rassurer, le responsable du laboratoire de contrôle de la station de Thiès, El Hadj Cissé montre trois bocaux contenant des échantillons d’eau de couleur noire, d’aspect plus clair et enfin de couleur jaunâtre. Ils représentent les trois états successifs des eaux usées, de leur arrivée en provenance du système d’assainissement ou des camions-citernes à la fin du processus d’épuration.

    ‘’Ici, nous avons les trois échantillons que nous avons analysés au niveau du laboratoire, donc nous connaissons exactement la composition physico-chimique des eaux qui arrivent et qui sortent de cette station, afin de respecter les normes de rejet de l’ONAS et du Sénégal’’, assure-t-il, ajoutant que des normes sont fixées pour chaque paramètre.

    Des ‘’lits de séchage’’ pour traiter la boue issue des eaux usées

    Après l’activité des bactéries, l’eau noirâtre, passée par le clarificateur, devient jaunâtre. Ce liquide, appelé ‘’eau clarifiée’’, subit une analyse visant à vérifier d’abord le respect, à cette étape, des normes de conception de l’usine de Keur Saïb Ndoye, ensuite, celui des normes de rejet sénégalaises.

    Avant tout rejet des eaux déjà traitées, quelques-uns de leurs paramètres sont nécessairement mesurés, afin de s’assurer qu’elles respectent les normes sénégalaises. Il s’agit du potentiel hydrique (PH), de la demande biochimique en oxygène (DBO), de la demande chimique en oxygène (DCO) et des matières en suspension.

    ‘’Tous ces paramètres sont analysés à partir des eaux qui sortent complètement de la station d’épuration’’, insiste le laborantin. Pour traiter la boue issue des eaux provenant du système d’assainissement et des fosses septiques, la station est dotée de ‘’lits de séchage’’.

    Les eaux boueuses sont drainées vers l’épaississeur, après quoi elles sont acheminées dans les lits de séchage munis de drains superposés en profondeur, découpés pour favoriser l’infiltration des eaux qu’elles contiennent.

    Une fois asséchée dans les bassins pendant 30 jours, ‘’cette boue est d’abord broyée, réduite en poudre, mise en sac et distribuée aux cultivateurs, maraîchers, horticulteurs, arboriculteurs et autres producteurs agricoles de la zone pour servir de fertilisant ‘’, indique le gérant de la station d’épuration de Tivaouane, Lamine Diop.

    Elle peut aussi être utilisée dans la fabrication de pavés, dit-il. De fait, face à la baisse des rendements des terres agricoles et la prolifération des fertilisants chimiques, qui constituent un danger pour l’environnement et la santé, la boue issue du traitement des eaux usées peut représenter une alternative pour fertiliser les terres, tout en contribuant à préserver l’environnement.

    Dans cette optique, la station alimente en eau et en fertilisants des producteurs actifs dans les périmètres maraîchers de la zone. Au bout de plus d’une dizaine de minutes de marche sur une route latéritique, jonchée de nids de poules, apparaît une longue clôture en fils barbelés, surmontée de plantes rampantes. Une allée débouche là sur des périmètres maraîchers.

     Des périmètres exploités 12 mois sur 12

    Le site abrite aussi une vaste lagune où sont déversées les eaux déjà traitées pouvant être utilisées pour le maraîchage. Un endroit captivant de par sa verdure. Un bosquet luxuriant entourant une étendue d’eau claire sur laquelle s’étalent à perte de vue de belles fleurs de nénuphars : c’est la lagune recevant les eaux traitées à leur sortie de la station d’épuration, à laquelle elle est directement connectée par des tuyaux d’évacuation. Rien, à première vue, ne peut laisser croire que cette eau vient des fosses septiques et du système d’assainissement de Thiès.

    L’espace abrite des périmètres maraîchers, des arbres fruitiers, mais également une grande variété de végétaux sauvages. Preuve du caractère fertilisant de l’eau déversée dans la lagune, l’environnement immédiat, telle une oasis, contraste nettement avec le reste du paysage à la ronde. ‘’Cette eau nous aide beaucoup’’, confie Moundiaye Diogoye, un jeune maraîcher dont l’activité dépend de cette eau.

    Le jeune homme informe que grâce à cette lagune, bon nombre de maraîchers exploitent ici des parcelles 12 mois sur 12. ‘’Tous les travailleurs que vous voyez ici, plus d’une centaine, utilisent l’eau recyclée qui vient de l’usine’’, renseigne Diogoye.

    En cette période post-hivernale coïncidant avec la saison froide, l’activité horticole bat son plein. Les parcelles sont épanouies. Différentes variétés de légumes sont produites dans ces périmètres arrosés et fertilisés avec des eaux et de la boue sorties droit de la station de Keur Saïb Ndoye.

    L’engrais et l’eau que nous utilisons, nous viennent de la station, note Diogoye, un horticulteur habitant Médina Fall, un quartier adjacent de Keur Saïb Ndoye.  ‘’Actuellement, nous recrutons beaucoup de saisonniers qui nous viennent de l’intérieur du pays : Kaolack, Fouta, mais également de la zone des Niayes’’, affirme le jeune producteur.

    Boues de vidange aussi efficaces que les engrais minéraux

    Selon le conseiller technique du directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Mouhamadou Guèye, ces maraîchers démontrent, par la pratique, que les eaux usées traitées et les produits dérivés comme la boue, ont un pouvoir fertilisant, avec un avantage supplémentaire : leur utilisation ne pollue pas les terres et les nappes phréatiques.

    ‘’C’est cela qu’il faut promouvoir, afin d’avoir une agriculture biologique, une agriculture qui préserve l’environnement, bref une agriculture durable’’, recommande-t-il, en rappelant que les engrais minéraux contiennent des substances contribuant au lessivage de nos terres et à créer ainsi une baisse des rendements agricoles.

    Il préconise donc l’utilisation de cet engrais biologique comme un moyen de préservation de l’environnement et, dans une certaine mesure, comme un outil d’adaptation au changement climatique. ‘’Il faut promouvoir l’utilisation de ces engrais’’, insiste le conseiller technique, laissant entendre que le contexte s’y prête, d’autant que l’Etat du Sénégal autorise et encourage même désormais l’utilisation de l’engrais organique. Ce qui, selon lui, n’était pas le cas il y a quelques années.

    Il fait savoir qu’il y a ‘’plus d’une quinzaine de stations de traitement de boue de vidange’’ au Sénégal, dans lesquelles les eaux issues des fosses septiques sont collectées, traitées et valorisées en boue séchée pour l’agriculture, avec l’utilisation d’omniprocesseurs permettant de transformer les boues de vidange en eau distillée et en cendres pour formuler de l’engrais organo-minéral destiné à l’agriculture.

    Le technicien soutient que des tests réalisés par des laboratoires de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar ont montré que ces boues peuvent être utilisées directement, ‘’sans influence néfaste, sur les terres et sur les cultures, avec un pouvoir fertilisant aussi bon que celui des engrais minéraux et sans effet néfaste sur l’environnement’’.

    De même, il affirme qu’une étude de l’USAID, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international, a montré qu’on peut augmenter de 32 fois le potentiel de traitement des boues de vidange au Sénégal.

    ‘’Nous avons encore 32 fois [plus] de marge d’augmentation de ce potentiel, la valorisation des boues de vidange et des produits issus de l’assainissement n’a pas encore atteint sa maturité, nous n’en sommes qu’au début’’, avance-t-il.

    Les maraîchers ont remarqué un autre avantage : c’est que les productions obtenues à partir de l’eau et des produits dérivés du traitement des boues de vidange, se conservent plus longtemps.

    BT/ADI/BK/ASB/OID/ASG

  • SENEGAL-TIC-DEVELOPPEMENT / « New deal technologique » : le Sénégal ambitionne de figurer dans le top 3 africain des exportateurs de services numériques en 2034 (officiel)

    SENEGAL-TIC-DEVELOPPEMENT / « New deal technologique » : le Sénégal ambitionne de figurer dans le top 3 africain des exportateurs de services numériques en 2034 (officiel)

    Diamniadio, 24 fev (APS) – Le Sénégal ambitionne de se positionner parmi les trois premiers exportateurs africains de services numériques à l’horizon 2034, grâce à sa nouvelle stratégie numérique dénommée ‘’New deal technologique’’, a fait savoir, lundi, le directeur de cabinet du ministère de la communication, des télécommunications et du numérique (MCTN).

    ‘’Nous avons défini une feuille de route ambitieuse pour hisser le Sénégal parmi les trois premiers exportateurs africains de services numériques à l’horizon 2034’’, a déclaré Mamadou Seck.

    Il s’exprimait au cours de la cérémonie officielle de lancement de la nouvelle stratégie numérique 2025-2050, présidée par le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio.

    Il s’agira à travers cette nouvelle stratégie, de créer plus de 500 startups technologiques labellisées et l’émergence de 50 e-champions africains, afin de stimuler l’innovation et la compétitivité, a souligné Mamadou Seck.

    Dans le cadre du ‘’New deal technologique, le Sénégal va former cent mille diplômés qui auront suivi des cursus scolaires et universitaires et soutiendront la croissance d’une économie digitale dynamique avec plus de 350 000 emplois cumulés créés.

    ‘’Un taux de 95% de productivité sera atteint pour garantir l’inclusion de tous, et nous digitaliserons 90% des services pour une administration plus performante au service des citoyens et des entreprises’’, a projeté le directeur de cabinet du MCTN.

    Pour y parvenir, a-t-il ajouté, une contribution du numérique à hauteur de 15% du PIB sera nécessaire pour consolider le rôle stratégique de ce secteur dans le développement national.

    Le ‘’New deal technologique’’ n’est pas une simple stratégie, a-t-il également fait savoir, précisant que cette nouvelle stratégie numérique du Sénégal est un engagement ferme vers un avenir digital innovant et souverain, d’autant plus que le pays regorge de talents.

    Tout en réitérant la volonté politique des plus hautes autorités, Mamadou Seck a, dans le même temps, invité l’ensemble des acteurs publics comme privés à se joindre à cette initiative pour construire une société nouvelle.

    Le ‘’New deal technologique’’ remplace la stratégie Sénégal Numérique 2025 (SN2025) de 2016. Il ambitionne de faire du numérique un véritable levier de développement économique et social, par une transformation digitale inclusive et ambitieuse articulée autour de trois axes stratégiques : la souveraineté numérique, la digitalisation du service public et le développement de l’économie numérique.

    Le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, le ministre sénégalais du Numérique et les ministères en charge Communication de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, de la Guinée et de la Guinée Bissau, entre autres personnalités, ont pris part à la rencontre.

    MF/CMS/ABB/OID

  • SENEGAL-TIC-DEVELOPPEMENT / Le Sénégal lance sa nouvelle stratégie numérique dénommée ‘’New deal technologique’’

    SENEGAL-TIC-DEVELOPPEMENT / Le Sénégal lance sa nouvelle stratégie numérique dénommée ‘’New deal technologique’’

    Dakar, 24 fev (APS)- Le Sénégal procède, ce lundi, au lancement de sa nouvelle stratégie numérique dénommée ‘’New deal technologique’’ qui se veut la source d’une  »croissance durable » et  »le moteur d’une administration performante au service des citoyens et des entreprises’’.

    La cérémonie de lancement est présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD).

    Selon le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, ‘’le Sénégal compte faire de la recherche scientifique et l’innovation technologique un objectif stratégique prioritaire, source de croissance durable et moteur d’une administration performante au service des citoyens et des entreprises’’.

    Dans un document de presse, la tutelle souligne que ‘’cette volonté a été clairement affichée par le chef de l’État qui, dès sa prise de fonction, a demandé de repenser l’organisation et le fonctionnement de l’administration, d’accentuer la réforme du service public autour de la digitalisation des procédures administratives et d’amorcer le développement de l’économie numérique’’.

    ‘’Pour accélérer la révolution numérique (SN VISION 2050 – OS6), indique le ministère, la nouvelle stratégie de l’État du Sénégal est (ainsi) articulée autour de la souveraineté numérique; la digitalisation du service public; le développement de l’économie numérique’’, l’objectif étant de ‘’faire du Sénégal, un leader du numérique africain’’.

    La nouvelle stratégie a vocation à présenter ‘’une vision d’ensemble des initiatives que compte prendre l’État du Sénégal dans le domaine du numérique (…)’’.

    OID/AB/HB/SBS/MT

     

  • SÉNÉGAL-FONCIER-REGULARISATION / Thiès : des acteurs de l’immobilier appellent l’État à lever totalement la suspension des lotissements à Mbour 4

    SÉNÉGAL-FONCIER-REGULARISATION / Thiès : des acteurs de l’immobilier appellent l’État à lever totalement la suspension des lotissements à Mbour 4

    Thiès, 24 fév (APS) – L’Association des acteurs immobiliers de Thiès (ASSAIT) a appelé samedi, l’État a lever totalement la suspension des lotissements sur le site de Mbour 4, à la périphérie de la ville de Thiès.

    Lors d’un forum sur l’immobilier à la Chambre de commerce de Thiès, sous le thème : « L’immobilier à Thiès : situation actuelle et perspectives », l’ASSAIT a invité l’État à lever toute la suspension des activités foncières sur ce site.

    Cet arrêt des activités foncières à Mbour 4 et d’autres sites du pays, a été décidé, suite à une visite de terrain, le 1-er mai 2024, du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. C’était une mesure transitoire, prise en attendant qu’une commission ad hoc procède à des régularisations.

    Entre temps, la suspension a été levée partiellement sur le site de Mbour 4.

    ‘’Au moment où nous vous parlons, nous ne pouvons pas vous dire avec exactitude, l’état des régularisations de certains sites comme Mbour 4’’, a fait savoir le secrétaire général de l’ASSAIT, Souleymane Thiam.

    La jeunesse de Thiès, n’ayant pas d’accès à la mer ni à aucun pays frontalier, a besoin d’activités économiques, a-t-il soutenu.

    Il a rappelé que la région de Thiès dont la principale source de création d’emplois, qui était le train, est en léthargie, impactant, du coup, l’économie de la ville, du département et de la région.

    « Ce que nous avons, nous jeunes de Thiès, c’est la terre, le foncier et l’immobilier’’, a soutenu M. Thiam, soulignant que ‘’l’État doit comprendre qu’il ne s’agit pas d’un problème entre les populations et le foncier ».

    Selon lui, « des enjeux économiques énormes » entourent la régularisation des terrains de Mbour 4.

    Il a en outre évoqué la nécessité de régulariser le foncier de Thiawone Bambara.

    Pour M. Thiam, face à « la pression foncière qui s’exerce sur Dakar et Thiès », il y a lieu de se préparer à protéger les sites devant abriter les grands projets de l’État, mais également « tout ce qui est lotissement à usage d’habitation ».

    BT/ADI/AB