Catégorie : economie

  • SENEGAL-ELEVAGE-DECLARATION / Les éleveurs veulent contribuer ‘’fortement’’ à la disponibilité des produits d’origine animale

    SENEGAL-ELEVAGE-DECLARATION / Les éleveurs veulent contribuer ‘’fortement’’ à la disponibilité des produits d’origine animale

    Kaolack, 23 fév (APS) – Les acteurs de l’élevage ont émis des ‘’propositions fortes’’ visant à améliorer la disponibilité des produits d’origine animale, leur transformation et leur commercialisation, pour une plus grande contribution au développement socioéconomique du Sénégal, a déclaré, samedi, Matar Bâ, un des responsables d’une association d’éleveurs.

     ‘’Les acteurs de l’élevage ont émis des propositions fortes aux fins d’améliorer la disponibilité des produits animaux, leur transformation et leur commercialisation pour une plus grande contribution du sous-secteur de l’élevage au développement socioéconomique du Sénégal’’, a-t-il notamment dit.

    Matar Bâ s’exprimait ainsi dans une déclaration prononcée, samedi, à l’occasion de la cérémonie officielle de la neuvième édition de la Journée nationale de l’élevage, présidée, samedi, à Kaolack (centre), par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

    Cet évènement a été placée sous le thème : ‘’La valorisation des produits d’origine animale : un stimulateur pour la souveraineté alimentaire du Sénégal’’.

    ‘’L’économie des principales recommandations fait ressortir les points saillants déclinés ainsi qu’il suit : l’adoption du décret portant l’application du code pastoral pour sa mise en œuvre effective, le parachèvement de l’érection du Ranch Djibo Leity Kâ de Dolly en établissement public à caractère industriel et commercial par l’adoption du projet de décret en instance de signature’’, a souligné Matar Bâ dans la déclaration dite de Kaolack.

    Le renforcement de l’appui institutionnel pour asseoir les bases d’une professionnalisation durable des acteurs de l’élevage, le renforcement des mécanismes et instruments de financements des activités du sous-secteur font également partie desdites recommandations.

    Selon Matar Bâ, les éleveurs ont plaidé pour la création de coopératives agricoles communautaires, pour moderniser le sous-secteur, particulièrement dans les corridors de transhumance.

     ‘’La mobilisation du financement nécessaire à la réalisation des coopératives agricoles communautaires à orientation élevage est évaluée à 300 milliards de francs CFA pour la période 2025-2029’’, a-t-il déclaré.

     Les doléances des éleveurs

    Les organisations d’éleveurs du Sénégal souhaitent le renforcement de la lutte contre les feux de brousse, l’application stricte des textes relatifs au vol de bétail, la prise en compte des cultures fourragères par les collectivités territoriales, avec l’affectation du foncier dédié, l’audit et le renforcement du fonds revolving de l’opération pour la sauvegarde du bétail, afin d’améliorer les conditions d’accès des éleveurs à l’alimentation du bétail.

    ‘’Les recommandations suggèrent l’installation d’usines de fabrique d’aliment de bétail dans les grands pôles d’élevage, la réalisation de fourrages pastoraux équipés de kits solaires et la mise en place de mécanismes de gestion efficace, la couverture des zones de transhumance par les réseaux de télécommunication mobile, en particulier au Ranch de Dolly’’, a énuméré le porte-parole des éleveurs du Sénégal.

    Le recours à l’assurance agricole en tant qu’intrant de sécurisation des investissements en élevage fait également partie de leurs doléances.

    Les éleveurs du Sénégal souhaitent en outre l’élaboration d’un plan national d’amélioration génétique, le renforcement du potentiel génétique du cheptel à travers l’insémination artificielle et l’amélioration des races locales, le renforcement du Centre national d’amélioration génétique de Dahra, au nord du Sénégal, en infrastructures et en équipements modernes.

    En ce qui concerne la valorisation des produits d’origine animale, Matar Bâ a déclaré que les acteurs des différentes filières recommandent le renforcement des infrastructures de collecte, de transformation, de conservation et de commercialisation des produits animaux, la lutte contre l’abattage clandestin, la mise en place d’un programme d’équipement et de modernisation des filières animales.

     Les éleveurs plaident en outre pour l’accès à l’eau, à l’électricité, aux emballages à des prix compétitifs, à un financement adapté aux différents maillons des chaines de valeur animales, une meilleure protection des filières par l’adoption de mesures fiscales incitatives, une meilleure intégration des produits locaux par les industries de transformation agroalimentaires, la formation des acteurs aux technologies de transformation des produits animaux et le renforcement des capacités des acteurs en gestion technique et financière des entreprises.

    Une des priorités du nouveau référentiel des politiques publiques est de bâtir des moteurs de croissances à partir des chaines de valeur dans les pôles territoires grâce à l’exploitation des opportunités du pays notamment celles végétales et animales en soutien aux filières existantes, a rappelé M. Bâ.

     ‘’A la suite de nombreuses consultations des éleveurs du Sénégal, à travers les différentes filières animales, les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces ont été bien identifiées’’, a-t-il souligné.

     ADE/ABB

  • SENEGAL-ELEVAGE-PLAIDOYER / Bassirou Diomaye Faye : le vol de bétail est un fléau qu’il convient d’éradiquer urgemment

    SENEGAL-ELEVAGE-PLAIDOYER / Bassirou Diomaye Faye : le vol de bétail est un fléau qu’il convient d’éradiquer urgemment

    Kaolack, 22 fév (APS) – Le vol de bétail est un fléau qu’il faut d’éradiquer ‘’urgemment’’, a soutenu le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui présidait samedi, à Kaolack (centre), la cérémonie officielle de la neuvième édition de la Journée nationale de l’élevage.

    ‘’Le vol de bétail est un fléau qu’il convient d’éradiquer urgemment. C’est pourquoi, j’ai instruit le Premier ministre d’organiser, dans les meilleurs délais, en relation avec le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et tous les acteurs concernés, une concertation nationale aux fins de s’accorder sur une feuille de route consensuelle, qui tiendra compte de la dimension holistique de la lutte contre ce désastre’’, a-t-il martelé.

    Alors que le Sénégal s’apprête à lancer, lundi, sa nouvelle stratégie numérique dénommée ‘’New deal technologique’’, le chef de l’Etat a engagé et encouragé tous les acteurs de l’élevage à intégrer davantage les outils digitaux dans la prévention et la gestion des risques, afin de tirer profit de toutes les potentialités offertes par le numérique pour renforcer l’efficacité des politiques publiques en faveur du secteur primaire.

    ‘’Il faudra, en particulier, systématiser la digitalisation du sous-secteur notamment pour l’identification du cheptel, la lutte contre le vol de bétail, le suivi sanitaire, l’amélioration génétique et tant d’autres aspects’’, a-t-il préconisé.

    Selon lui, le secteur privé est appelé à jouer un ‘’rôle central’’ pour rendre ‘’compétitifs’’ les produits locaux, en veillant à la durabilité du système productif et la prise en compte des besoins des consommateurs.

    ‘’Ma ferme volonté et de soutenir et de sécuriser l’élevage, secteur stratégique de notre économie, afin d’en faire un vecteur de redressement productif et un moteur de croissance qui concourt à la compétitivité et à la viabilité de nos territoires, contribuant in fine à la souveraineté alimentaire’’, a assuré Bassirou Diomaye Faye.

    Selon lui, la politique du gouvernement sera ‘’résolument’’ orientée vers la diversification des filières soutenue par des interventions axées sur l’innovation, la qualité et la création de valeur.

    Il a ainsi appelé à la mise en œuvre de toute une dynamique ancrée au niveau des pôles territoires qui seront mis en valeur à travers des opérations d’origine contrôlée et la promotion du +made in Sénégal+.

    Pour cela, a-t-il dit, ‘’nous devons veiller à la gestion optimale de nos ressources naturelles, à la préservation de la biodiversité et à la protection de notre agriculture’’.

    Le président Faye estime que la sanctuarisation des terres agricoles et pastorales fera l’objet d’une attention particulière avec, au besoin, le recours aux moyens appropriés notamment juridiques, et les dispositions seront prises pour un ‘’soutien accru’’ aux initiatives, contribuant à la maitrise des coûts de production et à la mise en place d’industries performantes.

    ‘’C’est là le fondement de la stratégie de souveraineté alimentaire élaborée par le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, visant à fédérer tous les acteurs, agriculteurs, éleveurs, transformateurs, distributeurs de produits animaux et d’intrants ainsi que les banques et les pouvoirs publics, pour une action coordonnée et efficace’’, a-t-il insisté.

    Le développement durable des productions animales constitue, d’après lui, un enjeu de taille pour le Sénégal.

    ‘’Cette ambition est à notre portée, au regard de tous les atouts dont nous disposons : matières premières locales exploitables, savoir-faire des éleveurs, compétences dans le domaine de la génétique, de la transformation, de la recherche, de l’innovation et en lien fort avec les territoires’’, a indiqué le chef de l’Etat.

    Dans cet élan collectif, il estime que la recherche pour ‘’faire émerger des solutions innovantes’’, la formation des acteurs en seront les clés de voûte.
    ‘’C’est le lieu de réitérer le rôle crucial des organisations professionnelles, du secteur privé et de la société civile’’, a dit Bassirou Diomaye Faye.

    Il a dans le même adressé ses ‘’vifs remerciements’’ aux partenaires techniques et financiers du Sénégal qui ont accepté de soutenir les nouvelles orientations définies pour le redressement de l’économie sénégalaise, la création d’emplois, l’amélioration de la performance des secteurs productifs, un développement territorial équilibré et une gouvernance vertueuse.

    ‘’Je voudrais réaffirmer qu’en unissant nos forces, nous pouvons transformer l’élevage en un véritable modèle de réussite et contribuer ainsi à l’édification d’un Sénégal prospère, pleinement conscient de ses capacités et de ses responsabilités’’, a lancé le chef de l’Etat.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-ELEVAGE / Bassirou Diomaye Faye : les projets du secteur primaire parmi les priorités de la Vision Sénégal 2050

    SENEGAL-ELEVAGE / Bassirou Diomaye Faye : les projets du secteur primaire parmi les priorités de la Vision Sénégal 2050

    Kaolack, 22 fév (APS) – Les projets du secteur primaire figurent parmi les priorités du plan quinquennal 2024-2029 inscrit dans la Vision Sénégal 2050, et tous les facteurs de vulnérabilité de l’élevage feront l’objet de plans d’actions spécifiques, a souligné le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, samedi, à Kaolack (centre), lors de la cérémonie officielle de lancement de la neuvième édition journée nationale de l’élevage.

    ‘’C’est dans cette perspective que j’ai donné des instructions au ministre [de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage] pour l’évaluation de la loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique et la préparation des décrets d’application du code pastoral’’, a-t-il dit.

    Cette neuvième édition de la Journée nationale de l’Elevage est placée sous le thème : ‘’La valorisation des produits d’origine animale : un stimulateur pour la souveraineté alimentaire du Sénégal’’.

    Le chef de l’Etat a en outre déclaré que l’une des ‘’mesures phares’’, en vue de l’amélioration de l’écosystème de l’élevage, porte sur la sécurisation des facteurs de production, notamment l’alimentation du cheptel, avec la mise en place de coopératives agricoles communautaires, contribuant ainsi à fixer les jeunes dans leurs terroirs et à lutter contre le chômage et la migration irrégulière.

    Concernant l’amélioration génétique, il a assuré que les opérations d’importation d’animaux seront poursuivies, aussi bien pour le système extensif que celui intensif, en y intégrant les cultures fourragères et tout l’accompagnement nécessaire en termes de conduite de l’élevage et de santé animale.

    ‘’Pour autant, la préservation de la rusticité des races locales demeure un pilier essentiel’’, a-t-il ajouté.

    Le chef de l’Etat a également rappelé que l’édition de cette année de la journée nationale de l’élevage se tient dans un contexte d’opérationnalisation de la première phase quinquennale de la vision ‘’Sénégal 2050’’,

    ‘’Cette journée nationale de l’élevage se tient à un moment clé, coïncidant avec le lancement de la première phase quinquennale d’opérationnalisation de l’Agenda national de transformation +Sénégal 2050+’’, a-t-il fait remarquer.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE-DIAGNOSTIC / Journée nationale de l’élevage : le chef de l’Etat liste les difficultés du secteur au Sénégal

    SENEGAL-ECONOMIE-DIAGNOSTIC / Journée nationale de l’élevage : le chef de l’Etat liste les difficultés du secteur au Sénégal

    Kaolack, 22 fév (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye a listé, samedi, à Kaolack (centre), les difficultés auxquelles fait face le secteur de l’élevage au Sénégal, citant, entre autres, l’insuffisance des infrastructures pastorales et le défaut de valorisation des produits de l’élevage, la persistance et la recrudescence de certaines maladies.

     ‘’Notre élevage fait face à des difficultés parmi lesquelles on peut citer l’insuffisance des infrastructures pastorales et la valorisation des produits de l’élevage, la persistance et la recrudescence de certaines maladies, la difficulté d’accès un foncier sécurisé pour les activités d’élevage’’, a-t-il notamment énuméré.

     Le vol de bétail, la faiblesse du potentiel laitier des races locales, la concurrence des produits importés, les difficultés d’accès à un financement adapté aux activités des chaines de valeur de l’élevage font également partie de ces difficultés, selon lui.

     ‘’A cela s’ajoute l’effet des changements climatiques, les défis relatifs à la création d’emplois décents et l’accès des populations à des produits locaux adaptés à leurs besoins et surtout, moins coûteux’’, a-t-il le chef de l’Etat lors de la cérémonie officielle de la neuvième édition de la Journée nationale de l’élevage.

    Cette année, l’évènement est placé sous le thème :  ‘’La valorisation des produits d’origine animale : un stimulateur pour la souveraineté alimentaire du Sénégal’’. 

    ‘’Ce diagnostic peu reluisant ne doit pas freiner notre ardeur. Au contraire, il doit être transformé en une réelle opportunité, compte tenu, par ailleurs, de la diversité agroécologique de notre pays et de nos ressources naturelles riches et variées’’, a dit le président Faye.

    Il a en outre salué la ‘’réflexion approfondie’’ qui a été menée sur les problématiques du secteur de l’élevage, qui aura permis de cerner, avec plus de clarté, les forces, faiblesses, opportunités et menaces et d’ouvrir la voie à des recommandations concrètes.

    ‘’Il nous faut produire davantage, intensifier la transformation et assurer une meilleure mise en marché des produits locaux’’, a lancé le chef de l’Etat en direction des acteurs.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE / Ziguinchor : l’élevage porcin est décimé par la peste porcine africaine, selon un éleveur

    SENEGAL-ECONOMIE / Ziguinchor : l’élevage porcin est décimé par la peste porcine africaine, selon un éleveur

    Ziguinchor, 22 fév (APS) – À Ziguinchor, l’élevage porcin est décimé par la peste porcine africaine (PPA), a fait savoir, vendredi, la présidente des éleveurs de porcs de cette région sud du pays, Olga Senghor Kayounga, invitant les pouvoirs publics à réhabiliter l’abattoir de Boutoute, pour ‘’renforcer le contrôle sanitaire du porc sur pied et de la viande qu’il produit’’.

    ‘’La peste porcine africaine décime nos porcheries’’, a-t-elle notamment déploré en marge d’une foire régionale porcine placée sous le thème : ‘’Valorisation de nos mets d’antan et la gourmandise porcine’’.

    ‘’La particularité du porc réside dans sa fécondité prolixe, en ce sens qu’il est une espèce animale qui se reproduit à un rythme très soutenu’’, a souligné la présidente des éleveurs de porcs de Ziguinchor, ajoutant, son élevage constitue une source de revenus conséquente pour des milliers de jeunes et de femmes’’.

    Il s’y ajoute, a-t-elle dit, l’ouverture et l’accessibilité des marchés de la sous-région, de la Gambie et de la Guinée Bissau notamment, et la forte demande locale qui constitue un facteur de croissance non-négligeable de l’élevage porcin.

    Olga Senghor Kayounga a en outre souligné que l’élevage porcin peut nourrir son homme, lutter contre le chômage et la pauvreté, et surtout participer grandement à l’économie locale et nationale.

    ‘’Il est important de mettre l’accent sur le fait que toutes les activités qui sont liées à la filière porcine permettent à tous ceux qui s’y activent de sortir de l’oisiveté ainsi que de la précarité’’, a-t-elle fait savoir.

    La présidente des éleveurs de porcs de Ziguinchor a ainsi plaidé pour le développement de l’agro-business par la mise sur pied de fermes intégrées aux cultures fourragères et céréalières.

    ‘’Nous souhaitons la mise en œuvre de mécanismes de financement innovant pour le secteur et l’amélioration de l’écohabitat animal intégré des pôles d’élevages à haut rendement économique’’, a-t-elle plaidé.

    MNF/ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE / Journée nationale de l’élevage : la souveraineté alimentaire est au cœur des politiques publiques (Bassirou Diomaye Faye)

    SENEGAL-ECONOMIE / Journée nationale de l’élevage : la souveraineté alimentaire est au cœur des politiques publiques (Bassirou Diomaye Faye)

    Kaolack, 22 fév (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré, samedi, à Kaolack (centre), que la souveraineté alimentaire est au cœur des politiques publiques, ajoutant que le secteur de l’élevage y occupe une place prépondérante.

    ‘’La souveraineté alimentaire est au cœur des politiques publiques et votre secteur [celui de l’élevage] occupe une place prépondérante. C’est pourquoi, je me réjouis du choix du thème de la présente édition’’, a-t-il notamment soutenu en lançant la Journée nationale de l’élevage.

    Cette neuvième édition est placée sous le thème : ‘’La valorisation des produits d’origine animale : un stimulateur pour la souveraineté alimentaire du Sénégal’’.

    ‘’Choix ne pouvait être plus indiqué pour célébrer la neuvième édition de cette journée que cette belle région du Sine-Saloum, grande zone d’élevage au cœur du bassin arachidier. Et j’ai tenu à être présent ici pour renouveler mon attachement personnel à l’élevage, une des mamelles nourricières de notre pays’’, a déclaré le chef de l’Etat.

    Selon Bassirou Diomaye Faye, la filière des produits d’origine animale englobe de ‘’réelle potentialités’’, si toute la chaine de valeur qui s’y rapporte est bien exploitée.

    ‘’C’est dans cet esprit que j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt les interventions des représentants des organisations d’éleveurs qui se sont succédés. Elles soulèvent à la fois des préoccupations légitimes, lancent des enjeux et défis et proposent également des recommandations pertinentes’’, a-t-il apprécié.

    ‘’Je vous ai entendus, je vous ai bien compris’’, a rassuré le président de la République, rappelant qu’’’en tant que natif du monde rural, (il est) au fait des défis et enjeux du secteur primaire’’.

    Les acteurs de l’élevage peuvent être rassurés de sa sensibilité toute particulière sur ces questions, leur a-t-il lancé.

    ‘’La production animale a généré dans notre pays, durant l’année 2023, près de 847 milliards de francs CFA, témoignant ainsi de la vitalité de ce sous-secteur, où des résultats importants ont été obtenus grâce aux efforts consentis’’, a encore dit le chef de l’Etat.

    Toutefois, le déficit commercial du Sénégal en produits d’origine animale demeure ‘’considérable’’, a-t-il noté, précisant que ‘’rien que pour le lait et les produits laitiers, les importations sont évaluées à 126 milliards de francs CFA’’.

    ‘’Vous conviendrez avec moi que ce système d’approvisionnement en produits alimentaires basé sur les importations n’est pas soutenable. Il nous expose aux chocs exogènes et nous contraint à des subventions qui, non seulement, grèvent notre balance commerciale mais bénéficient plus aux acteurs de la filière des pays exportateurs’’, a fait remarquer Diomaye Faye.

    Cela traduit, à l’en croire, une perte de part de marché pour les produits locaux d’origine animale.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE-ELEVAGE / A Dagana, le vol de bétail ‘’demeure une réalité’’, selon des éleveurs

    SENEGAL-ECONOMIE-ELEVAGE / A Dagana, le vol de bétail ‘’demeure une réalité’’, selon des éleveurs

    Dagana, 22 fév (APS) – Les éleveurs de Dagana plaident l’application effective de la loi de 2017 criminalisant le vol de bétail, la réorganisation de la loi agropastorale, le durcissement des sanctions, la décentralisation des patrouilles dans les zones sylvopastorales et la mise en disposition d’un dispositif d’alerte aux comités inter-villageois, pour lutter contre ce phénomène qui ‘’reste et demeure une réalité’’ dans ce département de la région de Saint-Louis (nord).

    Face à la recrudescence du vol de bétail, l’Etat avait pris un certain nombre de mesures pour pallier ce phénomène parmi lesquelles la loi criminalisant le vol de bétail, votée à l’Assemblée nationale le 22 mai 2017.

    ‘’A Dagana, comme un peu partout au Sénégal, l’application des mesures peine à être effective. Il y avait beaucoup de points évoqués lors des grandes rencontres portant sur la mise en œuvre des décisions, mais jusqu’à présent, le vol de bétail reste et demeure une réalité chez nous’’, a indiqué Amadou Bathily, président du foirail de Niassanté.

    La grande question qu’on se pose, poursuit-il, c’est le fait qu’il y a toujours un blocage de l’application de cette loi qui, pourtant, ‘’est très bénéfique pour le développement du secteur de l’élevage’’.

    Il souligne que dans le marché hebdomadaire qu’à Niassanté, situé à plus de 30 kilomètres de Richard-Toll, des cas répétitifs de vols de bétail sont enregistrés chaque jour, mais les auteurs sont libérés quelques jours après leur forfait.

    Ce qui, selon Amadou Bathily, reste incompréhensible car, cela encourage d’autres jeunes à s’adonner à cette pratique illicite.

    Le président du foirail de Niassanté déplore la non-application de cette loi au niveau de la zone qui, selon lui, est devenu le berceau du vol de bétail dans le département de Dagana.

    ‘’Tant qu’il n’y a pas une application de la loi, des cas de vols de bétail seront toujours notés au niveau de la zone. C’est pourquoi, nous exigeons de nos autorités plus de rigueur sur les questions sécuritaires ayant trait aux vols de bétail’’, a-t-il plaidé.

    Mettre fin à l’abattage clandestin

    Selon lui, les éleveurs doivent dénoncer les malfaiteurs à la police, aux chefs de villages et aux chefs de circonscriptions administratives pour favoriser la fin de telles pratiques dans le département de Dagana.

    De son côté, Mohamadou Abiboulaye Ndiaye, trésorier général de l’Association fédérative pour l’entente et la solidarité des éleveurs du département de Dagana (AFESED), soutient que malgré l’alourdissement par l’Etat des peines, le vol de bétail reste toujours une pratique non encore criminalisée.

    Selon lui, il faudrait une synergie entre les éleveurs et les forces de défense et de sécurité afin de veiller au partage de l’information.

    Il préconise aussi de mettre fin aux abattages clandestins par la mise en place d’abattoirs fonctionnels un peu partout sur le terroir, tout en priorisant les villes transfrontalières.

    ‘’Les abattages clandestins encouragent dans la plupart des cas le vol dans beaucoup de zones au Sénégal, y compris dans le département de Dagana. Le vol de bétail est une affaire transfrontalière qui lie la Mauritanie au Sénégal, deux pays qui ont décidé d’aller vers une bonne organisation, parce que le phénomène a pris une ampleur énorme’’, explique Mohamadou Abiboulaye Ndiaye.

    Sur ce point, des éleveurs des deux pays se sont organisés avec le concours des agents de l’élevage et des Forces de défense et de sécurité, qui se sont engagés à participer à une lutte commune, à travers le partage d’informations en vue d’arriver à l’éradication de ce fléau de manière définitive.

    Puces et immatriculation du cheptel

    Au nom de ses pairs, le trésorier de l’AFESED appelle de la les autorités plus de rigueur sur les questions sécuritaires pour sauver cette zone victime de beaucoup de cas de vols de bétail.

    ‘’La mise en place des nouvelles techniques de lutte contre le vol de bétail est impérative, dans la mesure où elle va permettre aux acteurs d’avoir une traçabilité en cas de perte de leurs cheptels’’, a indiqué Mamadou Goudiaby, chef du service départemental de l’élevage de Dagana.

    Il estime que l’utilisation des technologies de l’information, avec notamment l’insertion de puces pour tracer les animaux, peut être une solution, malgré son coût élevé.

    ‘’Cette stratégie demeure la plus adéquate parmi les mesures que nous avions envisagées durant tout ce processus de lutte sans succès contre le vol du bétail’’, a insisté le chef du service départemental, par ailleurs inspecteur vétérinaire.

    Selon lui, cette technique permettra d’identifier les animaux en cas de vol ou de perte.

    Mamadou Goudiaby invite également les éleveurs à s’organiser davantage dans les comités inter-villageois, afin de veiller au respect des mesures qui sont mises sur pied par les responsables de circonscription, afin de mieux solutionner ce problème récurrent.

    ‘’Les organisations inter-villageoises peuvent également apporter un surplus dans cette bataille mais il faudra, au préalable, un travail exigeant des dirigeants dans leurs différentes structures et qui consistera à travailler en parfaite collaboration avec les Forces de défense et de sécurité et les autorités administratives’’, a exhorté M. Goudiaby.

    OG/AT/ASB/SBS/ABB

  • SENEGAL-UNIVERSITES / Thiès : un colloque interuniversitaire planche sur les approches interdisciplinaires de développement

    SENEGAL-UNIVERSITES / Thiès : un colloque interuniversitaire planche sur les approches interdisciplinaires de développement

    Thiès, 22 fév (APS) – Un colloque portant sur les perspectives de développement socioéconomiques à partir de divers horizons et disciplines, se tient à Thiès, depuis vendredi jusqu’au dimanche, à l’initiative d’un comité interuniversitaire constitué d’étudiants de la dahira ‘’Moustarchidine wal Moustarchidate’’, provenant des différentes universités du Sénégal, a constaté l’APS.

    ‘’Nous sommes réunis aujourd’hui pour le lancement d’un colloque interuniversitaire’’, a déclaré, samedi, Adama Niang, membre du comité scientifique du colloque.

    Ce colloque interuniversitaire, ‘’première initiative estudiantine’’ du genre au Sénégal, selon ses organisateurs, est organisée à l’initiative du ‘’Moustarchidine Junio’’’, une structure du dahira ‘’Moustarchidine walmoustarchidate’’.

    ‘’C’est un colloque qui réunit l’ensemble des étudiants mourtachides des universités publiques du Sénégal’’, a précisé le doctorant en pharmacie, ajoutant qu’il s’agit d’un ‘’rendez-vous d’échanges d’idées entre étudiants, enseignants-chercheurs et professionnels’’.

    L’événement, qui se déroule à l’auditorium de l’université Iba-Der-Thiam de Thiès, est axé sur le thème : ‘’Synergie pluridisciplinaire, horizons multiples : comment bâtir un avenir meilleur’’.

    Il a pour objectif de montrer une autre facette des étudiants intéressés par le développement de leur pays, mais surtout par l’avenir socio-économique de la jeunesse.

    Le choix de ce thème s’explique par le besoin du moment des jeunes d’être accompagnés et d’être dotés de formations supplémentaires, a fait savoir Adama Niang.

    ‘’Les étudiants, a-t-il dit, sont appelés, à se former de façon multilatérale, afin d’être polyvalents et de faire face aux défis du moment’’.

    BT/ADI/ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE-CELEBRATION / Le chef de l’Etat est arrivé à Kaolack pour présider la Journée nationale de l’élevage

    SENEGAL-ECONOMIE-CELEBRATION / Le chef de l’Etat est arrivé à Kaolack pour présider la Journée nationale de l’élevage

    Kaolack, 22 fév (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé à Kaolack (centre), à 10 heures 30 pour y présider la neuvième édition de la Journée nationale de l’élevage, a constaté l’APS.

    Le chef a été accueilli par les autorités administratives territoriales, militaires et paramilitaires ainsi que par des personnalités religieuses et coutumières.

    A son arrivée, Bassirou Diomaye Faye, accompagné du président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, de ministres, notamment celui de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, Mabouba Diagne, a visité les stands du salon d’exposition ouvert jeudi.

    Cette neuvième édition de la Journée nationale de l’élevage est placée sous le thème : ‘’La valorisation des produits d’origine animale : un stimulateur pour la souveraineté alimentaire du Sénégal’’.

    Cet événement, qui constitue un moment clé pour le secteur, mettra en lumière les potentialités et les défis de ce secteur important de l’économie sénégalaise.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE / Abdourahmane Sarr insiste sur le renforcement du secteur privé

    SENEGAL-ECONOMIE / Abdourahmane Sarr insiste sur le renforcement du secteur privé

    Dakar, 21 fév (APS) – Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a insisté, vendredi, sur la nécessité de rationaliser les finances publiques et de renforcer le rôle du secteur privé pour le développement économique du pays.

    ‘’Il est essentiel de comprendre que l’État n’a pas vocation à tout faire. Son rôle est d’assumer pleinement ses responsabilités dans le secteur public, notamment en matière d’éducation, de santé et d’infrastructures de base, tout en accompagnant les efforts des citoyens et des collectivités territoriales ‘’, a-t-il déclaré.

    Face aux députés lors de la séance ‘’Questions d’actualité au gouvernement’’, le ministre a précisé que cette vision s’inscrit dans le cadre du Plan 2005-2009, qui vise à promouvoir un développement logistique à travers des territoires plus compétitifs, considérés comme la base de la souveraineté nationale.

    Il a souligné que la souveraineté économique repose sur la capacité de l’État à financer ses déficits budgétaires sans recourir à des mesures exceptionnelles, telles que l’assistance du Fonds monétaire international (FMI) ou des politiques d’austérité drastiques.

    ‘’Il ne s’agit pas d’austérité, mais de mettre en place des réformes permettant de dégager des marges budgétaires ‘’, a insisté le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération.

    Parmi ces réformes, Abdourahmane Sarr a cité ‘’la refonte du Code des investissements, la modernisation des procédures administratives, une meilleure gestion du budget de l’État’’. Elles visent, selon lui, à améliorer l’efficacité des dépenses publiques.

    M. Sarr a plaidé pour une redéfinition du rôle de l’État dans l’économie.

    ‘’L’État doit se concentrer sur son rôle stratégique et créer des conditions favorables au développement du secteur privé‘’, a-t-il affirmé, ajoutant que certains services publics pourraient être assumés par le secteur privé sous un encadrement rigoureux.

    Le ministre a souligné la nécessité d’une réforme financière en profondeur pour mieux structurer et optimiser l’utilisation des ressources.

    ‘’Cette réforme n’est pas seulement une question de budget, mais une nécessité urgente pour stimuler l’investissement et garantir la continuité des services publics ‘’, a-t-il fait valoir.

    Il a rappelé que la réalisation du référentiel  »Sénégal 2050 », ne repose pas uniquement sur l’État.

    ‘’Le secteur privé a un rôle crucial à jouer. Pour qu’il puisse se développer, il est impératif d’améliorer le climat des affaires et de favoriser les investissements publics et privés‘’, a-t-il affirmé.

    Le ministre a enfin appelé à une mobilisation collective pour la mise en œuvre de réformes structurelles, qui permettront une meilleure gestion des finances publiques et une plus grande implication du secteur privé dans le développement économique du pays.

    AN/ASB/OID