Catégorie : Education

  • SENEGAL-UNIVERSITE-JUSTICE / UGB : la Coordination des étudiants demande l’abrogation de la loi d’amnistie

    SENEGAL-UNIVERSITE-JUSTICE / UGB : la Coordination des étudiants demande l’abrogation de la loi d’amnistie

    Saint-Louis, 20 fév (APS) – La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) de l’Université Gaston Berger (UGB), par la voix de son président, Alpha Issaga Diallo, a demandé, mercredi, l’abrogation de la loi d’amnistie, exigeant que la lumière soit apportée dans le dossier de leurs ‘’camarades martyrs’’.

    Les étudiants Alpha Yéro Tounkara et Prosper Clédor Senghor de l’UGB sont décédés en 2024 à la suite de violents affrontements entre forces de l’ordre  et étudiants opposés au report de l’élection présidentielle qui devait se tenir le 25 février 2024 au Sénégal.

    ‘’Nous demandons aux autorités étatiques d’abroger la loi d’amnistie, conformément à l’annonce faite par le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko’’, a confié M. Diallo à la presse, lors de la marche pacifique organisée par les étudiants de l’UGB à la mémoire de leurs deux camarades décédés.

    Alpha Issaga Diallo estime que cette loi d’amnistie constitue une entrave à la manifestation de la vérité. ‘’Nous demandons aux autorités de faire montre de responsabilité et de respect à l’endroit des étudiants et d’apporter toute la lumière dans le dossier de nos camarades martyrs’’, a-t-il lancé.

    La CESL, à travers son président de séance, demande également aux autorités de l’UGB de baptiser les chapiteaux 1 et 2 aux noms des deux étudiants décédés, Alpha Yéro Tounkara et Prosper Clédor Senghor.

    Prosper Clédor Senghor, décédé à l’hôpital Principal de Dakar des suites de blessures subies lors de heurts entre des forces de l’ordre et des étudiants opposés au report de l’élection présidentielle, était originaire de Cabrousse.

    L’étudiant en licence 1 de mathématiques appliquée et sciences sociales (UFR SAT) de l’université de Saint-Louis, a été inhumé, dans ce village du département d’Oussouye, dans la région de Ziguinchor (sud) 

    Alpha Yéro Tounkara, âgé de 22 ans, étudiant en géographie de la même université, avait aussi succombé à ses blessures après son évacuation à l’hôpital régional de Saint-Louis. Il a été enterré au cimetière musulman de Dindéfélo, son village,  dans la région de Kédougou (sud-est).

    Au Sénégal, une loi d’amnistie portant sur les faits liés aux violences politiques survenues entre février 2021 et février 2024 a été votée le mercredi 6 mars 2024 par l’Assemblée nationale.

    Mardi, le député de la coalition ‘’Senegaal Kessé’’ (opposition), Thierno Alassane Sall, a annoncé avoir déposé une proposition de loi visant à faire annuler cette loi d’amnistie. ‘’Il appartient désormais à l’Assemblée nationale de décider du sort de cette initiative, conformément à la procédure législative’’, a-t-il ajouté.

    Mercredi, le député de Pastef (majorité au pouvoir), Amadou Ba, a réagi à cette initiative parlementaire du député Thierno Alassane Sall la qualifiant de ‘’récupération politique’’.

    ‘’Quand vous êtes un homme politique qui n’a jamais connu la détention, dont aucun militant n’a été arrêté, torturé, blessé ou tué, vous devriez faire preuve de retenue au lieu de chercher une récupération politique’’, a-t-il partagé sur les réseaux sociaux, s’adressant au député non-inscrit, également leader du parti La République des valeurs.

    Le Premier ministre, Ousmane Sonko, avait annoncé en décembre 2024, le dépôt prochain à l’Assemblée nationale d’un projet de loi portant abrogation de la loi d’amnistie.

    CGD/AMD/HB/HK/ASB

  • SENEGAL-EDUCATION-ISLAM / Louga : Matar Seck remporte le concours régional de récital du Coran du Grand Prix SENICO 2025

    SENEGAL-EDUCATION-ISLAM / Louga : Matar Seck remporte le concours régional de récital du Coran du Grand Prix SENICO 2025

    Louga, 20 fév (APS) – Le concours régional de récital du Coran organisé à Louga dans le cadre de la 9ᵉ édition du Grand Prix de récital de la Fondation SENICO a été remporté par Matar Seck, élève au complexe islamique El Hadj Abdou Aziz Sy Dabakh de Boulal, dans le département de Linguère, a-t-on appris des organisateurs, mercredi.

    « Matar Seck a obtenu la première place avec une note 97, 33 points sur 100, suivi de Moustapha Diop, deuxième avec 93 points. Ndèye Marème Fall et Maguette Sarr, classées troisième ex æquo, ont obtenu chacune 92,66 points », a détaillé Serigne Talla Diop, en charge de l’organisation du concours à l’échelle nationale.

    En marge de la proclamation des résultats, il a souligné que les quatre lauréats ont reçu des enveloppes financières de 100 000 et 75 000 francs CFA pour les deux premiers et un exemplaire du Coran, en plus de lots de produits alimentaires. Les deux candidates qui ont terminé à la troisième place ex æquo ont reçu chacune 50 000 FCFA.

    Selon Serigne Talla Diop, une prime de participation de 20 000 FCFA a été remise aux onze autres candidats.

    « Le concours national du Grand Prix SENICO se tiendra à Dakar, et seuls les candidats ayant obtenu au moins 85 points seront sélectionnés pour la finale », a-t-il précisé.

    En attendant, le jury est appelé à choisir « les 50 meilleurs candidats issus des différentes régions du Sénégal », a ajouté Serigne Talla Diop.

    Il a magnifié cette initiative du directeur général de SENICO, El Hadj Abdoulaye Dia, qui, selon lui, « est un acteur clé de développement dans le domaine de l’enseignement coranique ».

    A en croire Serigne Talla Diop, « El Hadj Abdoulaye Dia a décidé d’augmenter les récompenses pour la finale nationale de la 9e édition », dont  le vainqueur va recevoir « 30 millions FCFA et un billet pour le pèlerinage à La Mecque ».

    « Le deuxième et le troisième auront respectivement 20 et 15 millions FCFA, ainsi qu’un billet pour La Mecque ». Les candidats suivants vont également obtenir des prix, « jusqu’au dixième candidat qui recevra 2 millions FCFA », a-t-il indiqué.

    Le directeur du complexe islamique El Hadj Abdou Aziz Sy Dabakh, El Hadj Oumar Seck, n’a pas tari d’éloges à l’endroit du lauréat Matar Seck dont il a salué la « discipline » et la « détermination ».

    Originaire de Koungheul, Matar Seck s’est distingué, selon lui, par son engagement et sa persévérance dans l’apprentissage du Coran.

    DS/HK/BK

  • SENEGAL-UNIVERSITE-REVENDICATIONS / Le SAES exige la mise à disposition du décret sur la pension des chercheurs décédés

    SENEGAL-UNIVERSITE-REVENDICATIONS / Le SAES exige la mise à disposition du décret sur la pension des chercheurs décédés

    Dakar, 19 fév (APS) – La coordination du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) a exigé, mercredi, lors d’un point de presse à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, la mise à disposition du décret portant sur le reversement de la pension aux ayants droit des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés’’.

    ‘’Les familles de nos collègues disparus sont abandonnées, privées du droit légitime à une pension qui leur revient de plein droit’’, a déploré le responsable de la communication du SAES à l’UCAD, Mamadou Bodiang.

    Ce point de presse fait suite à une grève de deux jours (mardi et mercredi) décrétée par les enseignants du supérieur.

    Dans sa plateforme revendicative, le SAES fait état du  »non reversement, depuis bientôt 5 ans, des pensions de retraite aux  ayants droit des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés’’.

    ‘’Cette situation est indéfendable, inexcusable et témoigne d’une profonde indifférence des autorités à l’égard de la dignité des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés’’, a regretté M. Bodiang.

    Le responsable de la communication de la coordination SAES de l’UCAD a également fait part de leur préoccupation concernant  »la non application du protocole d’accord du 6 janvier 2023, ainsi que le respect des engagements pris par l’État en matière de retraite des enseignants-chercheurs et chercheurs.’’

    ‘’Le SAES ne cédera ni à l’intimidation ni à l’indifférence. Nous poursuivrons ce combat avec détermination car, il est porté par un impératif moral et une exigence de justice’’,  a dit Mamadou Bodiang.

    ID/SC/ADL/SBS

  • AFRIQUE-EDUCATION-COMMEMORATION / Bangui, hôte de la 10ème Journée africaine de l’alimentation scolaire, du 28 février au 1er mars

    AFRIQUE-EDUCATION-COMMEMORATION / Bangui, hôte de la 10ème Journée africaine de l’alimentation scolaire, du 28 février au 1er mars

    Dakar, 19 fév (APS) – La capitale de la République centrafricaine, Bangui, va accueillir du 28 février au 1 er mars 2025 la 10ème Journée africaine de l’alimentation Scolaire (JAA), une rencontre placée sous le thème : ‘’Nourrir la justice : l’alimentation scolaire comme voie vers la réparation, l’équité et l’autonomisation pour l’avenir de l’Afrique’’, annonce le site de l’Union africaine.

    Cette journée a été instituée en 2016 lors de la session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Cette instance ‘’a reconnu le rôle crucial de l’alimentation scolaire locale (HGSF) dans la promotion de l’éducation, de la nutrition, de l’agriculture, du développement rural et de l’égalité des sexes’’, souligne l’organisation panafricaine.

    Depuis sa proclamation, renseigne la même source, la journée est célébrée le 1 er mars de chaque année, devenant ainsi une plateforme de mise en valeur du rôle transformateur des programmes d’alimentation scolaire dans l’amélioration des résultats scolaires.

    ‘’La Journée africaine de l’alimentation scolaire (ADSF) témoigne également de l’engagement du continent à transformer la vie des enfants par l’éducation, la nutrition et le développement communautaire’’, explique l’Union africaine.

    L’objectif principal de cette rencontre de deux jours est de mobiliser le soutien et l’action pour étendre les programmes d’alimentation scolaire à travers l’Afrique.

    Cette édition est organisée conjointement par le Département de l’éducation, de la science, de la technologie et de l’innovation (ESTI) de la Commission de l’Union africaine, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le gouvernement de la République centrafricaine.

    FD/ASG/OID

  • SENEGAL-UNIVERSITE / Université de Bambey : plaidoyer pour le paiement des pensions de retraite des enseignants-chercheurs décédés

    SENEGAL-UNIVERSITE / Université de Bambey : plaidoyer pour le paiement des pensions de retraite des enseignants-chercheurs décédés

    Bambey, 19 fév (APS) – La coordination du Syndicat autonome des enseignants du supérieur de l’université Alioune Diop de Bambey (SAES-UADB) a plaidé, mercredi, pour le paiement des pensions de retraite « aux ayants cause de leurs collègues décédés », conformément au Code des pensions civiles et militaires.

    « La principale revendication à l’origine de cette grève est le refus persistant de l’État du Sénégal de procéder à la régularisation des ayants cause des collègues décédés en ce qui concerne la pension de retraite », a déclaré le porte-parole de la coordination SAES-UADB, Dr Malick Touré, au terme d’une assemblée générale consacrée à l’examen de la situation de l’enseignement supérieur, après deux jours de grève.

    Il a souligné que cette revendication relève de la justice sociale et a rappelé que les militants de la coordination SAES-UADB ont largement suivi le mot d’ordre de grève de 48 heures décrété au niveau national, entraînant la suspension de toutes les activités pédagogiques et administratives.

    « Le SAES exige le respect du Code des pensions civiles et militaires », a-t-il ajouté. Il précise que « les enseignants-chercheurs ont accepté d’augmenter leurs cotisations et leur charge de travail de 20 % ».

    Les enseignants de l’Université Alioune Diop de Bambey ont donné mandat au bureau national du SAES d’engager toutes les voies légales, pour que les familles de leurs collègues décédés puissent entrer dans leurs droits.

    Évoquant les difficultés spécifiques de l’UADB, les syndicalistes ont pointé un déficit budgétaire et un manque criard d’infrastructures.

    « L’UADB est aujourd’hui la quatrième université du pays en termes d’effectifs, mais la dernière en matière d’infrastructures », a déploré Dr Malick Touré. Il se désole de ce que les enseignants travaillent « dans des conditions très difficiles ».

    La coordination SAES-UADB appelle les autorités à prendre les dispositions nécessaires pour pallier ces manquements et répondre aux revendications des enseignants afin de garantir la stabilité de l’année académique.

    MS/SBS/

  • SENEGAL-EDUCATION-APPUI / Richard-Toll : du matériel informatique et de reprographie offert au CEM 1

    SENEGAL-EDUCATION-APPUI / Richard-Toll : du matériel informatique et de reprographie offert au CEM 1

    Richard-Toll, 18 fév ( APS)- L’administrateur général de la Fondation Marie Louise Mimran (MLM), Cheikh Ibrahima Gaye a remis, mardi, du matériel informatique et de reprographie au Collège d’enseignement moyen 1 (CEM 1) de Richard-Toll.

     »Lors de notre passage, nous avions constaté que le matériel de reprographie était vétuste et que l’école ne disposait d’aucun ordinateur. C’est à ce titre là, que nous sommes là aujourd’hui pour remettre une photocopieuse, six ordinateurs et un ensemble d’équipements de commodités au collège », a expliqué l’administrateur général de la Fondation lors de la cérémonie de remise du matériel.

    M. Gaye a ajouté que ce matériel permettra aux élèves, enseignants et encadreurs de travailler convenablement sans se déplacer vers d’autres lieux pour photocopier des documents.

    L’administrateur général de la Fondation a mis en  exergue à cette occasion le potentiel de cette école, rappelant que ‘’beaucoup de cadres de la compagnie sucrière sénégalaise (CSS) et des partenaires de la Fondation ont été formés dans cet établissement’’.

     »Ce collège a une histoire particulière avec la CSS car, beaucoup de nos agents ont fait leurs études ici. On peut donc, valablement ne pas penser à cet établissement d’excellence qui a nous permis de devenir ce qu’on est aujourd’hui’’, a-t-il dit.

    Il a invité les élèves à cultiver l’excellence, à participer à relever les défis, tout en veillant à un bon entretien de ce matériel, mais également à ‘’mieux s’imprégner des outils informatiques en vue de bien préparer l’avenir’’.

    OG/AT/SBS/AB

  • SENEGAL-EDUCATION-SCIENCES / Plaidoyer pour l’intégration des disciplines scientifiques au centre de la stratégie éducative

    SENEGAL-EDUCATION-SCIENCES / Plaidoyer pour l’intégration des disciplines scientifiques au centre de la stratégie éducative

    Saint-Louis, 18 fév (APS) – Le secrétaire général de la commission nationale pour l’UNESCO/ICESCO, Aliou Ly, a appelé, mardi, à placer les disciplines scientifiques et techniques au centre de la stratégie éducative du Sénégal.

     »Les nations qui dominent aujourd’hui le paysage économique mondial, le font grâce aux sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques », a-t-il expliqué.

    M. Ly s’exprimait ainsi à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées d’animation pour la promotion des études scientifiques dans les écoles du Réseau des écoles associées de l’UNESCO (réSEAU).

     »Si nous voulons, que le Sénégal devienne un acteur majeur sur la scène mondiale, il est impératif que nous placions ces disciplines au centre de notre stratégie éducative », a-t-il insisté.

    Il a indiqué que les mathématiques et les sciences ne sont pas seulement des matières scolaires, expliquant qu’elles sont également des outils puissants qui façonnent les esprits, stimulent l’innovation et créent des solutions durables aux problèmes complexes.

    Ces disciplines, a-t-il dit, sont essentielles pour relever les défis mondiaux actuels tels que le changement climatique, la sécurité alimentaire mais aussi la santé publique.

    Selon lui,  »cet intérêt aux mathématiques et aux sciences, est dû au fait que nous vivons dans un monde où la compétitivité internationale est largement dictée par la maîtrise des technologies avancées ».

    M. Ly a relevé que des pays comme le notre dépense chaque des millions de dollars pour importer des produits technologiques élémentaires que nous pouvions fabriquer, nous-mêmes, si nous disposions des compétences nécessaires.

    Il a estimé qu’on ne peut plus se permettre de rester spectateur dans le domaine scientifique pendant que d’autres pays avancent rapidement vers un avenir numérique et technologique.

     »Si nous continuons à ignorer l’importance des mathématiques et des sciences, nous risquons de voir notre pays marginalisé davantage dans l’économie mondiale », a-t-il prévenu.

    Il a appelé pour un renversement de cette tendance en encourageant davantage les élèves à suivre les filières scientifiques.

     »Pour cela, il faut donc inverser cette tendance en encourageant les garçons et filles à suivre les filières scientifiques qui ont des débouchés avec des métiers prestigieux et gratifiants tant sur le plan personnel que professionnel », a-t-il notamment fait valoir.

    CGD/AMD/SBS/AB/OID

  • SENEGAL–EDUCATION–SCIENCES / Saint-Louis : lancement des journées d’animation pour la promotion des études scientifiques en milieu scolaire

    SENEGAL–EDUCATION–SCIENCES / Saint-Louis : lancement des journées d’animation pour la promotion des études scientifiques en milieu scolaire

    Saint-Louis, 18 fév (APS) – Le Lycée technique André Peytavin (LTAP) de Saint-Louis (nord) a abrité, mardi, la cérémonie d’ouverture des journées d’animation pour la promotion des études scientifiques dans les écoles du Réseau des écoles associées de l’UNESCO (réSEAU).

    Elles se tiendront durant deux jours sous le thème :  »Apprendre les Mathématiques et Sciences pour quel devenir ? ».

      »Nous sommes là, aujourd’hui, non pas simplement pour parler des écoles associées de nos pôles, mais nous sommes là surtout pour sensibiliser sur l’importance des sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) dans le développement et dans l’éducation’’, a expliqué Aliou Ly, secrétaire général de la Commission nationale pour l’UNESCO/ICESCO.

    Il s’exprimait ainsi à l’occasion de la cérémonie protocolaire d’ouverture de cette activité.

     »Comme nous le savons tous, a-t-il rappelé, le nouveau référentiel de la politique de développement social et économique du Sénégal appelé +Vision Sénégal 2050+ accorde une place importante au capital humain mais également aux sciences et techniques ».

    Tout le monde sait aussi, a-t-il poursuivi, que le Sénégal regorge de ressources naturelles, citant le pétrole, le gaz mais aussi les ressources humaines et culturelles très importantes.

     »Pourtant, malgré ces atouts, nous restons confrontés à un défi majeur, c’est une dépendance vis-à-vis d’autres pays pour répondre à nos besoins technologiques et scientifiques », a déploré Aliou Ly. 

    Selon lui, cette situation n’est pas uniquement due au manque de talent ou de capacité dans notre pays.  »Elle résulte avant tout d’une faible orientation de nos jeunes apprenants vers les séries scientifiques », a-t-il fait valoir.

    La coordonnatrice nationale du Réseau des écoles associées de l’UNESCO (réSEAU) du Sénégal, Abibatou Sylla Sow, a expliqué le sens de ces journées d’animation pour la promotion des études scientifiques dans les écoles.

     »Nous sommes là pour œuvrer à la promotion des études scientifiques dans les écoles du réSEAU », a-t-elle déclaré, indiquant que trois établissement de Saint-Louis ont été convié dans ce sens : le CEM Abdoulaye Mar Diop, le Lycée technique André Peytavin [LTAP] et le lycée Cheikh Omar Foutiyou Tall.

     »Nous avons donc pu partager avec 30 élèves de ces établissements, l’importance des études scientifiques dans le système éducatif », a salué Mme Sow. 

    L’inspecteur de l’éducation et de la formation de Saint-Louis, Seydi Guissé, le professeur à l’UFR-SAT de l’UGB El Hadji Dème, entre autres, acteurs du système éducatif, ont pris part à cette activité.

    L’objectif général de ces journées d’animation pour la promotion des études scientifiques dans les écoles du réSEAU au Sénégal est de contribuer à l’accroissement du nombre d’élèves qui s’orientent vers les études scientifiques au Sénégal, indique une note conceptuelle.

    Le Réseau des écoles associées de l’UNESCO (réSEAU) rassemble près de 10000 écoles à travers 181 pays dans le monde.

    CGD/AMD/AB/OID

  • SENEGAL-UNIVERSITES-SOCIETE / Le SAES décrète une grève de deux jours (communiqué)

    SENEGAL-UNIVERSITES-SOCIETE / Le SAES décrète une grève de deux jours (communiqué)

    Dakar, 18 fev (APS) – Le bureau national du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a décrété une grève de deux jours, mardi et mercredi, après l’expiration de son préavis de grève du 13 janvier dernier, annonce un communiqué parvenu à l’APS.

    Le SAES, ‘’après avoir fait preuve de tempérance et de conciliation sur la question de la réversion des pensions depuis plus de deux ans, décrète  un mot d’ordre de grève de 48 heures’’, explique le texte.

    Le syndicat demande à ses militants de ‘’surseoir, en plus des activités pédagogiques – cours, soutenances, délibérations- à toute participation à des activités administratives, réunions et de suspendre les formations payantes’’.

    Dans sa plateforme revendicative, le syndicat  évoque ‘’la non-réversion, depuis bientôt 5 ans, des pensions de retraite aux ayants droit des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés, en violation de la loi sur le code des pensions civiles et militaires’’.

    Les enseignants du supérieur évoquent également le ‘’non-respect du protocole d’accord SAES-Gouvernement du 6 janvier 2023, l’inertie totale d’une tutelle dépassée, face à un système d’enseignement supérieur à la dérive, malgré les efforts des enseignants-chercheurs et chercheurs’’.

    ADL/HB/ASG

  • SENEGAL-RECHERCHE-INNOVATION / A Thiès, Abdourahmane Diouf promet plus de soutien aux centres de recherche et d’essai

    SENEGAL-RECHERCHE-INNOVATION / A Thiès, Abdourahmane Diouf promet plus de soutien aux centres de recherche et d’essai

    Thiès, 18 fév (APS) – Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Abdourahmane Diouf, a promis que son département va soutenir davantage les 23 centres de recherche et d’essai (CRE) disséminés à travers le pays.

    « Tous ces centres de recherche et d’essai (CRE) seront davantage soutenus par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation », a-t-il assuré .

    « Les jeunes Sénégalais, que j’ai vus aujourd’hui à Pout, à Tivaouane et à Thiès, méritent d’être soutenus parce que c’est aussi cela l’avenir de la recherche et de l’innovation au Sénégal », a ajouté le ministre de l’Enseignement supérieur, venu visiter lundi les trois CRE de la région de Thiès, implantés à Pout, Tivaouane et Thiès.

    Il a soutenu que ces structures sont « extrêmement utiles, mais ne sont pas encore très connus par les Sénégalais ».

    Ces structures, mises en place par le ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation dans certaines grandes villes du Sénégal, visent à promouvoir la recherche et l’innovation chez les jeunes, a-t-il expliqué.

    « Nous en avons 23 en ce moment pour permettre à la jeunesse du pays, garçons et filles, de s’adonner à la recherche et à l’innovation », a signalé Abdourahmane Diouf, selon qui ce sont des outils permettant de « déceler les talents de la jeunesse sénégalaise pour les exprimer ».

    Il a indiqué que sa tournée dans les centres de Pout, Tivaouane et Thiès était motivée par son ambition de « participer à la vulgarisation des CRE qui méritent d’être connus par les populations sénégalaises ».

    « Je suis émerveillé, parce que la recherche a beaucoup de dimensions, l’innovation également. Il ne suffit pas d’être docteur ou ingénieur pour pouvoir innover ou faire de la recherche », a dit le ministre.

    Il considère que les jeunes talents doivent bénéficier de plus de place dans la recherche et l’innovation.

    « Les Sénégalais ont beaucoup de talent, surtout à cet âge-là, il est important de leur donner un cadre, un centre de référence où ils peuvent venir exprimer leur talent », a-t-il poursuivi. Il s’est réjoui d’avoir vu beaucoup de corps de métier s’exprimer dans les CRE qu’il a visités.

    En plus des femmes transformatrices de céréales, de cacahuètes, de mangues en marmelades, à Pout, il a évoqué l’exemple des jeunes de Tivaouane et de Thiès, qui s’adonnent à l’informatique et à la robotique.

    « A Thiès particulièrement, on les a vus faire du solaire, tout ce qui est relatif à l’emballage », a encore rapporté Abdourahmane Diouf, avant de magnifier le travail des sourds-muets du CRE de Thiès.

     »Il y a eu beaucoup de projets qui m’ont émerveillé, mais le coup de cœur lié à l’émotion pratiquement, c’est le projet présenté par les sourds-muets. Ils ont pu nous démontrer aujourd’hui que même s’ils n’ont pas fait de longues études, il était possible de les recycler, au sens positif du terme, pour leur donner un métier », a-t-il commenté.

    « A Thiès, nous avons vu des jeunes sourds-muets qui sont initiés à la réparation des ordinateurs et qui nous ont fait une démonstration convaincante », s’est réjoui le ministre de l’Enseignement supérieur.

    BT/ADI/BK/SMD