Catégorie : Education

  • SENEGAL-AFRIQUE-EDUCATION / Moustapha Guirassy invite le PASEC à s’auto-évaluer

    SENEGAL-AFRIQUE-EDUCATION / Moustapha Guirassy invite le PASEC à s’auto-évaluer

    Dakar, 17 fev (APS) – Le ministre de l’Education nationale, Moustapha Guirassy, a invité, lundi à Dakar, le Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Conférence des ministres de l’Education des Etats et gouvernements de la francophonie (PASEC) à s’auto-évaluer pour être dans une logique d’équité et de quête de performances.

     »Le PASEC a pour mission d’évaluer les différents systèmes éducatifs, mais il est à un tournant pour s’auto-évaluer, se comparer à d’autres et s’ajuster dans une logique d’équité  et de quête de performances », a recommandé le ministre de l’Education nationale.

    Moustapha Guirassy procédait à l’ouverture du deuxième regroupement des équipes nationales du PASEC chargées de la grande collecte de données.

    Le Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Conférence des ministres de l’Education des Etats et Gouvernements de la francophonie (PASEC) doit ‘’s’auto-évaluer lui-même pour voir comment il évolue afin de s’inscrire sur de nouveaux axes d’amélioration de son processus’’, a-t-il ajouté.

    Devant les délégations venues de 21 pays de la  Conférence des ministres de l’Éducation des Etats et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN), le ministre a fait des suggestions allant dans le sens de ‘’réorienter le PASEC’’, invitant les acteurs à ‘’rendre plus inclusif le processus d’évaluation’’.

    ‘’Nous devons continuer à être ambitieux par respect pour ce que nous sommes, mais aussi par respect pour les enfants que nous formons’’, a fait valoir le ministre.

    Moustapha Guirassy a noté par ailleurs que le PASEC ne prenait pas en compte  »suffisamment les enjeux liés aux compétences et à l’impact de l’école sur l’élève’’.

    ‘’Or, il  s’agit, a-t-il expliqué, de voir comment l’école transforme l’enfant, les compétences numériques, le civisme, les rapports avec l’environnement, entre autres’’.

    Il estime qu’il  »y a un déficit et pour le combler il faut revoir la politique du PASEC afin qu’il soit connecté directement à l’école’’.

    Il a ainsi proposé à la coordination du PASEC de ‘’revoir sa structuration pour que la mise en œuvre des recommandations soit effective’’.

    ‘’Il y un beau travail, une expertise avérée, mais dans la transformation de nos systèmes à partir des recommandations, nous constatons qu’il y a beaucoup de lenteurs, et il faut absolument être beaucoup plus inventif et innovant’’, a encore dit Moustapha Guirassy devant la centaine de participants.

    Durant dix jours, les équipes nationales du PASEC de 21 pays, composées de responsables nationaux, de pédagogues et d’informaticiens, participeront à des sessions théoriques et pratiques pour échanger sur les procédures techniques et les outils de collecte, particulièrement de l’application CAPI utilisée pour la collecte numérique des données.

    Ce renforcement des compétences est ‘’essentiel pour garantir la qualité et la fiabilité des données qui seront recueillies entre mars et juin 2025’’.

    Les participants sont préparés pour cette grande collecte de données en vue de l’évaluation internationale du PASEC 2024.

    Il s’agit du deuxième regroupement des équipes nationales du PASEC, après celui de l’année dernière.

    Avec plus de 660 000 répondants attendus, cette troisième évaluation internationale du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la CONFEMEN (PASEC) s’impose comme l’une des plus vastes enquêtes sur les apprentissages fondamentaux en Afrique avec pour objectif de produire des données fiables pour éclairer les politiques éducatives et renforcer les systèmes éducatifs des pays participants.

    La CONFEMEN a mis en place depuis 1991 le PASEC afin de disposer des informations permettant d’accompagner les Etats membres dans le pilotage de leurs systèmes éducatifs.

    Le PASEC 2024, avec 21 pays participants, est la troisième évaluation internationale après le PASEC 2014 avec 10 pays et le PASEC 2019 avec 14 pays.

    ADL/OID/AB

  • SENEGAL-AFRIQUE-EDUCATION / PASEC 2024 de la CONFEMEN : une ‘’grande collecte de données’’ lancée à Dakar

    SENEGAL-AFRIQUE-EDUCATION / PASEC 2024 de la CONFEMEN : une ‘’grande collecte de données’’ lancée à Dakar

    Dakar, 17 fév (APS) – Les représentations nationales des 21 pays membres de la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la francophonie (CONFEMEN) ont lancé, lundi, à Dakar, une ‘’grande collecte de données’’ en vue de l’évaluation du Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC 2024) de ladite organisation internationale, a-t-on appris de son secrétaire général, Abdel Rahmane Baba Moussa.

    ‘’C’est l’une des plus vastes enquêtes sur les apprentissages fondamentaux en Afrique pour produire des données fiables, afin d’éclairer les politiques éducatives et renforcer les systèmes éducatifs des pays membres’’, a-t-il précisé.

    L’évaluation des apprentissages permet de mesurer les connaissances et les compétences des élèves dans une discipline donnée, a-t-il indiqué.

    Abdel Rahmane Baba Moussa juge que ce renforcement des compétences est ‘’essentiel pour garantir la qualité et la fiabilité des données qui seront recueillies entre mars et juin 2025’’.

    Ce regroupement permettra d’‘’harmoniser les procédures, d’adopter un calendrier commun et de renforcer les compétences des formateurs des administrateurs de tests’’, a expliqué le secrétaire général de la CONFEMEN.

    Le secrétaire général de la CONFEMEN, Abdel Rahmane Baba Moussa

    Une évaluation de ce type est ‘’un instrument de contrôle, de suivi et de pilotage de la qualité de l’éducation’’, qui aide à ‘’cibler les politiques éducatives pour plus d’efficacité et d’équité’’, a dit le ministre de l’Éducation nationale du Sénégal, Moustapha Guirassy, venu présider la cérémonie d’ouverture de la réunion des représentations nationales de la CONFEMEN.

    L’évaluation concerne à la fois des pays d’Afrique francophone, anglophone et lusophone : le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Guinée-Bissau et Madagascar. Le Mali, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, São Tomé-et-Príncipe, le Sénégal, le Tchad et le Togo sont également concernés.

    Les données collectées dans le cadre de l’évaluation PASEC 2024 alimenteront des analyses approfondies sur les performances des systèmes éducatifs, en lien avec les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine, selon un dossier de presse consacré à cette initiative.

    Durant dix jours, les équipes nationales PASEC de 21 pays, comprenant des responsables nationaux, des pédagogues et informaticiens, participeront à des sessions théoriques et pratiques pour échanger sur les procédures techniques et les outils de collecte, dont l’application CAPI, utilisée pour la collecte numérique des données.

    Plus de 660.000 répondants sont ciblés pour cette troisième évaluation internationale du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la CONFEMEN.

    Ses résultats attendus avec ‘’intérêt’’ par les décideurs, les acteurs et les partenaires de l’éducation devraient contribuer à l’accélération des progrès en vue d’‘’une éducation plus inclusive et de qualité’’, selon la coordination du PASEC.

    ADL/BK/ESF

  • SENEGAL-FRANCOPHONIE-CONCOURS / Les académies de Rufisque et de Thiès lauréates de la finale nationale  de la dictée PGL

    SENEGAL-FRANCOPHONIE-CONCOURS / Les académies de Rufisque et de Thiès lauréates de la finale nationale de la dictée PGL

    Kaolack, 15 fév (APS) – Les élèves Mame Fatou Fall Seck et Oumou Khairy Cissé venant, respectivement, des académies de Rufisque et de Thiès ont remporté, samedi, à Kaolack la 34ᵉ édition de la finale nationale de la Dictée Paul Gérin-Lajoie (PGL), a constaté l’APS.

    Ce concours organisé depuis 1991 pour le cycle élémentaire est devenu une tradition qui a laissé ses marques sur le programme scolaire du Sénégal. Il vise à booster le niveau de langue et de communication des élèves sous forme de jeux mais utile pour le développement de leurs compétences, a-t-on appris lors de la cérémonie.

    Plusieurs partenaires et autres acteurs du système éducatif sénégalais ont pris part à cette activité organisée dans le contexte de la semaine nationale de l’éducation de base.

    Cette compétition organisée cette année à Kaolack (centre) a réuni quelque 32 participants venant des 16 académies du Sénégal.

    ‘’Ce concours de dictée fait partie des plus grands événements du ministère de l’Education nationale, que nous organisons chaque année, avec notamment des améliorations constantes’’, s’est félicitée sa secrétaire générale, Khady Diop Mbodji.

    Deux candidats se sont particulièrement distingués, avec des moyennes exceptionnelles de 18/20 pour la première et de 17/20 pour le deuxième lauréat, observe-t-elle.

     ‘’C’est un honneur pour moi de remporter ce concours, une distinction que je dédie à mes parents et surtout à mes encadreurs », a déclaré Mame Fatou Fall Seck, une des lauréates.

    L’édition 2025, placée sous le thème ; ‘’la formation professionnelle des métiers’’, a été parrainée par l’imam de la grande mosquée de Médina Baye, Cheikh Mouhamadoul Mahi Alioune Cissé, porte-parole du Khalife général de Médina Baye.

    A cette occasion, il a remis des récompenses aux lauréates qui vont représenter le Sénégal à la finale internationale de la ‘’Dictée Paul Gérin-Lajoie’’ au Canada.

    ‘’Comme chaque année, nous obtenons de bons classements. Nous espérons que cette année, nous pourrons remporter la finale internationale’’, a indiqué la secrétaire générale ministère de l’Education nationale.

    ADE/SMD

  • SENEGAL-EDUCATION-APPUI / La SNR offre du matériel informatique et de reprographie à deux collèges de Dagana

    SENEGAL-EDUCATION-APPUI / La SNR offre du matériel informatique et de reprographie à deux collèges de Dagana

    Keur-Mbaye, 15 fév (APS) – La Société nationale  du recouvrement (SNR), a offert, samedi du matériel informatique et de reprographie à deux collèges d’enseignement moyen du département de Dagana, dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (RSE).

    Les CEM Alpha Mayoro Wélé et de Keur Mbaye ont été les écoles bénéficiaires.

     »Nous avons pleinement conscience du rôle que joue l’éducation dans le développement de notre pays, c’est pourquoi nous avons inscrit l’appui à l’éducation au cœur de notre politique de Responsabilité sociétale d’entreprise (RSE). Pour nous, soutenir un établissement scolaire, c’est investir dans l’avenir du Sénégal’’, a indiqué Babacar Ndiaye, le Directeur général de la SNR, en procédant à la remise de ce matériel composé essentiellement d’ordinateurs de bureau, de photocopieuses et de rames papier.

    Il souligne que ce matériel informatique et de reprographie permettra aux enseignants de bien préparer leurs activités pédagogiques.

     A travers ce geste, la SNR veut aider les écoles pour faire face au manque d’équipements notés dans certains établissements scolaires, a expliqué son directeur général.

    « Il est nécessaire d’accompagner les enseignants et les élèves dans le cadre d’un apprentissage moderne et adapté aux exigences actuelles’’, a fait savoir Babacar Ndiaye, exhortant les bénéficiaires à faire un bon usage du matériel.

    Il a signalé que les élèves devront tirer le meilleur de ces équipements afin de ‘’nourrir leur curiosité et approfondir leurs connaissances’’.

    Il a par ailleurs salué les efforts des enseignants et de l’administration qui contribuent d’une ‘’manière symbolique à une bonne formation des jeunes pour garantir un avenir radieux à la nation et aux générations futures’’.

    OG/AT/ASB/SMD

  • SENEGAL-ENVIRONNEMENT-EDUCATION / Matam : des fresques murales et des bancs écologiques pour sensibiliser sur le changement climatique

    SENEGAL-ENVIRONNEMENT-EDUCATION / Matam : des fresques murales et des bancs écologiques pour sensibiliser sur le changement climatique

    Matam, 15 fév (APS) – Global Platform, une Organisation non gouvernementale qui s’active en faveur de l’environnement veut sensibiliser sur tout ce qui est changement et justice climatique, à travers des fresques murales et des bancs écologiques dans les écoles.

    « Nous voulons sensibiliser sur tout ce qui est changement et justice climatique dans les écoles. Au sein de Global Platform, on a parfois de petits budgets pour pouvoir faire des projets comme ici, à Matam, dans le cadre de la deuxième phase », a soutenu Fatoumata Binetou Touré, activiste artistique de Global Platform Sénégal.

    Elle intervenait, vendredi lors d’une visite effectuée dans les écoles primaires de Nawel, Gourel Serigne et Soubalo, trois établissements scolaires qui ont bénéficié de ce projet consistant à réaliser des fresques murales et des bancs écologiques.

    C’est aussi, selon elle, une manière de sensibiliser sur les déchets plastiques qui sont utilisés dans la construction des bancs écologiques.

    « Le procédé de construction consiste à ramasser des déchets qu’on utilise et des pneus recyclés pour faire les bancs. Les fresques murales viennent s’ajouter à la sensibilisation. Elles parlent de l’environnement, mais aussi de la protection des filles », a-t-elle soutenu.

    Elle souligne que ces bancs et les fresques murales ont été réalisés en partenariat avec Activista, une structure composée de jeunes activistes en faveur de l’environnement.

    En plus des trois établissements scolaires de la commune de Matam, huit autres écoles de la région ont bénéficié de ce projet, dont Ourossogui et Agnam.

    Pour Aboubackry Mbodj, directeur de l’école Gourel Serigne, les bancs ont permis aux élèves de disposer de plus d’espaces où ils peuvent passer toute la recréation.

    « Ils protègent aussi les enfants des accidents. On en a eu des cas par le passé avant que les bancs ne soient construits. Et ils étaient liés au fait que les enfants sortaient en courant de l’espace scolaire pendant la pause », s’est réjoui l’enseignant.

    AT/ASB/SMD

  • SENEGAL-EDUCATION-FORMATION / Thiès: le CRFPE va s’organiser pour gérer ses 405 élèves maîtres (directeur)

    SENEGAL-EDUCATION-FORMATION / Thiès: le CRFPE va s’organiser pour gérer ses 405 élèves maîtres (directeur)

    Thiès, 15 fév (APS) – Le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (CRFPE) de Thiès devra faire preuve d’organisation, pour délivrer une formation optimale aux 405 élèves maîtres recrutés, une cohorte dépassant sa capacité d’accueil, a indiqué vendredi, son directeur Nalla Ndiaye.

    ‘’Nous sommes un CRFPE d’une capacité d’accueil limitée, mais au regard du nombre d’élèves recrutés cette année (405), nous sommes obligés de nous organiser’’, a-t-il insisté.

    Ce quota de 405 élèves maîtres est composé de 220 élèves pour l’option français, 120 en arabe et 65 en anglais, a précisé M. Ndiaye.

    Il a fait savoir le centre qu’il dirige « ne dispose pas du nombre de sièges requis », notant toutefois avoir pris, en amont, des dispositions pour essayer de « réduire le gap ».

    ‘’ L’organisation de cette amphi de rentrée s’inscrit dans le cadre de la formation initiale des élèves maîtres », a dit le directeur du CRFPE de Thiès, lors de l’amphi de rentrée du CRFPE qui s’est tenue à l’Auditorium de l’Université Iba Der Thiam de Thiès.

    Il a jugé « utile » le fait d’organiser cette rencontre avec les nouvelles recrues pour « marquer le démarrage de la formation », en mettant les élèves maîtres devant leurs responsabilités.

    « Nous sommes dans un métier où, de plus en plus, la conscience professionnelle n’est plus au rendez-vous, il était important de leur faire prendre conscience du rôle et de la responsabilité qu’ils ont dans l’accomplissement de cette tâche-là », a insisté M. Ndiaye.

    Le directeur du CRFPE a affirmé que les élèves maîtres seront opérationnels, en principe, dans 9 mois.

    Le Centre a « un référentiel de formation articulé autour de 14 compétences de base qu’il faut développer sur une durée de 9 mois », a-t-il expliqué.

    ‘’A la fin de ces 9 mois, un examen du certificat de fin de stage (CFS) sera organisé, à l’issue duquel ils seront déclarés admis et affectées dans différents lieux du pays », a affirmé Nalla Ndiaye.

    BT/ADI/SMD/ASB

  • SENEGAL-EDUCATION / Mamadou Ndoye rappelle comment et pourquoi il a créé le corps des volontaires de l’éducation

    SENEGAL-EDUCATION / Mamadou Ndoye rappelle comment et pourquoi il a créé le corps des volontaires de l’éducation

    Dakar, 14 fév (APS) – L’ancien ministre de l’Éducation de base et des Langues nationales, Mamadou Ndoye, est revenu, avec l’APS, sur les origines et les objectifs du corps des volontaires de l’éducation qu’il a créé en 1995, une initiative qui a contribué, selon lui, à augmenter le taux de scolarisation de 2 à 3 % par an, sans altérer la qualité des enseignements.

    ‘’En 1995, on m’a demandé de prendre l’enseignement primaire. J’ai regardé son évolution et je me suis rendu compte qu’on était en train de perdre au moins 1 point de scolarisation par an. Généralement, cela n’arrive que dans des pays en conflit’’, a rappelé M. Ndoye dans une interview à paraître dans le prochain numéro de Vitrine, le mensuel de l’APS.

    ‘’Je m’étais dit que c’était inacceptable. Or, le problème venait du blocage du recrutement des enseignants. À l’époque, avec les ressources financières disponibles, nous ne pouvions recruter que 560 enseignants par an’’, a-t-il dit, se souvenant avoir été critiqué pour cette innovation.

    Trois cents des 560 enseignants dont le pays avait besoin devaient être remplacés, certains étant décédés, d’autres ayant pris leur retraite, selon l’ancien ministre. ‘’Il restait donc 260 nouveaux enseignants qui ne pouvaient pas couvrir le taux de croissance démographique de la scolarisation, lequel était de 3 % par an sur la population scolarisable. C’est à cause de cela qu’on perdait 1 point par an.’’

    ‘’J’ai donc décidé de lancer un service civique national dénommé ‘les volontaires de l’éducation’. Il s’agissait de demander aux jeunes d’aider leur pays à redresser la scolarisation, en contrepartie d’une bourse mensuelle de 50.000 francs CFA. C’est comme cela qu’on appelait cette contrepartie’’, s’est souvenu Mamadou Ndoye.

    ‘’Les gens disaient que personne n’allait accepter une telle proposition. J’avais besoin de 1.200 volontaires. J’ai lancé le premier concours. Il y avait 32.000 candidats’’, a expliqué M. Ndoye.

    Il ajoute : ‘’Il ne faut jamais recruter les gens par des méthodes obscures, il faut nécessairement un concours transparent, que nous avons organisé dans chaque département, au lieu d’un concours national. Nous avons demandé à chaque département du pays de combien d’enseignants il avait besoin. Les recrutements étaient faits en fonction du nombre.’’

    ‘’Pour le reste, a poursuivi l’ancien ministre devenu expert des questions d’éducation, il fallait élaborer un programme pédagogique pour ces enseignants en leur donnant d’abord les éléments de base : savoir planifier, mettre en œuvre et évaluer une séquence pédagogique. Savoir diriger une classe et l’organiser. En bref, les gestes de base de l’enseignement.’’

    Cela revenait à donner aux volontaires de l’éducation un crédit de formation professionnelle continue, en leur faisant faire des formations durant leurs congés, selon Mamadou Ndoye.

    MF/BK/ADL/ESF

  • SENEGAL-EDUCATION-FORMATION / / Diourbel : lancement de la formation initiale de 315 élèves-maîtres du CRFPE

    SENEGAL-EDUCATION-FORMATION / / Diourbel : lancement de la formation initiale de 315 élèves-maîtres du CRFPE

    Diourbel, 14 fév (APS) – Le centre régional de formation des personnels de l’éducation (CRFPE) de Diourbel (centre) a organisé vendredi l’amphithéâtre de rentrée de sa douzième promotion d’élèves-maîtres, composée de 315 enseignants, une cérémonie qui marque ainsi le démarrage de leur formation initiale.

    Ces 315 élèves-maîtres font partie des 4 000 candidats admis sur les 71 878 inscrits au concours national de recrutement des élèves-maîtres (CREM).

    La cérémonie, qui s’est tenue dans l’auditorium du CRFPE, a été présidée par Djibril Diop, l’adjoint au gouverneur de Diourbel, chargé du développement. L’adjoint au préfet de Diourbel, l’inspecteur d’académie  et des acteurs du système éducatif de la région ont également pris part à la cérémonie. 

    « Vous allez embrasser un métier et un métier ça s’apprend à travers la formation initiale et la formation continue. A partir d’aujourd’hui, vous embrassez un métier noble », a déclaré l’inspecteur d’académie de Diourbel, Aboubakry Sadikh Niang, lors de la cérémonie. 

     

    Il a expliqué qu’une des particularités du métier d’enseignant, réside dans le fait que l’enseignant intervient sur les âmes et les consciences. « (…) C’est la raison pour laquelle je vous invite à mesurer le sens et la portée de votre responsabilité dans l’éducation des enfants », a-t-il lancé à l’endroit des élèves-maîtres. 

    Les 315 élèves-maîtres de la douzième promotion du CRFPE de Diourbel sont répartis entre trois options : 200 en français, 90 en arabe et 25 pour les daara.

    « Chers élèves maîtres, quand la société vous confie ce qu’elle a de plus cher, vous devez mesurer à quel point votre responsabilité est lourde. Grâce à votre action éclairée au quotidien, vous contribuerez au développement du Sénégal (…) », a dit l’inspecteur d’académie.

    Le directeur du CRFPE de Diourbel, Papa Mandiaye Gueye, a assuré qu’avec le personnel de formation, tout sera fait pour que  »les 315 élèves maîtres de la douzième promotion du CRFPE, aient les compétences requises pour devenir de bons enseignants ».

    Il a indiqué que cette  formation hybride, alliant théorie et pratique, va durer sept mois.  »Les cours théoriques vont se dérouler au CRFPE, tandis que la pratique se fera dans les écoles d’application de la commune de Diourbel », a-t-il précisé.

    M. Gueye a évoqué l’existence d’un défi à relever concernant la formation pratique des élèves-maîtres de l’option daara, car l’académie ne dispose pas d’écoles d’application en arabe.

    « Former les enfants, cette richesse précieuse de notre nation, constituera pour nous un sacerdoce. En tant que futurs enseignants, nous nous engageons à ne ménager aucun effort pour accomplir nos missions dans le respect des règles et règlements qui régissent la profession enseignante », a promis Fatou Diallo, la porte-parole des élèves-maîtres.

    « Nous sommes vos fils et filles, nièces et neveux mais institutionnellement vos stagiaires. Alors, nous allons tout faire pour que l’espoir que vous avez placé en nous ne soit pas déçu », a-t-elle ajouté, en s’adressant aux autorités académiques.

    Les élèves maîtres souhaitent trouver au CRFPE de Diourbel, des conditions de travail acceptables pour mener à bien leur stage.

    MS/AB/MK/ASG

  • SENEGAL-UNIVERSITE-EMPLOI / UGB: un programme de bourse prévoit de former 600 jeunes d’ici 2030 (directrice)

    SENEGAL-UNIVERSITE-EMPLOI / UGB: un programme de bourse prévoit de former 600 jeunes d’ici 2030 (directrice)

  • SENEGAL-AFRIQUE-EDUCATION / CONFEMEN: le Secrétaire général préconise une réforme des systèmes pour l’employabilité des jeunes

    SENEGAL-AFRIQUE-EDUCATION / CONFEMEN: le Secrétaire général préconise une réforme des systèmes pour l’employabilité des jeunes

    Dakar, 12 fév  (APS) – Le secrétaire général de la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN), Abdel Rahamane Baba Moussa, a insisté mercredi sur la nécessité de réformer les systèmes éducatifs africains pour mieux répondre aux défis de l’employabilité des jeunes.

    ‘’Nos systèmes éducatifs doivent impérativement relever les défis de l’employabilité. Il est essentiel de repenser l’éducation et la formation pour offrir aux jeunes des compétences adaptées aux mutations du monde du travail ‘’, a-t-il déclaré.

    Il s’exprimait à l’occasion du Sommet des acteurs du changement, placé sous le thème co-créer des solutions innovantes, systémiques et durables sur les questions d’éducation, de formation et d’employabilité organisé par Ashoka-Sahel au Sénégal.

    Soulignant l’urgence d’adapter l’éducation aux mutations du marché du travail, il a insisté sur la nécessité de solutions innovantes, systémiques et durables.

    ‘’En 2004, 21,2 % des jeunes Africains étaient inactifs, tandis que 5 % des 15 à 35 ans étaient au chômage. Si rien n’est fait, cette situation pourrait s’aggraver de manière exponentielle ‘’, a-t-il averti, citant des données de l’Agence de développement de l’Union africaine.

    Il a rappelé que la 60e session ministérielle de la CONFEMEN, tenue en avril dernier, a formulé plusieurs recommandations, parmi lesquelles l’adoption de financements innovants pour la formation technique et professionnelle, le renforcement des filières scientifiques et technologiques et l’intégration de l’entrepreneuriat dans les cursus scolaires.

    Le Pr Moussa a également plaidé pour une meilleure interaction entre les secteurs de l’éducation et de l’emploi afin de bâtir un écosystème éducatif performant.

    ‘’Il est temps de dépasser le modèle où l’école formait sans se soucier de l’adéquation avec le marché du travail ‘’, a-t-il conclu, saluant l’initiative d’Ashoka-Sahel pour avoir réuni divers acteurs engagés dans cette transformation.

    Dans ce même sillage , le directeur régional d’Ashoka Sahel, Tchanlandjou Kpare, a souligné l’importance d’une éducation innovante et adaptée aux réalités du marché du travail.

    Selon lui, environ 60 % des jeunes Sénégalais âgés de 15 à 24 ans sont sans emploi, un chiffre aggravé par un manque d’accès à des informations fiables sur les opportunités de formation et d’emploi.

    ‘’Le défi de l’accès à l’information doit nous amener à repenser notre approche éducative ‘’, a-t-il insisté, en citant une étude du Bureau international du travail révélant que seulement 30 % des jeunes disposent d’informations précises sur ces opportunités.

    M.Kpare a également appelé à une meilleure intégration des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement, ainsi qu’à une approche plus interactive de l’apprentissage. ‘’L’éducation ne peut plus se limiter à la transmission de savoirs académiques. Elle doit former des citoyens critiques, créatifs et acteurs du changement ‘’, a-t-il affirmé.

    Toutefois, il a estimé que les efforts des Etats africains doivent être renforcés par des politiques plus inclusives et une coopération accrue entre le secteur public, le privé et la société civile.

    ‘’L’innovation sociale doit être reconnue comme un levier essentiel de transformation’’, a conclu Tchanlandjou Kpare, appelant à une action collective pour bâtir un avenir plus inclusif et équitable pour les jeunes du continent.

    AN/ADL