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  • SENEGAL-SANTE-ENVIRONNEMENT / Changement climatique : les conseils, encore seul moyen de minimiser les incidences de la chaleur (spécialiste)

    SENEGAL-SANTE-ENVIRONNEMENT / Changement climatique : les conseils, encore seul moyen de minimiser les incidences de la chaleur (spécialiste)

    Dakar, 20 fév (APS) – Les professionnels de la santé ne peuvent que prodiguer des conseils pour minimiser les incidences de la chaleur sur les maladies non transmissibles (MNT), en l’absence de stratégie ou de remède pour faire face aux effets du changement climatique sur de telles pathologies, a déclaré Dr Codou Badiane Mané, point focal santé environnement au ministère de la Santé et de l’Action sociale.

    ‘’Il n’y a pas encore de remède ou de réponse, mais des conseils pour minimiser les incidences de la chaleur sur ces maladies’’, a-t-elle dit.

    Mme Mané intervenait, jeudi, lors d’une rencontre d’échanges sur une étude visant à établir les interactions entre santé et climat. Cette rencontre est organisée à l’initiative du Centre de recherche africain sur la santé et la population (APHRC- sigle en anglais).

     »En attendant d’avoir des réponses pratiques, dit-elle, il faudra se contenter du bulletin d’alerte précoce produit par l’ANACIM (Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie), en collaboration avec le Centre de suivi écologique (CSE) pour faire face aux vagues de chaleur en donnant des conseils pratiques aux personnes atteintes de maladies non transmissibles ».

    Elle avoue que le secteur de la santé a connu un retard dans l’établissement du lien climat-santé afin de mettre en place une politique d’adaptation.  »Mais, aujourd’hui, indique-t-elle, nous sommes de plain-pied dans l’élaboration de stratégies pour faire face aux effets du changement climatique sur les maladies non transmissibles.’’

    Il s’agit, avec l’élaboration du Plan national d’adaptation au changement climatique, d’arriver à ‘’intégrer les politiques sanitaires et climatiques dans une gouvernance commune pour des réponses plus ciblées’’, a expliqué Dr Codou Badiane Mané.

    Selon elle, ‘’on ne peut pas juste se baser sur du ressenti ou sur des allégations pour apporter une réponse aux effets du changement climatique sur les personnes atteintes de maladies non transmissibles ».

    ‘’Avoir des évidences scientifiques’’

     »Mais, il est important d’avoir des évidences scientifiques solides et disposer d’une plateforme de gestion des connaissances, car les acteurs de la santé ne sont pas suffisamment formés sur les questions liées au changement climatique’’, a-t-elle ajouté.

    Dr Codou Badiane Mané relève que de nombreux rapports sur la problématique du changement climatique et de la santé prédisent que les vagues de chaleur seront les principaux problèmes de santé publique dans les années à venir, surtout dans un contexte de montée en puissance des maladies chroniques.

     »C’est pourquoi, cette urgence climatique mérite bien d’être érigée au rang des priorités de santé publique’’, a-t-elle estimé.

    La directrice du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts, Madeleine Diouf Sarr, indique que  »le lien santé et climat a été fait très tôt ». Il a été établi dans le cadre d’études faites sur les impacts de l’augmentation des températures sur différents écosystèmes, a-t-elle précisé.

    ‘’Une des premières études faites, c’était l’impact du changement sur le paludisme avec la prolifération des moustiques due aux événements extrêmes, comme les inondations, les risques sanitaires liés à la qualité de l’air et aux épisodes de poussière’’, a-t-elle rappelé.

     »Cependant, ces études ont été parcellaires », a-t-elle fait observer. Elle préconise d’autres études pour ‘’mieux adresser la problématique santé et climat avec une corrélation entre les événements climatiques et les risques sanitaires’’.

    ‘’C’est un exercice continu qu’il faut faire avant de considérer que ces paramètres climatiques peuvent être liés à des risques sanitaires’’, a justifié Madeleine Diouf Sarr.

    Elle a expliqué que ‘’le milieu de la santé est très complexe et circonscrit le domaine d’analyse pour voir les paramètres du climat sur les questions de prévalence de maladies, comme celles non transmissibles’’.

    Le projet de recherche sur les interactions climat et santé sera lancé en mars prochain et sera exécuté durant trois ans, dans les régions de Dakar, Kaolack, Saint-Louis et Matam.

    ADL/HB/SKS/AB/ASG/OID

  • SENEGAL-HYDRAULIQUE-LEGISLATION / Bassirou Diomaye Faye insiste sur l’impératif de finaliser le projet de loi portant Code de l’eau

    SENEGAL-HYDRAULIQUE-LEGISLATION / Bassirou Diomaye Faye insiste sur l’impératif de finaliser le projet de loi portant Code de l’eau

    Dakar, 19 fév (APS)- Le chef de l’Etat a rappelé, mercredi,  en Conseil des ministres, l’impératif de finaliser le projet de loi portant Code de l’eau, soulignant qu’il va renforcer la préservation de nos ressources naturelles en eau et la transparence dans leur gouvernance inclusive.

    ‘’Une Autorité de régulation du secteur de l’eau sera également mise en place’’, a annoncé le Président Bassirou Diomaye Faye, informant également qu’il procédera, le vendredi 21 février 2025 à Koungheul, au lancement du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Bassin versant du Nianijia Bolong (PROMOREN).

    En outre, le président de la République a relevé que l’accès à l’eau potable des populations, notamment en milieu rural, doit rester une priorité du gouvernement, invitant à poursuivre ‘’les  efforts consentis afin d’améliorer l’accès à l’eau potable des populations à des coûts maitrisés’’.

     Il a salué la tenue récente des concertations nationales sur le secteur de l’eau et appelé à l’accélération de la mise en œuvre d’un plan d’action global visant la sécurisation de la ressource mais également, le déploiement d’un schéma hydraulique national qui intègrera, à terme, tous les systèmes d’approvisionnement en eau en zone urbaine, péri-urbaine et rurale.

    Le Président Faye a demandé à réviser le cadre de gestion des délégations de service public en eau potable en milieu rural et à renforcer l’entretien et le renouvellement des forages et infrastructures hydrauliques.

    Il a instruit le ministre en charge de l’Hydraulique à veiller également à la transparence concernant la tarification des services et la gestion des concessions.

    A propos de l’aménagement et la réalisation des +autoroutes de l’eau+, il a invité le gouvernement à anticiper la réflexion sur le modèle économique du secteur couvrant le volet assainissement (eaux usées et eaux pluviales) et la montée en puissance des projets ‘’d’unités de dessalement’’.

    ‘’Il s’agit surtout, a-t-il précisé, de conforter la place des collectivités territoriales et des populations dans la gouvernance inclusive du secteur’’.

     Le chef de l’Etat a demandé, à ce titre, d’élargir de façon maitrisée, le périmètre dit ‘’affermé’’ au regard de l’urbanisation accélérée du territoire national et des défis climatiques nouveaux qui appellent la révision de la gouvernance stratégique, technique et financière de l’assainissement.

    AB/SBS

  • SENEGAL-SANTE-ENVIRONNEMENT / Un projet de recherche sur les impacts du changement climatique sur les maladies non transmissibles en gestation

    SENEGAL-SANTE-ENVIRONNEMENT / Un projet de recherche sur les impacts du changement climatique sur les maladies non transmissibles en gestation

     Dakar, 19 fev (APS) – Le Centre Africain de Recherche sur la Population et la Santé (African Population and Health Research Center – APHRC) élabore avec la London School of Hygiène and Tropical Medicine (LSHTM) et la Division de la Lutte contre les Maladies Non Transmissibles (DLMNT) du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, un projet de recherche destiné à produire des données probantes et scientifiques sur les interactions entre les maladies non transmissibles et le changement climatique.

    ‘’Ces interactions sont peu étudiées en Afrique subsaharienne où les données scientifiques dans ce ces domaines sont limitées’’, a dit le Principal Investigateur du projet Dr Sokhna Thiam, Chef de l’Unité de Recherche Environnement Climat et Santé du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de APHRC lors de l’atelier d’échange et de concertation avec les parties prenantes, ouvert mercredi à Dakar.

    ‘’Les interactions entre ces facteurs restent mal comprises, bien qu’elles soient influencées par des dynamiques communes telles que l’urbanisation, l’accroissement des transports motorisés et les émissions de gaz à effet de serre’’, a-t-elle ajouté. 

    Dr Sokhna Thiam,  Epidémiologiste Environnemental, a expliqué qu’il s’agit de voir, à travers cette étude comment la chaleur, la qualité de l’air et les espaces verts interagissent et contribuent aux maladies non transmissibles dans les villes sénégalaises.

    Instigatrice de cette étude, elle a indiqué que des maladies cardiovasculaires, rénales, respiratoires sont liées parfois  aux dimensions spatiales et (…) du  réchauffement climatique extrême.

     »Un phénomène naturel à l’origine également de températures élevées, l’augmentation de la pluviométrie avec des risques d’inondation qui induisent des maladies hydriques, la pollution de l’air et la perte d’espaces verts », a ajouté Mme Thiam.

    Dr Cheikh Faye, le Directeur du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de APHRC, a expliqué l’apport de APHRC dans la génération d’évidences scientifiques pour une meilleure compréhension des liens complexes entre le changement climatique et la santé.

    Le point focal santé et environnement du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Dr Codou Badiane Mané a souligné  à son tour que cette étude est ‘’d’une importance capitale puisqu’elle permettra d’avoir des données probantes, des évidences scientifiques sur les interactions entre le changement climatique et la santé ».

    ‘’Nous avons besoin des résultats  de cette étude, surtout  que nous sommes en train d’élaborer des documents politiques comme le Plan national d’adaptation aux changements climatiques, le système d’alerte précoce aux vagues de chaleur, le projet de résilience face aux changements climatiques’’, a soutenu Mme Mané.

    ‘’On a besoin des évidences scientifiques pour étayer ce lien entre les données sanitaires et les données climatiques’’, a-t-elle ajouté.

    Dr Codou Badian Mané a indiqué qu’il y a des études parcellaires faites par des académies de recherche mais s’avèrent insuffisantes en résultats.

    L’objectif de la rencontre de deux jours est de présenter et de partager les activités en cours, de favoriser les échanges entre experts et partenaires et de renforcer les collaborations en identifiant des synergies d’action.

    La rencontre a réuni des chercheurs, des professionnels de santés, des spécialistes de maladies chroniques, des décideurs politiques, des urbanistes, experts en environnement et d’un membre du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (Remapsen).

    ADL/AB

  • AFRIQUE-ASSAINISSEMENT-TECHNOLOGIE / 22-ème Congrès de l’AAEA : des équipements hydrauliques et d’assainissement de dernière génération exposés à Kampala

    AFRIQUE-ASSAINISSEMENT-TECHNOLOGIE / 22-ème Congrès de l’AAEA : des équipements hydrauliques et d’assainissement de dernière génération exposés à Kampala

    +++De l’envoyé spécial de l’APS: Souleymane Gano+++

    Kampala (Ouganda), 19 fev (APS) – Des équipements d’assainissement, de distribution d’eau de dernière génération sont exposés depuis 72 heures à Kampala, la capitale de l’Ouganda, à l’occasion du 22ème Congrès international et l’exposition de l’association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA).

    Cette rencontre qui se tient du 16 au 20 février est placée sous le thème : ‘’Eau et Assainissement pour tous : un avenir sûr pour l’Afrique’’.

    Les exposants venus de plusieurs pays d’Afrique, et d’autres continents, mettent en exergue les qualité de ses matériels qu’ils jugent aptes à aider les pouvoirs publics et Collectivités territoriales, à trouver des solutions à leurs problèmes d’assainissement.

    El Hadji Malick Fall, un Sénégalais, responsable Afrique de l’Ouest du groupe espagnol, ‘’Molecor’’, spécialisé dans la fourniture de solutions d’hydraulique et d’assainissement, participe à l’exposition ouverte depuis lundi.

    ‘’Nous présentons, ici, une nouvelle technologie de tuyauterie sous pression. Nos tuyaux que nous exposons ici sont garantis pour une durée de 50 ans. Ces tuyaux pourront véritablement aider les Etats Africains à ne plus les remplacer sur 50 ans. Cet investissement qui va se faire, est un investissement durable’’, a-t-il expliqué.

    M. Fall, basé à Dakar, la capitale sénégalaise, a fait savoir qu’il travaille beaucoup plus avec le Port autonome de Dakar (PAD) qui renouvelle son réseau ancien avec du bi-orienté, chaque année.

    Il indiqué que son entreprise est train de voir comment travailler avec la SONES (Société nationale des eaux du Sénégal), et la SEN’EAU. ‘’Et on sait que notre tuyauterie pourrait beaucoup aider ces entreprises’’, a assuré M. Fall.

    L’exposant burkinabé, Baudin Blaodekissi, responsable en Afrique l’Ouest, chargé du service commercial de Bessac Afrique, propose des techniques de micro-tunnels servant à drainer de l’eau pluviale et d’assainissement en gravitaire.

    Il a expliqué que dans certains pays d’Afrique, surtout côtiers, confrontés aux inondations, l’étalement urbain fait qu’on ne peut plus détruire des routes ou casser des maisons vu le lourd coût d’ indemnisation. ‘’Dans ce cas, les techniques de micro-tunnels en gravitaire seraient la bonne solution’’, a-t-il vanté.

    Il a renseigné que son entreprise est intervenue dans un projet aux Mamelles à Dakar, avec Eiffage, mais aussi en Côte d’Ivoire et regarde vers le Togo et le Bénin.

    Joe Christopher Malembeti, d’origine centrafricaine, expose pour Tecofi, une société française spécialisée en robinetterie et accessoires de raccordements.

    ‘’Nous faisons 70% de nos activités à l’international et travaillons beaucoup en Afrique de manière générale. Nous intervenons en Ouganda, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Bénin sur des projets d’accès à l’eau, transmission sur les projets de conduite d’eau et station d’épuration d’eaux usées’’, a-t-il indiqué.

    Le congrès international et l’exposition de l’AAEA rassemblent les parties prenantes et les principaux contacts du secteur conventionnel de l’eau et d’autres secteurs. Il est l’un des principaux événements du calendrier du secteur de l’eau.

    L’AAEA est une association professionnelle qui rassemble des entités, des entreprises et des opérateurs du secteur de l’eau potable, de l’assainissement et de l’environnement en Afrique.

    Cette organisation compte plus de 237 membres, dont 100 sont des opérateurs publics de plus de 40 pays à travers le continent.

    SG/AB/OID

  • AFRIQUE-SENEGAL-HYDRAULIQUE / Le 22-ème Congrès international et exposition de l’AAEA, « une réelle opportunité » de rencontres (élu)

    AFRIQUE-SENEGAL-HYDRAULIQUE / Le 22-ème Congrès international et exposition de l’AAEA, « une réelle opportunité » de rencontres (élu)

    +++De l’envoyé spécial de l’APS: Souleymane Gano+++

    Kampala (Ouganda), 19 fev (APS) – Le 22ème Congrès international et exposition de l’association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), organisée à Kampala, la capitale ougandaise (16-20 février), est ‘’une réelle opportunité’’ d’échanges et de contacts entre  municipalités et partenaires’’, a déclaré mercredi, Cheikh Diop, maire de Pikine Ouest (banlieue de Dakar).

    ‘’Nous participons à un congrès international et une exposition sur l’eau et l’assainissement. C’est une réelle opportunité pour les municipalités d’échanger entre elles et surtout d’entrer en contact avec les partenaires’’, a-t-il estimé.

    Le maire de Pikine Ouest s’entretenait avec l’envoyé spécial de l’APS, à la fin d’une session organisée à l’intension des maires à l’occasion du 22ème Congrès international et exposition de l’association Africaine de l’AAEA, axé sur le thème : ‘’Eau et Assainissement pour tous : un avenir sûr pour l’Afrique’’.

    ‘’C’est une opportunité pour les communes de traiter de sujets aussi importants. Nous venons de participer au forum des maires, sur le projet +une ville, une station de traitement+ qui a eu un vrai engouement auprès des maires présents’’, a dit Cheikh Diop.

    Il a dit vouloir œuvrer pour que les sujets d’accès à l’eau et à l’assainissement soient traités avec des solutions.

    Le congrès international et l’exposition de l’AAEA rassemblent les parties prenantes et les principaux contacts du secteur conventionnel de l’eau et d’autres secteurs. Il est l’un des principaux événements du calendrier du secteur de l’eau.

    L’AAEA, est une association professionnelle qui rassemble des entités, des entreprises et des opérateurs du secteur de l’eau potable, de l’assainissement et de l’environnement en Afrique.

    L’organisation compte plus de 237 membres, dont 100 sont des opérateurs publics de plus de 40 pays à travers le continent.

    SG/AB/OID

  • AFRIQUE-ASSAINISSEMENT-INITIATIVE / Assainissement: un acteur annonce la mise en place d’un projet intitulé ‘’une ville, une station de traitement de boue de vidange’’

    AFRIQUE-ASSAINISSEMENT-INITIATIVE / Assainissement: un acteur annonce la mise en place d’un projet intitulé ‘’une ville, une station de traitement de boue de vidange’’

    Kampala (Ouganda), 19 fév (APS)- Le président de l’Association panafricaine des acteurs de l’Assainissement, Ibra Sow, a annoncé mercredi à Kampala, en Ouganda la mise en place d’un grand projet intitulé ‘’une ville, une station de traitement de boue de vidange’’ destiné à solutionner les problèmes d’assainissement des villes du continent. 

    ‘’Actuellement, +une ville, une station+ est un projet qui peut sous-entendre même, +un département, une station+ parce que des pays comme le Sénégal ont dépassé une ville, une station. Le Sénégal, a 18 stations de boues de vidange et est en train de passer à 30 autres (…) alors qu’ il y a des pays où, il n’existe pas de station de traitement de boue de vidange’’, a-t-il dit.

    Ibra Sow intervenait à la fin d’une session qui a enregistré la participation de maires, de partenaires techniques, d’experts et responsables d’organisations œuvrant dans le secteur de l’Assainissement. Cette rencontre entre dans le cadre du 22ème Congrès international et l’exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) qui se tient du 16-20 février 2025 à Kampala (Ouganda).

    Cette édition est placée sur le thème: ‘’Eau et Assainissement pour tous: un avenir sûr pour l’Afrique’’.

    Selon M. Sow, il est nécessaire de bien informer les acteurs, les maires, et amener en particulier les pouvoirs publics à prendre des décisions concernant la mise en place de stations de traitement de boues de vidange et ne surtout pas laisser cette tache à la municipalité ‘’pas assez puissante’’ pour pouvoir réaliser ces types d’ouvrages.

    ‘’Nos défis, aujourd’hui, a-t-il indiqué, c’est informer, sensibiliser mais aussi et surtout, trouver des solutions de financement aux problèmes d’assainissement en Afrique ».

     »Il y a des institutions financières pour cela mais, il faut savoir comment aller vers ces fonds pour les décrocher’’, a expliqué le président de l’Association panafricaine des acteurs de l’Assainissement.

    Il a estimé que les maires devraient davantage participer aux rencontres dédiées à l’assainissement pour être mieux outillés sur ces questions-là.

    ‘’Ces maires auront lors de ces rencontres assez d’informations pour la maintenance et l’entretien de leurs stations de traitement de boues de vidange, en plus de savoir comment trouver des financements pour leurs programmes d’assainissement’’, a-t-il avancé.

    Le congrès international et l’exposition de l’AAEA rassemblent les parties prenantes et les principaux contacts du secteur conventionnel de l’eau et d’autres secteurs. Il est l’un des principaux événements du calendrier du secteur de l’eau.

    L’AAEA est une association professionnelle qui rassemble des entités, des entreprises et des opérateurs du secteur de l’eau potable, de l’assainissement et de l’environnement en Afrique. L’organisation compte plus de 237 membres, dont 100 sont des opérateurs publics de plus de 40 pays à travers le continent.

    SG/MT/AB/SBS

  • SENEGAL-COLLECTIVITE-PREVENTION / Une mission d’identification de sites pour digues de protection à Podor

    SENEGAL-COLLECTIVITE-PREVENTION / Une mission d’identification de sites pour digues de protection à Podor

    Podor, 19 fév (APS)- Une mission du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, conduite par la Direction de la prévention et de la gestion des inondations (DPGI), a visité mardi des villages du département de Podor (nord), dans le cadre d’une mission visant à identifier des sites devant abriter des digues de protection.

    La décision de construire des digues de protection dans cette zone, résulte des dernières inondations qui ont provoqué des dégâts importants avec les débordements du fleuve Sénégal, selon Moustapha Ndiaye, chef de ladite mission.

    Le gouvernement « a pris la mesure de la situation vécue par les populations lors du dernier hivernage », a-t-il affirmé dans un entretien avec des journalistes, en présence de l’adjoint au préfet de Podor, Ousmane Sidibé, ainsi que les différents sous-préfets des arrondissements du département du même nom.

    La délégation de la Direction de la prévention et de la gestion des inondations comprenait également des éléments du Génie militaire, des Sapeurs-pompiers, des agents de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta et de la Falémé (SAED). Il y avait aussi des élus locaux et différents chefs de services départementaux.

    Après l’étape de Souima, un quartier de la commune de Podor, la mission s’est rendue à Diatar, Donaye et Mboyo, dans la commune de Guédé-Village, où elle a pu mesurer l’impact des dégâts sur les digues qui protégeaient ces localités.

    Boki Sarankobé et Aram, dans l’arrondissement de Cas-Cas et Ngouye, dans l’arrondissement de Saldé, ont également accueilli la délégation du ministère de l’Hydraulique, qui a bouclé sa mission par Fanaye, dans l’arrondissement de Thillé Boubacar.

    AHD/AT/BK/SBS/ASG

  • AFRIQUE-HYDRAULIQUE-MEDIAS / Moussa Thiam porté à la tête de l’Association des journalistes de l’eau et de l’assainissement en Afrique

    AFRIQUE-HYDRAULIQUE-MEDIAS / Moussa Thiam porté à la tête de l’Association des journalistes de l’eau et de l’assainissement en Afrique

    Kampala (Ouganda), 19 fév (APS) – Le journaliste sénégalais Moussa Thiam a été porté à la tête présidence de l’Association des journalistes de l’eau et de l’assainissement en Afrique, mardi, à l’occasion du 22e congrès international de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA) qui se tient à Kampala, en Ouganda.

    Moussa Thiam, de la radio privée Sud Fm, a été désigné à l’unanimité par des journalistes prenant part à cette rencontre qui se poursuit dans la capitale ougandaise (16-20 février), en même qu’une exposition de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement sur le thème « Eau et assainissement pour tous : un avenir sûr pour l’Afrique ».

    Les journalistes participants à cette rencontre viennent du Malawi, de la République démocratique du Congo, de l’Ethiopie, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Togo, de l’Ouganda et du Sénégal.

    « C’est avec une immense gratitude et un profond sentiment de responsabilité que j’accepte aujourd’hui la présidence de l’Association qui regroupe les journalistes de l’eau et de l’assainissement en Afrique », a réagi M. Thiam, peu après son élection.

    « Notre mission est claire : renforcer le rôle des médias dans la promotion des enjeux liés à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (WASH) à travers l’Afrique. Nous avons le devoir d’informer avec rigueur, d’éduquer nos concitoyens et d’interpeller les décideurs sur l’importance vitale de ces questions », a précisé le journaliste de Sud Fm.

    Il s’engage, avec l’appui de tous les membres de sa structure et des partenaires, à mettre en œuvre le plan d’action à court et moyen terme de l’association pour la période 2025-2028.

    « Nous allons intensifier les formations pour les journalistes, promouvoir le journalisme d’investigation et créer de nouveaux espaces de collaboration avec les acteurs du secteur. Ensemble, nous ferons entendre la voix des citoyens pour un accès équitable et durable à l’eau et à l’assainissement », a-t-il ajouté.

    Le congrès international et l’exposition de l’AAEA rassemblent les parties prenantes et les principaux contacts du secteur conventionnel de l’eau et d’autres secteurs. Il est l’un des principaux événements du calendrier du secteur de l’eau.

    L’AAEA est une association professionnelle qui rassemble des entités, des entreprises et des opérateurs du secteur de l’eau potable, de l’assainissement et de l’environnement en Afrique.

    Elle compte plus de 237 membres, dont 100 sont des opérateurs publics de plus de 40 pays à travers le continent.

    SG/HK/MT/BK

  • SENEGAL-ENVIRONNEMENT-PLANIFICATION / Matam : des outils de planification partagés avec des acteurs communaux 

    SENEGAL-ENVIRONNEMENT-PLANIFICATION / Matam : des outils de planification partagés avec des acteurs communaux 

    Matam, 18 fév (APS) – Le Projet de résilience et de développement communautaire de la Vallée du fleuve Sénégal (PRDC-FVS) a partagé, mardi, plusieurs outils de planification avec des acteurs communaux de la région de Matam. 

     »Nous allons utiliser dans le cadre de notre planification la perception des populations du changement climatique. Nous allons aussi prendre en compte les risques identifiés et les moyens d’existence qui ont été impactés par les récentes inondations dans la vallée du fleuve Sénégal », a indiqué Issa Fofana, spécialiste en changement climatique du PRDC-VFS.

    Il intervenait à l’occasion d’un atelier de partage sur le volet changement climatique, avec la participation des plusieurs secrétaires municipaux, maires et adjoints des quatorze communes ciblées par le projet.

    Issa Fofana a soutenu que tout ce qui est élevage, agriculture et infrastructures qui permettent aux populations de survivre vont être pris en compte. Il a ajouté que les initiateurs du projet vont aussi « voir comment ces aspects ont été impactés ».

    Cet ensemble, d’après M. Fofana, est intitulé outil d’analyse de la vulnérabilité.

    « Il permettra aux acteurs communautaires d’apprécier et de donner leurs avis pour qu’il y ait une bonne compréhension de tout ce qui lié aux changements climatiques. Car, on en parle trop, mais au niveau local les choses n’avancent pas », a t-il souligné.

    Issa Fofana a expliqué que des financements sont prévus par le projet pour les communes ciblées, de même qu’un portefeuille de projets, qui « va prendre en compte toutes ces considérations climatiques ».

    Il a laissé entendre que les bailleurs veulent que cela soit pris en compte pour qu’ils soient plus motivés à financer des projets.

    Les communes de Matam, Dabia, Nabadji Civol, Aouré, Dembancané, Orkadiéré, Ogo, Ndendory sont, entre autres, concernées par le projet.

    AT/SKS/OID

  • SENEGAL-ENVIRONNEMENT-CAMPAGNE / Tambacounda : les exploitants forestiers invités au respect des dispositions règlementaires (inspecteur)

    SENEGAL-ENVIRONNEMENT-CAMPAGNE / Tambacounda : les exploitants forestiers invités au respect des dispositions règlementaires (inspecteur)

    Tambacounda, 18 fév (APS) – L’inspecteur régional des eaux et forêts de Tambacounda, le lieutenant-colonel Dame Diop, a invité, mardi, les acteurs intervenant dans l’exploitation forestière au respect des dispositions règlementaires organisant cette activité.  

     »L’année passée, on a fait une évaluation et constaté qu’il y a des efforts à faire dans le respect des prescriptions techniques. C’est pourquoi nous avons organisé un atelier de lancement de la campagne d’exploitation forestière, pour revenir avec l’ensemble des acteurs concernés, la nécessité de respecter les dispositions réglementaires et dire qu’aucune dérogation ne se fera par rapport aux manquements constatés l’année passée », a dit l’inspecteur régional lors d’une réunion consacrée à la présente campagne d’exploitation forestière.

    Ce cadre d’échange s’est déroulé dans les locaux du Conseil départemental de Tambacounda. Il a permis au service des eaux et forêts de rappeler les dispositions réglementaires en vigueur et organisant l’exploitation forestière et la nécessité de les respecter.

    Le lieutenant-colonel Dame Diop a invité les acteurs à une gestion durable de la forêt en respectant strictement les règles de coupes du bois.  »Nous sommes là pour dire aux acteurs qui vont intervenir dans cette campagne, l’importance de préserver les ressources forestières », a-t-il souligné.

    Il a expliqué que la démographie galopante entraine forcément une pression sur l’écosystème forestier à cause de la forte  demande en produits ligneux des populations. 

     »On devrait donc être plus regardant sur l’exploitation forestière et l’approvisionnement du marché en combustibles domestiques, évaluer les aménagements forestiers, voir leurs poids, en vue d’apporter les correctifs nécessaires au cours de cette campagne forestière », a lancé l’inspecteur régional.

    ABD/SBS/AB/ASG