Catégorie : International

  • SENEGAL-AFRIQUE-TRANSPORTS / Bus Rapid Transit : le Cameroun veut s’inspirer du modèle sénégalais

    Dakar, 24 fév (APS) – La ministre camerounaise chargée de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha-Courtès, a salué, lundi, à Dakar, la ‘’manière très professionnelle’’ dont les le Bus Rapid Transit (BRT) a été construit.

    ‘’Les installations du BRT de Dakar montrent parfaitement que sa mise en œuvre s’est faite de manière très professionnelle, avec de la main-d’œuvre africaine et sénégalaise’’, s’est-t-elle réjouie.

    ‘’Compte tenu de ce que nous avons vu au cours de cette visite, je suis sûre que nous rentrerons au Cameroun très imprégnés des facteurs clés et du succès de la mise en œuvre du BRT’’, a-t-elle dit à la presse après avoir visité cette infrastructure de transport de masse.

    Célestine Ketcha-Courtès a voyagé de la gare de Petersen, à Dakar, au dépôt de Gadaye, dans la commune de Guédiawaye, à bord d’un bus du BRT.

    Elle a aussi visité le centre intelligent de gestion de la mobilité et de l’accessibilité, le poste de commande centralisé, les ateliers et la zone de remisage du Bus Transit Rapid, sous la direction des responsables du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD).

    Le CETUD et l’AGEROUTE, l’agence nationale chargée de la construction, de la réhabilitation et de l’entretien de routes et des ponts, ont supervisé la construction du BRT.

    ‘’Nous venons de signer une convention de financement du BRT de Douala avec la Banque mondiale’’, a signalé la ministre camerounaise.

    En raison ‘’des relations de coopération, de partenariat et de fraternité qui existent entre le Cameroun et le Sénégal depuis [longtemps] et du fait que le BRT du Sénégal marche déjà, nous avons pensé qu’il était important de venir […] apprendre de sa mise en œuvre et de son exploitation, pour prévenir les erreurs […] et pouvoir les éviter’’, a dit Mme Ketcha-Courtès.

    ‘’Nous sommes très heureux de ce que nous avons vu. Nous avons vu une belle organisation autour du BRT de Dakar. Nous avons vu comment ce BRT impacte positivement le cadre de vie et la mobilité des populations dakaroises’’, a-t-elle fait remarquer.

    ‘’Les bonnes pratiques méritent d’être partagées…’’

    Célestine Ketcha-Courtès pense que ‘’les bonnes pratiques du Sénégal méritent d’être partagées avec le Cameroun, et vice versa’’.

    ‘’Cela nous fera gagner. Nous devons nous enrichir de nos belles expériences et des belles leçons apprises dans la mise en œuvre de nos projets, pour accélérer le développement de nos pays’’, a poursuivi la ministre camerounaise.

    Elle estime que la coopération Sud-Sud est ‘’l’un des leviers qui vont permettre à l’Afrique de prendre son envol’’, dans la mesure où  ‘’nous avons les mêmes défis et les mêmes habitudes’’.

    Célestine Ketcha-Courtès est à la tête d’une délégation comprenant de hauts responsables de l’Administration publique camerounaise, du maire de Douala, de fonctionnaires de la Banque mondiale et de la Société financière internationale. Elle va séjourner à Dakar jusqu’à jeudi.

    Le BRT a coûté 419 milliards de francs CFA, dont 69 % fournis par l’État du Sénégal et ses partenaires économiques et financiers, a dit à l’APS, en décembre 2023, l’ingénieur polytechnicien Khadim Niang, chargé de la réalisation de cette infrastructure de transport.

    Avec une centaine de bus articulés, le Bus Rapid Transit réduit d’une heure trente minutes à quarante-cinq minutes la durée moyenne du trajet entre les villes de Dakar et Guédiawaye, soit 18,3 kilomètres, selon M. Niang.

    Ses bus traversent 14 communes d’arrondissement. Le Bus Rapid Transit est un moyen de transport de masse qui existe dans une petite poignée de villes, dont Bogota (Colombie), Dar es Salam (Tanzanie) et Lima (Pérou), que des ingénieurs sénégalais ont visitées avant de construire celui de Dakar.

    HB/HK/SMD/ESF

  • AFRIQUE-CINEMA / Echos du Fespaco 2025

    AFRIQUE-CINEMA / Echos du Fespaco 2025

    Ouagadougou, 24 fév (APS) – Entre le début des projections dans toutes les sections de l’événement, diverses activités et rencontres, voici quelques échos de la 29-ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision (FESPACO).

    — MICHEL ZONGO : Le réalisateur burkinabè Michel Zongo, poursuit, avec son nouveau film documentaire ‘’L’homme qui plante les baobabs’’ (en compétition au Fespaco 2025), son regard interrogatif sur les actions de populations de terroirs ‘’oubliés’’, résilients et inscrits résolument dans la recherche de solutions face à l’absence de politiques publiques efficaces. Le documentaire met en lumière la détermination d’un homme, E Hadj Salifou Ouédraogo, 82 ans, à reverdir une zone frappée de plein fouet par la sécheresse des années 1970. Depuis 50 ans, il plante des baobabs dans son village situé à l’ouest du Burkina Faso, où il s’est installé en 1973, suscitant au début une certaine incompréhension. En un demi-siècle de travail sérieux, bien pensé, il a planté plus de 4600 baobabs qui s’étendent à perte de vue. C’est à ce combat que Michel Zongo consacre ce film de 70 minutes, relevant le souci de l’homme de faire exister ces arbres majestueux et millénaires, rares et en voie de disparition dans la savane africaine.

    — SENEGAL : Le ministre sénégalais de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Khady Diène Gaye, présente samedi à l’ouverture de la 29-ème édition du Fespaco au Palais des sports de Ouaga-2000, a visité dimanche matin le stand du Sénégal installé au Marché international du cinéma africain et de la télévision (MICA). Elle a rencontré quelques-uns de professionnels sénégalais du cinéma présents à Ouagadougou, réitérant la volonté des autorités étatiques sénégalaises d’accompagner les acteurs du secteur. Quelque 23 films sénégalais sont présents dans la sélection officielle de cette édition, dont ‘’Demba’’, de Mamadou Dia, en compétition pour l’Etalon d’or de Yennenga, dans la section longs-métrages de fiction.

    — LIBATIONS : la traditionnelle cérémonie de libations a eu lieu dimanche matin, au lendemain de l’ouverture de l’édition 2025 du Fespaco, à la Place des cinéastes. Elle a été marquée par le dévoilement de la statue de Roger Gnoan Mbala, réalisateur ivoirien, lauréat de l’Etalon d’or de Yennenga en 1993 avec son film ‘’Au nom du christ’’, venue enrichir la Colonne des Étoiles, où sont immortalisés les noms des cinéastes les plus illustres, en tête desquels se trouve le Sénégalais Sembène Ousmane (1923-2007). Le second acte de la cérémonie a consisté en une procession de la Place des cinéastes au siège du Fespaco où les festivaliers ont honoré la mémoire de Paulin Soumanou Vieyra, un des pionniers du cinéma africain, dont le centenaire de la naissance est célébré cette année. Stéphane, son fils, le ministre burkinabè Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du gouvernement, les cinéastes Gaston Kaboré et Balufu Bakupa Kanyinda, le directeur de la Cinématographie du Sénégal ont assisté à ce moment dans la cours du siège du Fespaco.

    — SOULEYMANE CISSE : Depuis l’ouverture de la 29-ème édition du Fespaco, samedi, l’ombre du cinéaste malien Souleymane Cissé, décédé mercredi dernier à l’âge de 84 ans, plane sur les premiers actes posés pour célébrer les cinémas d’Afrique. Lors de la cérémonie d’ouverture organisée au Palais des sports de Ouaga-2000, son image est apparue à l’écran. Cissé devait présider le jury de la compétition de longs-métrage de fiction. Souleymane Cissé était l’une des figures de proue du cinéma sur le continent, primé deux fois Etalon d’or de Yennenga avec ses films ‘’Baara’’ (1979) et ‘’Finyè’’ (1983). Il laisse à la postérité un héritage inestimable avec d’autres films de renom comme ‘’Yeelen’’ (1987) et ‘’Den Muso’’ (1975). Samedi soir, au cinéma Burkina, une veillée d’hommage lui a été dédiée, ponctuée par des témoignages sur son talent, son humilité, son sens de l’anticipation, son souci de faire voir à l’écran les luttes d’hommes et de femmes pour la dignité et la préservation de valeurs positives de leurs cultures.

    — SEMAINE DE LA CRITIQUE : La première édition de la « Semaine de la critique », innovation de cette 29-ème édition, s’est ouverte dimanche après-midi au siège de l’ex-Conseil économique et social, en présence du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. Elle sera marquée par la projection de dix films de long-métrage (5 fictions et autant de documentaires) et couronnée par l’attribution du Prix Clément-Tapsobla, du nom d’un critique burkinabé, membre fondateur de l’Association des critiques du Burkina (ASCRIC-B) et de la Fédération africaine de la critique cinématographique (FACC), décédé en 2020. L’objectif de cette « Semaine de la critique » est, selon le président de l’ASCRIC-B, Abraham Bayili, de ‘’donner une visibilité accrue à la critique cinématographique durant le Fespaco, à travers une programmation diversifiée et inclusive’’, de ‘’proposer une sélection originale des films d’Afrique et de sa diaspora, choisis pour leur audace artistique et leur profondeur thématique’’, de ‘’créer un espace de rencontres et de discussions entre professionnels du cinéma, critiques et spectateurs’’, de ‘’favoriser la production et la diffusion d’articles et de critiques pour enrichir le discours autour du cinéma africain’’…

    ADC

  • SENEGAL-AFRIQUE-FOOTBALL / Préparation CAN U17 : le Sénégal bat l’Egypte et termine premier du tournoi du Maroc

    SENEGAL-AFRIQUE-FOOTBALL / Préparation CAN U17 : le Sénégal bat l’Egypte et termine premier du tournoi du Maroc

    Dakar, 23 fév (APS) – L’équipe nationale du Sénégal des moins de 17 ans a battu (1-0) celle de l’Egypte, samedi, terminant ainsi à la première place du tournoi international préparatif de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de la catégorie, organisé par la Fédération royale marocaine de football (FRMF).

    Avec 7 points, deux victoires et un match nul, et six buts marqués et aucun encaissé, les Lionceaux, champions en titre, entendent conserver leur trophée.
    Les protégés de l’entraineur Pape Faye avaient dominé (5-0) la Zambie avant d’être tenus en échec (0-0) par le pays organisateur, le Maroc, qui a battu la Zambie par 2 buts à 1.

    Le Maroc termine ce tournoi, qu’il a accueilli du 18 au 22 février, à la deuxième place avec 5 points ; la troisième place revenant à l’Egypte (4 pts).

    Le Maroc va accueillir la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations U17, du 30 mars au 19 avril prochain.

    L’équipe nationale du Sénégal des moins de 17 ans est logée dans la poule C avec la Gambie, la Somalie et la Tunisie, dans cette compétition, élargie récemment par la Confédération africaine de football à 16 équipes.

    Les Lionceaux, tenants du titre, vont retrouver les Baby Scorpions de la Gambie, qu’ils avaient battus en novembre, en demi-finale du tournoi qualificatif de la zone UFOA A.

    BHC/ABB

  • AFRIQUE-CINEMA / Ouverture du FESPACO 2025 : l’image d’un Burkina résilient

    AFRIQUE-CINEMA / Ouverture du FESPACO 2025 : l’image d’un Burkina résilient

    +++Par Aboubacar Demba Cissokho et Fatou Kiné Sène+++

    Ouagadougou, 22 fév (APS) – Une chorégraphie axée sur la résilience et la volonté d’un peuple de rester debout, ancré dans ses valeurs de dignité, a consacré l’ouverture de la 29-ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), a constaté l’Agence de presse sénégalaise.

    Intitulé ‘’Ouili’’ (Lève-toi, en dioula), le spectacle mis en scène par Aristide Tarnagda fait clairement référence à la situation sociopolitique et sécuritaire que traverse le Burkina Faso, marquée par des attaques terroristes dans de nombreuses contrées du pays. La cérémonie s’est déroulée en présence du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et le maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, président du Tchad, pays invité d’honneur de cette édition.

    Tarnagda, assisté de Aguibou Bougobali Sanou, avec des artistes de plusieurs disciplines, ont proposé un spectacle qui a fait appel au passé, utilisé comme miroir et reflet d’un présent contrarié, mais plein de promesses de projection vers un futur plein d’espoir pour le Burkina Faso et tous les peuples en lutte pour plus de liberté, de justice, d’indépendance et d’égalité. ‘’Ouili’’ est un mélange harmonieux de musique, de conte, de danse, de textes, de musique et de cinéma, exécuté par 120 artistes mobilisés depuis près de deux mois.

    Le Fespaco 2025 appelle à s’ancrer dans nos valeurs, selon Khady Diène Gaye

    Pour le ministre sénégalais de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Khady Diène Gaye, cette édition du festival panafricain, axée sur le thème : ‘’Cinémas d’Afrique et identités culturelles’’, appelle les peuples à s’ancrer dans les valeurs africaines. Elle a assisté pour la première fois à la cérémonie officielle d’ouverture de la 29ème édition du FESPACO (22 février au 1er mars) au palais des sports de Ouaga 2000, dans la capitale burkinabé.

     » (…) Cette édition du FESPACO, avec comme pays invité d’honneur le Tchad, et placée aussi sous le signe de l’identité culturelle africaine, nous renvoie tous, les pays africains, et particulièrement les pays de l’Afrique de l’Ouest, à l’obligation de rester fortement ancrés dans nos valeurs traditionnelles culturelles », a-t-elle dit à la fin de la cérémonie.

    Pour Mme Gaye, le thème de cette édition « Cinémas africains et identités culturelles » est  » en parfaite corrélation et en parfait arrimage avec le nouveau référentiel des politiques publiques de développement qui veut asseoir une vision d’un Sénégal prospère, juste, souverain, mais aussi ancré dans une Afrique et dans nos valeurs fortes culturelles ».

    Khady Diène Gaye a apprécié la cérémonie qui fut  »très belle et plus riche en symboles. »  »A travers les différentes allocutions qui se sont succédées, nous tous restons convaincus que c’est à travers la culture, l’art, les différentes formes d’expressions culturelles, à savoir le cinéma que nous pourrons asseoir un véritable développement durable. », a-t-elle soutenu.

    Selon Khady Diène Gaye, l’Afrique regorge de talents, des références qui ne doivent pas être importés pour la jeunesse, qui constitue la plus grande majorité de nos populations. Elle faisait allusion au spectacle d’ouverture intitulé ‘’Ouili’’ (Lève-toi, en dioula) appelant à la persévérance pour sortie de cette violence notée sur le continent.

    Le Sénégal présent avec une délégation de soixante membres

    Des talents sénégalais tels que Sembène Ousmane, Mohamed Mbougar Sarr, Felwine Sarr, Souleymane Cisse du Mali, etc., ont été cités parmi ceux qui ont montré la voie pour une Afrique unie, solidaire, prospère, ancrée dans des valeurs fortes. Selon Khady Diène Gaye, le Sénégal a contribué à l’organisation de cette édition du FESPACO comme il l’a toujours fait. ‘’Le Sénégal est venu avec son appui comme chaque fois et cela a été remis à la délégation générale du FESAPACO’’, a-t-elle signalé.

    Le Sénégal est présent à cette 29-ème édition du FESPACO avec une délégation d’une soixantaine de personnes, a fait savoir le ministre, estimant qu’une sélection record de plus d’une vingtaine de films représentent le Sénégal.

    Pour chaque film, renseigne le ministre, ‘’il y a des thématiques très riches, assez variées à l’image d’’’Une si longue lettre’’, de la réalisatrice Angèle Diabang, et ‘’Timpi Tampa’’, d’Adama Bintou Sow. ‘’Nous espérons qu’on rentrera avec des trophées à la clôture’’, a-t-elle lancé, relevant qu’avec son équipe du département de la Culture, elle fera ‘’tout pour accompagner le cinéma sénégalais et, au-delà, le cinéma ouest africain’’.

    ADC/FKS

  • SENEGAL-MONDE-INNOVATION-COMPETITION / Global Best M-Gov Award : le directeur de l’EPT exprime son ‘’immense fierté’’ pour la deuxième place remportée par ses étudiants

    SENEGAL-MONDE-INNOVATION-COMPETITION / Global Best M-Gov Award : le directeur de l’EPT exprime son ‘’immense fierté’’ pour la deuxième place remportée par ses étudiants

    Thiès, 22 fév (APS) – Le directeur de l’Ecole polytechnique de Thiès (EPT) Mamadou Wade a fait part de son ‘’immense fierté’’, après qu’une équipe composée de trois étudiants de de l’Ecole polytechnique de Thiès (EPT) et trois autres de l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (ENSA) a remporté la deuxième place du concours international Global Best M-Gov Award à Dubaï, aux Emirats arabes unis, a-t-on appris du directeur de l’EPT.

    ‘’Lorsque nous avons eu l’information, nous avons été très enthousiaste et nous l’avons reçue avec une immense fierté’’, a confié à l’APS Mamadou Wade, qui a reçu en début de semaine les lauréats issus de son école.

    Le concours Global Best M-Gov Award récompense les projets les plus impactants et les plus innovants dans monde universitaire.

    Quelque 3 500 projets d’étudiants issus de 74 pays étaient en lice ; une participation exceptionnelle, selon les organisateurs de cette compétition universitaire, dont l’édition de cette année a coincidé avec le Sommet des gouvernements à Dubaï.

    ‘’Nous nous réjouissons que notre équipe portée par trois de nos étudiants et trois étudiants de l’ENSA se soit hissée sur le podium, en occupant la deuxième place, malgré un processus de sélection très rigoureux », s’est réjoui le directeur de l’EPT.

    Les six étudiants sénégalais ont remporté la deuxième place grâce à leur projet dénommé TERA, Technologie Entreposage des Récoltes Agricoles.
    Ils seront mis en relation avec le responsable de l’incubateur de l’EPT, ‘’afin de voir comment les encadrer pour transformer ce projet en startup’’, a annoncé Mamadou Wade.

    Au-delà des deux structures d’enseignement supérieur, ‘’voir le Sénégal briller sur une telle scène est une immense source de fierté’’, a-t-il ajouté, soulignant que cette deuxième place à ‘’un concours aussi sélectif témoigne de la qualité des enseignements’’.

    Selon le directeur de l’EPT, cette distinction est le fruit d’un esprit d’émulation dans l’innovation qui a été suscité dans son école.

    « Depuis quelques années, l’EPT s’‘’est engagée dans un processus de redynamisation de la recherche et de l’innovation. On a fait de l’innovation un cœur de métier, en créant un écosystème favorable permettant aux étudiants d’exprimer leur créativité via leurs propres projets et à travers des cours qui leur sont dispensés’’, a-t-il fait savoir.

    L’école a été aidée en cela par les équipements pédagogiques et de recherche que l’État octroie aux universités depuis deux ans.

    L’administration de l’EPT a ainsi installé un fablab et un incubateur, pour ‘’bâtir cet esprit créatif auprès des étudiants, par l’organisation d’un concours d’innovation à l’interne’’, selon Mamadou Wade.

    ‘’Cela a commencé à porter ses fruits, parce que depuis quelques années, nous commençons à voir nos étudiants briller, tant au niveau national qu’international’’, a-t-il signalé.

    Le directeur de l’EPT est d’avis que ce niveau d’inventivité s’est construit à travers un processus bien réfléchi, qui vaut aujourd’hui à cet établissement des satisfactions.

    ‘’Nous ne comptons pas nous en arrêter là, puis que ce deuxième prix remporté cette année par les étudiants nous pousse à aller de l’avant’’, a-t-il soutenu.

    ADI/ABB

  • SENEGAL-MAROC-COOPERATION / Intégration africaine: Bakary Sambe invite à s’inspirer de  »l’axe Dakar-Rabat »

    SENEGAL-MAROC-COOPERATION / Intégration africaine: Bakary Sambe invite à s’inspirer de  »l’axe Dakar-Rabat »

    Dakar, 21 fév (APS) – L’axe de coopération entre Dakar et Rabat instauré par la Convention d’établissement de 1964 doit inspirer  le continent  dans le sens de l’intégration africaine, a estimé, vendredi à Dakar, Dr Bakary Sambe, directeur régional de Timbuktu African Institute for Peace Studies.

    ‘’Cet axe de coopération Dakar-Rabat est un axe stratégique et doit inspirer le continent pour aller dans le sens de l’intégration africaine’’, a-t-il dit lors de la cérémonie de lancement des activités scientifiques du 60 e anniversaire de la Convention d’établissement entre le Sénégal et le Maroc.

    Me Aly Fall, bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Khaled Abou El Houda, avocat marocain, l’ancien ministre, Abdou Fall, le général, Mansour Seck, le procureur général, des diplomates, des religieux et d’anciens étudiants au Marocain ont pris part à cette rencontre.

    Le Secrétaire général du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Khare Diouf a présidé la cérémonie de lancement.

    Cette Convention a été signée le 27 mars 1964 à Dakar, lors d’un voyage officiel de Hassan II et a été ratifiée par décret royal publiée au Bulletin officiel, le 28 décembre 1965.

    Selon M. Sambe, ‘’cette convention est unique en son genre (…) dans la région. Cela stipule que le Sénégalais a les mêmes droits qu’un Marocain au Maroc et vice-versa. Et cela est tout à fait exceptionnel et cette convention montre la profondeur des relations’’ entre les deux pays.

    Il estime que ce document matérialise ‘’les relations historiques et naturelles’’ qui ont été forgées depuis plusieurs siècles.

    Le directeur de Timbuktu Institute considère que ‘’ce lien historique entre le Maroc et le Sénégal est un lien précieux qu’il faut d’ailleurs préserver pour le bien de ces relations exceptionnelles qui doivent inspirer l’Afrique à l’heure où on est en train de s’imaginer les voies d’une plus grande intégration’’.

    La coopération sénégalo-marocaine est un bel exemple pour que les pays africains puissent bâtir des synergies et aller à une plus forte intégration des peuples.

    L’ambassadeur du Royaume du Maroc à Dakar, Hassan Naciri, a salué ‘’la portée unique’’ de cette convention signée sous l’impulsion visionnaire du président Senghor et du Roi Hassan II.

    ‘’Aujourd’hui, nous célébrons un pacte fondateur qui incarne non seulement la fraternité entre nos deux pays, mais aussi la vision commune de progrès et d’unité pour l’Afrique, héritée des pères fondateurs tels que le roi Hassan II et le président Léopold Sédar Senghor’’, a-t-il rappelé.

    A l’en croire, ces figures ont, à travers cette convention, pris une longueur d’avance sur certains mécanismes tels que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et l’agenda 2063 de l’Union africaine.

    ‘’Se posant en précurseur de l’intégration véritable, (…) en véritables visionnaires, ils avaient décidé que notre destinée ne serait pas celle de la séparation, mais de l’unité inscrite dans un cadre concret de coopération, de solidarité, de partenariat et d’intégration’’, a-t-il relevé.

    L’ambassadeur du Royaume du Maroc, Hassan Naciri estime que cette convention n’est pas suffisamment exploitée par les deux parties alors que grâce à elle,  »un Marocain au Sénégal, tout comme un Sénégalais au Maroc, jouit d’un statut privilégié qui dépasse toutes barrières et incarne la volonté d’intégration et de solidarité qui nous unit’’.

    Ismaïla Madior Fall, ancien ministre des Affaires étrangères sous le régime de Macky Sall a relevé la profondeur de l’âme des relations entre le Sénégal et le Maroc qui partagent des liens spirituels exceptionnels.

    Il a suggéré la vulgarisation de cette instrument juridique qui n’est pas très bien connu de même qu’une étude scientifique pour mesurer l’effectivité de cette convention afin de voir les acquis et les gaps à combler.

    ‘’Le texte a traversé le temps. Ce texte vit dans un environnement où le Sénégal est engagé dans d’autres relations telles que la CEDEAO, la ZLECAf, il est important d’organiser une articulation entre cette convention qui date de 1964 et d’autres engagements du Sénégal’’, a-t-il avancé.

    Selon les organisateurs, cette célébration va se faire sur toute année 2025 à Dakar, Rabat, Dakhla et Casablanca avec l’ambition de ‘’transmettre le legs historique de ces relations que les nouvelles générations ne connaissent pas bien’’.

    Ces festivités sont placées sous le thème général : ‘’l’axe Dakar-Rabat, un modèle de partenariat exemplaire, durable’’.

    FD/OID/SKS

  • AFRIQUE-HYDRAULIQUE-ASSISES-APPEL / Kampala : une experte appelle à agir d’urgence pour un accès à l’eau et à l’assainissement pour tous

    AFRIQUE-HYDRAULIQUE-ASSISES-APPEL / Kampala : une experte appelle à agir d’urgence pour un accès à l’eau et à l’assainissement pour tous

    De l’envoyé spécial de l’APS : Souleymane Gano

    Kampala, 21 fév (APS) – La responsable du plaidoyer du Programme panafricain ‘’Wateraid’’, la Sénégalaise Kiné-Fatim Diop, a exhorté, à Kampala, en Ouganda, l’ensemble des acteurs à œuvrer ensemble en urgence pour assurer un accès à l’eau et à l’assainissement pour tous.

    « L’accès à l’eau potable et à l’assainissement est un droit fondamental et un facteur clé de santé, de dignité et de développement économique. Le moment est venu d’agir d’urgence’ pour son accès à tous », a-t-elle notamment indiqué.

    Elle prenait part à un panel animé par des experts, des élus et officiel de plusieurs Etats, à l’occasion du 22ème Congrès international et exposition de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA). Cette rencontre se tient en Ouganda du 16 au 20 février autour du thème : ‘’Eau et Assainissement pour tous : un avenir sûr pour l’Afrique’’. Ces assises ont pris fin jeudi. 

    « À moins de 5 ans de la réalisation de l’agenda des Objectifs de Développement Durable, il est nécessaire d’agir d’urgence sur la décentralisation fiscale pour une prestation durable de services WASH (eau, assainissement et hygiène)’’, a souligné Kiné-Fatim Diop.

    ‘’Travaillons ensemble pour assurer une décentralisation fiscale efficace pour une prestation de services WASH (eau, assainissement et hygiène), durable, inclusive et équitable pour tous, partout’’, a ajouté la responsable du plaidoyer du Programme panafricain ‘’Wateraid’’.

    Selon elle, la délégation des ressources financières et des pouvoirs de décision aux gouvernements locaux est essentielle pour garantir l’appropriation de services WASH durables et équitables pour tous, partout dans le monde.

    « Le coût de l’inaction est inacceptable. Nos dirigeants nationaux doivent donner la priorité aux investissements dans l’assainissement en allouant 0,5 % du PIB national à l’assainissement et 5 % du budget national à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène », a-t-elle souligné

    Présenté comme étant l’un des principaux événements du calendrier du secteur de l’eau, le Congrès international et l’exposition de l’Association africaine de l’Eau et de l’Assainissement rassemblent les parties prenantes et les principaux contacts du secteur conventionnel de l’eau ainsi que d’autres secteurs.

    L’AAEA est une association professionnelle qui rassemble des entités, des entreprises et des opérateurs du secteur de l’eau potable, de l’assainissement et de l’environnement en Afrique. Elle compte plus de 237 membres venant de 40 pays à travers le continent.

    Le 23ème Congrès international et exposition de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissemen, est prévu à Yaoundé, au Cameroun.

    SG/MT/ASG

  • SENEGAL-AFRIQUE-ORGANISATIONS / Présidence de la BAD : cinq candidatures retenues, dont celle d’Amadou Hott

    SENEGAL-AFRIQUE-ORGANISATIONS / Présidence de la BAD : cinq candidatures retenues, dont celle d’Amadou Hott

    Dakar, 21 fév (APS) – La Banque africaine de développement (BAD) a publié, vendredi 21 février, une liste officielle comprenant les noms de cinq candidats à l’élection du président de ladite institution, dont ceux du Sénégalais Amadou Hott et du Mauritanien Sidi Ould Tah.

    Les noms du Zambien Maimbo Samuel Munzele, du Tchadien Abbas Mahamat Tolli et de la Sud-Africaine Tshabalala Bajabulile Swazi figurent également sur la liste publiée par le site Internet de la Banque africaine de développement.

    Les candidatures de ces cinq personnalités ont été examinées et retenues par le comité directeur du conseil des gouverneurs de la BAD.

    L’élection du président de la Banque africaine de développement aura lieu le 25 mai prochain à Abidjan, où se trouve le siège de l’institution dirigée depuis 2015 par le Nigérian Adesina Akinwumi.

    CS/ESF/ASG

  • AFRIQUE-MAROC-DIPLOMATIE / Un officiel marocain explique l’engagement du Royaume envers le continent africain

    AFRIQUE-MAROC-DIPLOMATIE / Un officiel marocain explique l’engagement du Royaume envers le continent africain

    Dakar, 20 fév (APS) – L’engagement du Maroc envers l’Afrique est un engagement pour le bien-être du continent et non pas de simples slogans creux, a déclaré, jeudi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

    ‘’L’engagement du Maroc envers l’Afrique est un engagement pour le bien-être du continent et non pas de simples slogans creux‘’, a-t-il dit dans des propos rapportés par l’Agence marocaine de presse (MAP).

    M. Bourita s’exprimait à l’ouverture du 2e Forum des présidents des Commissions des Affaires étrangères des parlements africains. Cette rencontre est placée sous le thème : ‘’Vers la mise en place de fondements durables pour la stabilité et la sécurité en Afrique’’.

    ‘’En plaçant l’Afrique au cœur de la vision de sa politique étrangère, le Maroc se trouve ainsi dans sa position naturelle’’, a-t-il assuré soulignant que tout  ce qui concerne l’Afrique touche directement le Maroc.

    La stabilité du Royaume  »est directement liée à celle de notre continent et notre développement dépend de celui de l’Afrique’’, a affirmé Nasser Bourita.

    ‘’Le Maroc est profondément convaincu d’une vision globale fondée sur la promotion de la paix, de la sécurité et du développement, le respect de l’intégrité territoriale des pays et des principes de bon voisinage, la non-ingérence dans leurs affaires internes et sur l’appel à ne pas abriter des groupes terroristes et séparatistes menaçant la stabilité de l’Afrique’’, a-t-il fait valoir.

    Le ministre des Affaires étrangères n’a pas manqué de rappeler que le souverain chérifien croit profondément en l’Afrique et ses potentiels et c’est la raison pour laquelle le royaume multiplie des initiatives pour son développement.

    D’après lui, le Maroc, qui fait confiance au potentiel de l’Afrique, y voit des opportunités ‘’là où d’autres ne perçoivent que des problèmes’’. Il a ajouté que le Royaume privilégie les solutions durables, même si elles sont difficiles et longues à mettre en œuvre.

    Nasser Bourita a rappelé que le Roi du Maroc, Mohamed VI, dans ses discours ‘’insiste constamment sur l’audace, l’esprit d’initiative et le sens élevé de responsabilité’’.

    Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger considère que relever les défis internes et externes dépend ‘’de notre capacité à conjuguer esprit d’initiative et flexibilité’’.

    Le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, a quant à lui soutenu que les défis de l’Afrique nécessitent une volonté politique partagée.

     »L’incertitude qui règne dans l’ordre international, la propagation des égos nationalistes et des axes dans le monde et les aspirations de nos peuples à jouir de nos droits légitimes, en tant qu’Africains, à vivre dans la prospérité, requièrent que nous prenions notre destin en main afin de pouvoir dépasser les problématiques et les défis dont vous connaissez tous l’acuité », a affirmé M. Talbi Alami à l’ouverture du 2ème forum des Présidents des Commissions des Affaires étrangères des parlements africains.

     »En effet, l’extrémisme et le terrorisme se nourrissent des contextes de pauvreté, tandis que le séparatisme menace de fractionner les États. S’en accommoder constitue un danger pour le monde entier », a-t-il ajouté.

    Il a également fait observer que la force de l’État national africain est une nécessité historique, tout comme les partenariats avec les autres forces mondiales requièrent des positions unifiées, des économies fortes et l’ancrage et la consolidation des partenariats sud-sud dans le respect de la logique de gagnant-gagnant.

    Des représentants d’une quarantaine de pays africains ont pris part à ce 2e Forum des présidents des Commissions des Affaires étrangères des parlements africains.

    Ce forum à l’initiative de la Chambre des représentants s’inscrit dans le cadre de la coopération et de la coordination des efforts des parlements africains afin de relever les défis auxquels le continent est confronté.

    FD/OID/AB

  • SENEGAL-CUBA-MEDIA / Vers une redynamisation du partenariat liant l’APS à la Prensa Latina

    SENEGAL-CUBA-MEDIA / Vers une redynamisation du partenariat liant l’APS à la Prensa Latina

    Dakar, 20 fév (APS) – L’ambassadrice de Cuba au Sénégal, Maydolis B. Sosa Hilton, a effectué, jeudi, une visite de courtoisie à l’Agence de presse sénégalaise (APS), dans le but de redynamiser le partenariat liant depuis 2019 le média public d’information sénégalais à son homologue cubain Prensa Latina. 

    La visite de la diplomate cubaine entre dans le cadre de l’évaluation d’un accord de partenariat de trois ans appelé à être renouvelé lorsqu’il arrivera à terme en juin prochain. Elle a expliqué que l’évaluation de l’accord, signé en 2019, permettra d’entreprendre d’autres actions au besoin. 

    Lors de cette séance de travail, Maydolis B. Sosa Hilton a invité l’Agence de presse sénégalaise à prendre part au 4e Colloque International Patrie organisé par l’association des journalistes de Cuba. 

    Le DG de l’APS a salué la démarche de la diplomate cubaine visant à donner encore plus de vitalité au partenariat liant les deux structures de presse.

    « C’est extrêmement important qu’à quatre mois du terme de ce contrat, que vous nous rendiez visite », a déclaré Momar Diong en assurant que cette convention sera relancée en tenant compte des réalités actuelles des deux agences.

    « D’ailleurs, on a besoin de le revoir, parce qu’entre temps, l’Agence de presse Prensa Latina a évolué au niveau de ses plateformes, ses prestations, ses services et ses productions. Et nous, on est en phase également d’évolution de notre production », a-t-il fait remarquer.

    Le DG promet d’apporter sa part à la vitalité de ce partenariat en contribuant à le renouveler dans les meilleurs délais.

    « La garantie que je peux vous donner, c’est qu’une fois qu’on le reverra et qu’on le signera, on lui donnera un dynamisme qu’il n’avait pas jusque-là », a-t-il assuré.

    A propos de l’invitation faite à l’APS de participer au 4e Colloque International Patrie organisé par l’association des journalistes de Cuba, Momar Diong considère qu’elle vient à point nommé dans la mesure où l’agence publique d’information sénégalaise a entrepris de franchir une nouvelle étape à travers l’exploration de la télévision digitale.

    Il s’agit, selon M. Diongue, d’en faire un média leader » dans ce domaine.

    La nouvelle plateforme multimédia de l’APS sera lancée le 27 février en présence du ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall.

    FD/HB/BK/ASG/AKS