Catégorie : Dépêches

Dépêches de l’APS

  • SENEGAL-COREE-AGRICULTURE / La Corée du Sud poursuivra ses efforts pour aider ‘’la Vision 2050’’ du gouvernement (Ambassadeur)

    SENEGAL-COREE-AGRICULTURE / La Corée du Sud poursuivra ses efforts pour aider ‘’la Vision 2050’’ du gouvernement (Ambassadeur)

    Dakar, 24 fév (APS) – La Corée du Sud poursuivra ses efforts pour augmenter la productivité agricole et diversifier les produits alimentaires au Sénégal, de concert avec les experts locaux pour aider le pays à réaliser la Vision Sénégal 2050, référentiel des politiques publiques du gouvernement sénégalais, a assuré, lundi, son ambassadeur à Dakar, Kwon Hyukwoon.

    ‘’Afin d’aider le Sénégal à réaliser la Vision 2050, en particulier l’objectif d’atteindre la souveraineté alimentaire, la Corée du Sud poursuivra ses efforts pour augmenter la productivité agricole et diversifier les produits alimentaires avec nos collègues sénégalais. Comme ça, nous pouvons construire un avenir où l’agriculture assure la sécurité alimentaire et la prospérité de tous’’, a-t-il indiqué.

    Le diplomate sud-coréen intervenait lors d’une rencontre de partage des résultats de production de semences de prébases sous serre hydroponique qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Phase 2 du projet ‘’Développement d’une technologie de production de semences de pommes de terre exemptes de maladies au Sénégal’’.

    Elle a été organisée dans les locaux du Laboratoire national de recherches sur les productions végétales (LNRPV) par l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) et la direction de KOPIA, un projet sud-coréen au Sénégal.

    ‘’La culture de pomme de terre est vitale pour la sécurité alimentaire dans de nombreux pays africains. Des experts sud-coréens ici présents continueront à former les agriculteurs (sénégalais) aux technologies de production et de multiplication de plants de pomme de terre’’, a promis l’ambassadeur de Corée du Sud à Dakar.

    Pour sa part, le directeur scientifique de l’ISRA, Dr Madiama Cissé, a fait part, de la vocation du Sénégal d’assurer une production suffisante de semences.

    ‘’La quasi-totalité des semences de pommes de terre au Sénégal sont importées et aujourd’hui le travail qui est en train d’être mené est très important et permettra au Sénégal de prendre cette voie d’aller vers une production suffisante de semences de pommes de terre’’, a-t-il souligné.

    SG/HK/ASG

  • SENEGAL-EDUCATION / La France souhaite un partenariat avec le complexe Cheikh Ahmadoul-Khadim (diplomate)

    SENEGAL-EDUCATION / La France souhaite un partenariat avec le complexe Cheikh Ahmadoul-Khadim (diplomate)

    Touba, 24 fév (APS) – L’ambassadeur de France au Sénégal, Christine Fages a fait part, lundi, à Touba, de son souhait de voir se nouer un partenariat entre son pays et le Complexe Cheikh-Ahmadoul-Khadim pour l’éducation et la formation (CCAK-EF), relativement à l’octroi de bourses d’études, au partage d’archives et à la préservation du patrimoine mémoriel.

    « (…) Nous avons été impressionnés à la fois par les enseignements dispensés au complexe, ainsi que par la bibliothèque et le centre de recherche sur les écrits de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké », a dit Mme Fages au terme de sa visite à Touba.

    La délégation de la diplomate française a été également reçue par le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

    Christine Fages s’est aussi attardée sur l’importance des liens historiques entre la France et la communauté mouride, un sujet, selon elle, qui suscite un « intérêt croissant chez les chercheurs ».

    A cet effet, elle a évoqué la nécessité d’un partenariat entre la France et le Complexe Cheikh-Ahmadoul-Khadim pour l’éducation et la formation pour aller vers « l’octroi de bourses d’études, le partage d’archives et la préservation du patrimoine mémoriel ».

    Se félicitant de cette visite, le recteur du CCAK-EF, professeur Lamine Guèye, a assuré que les deux parties vont travailler à la concrétisation de ce partenariat pour ainsi donner aux étudiants de cet établissement d’enseignement supérieur la possibilité de pouvoir poursuivre leurs études dans des universités françaises.

    MS/SMD/ASG/HK

  • SENEGAL-AGRICULTURE / Ross-Béthio : une variété de blé dur expérimentée dans un champ-école à Bari Diam

    SENEGAL-AGRICULTURE / Ross-Béthio : une variété de blé dur expérimentée dans un champ-école à Bari Diam

    Bari Diam (Saint-Louis), 24 fév (APS) – Une variété de blé dur appelée ‘’Haby’’ est en train d’être expérimentée dans un champ-école à Bari Diam, un village de la commune de Ross-Béthio, dans le cadre du projet ‘’Blé irrigué Sénégal’’ (BIS), a constaté un reporter de l’APS.

    Bari Diam est une localité située dans l’arrondissement de Ndiaye, à une quinzaine de kilomètres de la commune de Ross-Béthio.

    L’objectif général du projet BIS, conformément à la politique de l’État du Sénégal, est de contribuer à la souveraineté alimentaire du pays, notamment en céréales, à travers le développement de la production locale de blé.

    Le but est d’absorber progressivement les importations, lutter contre l’insécurité alimentaire et ainsi améliorer le niveau de vie des ménages ruraux, renseigne une note dont l’APS a reçu copie.

    ‘’Ici dans ce site, on a mis la variété +Haby+, homologuée déjà au Sénégal. +Haby+ est une variété de blé dur. Quand on parle de blé dur, c’est les pâtes alimentaires. Donc, si on transforme le blé dur, ça sert à faire de la semoule qui permet de faire les couscous et les pâtes alimentaires. Donc, c’est cette variété qui est semée ici’’, a expliqué Dr Amadou Tidiane Sall, de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA).

    M. Sall s’entretenait ce lundi avec des journalistes en marge d’une visite effectuée sur le champ-école du producteur de blé, Makhtar Seck.

    Il a indiqué qu’il existe d’autres variétés de blé tendre servant à faire le pain et tous les produits pâtissiers.

    Huit variétés au total ont été homologuées dont quatre de blé dur et quatre de blé tendre, qui servent essentiellement à la production de pain.

    ‘’On est vraiment très content pour le producteur et le programme de voir ici, à Bari Diam, la variété de blé que vous voyez et qui se comporte très bien’’, s’est réjoui le chercheur.

    Il ne reste que deux semaines pour la récolte, assure-t-il, soulignant que la variété n’a même pas encore fait trois mois. Il considère cette expérimentation comme une réussite.

    Mais, il a relevé que le sol sableux du site d’expérimentation n’est pas trop adapté à la culture du blé. ‘´On sait que ce type de sol n’est pas trop adapté, parce que c’est un sol sableux, mais avoir une variété qui se comporte très bien ici, ça veut dire que les bonnes pratiques agricoles ont été respectées et on est vraiment satisfait’’, a-t-il notamment magnifié.

    Ingénieur agronome et coordinateur du BIS, Amadou Diouf affirme que ce projet cadre parfaitement avec la vision des nouvelles autorités, qui souhaitent atteindre la souveraineté alimentaire, notamment à travers la filière blé.

    ‘’Ce projet est extrêmement important dans la Vision Sénégal 2050 des nouvelles autorités, donc qui visent à réduire les importations de blé au Sénégal. Ce projet est installé afin d’essayer de développer donc la filière blé, d’assurer une bonne souveraineté alimentaire en réduisant les importations de blé’’, a-t-il fait valoir.

    Producteur de blé dans le champ-école de Bari Diam, Makhtar Seck dit apprendre beaucoup de choses à travers cette phase d’expérimentation de la production de la filière blé.

    ‘’C’est la première fois que je fais de la production de blé. Au début, je n’y connaissais rien, mais avec cette phase d’essai, on apprend beaucoup de choses. C’est pourquoi on l’a expérimenté’’, a-t-il notamment expliqué. Il déclare être tombé amoureux de la production de blé.

    Le projet BIS est mis en place par Eucord, en vue de contribuer à la politique de l’État du Sénégal, visant à assurer la souveraineté alimentaire du pays, en réduisant sensiblement les importations des produits alimentaires en général et du blé en particulier.

    Créée en 2003, la Coopérative européenne pour le développement rural (EUCORD) est une organisation à but non lucratif basée à Bruxelles (Belgique). Elle dispose d’un statut de coopérative à but non-lucratif de droit néerlandais.

    CGD/AMD/ASG

  • MONDE-EDUCATION / A Paris, Moustapha Guirassy réaffirme le ‘’rôle déterminant des langues nationales’’

    MONDE-EDUCATION / A Paris, Moustapha Guirassy réaffirme le ‘’rôle déterminant des langues nationales’’

    Dakar, 24 fev (APS) – Le ministre de l’Education nationale, Moustapha Guirassy, a réaffirmé ‘’le rôle déterminant des langues nationales dans l’éducation et le développement’’, lundi, lors d’une intervention à l’occasion de la célébration de la langue maternelle au siège de l’UNESCO, à Paris (France), indique un communiqué du  service communication de son ministère.

    En Afrique, a souligné le ministre, ‘’la langue d’apprentissage est souvent une barrière pour de nombreux élèves ». Il a rappelé que « l’éducation dans une langue que l’enfant comprend dès ses premières années est un facteur déterminant pour la réussite scolaire et l’inclusion sociale’’.

    Il a déclaré que le Sénégal a fait le choix ‘’d’intégrer progressivement nos langues nationales dans le système éducatif (…) ». D’après lui, ces langues nationales « sont bien plus qu’un patrimoine culturel : elles sont un levier puissant pour réduire les inégalités et améliorer la qualité des apprentissages’’.

    ‘’Mettre les langues nationales au cœur de l’éducation’’ est le thème de cette journée qui a été l’occasion d’échanger avec d’autres acteurs engagés dans les bonnes pratiques et les défis à relever pour que chaque enfant puisse apprendre dans les meilleures conditions possibles.

    ADL/ASG

  • SENEGAL-TELECOMS / La Sonatel déclare avoir augmenté son chiffre d’affaires de 9,6 % en 2024

    SENEGAL-TELECOMS / La Sonatel déclare avoir augmenté son chiffre d’affaires de 9,6 % en 2024

    Dakar, 24 fév (APS) – Le chiffre d’affaires du groupe Sonatel à la fin de l’année 2024 a atteint 1.776,4 milliards de francs CFA, avec une hausse de 9,6 % par rapport à 2023, annonce la société de télécommunication dans un bilan annuel prenant en compte ses performances dans les cinq pays d’Afrique de l’Ouest où elle opère.

    Il s’agit de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Sénégal et de la Sierra Leone.

    Ces performances ont été obtenues grâce à des investissements stratégiques de 300 milliards francs CFA, qui représentent 17 % du chiffre d’affaires, selon un communiqué de l’entreprise. 

    Ce document du groupe Sonatel consacré à son bilan explique que ‘’ces efforts ont permis de répondre aux besoins croissants des clients, de renforcer l’inclusion numérique et d’accompagner les États dans leurs projets de transformation numérique’’.

    Il signale que l’entreprise a poursuivi en 2024 son engagement en faveur de l’amélioration de la connectivité et de l’expérience client. En termes de résultats, le nombre de ses clients pour la téléphonie mobile a progressé de 2,7 %. En raison de cette hausse, la Sonatel a atteint 41 millions d’abonnés pour le mobile.

    Selon le bilan transmis à l’APS, 22,8 millions de ces clients utilisent les données mobiles, et 17,9 millions d’entre eux bénéficient du ‘’très haut débit’’ de l’opérateur via la 4G, soit une hausse de 24,4 %.

    Cette croissance est portée par des réseaux performants, des offres tarifaires adaptées et un écosystème numérique riche en contenus, indique la même source.

    Une ‘’forte progression’’ de l’Internet fixe

    ‘’Le groupe Sonatel a déployé 664 nouveaux sites mobiles en 2024, toutes technologies confondues (de la 2G à la 5G), pour améliorer la couverture et la qualité des réseaux. Le lancement de la 5G au Sénégal marque une étape importante’’, dans la mesure où elle offre ‘’des solutions adaptées aux zones non couvertes par la fibre’’, ajoute-t-elle.

    L’Internet fixe a connu ‘’une forte progression’’, avec 916.800 clients, dont 472.000 abonnés à la fibre optique, soit une hausse de 23,8 %, lit-on dans le communiqué.

    Il ajoute, concernant le transfert d’argent, qu’‘’Orange Money continue de jouer un rôle clé dans l’inclusion financière et l’accélération des usages digitaux dans les cinq pays où le groupe opère’’.

    En 2024, ‘’le nombre de clients actifs a atteint 12,6 millions en augmentant de 8,4 %. Cette croissance repose sur un réseau de distribution étendu, des offres attractives et une expérience utilisateur optimisée, grâce à la disponibilité et à la sécurité du service’’, explique le communiqué relatif au bilan de la Sonatel.

    En 2024, 60% de la valeur créée est redistribuée localement, notamment à travers les contributions fiscales (23% du chiffre d’affaires), les dividendes payés aux actionnaires privés locaux (6 % du chiffre d’affaires), les paiements au secteur privé local et les commissions versées aux partenaires distributeurs, déclare la société de télécommunication.

    Le communiqué affirme que le groupe Sonatel célèbre quarante ans d’existence, ‘’avec une ambition renouvelée et des projets stratégiques’’.

    Conquérir ‘’de nouveaux marchés’’

    Dans cette logique, poursuit la même source, l’entreprise prévoit de renforcer les infrastructures réseaux, d’accélérer l’innovation, de conquérir de nouveaux marchés, d’optimiser l’expérience client et de renforcer son impact.

    Son directeur général, Sékou Dramé, estime que ‘’2024 a été une année de résilience, d’adaptation et d’innovation’’.

    ‘’En 2025, alors que nous célébrerons nos quarante ans d’existence, nous avons l’ambition de consolider notre position de leader en investissant dans le déploiement de la fibre optique et des réseaux mobiles 4G et 5G, pour offrir une connectivité toujours plus performante’’, rapporte le communiqué en citant M. Dramé.

    Cette année, la Sonatel espère conquérir ‘’de nouveaux marchés’’ et tirer profit de nouvelles opportunités de croissance, ‘’tout en optimisant l’expérience client, grâce à la digitalisation et à l’intelligence artificielle’’.

    L’inclusion numérique, l’éducation, la santé, ainsi que la réduction de son empreinte carbone font partie des priorités de l’entreprise, selon son directeur général.

    MT/ESF/SMD

  • SENEGAL-COLLECTIVITES / Boucotte et Kansahoudy, deux quartiers pilotes pour la régie de quartier à Ziguinchor

    SENEGAL-COLLECTIVITES / Boucotte et Kansahoudy, deux quartiers pilotes pour la régie de quartier à Ziguinchor

    Ziguinchor, 24 fév (APS) – Les quartiers Boucotte et Kansahoudy de Ziguinchor (sud-ouest) ont été choisis pour la phase pilote du projet « régie de quartier’’, une initiative communautaire de promotion du développement économique et social, a indiqué, lundi, le directeur général de l’Agence de développement local, Diamé Signaté.

    Le projet régie de quartier est mis en œuvre par l’Agence de développement local (ADL). Il vise l’instauration d’un « développement cohérent » à la base et la redynamisation des conseils de quartiers déjà existants.

    Boucotte et Kansahoudy abritent respectivement le marché central et la maison des jeunes (en cours de finition) de Ziguinchor, ville dont ils font partie des 35 quartiers.

    « Ce sont ces deux quartiers qui vont expérimenter cette phase pilote. Dans ce programme, le respect des règles environnementales sera un élément indispensable’’, a expliqué le directeur général de l’ADL, Diamé Signaté.

    ‘’Ce programme reste un outil important et à la fois moderne au service des communautés », a-t-il ajouté lors du lancement officiel dudit programme.

    La cérémonie s’est déroulée en présence des délégués de quartier et du préfet de Ziguinchor, Hamet Tidiane Thiaw.

    Diamé Signaté souligne que « la régie de quartier peut, par exemple, permettre de recueillir toutes les données économiques, afin que les populations puissent comprendre et s’approprier les enjeux du développement à la base ». 

    L’objectif, « c’est d’arriver à faire de chaque citoyen, un acteur clé et décisif de la décentralisation », a-t-il précisé.

    « La régie de quartier n’a pas été mise en place pour remplacer le conseil de quartier. Elle vient, au contraire, pour renforcer la gouvernance territoriale. Les régies sont des structures fédératrices au sein des conseils de quartier. À travers ce projet, l’ADL entend renforcer sa présence dans les quartiers », a précisé Diamé Signaté.

    « Les régies de quartier promeuvent la gouvernance de proximité, la participation et l’engagement citoyen. Elles constituent un levier essentiel pour l’insertion socio-économique des jeunes et de tous les habitants desdits terroirs », a-t-il expliqué.

    Pour le préfet de Ziguinchor, Hamet Tidiane Thiaw, « la régie de quartier vient en appui au conseil de quartier ».

    « C’est un nouveau mécanisme qui vise l’amélioration du cadre de vie en vue de promouvoir le développement harmonieux de chaque quartier », a ajouté M. Thiaw.

    « Boucotte et Kansahoudy sont désormais deux laboratoires où on expérimente la politique territoriale et la gouvernance de proximité à Ziguinchor », a-t-il dit.

    MNF/ASG

  • SENEGAL-NUMERIQUE / Le BOS dévoile les 12 programmes prioritaires du New Deal Technologique

    SENEGAL-NUMERIQUE / Le BOS dévoile les 12 programmes prioritaires du New Deal Technologique

    Diamniadio, 24 fév (APS) – La Delivrey Unit du Bureau opérationnel de suivi (BOS) a présenté, lundi, à Diamniadio, une feuille de route stratégique articulée autour de 12 programmes prioritaires et déclinée en 50 projets clés pour la période 2025-2029, en vue d’accélérer la transformation numérique du Sénégal.

    Ces 12 programmes ont été présentés au cours du lancement de la nouvelle stratégie numérique du Sénégal, dénommée ‘’New Deal Technologique 2025-2050’’, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD).

    Selon Mohamed Diaby du BOS,  »ces initiatives, soigneusement élaborées, visent à accélérer la transformation numérique du pays en répondant aux défis actuels et en anticipant les besoins futurs’’.

    ‘’Chacun de ces programmes s’inscrit dans une logique complémentaire visant à renforcer les trois piliers fondateurs, infrastructures, plateformes et services adaptés ».

    Le premier concerne le cadre juridique et réglementaire du numérique.

     »Il vise à créer un cadre numérique robuste, inclusif et adaptable pour stimuler l’innovation, protéger les droits des citoyens, sécuriser les données et promouvoir une collaboration efficace entre les gouvernements et le secteur privé », a-t-il indiqué.

    Le deuxième programme prioritaire porte sur le développement des infrastructures, les réseaux et la connectivité universelle.

     »Le Sénégal souffre d’un déficit en infrastructures numériques de qualité avec une couverture réseau inégale, des coûts de connexion élevés et un accès limité à Internet, notamment dans les zones rurales », a relevé M. Diaby

    Le troisième programme est composé de la souveraineté numérique et la cyber-résilience, a indiqué M. Diaby. Il a rappelé à cet égard que le Sénégal reste vulnérable aux cybermenaces et dépend fortement des technologies et services étrangers.

    Il en déduit que ce qui compromet donc sa souveraineté numérique, c’est la sécurité de ses données sensibles.

     »L’objectif de ce programme est d’assurer la protection des infrastructures critiques pour améliorer la cyber-résilience à travers des politiques robustes, la capacité de réponse aux incidents et une certification active pour protéger les données et garantir la continuité des services essentiels », a expliqué Mouhamed Diaby.

    Le responsable du BOS est également revenu sur la question de la dématérialisation, la formation et le développement des compétences numériques, la digitalisation du secteur informel, la promotion, le financement et l’investissement numérique.

    Figurent également parmi ces 12 programmes, le cadre juridique et réglementaire du numérique, les infrastructures, les réseaux et la connectivité universelle, la souveraineté numérique et la cyber-résilience, la modernisation du système d’information de l’État.

    Pour la période 2025-2026, l’accent sera mis sur la mise en œuvre des infrastructures de base, la dématérialisation des services publics et le lancement des premiers projets.

    La période 2025-2026 sera consacrée à la mise en œuvre des infrastructures de base, la dématérialisation des services publics et le lancement des premiers projets.

     »Pour la période 2025-2028, nous passerons à la phase de déploiement à grande échelle avec un accent particulier sur la formation aux compétences numériques et le développement de l’économie numérique », a expliqué M. Diaby.

    La dernière année sera consacrée à la consolidation des acquis et à l’évaluation finale des impacts, a-t -il ajouté.

    CMS/MF/ADL/ASG

  • SENEGAL-NUMERIQUE / Le budget du New Deal Technologique évalué à 1.105 milliards de FCFA (responsable du BOS)

    SENEGAL-NUMERIQUE / Le budget du New Deal Technologique évalué à 1.105 milliards de FCFA (responsable du BOS)

    Diamniadio, 24 fév. (APS) – Le coût global de la nouvelle stratégie numérique ‘’New Deal Technologique’’, du gouvernement sénégalais est évalué à 1.105 milliards de francs CFA, a révélé, lundi, Mohamed Diaby de la Delivery Unit du Bureau opérationnel de suivi (BOS).

    ‘’Le chiffre global du New Deal technologique a été évalué à 1.105 milliards de francs CFA, dont 950 milliards du budget déjà identifiés’’, a déclaré M. Diaby.

    Sur les 955 milliards déjà identifiés sur le budget global, 800 milliards sont prévus dans l’Agenda national de transformation (ANT) Vision 2050, a-t-il indiqué. Cent cinquante milliards de financement privé sont déjà disponibles, a-t-il assuré, au lancement du New Deal technologique du gouvernement, en présence du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

    Il a présenté une feuille de route stratégique articulée autour de 12 programmes prioritaires et déclinée en 50 projets clés pour la période 2025-2029 pour accélérer la transformation numérique du Sénégal.

    Le directeur général de Senum SA, Isidor Diouf, s’est lui appesanti sur les enjeux de cette nouvelle stratégie pour le Sénégal.

     ‘’S’agissant de la part de marché d’exploitation des services numériques, sur un marché mondial de 20 000 milliards de dollars en 2022, l’Afrique ne représente hélas que 30 milliards de dollars, le Sénégal 0,5 milliard, soit un pourcentage sensiblement égal à zéro’’, s’est désolé M. Diouf.

    Faisant le diagnostic de la stratégie numérique 2025, il a fait état d’un faible taux d’exécution, soit 19% de réalisation stratégique, 12% d’exécution des 69 projets, 36% de taux de réalisation pour 28 réformes.

    ‘’Parmi les causes identifiées, nous constatons un modèle de gouvernance inadapté, une absence de schéma directeur global, des initiatives disparates sans cohérence d’ensemble, un manque de leadership et de coordination, un modèle opérationnel cloisonné, une multiplication d’initiatives sans synergie, des difficultés à harmoniser les efforts et à mutualiser nos sources’’, a-t-il soutenu.

    Le DG de Senum SA considère que le Sénégal dispose pourtant d’un potentiel majeur pour accélérer sa transformation numérique et devenir un hub technologique régional.

    ‘’Ses potentialités s’accumulent autour de cinq lignes. Des infrastructures de sauvetage, des infrastructures de collectivité, des technologies IA, une stabilité politique et institutionnelle, ainsi qu’un bon positionnement sous-régional, et un écosystème numérique dynamique’’, a-t-il relevé.

    MF/CMS/ASG/SMD

  • SENEGAL-SANTE / Des membres de six  ménages sénégalais sur dix installés à la frontière se sont fait soigner en Gambie (étude)

    SENEGAL-SANTE / Des membres de six ménages sénégalais sur dix installés à la frontière se sont fait soigner en Gambie (étude)

    Dakar, 24 fév (APS) – L’Institut de formation et de recherche en population et santé de la reproduction (IPDSR), affilié à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, a révélé dans une étude que six sur dix ménages sénégalais établis sur l’espace transfrontalier avec la Gambie comptent en leur sein des membres ayant eu à se rendre dans ce pays voisin du Sénégal pour des soins de santé.

    « Au total, 600 ménages ont été enquêtés. Si on considère 10 ménages sénégalais le long de la frontière, six d’entre eux abritent des membres qui ont eu à traverser la frontière pour aller chercher des soins de santé en Gambie’’, a indiqué le Professeur Mouhamadou Sall.

    Il présentait les résultats de l’étude du projet ‘’Développement de stratégies de coordination de l’offre de soins de santé entre la Gambie et le Sénégal’’ (SHEGAS). Cette étude a été menée pendant une période de deux ans par l’IPDSR et Medical Research Council unit the Gambia (conseil de recherche médicale en Gambie).

    Selon lui, « cette prévalence est beaucoup moins importante du côté de la Gambie avec 3 ménages sur 10 qui vont au Sénégal pour des soins le long de la frontière ».

    Au Sénégal, en plus de la capitale, Dakar, des régions frontalières, comme Kaolack, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor ont fait l’objet de cette enquête. Des enquêtes ont également été menées en Gambie.

    Dans ce pays, elles ont concerné Banjul et des régions comme North Bank, West Coast, Upper River, Central River et Lower River.

    Le Pr Sall déclare que cette étude a révélé que ‘’sur 100 patients sénégalais qui vont en Gambie à la recherche de soins, 75 d’entre eux combinent des soins recherchés en Gambie avec des soins dans leur propre pays (…)’’.

    Il a ajouté que l’étude a montré que ‘’ le patient gambien dépense 942 FCFA au Sénégal pour les soins de santé, alors que le patient sénégalais va dépenser 499 FCFA’’.

    Pour le secrétaire général adjoint du ministère de la Santé de la Gambie, Babading Sabally, ‘’ces résultats doivent nous faire réfléchir sur les stratégies pour améliorer les soins de santé des deux côtés de la frontière’’.

    Marième Diallo, socio-anthropologue de la santé et chercheure MRC en Gambie, souligne que ‘’la finalité de cette étude c’est de définir des stratégies qui vont permettre aux deux pays de coordonner des soins de santé transnationaux pour le bénéfice des deux systèmes de santé’’.

    ‘’Ces résultats seront formulés sous forme de note politique et remis aux ministères de la santé des deux pays’’, a-t-elle ajouté.

    SKS/ASG/SMD

  • SENEGAL-ECONOMIE / L’ORSRE table sur une production de 180 mille à 200 mille tonnes d’anacarde cette année

    SENEGAL-ECONOMIE / L’ORSRE table sur une production de 180 mille à 200 mille tonnes d’anacarde cette année

    Ziguinchor, 24 fév (APS) – L’Organe de régulation du système de récépissé d’entrepôt de marchandises s’est fixé pour 2025 l’objectif de produire 180 mille à 200 mille tonnes d’anacarde, contre 150 mille l’année dernière, a appris l’APS de son directeur général, Issa Wade.

    « Cette année, nous voulons mieux accompagner les acteurs de la filière anacarde afin de les aider à disposer davantage de financements. En cela, il est prévu un objectif de production de 180.000 à 200.000 tonnes d’anacarde durant cette campagne de commercialisation de la filière anacarde », a déclaré le directeur général de l’ORSRE.

    Il s’exprimait, lundi, à Ziguinchor, en marge d’un atelier consacré à la mise en œuvre d’une activité promotionnelle du système de récépissé d’entrepôt à l’occasion la campagne de commercialisation de la noix de cajou dans cette région du sud du pays.

    Outre des responsables de la gestion d’entrepôt, des représentants de banques et d’institutions de microfinance ont pris part à cette rencontre organisée de concert avec l’ONG Shelter For Life International, dans le cadre de la préparation de la campagne de commercialisation de l’anacarde pour l’année 2025.

    Cet atelier visait essentiellement à « évaluer, ajuster et améliorer le dispositif qui avait été mis en place auprès des organisations de producteurs, tout en jetant les bases des orientations stratégiques et des objectifs de l’ORSRE pour la filière anacarde en 2025 », a expliqué Issa Wade.

    Il visait également, selon lui, à mettre en place un « cadre de contractualisation entre acteurs (producteurs, commerçants, transformateurs) afin de garantir le bon dénouement des financements sur récépissé d’entrepôt et de réduire considérablement les risque de mévente ».

    « L’année dernière, on avait obtenu un objectif qui équivaut à 150.000 tonnes d’anacarde pour une valeur de 95 milliards de francs CFA », a rappelé Issa Wade.

    Le commissaire aux enquêtes économiques a relevé que, pour cette année, l’objectif sera beaucoup plus axé sur la transformation de près de 30% des produits locaux, notant qu’à l’heure actuelle cette transformation est de l’ordre de 6%.

    « Nous voulons que les producteurs locaux s’investissent dans la transformation de nos matières premières pour créer plus d’emplois et de la valeur ajoutée », a insisté le directeur général de l’Organe de régulation du système de récépissé d’entrepôt de marchandises.

    Il a réaffirmé l’engagement de sa structure d’aller vers un renforcement des capacités des acteurs de la filière en matière de stockage et de conservation des produits locaux.

    MNF/SMD/ASG