Catégorie : Politique

  • SENEGAL-GOUVERNANCE / Concertations nationales sur le secteur public : à Louga, un officiel appelle à bâtir une administration proche des citoyens 

    SENEGAL-GOUVERNANCE / Concertations nationales sur le secteur public : à Louga, un officiel appelle à bâtir une administration proche des citoyens 

    Louga, 23 fév (APS) – Le coordonnateur du Programme d’appui à la modernisation de l’administration (PAMA), Ibrahima Baldé, a souligné, lundi, à Louga (nord), l’importance d’une administration proche des citoyens en insistant sur le fait qu’elle doit être ‘’un service construit avec eux et pour eux’’.

    ‘’La nouvelle dynamique de nos autorités, c’est de parler avec les citoyens destinataires des services et de pouvoir recueillir les propositions, les attentes et les recommandations […] pour construire ensemble l’administration de demain’’, a-t-il dit lors d’une concertation régionale sur les services publics.

    Ibrahima Baldé, s’exprimant au nom du ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, a parlé de ‘’la nécessité d’une réforme plus inclusive et plus participative’’.

    M. Baldé estime que ‘’l’État doit agir en fonction des préoccupations des populations’’.

    ‘’Longtemps, les changements administratifs ont été pensés par des experts sans associer suffisamment ceux qui sont au cœur du système : les citoyens et les agents publics’’, a-t-il relevé.

    Les concertations nationales sur le secteur public, en cours depuis le 23 janvier dernier, doivent servir à ‘’écouter les préoccupations des populations et à construire ensemble une administration plus efficace et adaptée aux réalités du pays’’, a dit le coordonnateur du PAMA.

    À Louga, elles ont eu lieu en présence du gouverneur et des autorités locales, des élus et des représentants de la société civile.

    ‘’Le premier pas vers une réforme réussie, c’est d’accepter de s’asseoir et de discuter’’, a ajouté M. Baldé, plaidant pour ‘’une approche fondée sur le dialogue’’.

    ‘’Le ministre de la Fonction publique présentera les conclusions de ces échanges au Premier ministre, avec un double objectif : un diagnostic clair et des solutions formulées par les acteurs’’, a-t-il dit, ajoutant : ‘’Il ne suffit pas de décréter le changement, il faut le bâtir avec ceux qui le vivent au quotidien.’’

    DS/HK/ESF

     

  • SENEGAL-GOUVERNANCE / Louga : lancement des concertations régionales sur la réforme du secteur public

    SENEGAL-GOUVERNANCE / Louga : lancement des concertations régionales sur la réforme du secteur public

    Louga, 24 fév (APS) – La ville de Louga a accueilli ce lundi des concertations régionales sur la réforme du secteur public, dont l’objectif vise, d’après l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Papa Leity Mar, à améliorer la qualité des services administratifs et à renforcer leur accessibilité.

    « L’objectif de ces conversations est de recueillir les préoccupations des usagers afin que les réformes à venir prennent en compte leurs besoins réels’’, a-t-il déclaré.

    Papa Leity Mar s’adressait à des journalistes à l’issue des concertation régionales consacrées à la réforme du service public.

    Il a affirmé que ‘’la digitalisation des procédures administratives sera notamment un levier clé pour réduire les lourdeurs et améliorer l’efficacité du service public ».

    Il a souligné ‘’l’importance de cette démarche inclusive, s’inscrivant dans la volonté du gouvernement de moderniser l’administration sénégalaise’’.

    Selon lui, ces concertations, organisées sous l’impulsion du président de la République Bassirou Diomaye Faye et du ministère de la Fonction publique, visent à recueillir les impressions des usagers du service public afin d’identifier les principaux dysfonctionnements et d’y apporter des solutions adaptées.

    ‘’Ces concertations décentralisées permettront de mieux cerner les attentes des citoyens’’, a-t-il ajouté.

    Il a précisé que ‘’trois axes principaux ont été retenus pour orienter les discussions : la qualité des services publics, leur accessibilité et la gouvernance ce service public, ainsi que le cadre de gestion des ressources humaines et la transformation digitale de l’administration’’.

    Il a également évoqué ‘’les efforts en cours pour moderniser l’administration, citant l’exemple du paiement digitalisé des amendes routières, qui permet d’éviter les démarches administratives fastidieuses’’.

    ‘’Nous sommes dans un monde en perpétuelle mutation, et notre administration doit s’adapter en permanence aux exigences de modernisation et de performance », a-t-il ajouté.

    L’accueil dans les services administratifs, souvent critiqué par les citoyens, fait aussi partie des préoccupations majeures de ces concertations.

    « Nous voulons que ces échanges permettent d’identifier les failles et de proposer des solutions concrètes afin d’améliorer la relation entre l’administration et les usagers », a insisté l’adjoint au gouverneur.

    Selon lui, ‘’ces concertations régionales constituent ainsi une étape essentielle pour une réforme en profondeur du secteur public sénégalais’’.

    ‘’Les recommandations issues de ces rencontres seront intégrées dans un rapport national qui servira de base aux décisions gouvernementales pour améliorer l’efficacité et la transparence des services administratifs’’, a-t-il fait savoir.

    DS/ASG

  • SENEGAL-GUINEE BISSAU-PAIX / Le gouvernement et le MFDC signent un accord de paix à Bissau (PM)

    SENEGAL-GUINEE BISSAU-PAIX / Le gouvernement et le MFDC signent un accord de paix à Bissau (PM)

    Dakar, 23 fev (APS) – Le gouvernement sénégalais et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont conclu, dimanche, un accord de paix, à Bissau, sous l’égide du président bissau guinéen Umaro Sissoco Embaló, a-t-on appris du Premier ministre Ousmane Sonko, en visite dans ce pays.

    ‘’Nous avons pu participer à la conclusion de cet accord important qui constitue un très grand pas vers la paix définitive en Casamance’’, a déclaré Ousmane Sonko, lors d’un point de presse au palais de la République de Guinée-Bissau, en compagnie du chef de l’Etat bissau guinéen et de son Premier ministre Rui Duarte Barros.

    Le Premier ministre, qui était porteur d’un message du président Bassirou Diomaye auprès de son homologue, a indiqué avoir participé à la clôture des négociations entamées il y a trois jours par un comité qui était mis en place en ce sens.

    ‘’Nous étions porteur d’un message de son excellence le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. En marge de cela, nous avons eu à clôturer les travaux portant sur les négociations entre le MFDC et l’État du Sénégal’’, a souligné Ousmane Sonko.

    Umaro Sissoco Embaló a magnifié les relations entre la Guinée-Bissau et le Sénégal, deux pays qui partagent une frontière commune.
    a-t-il dit, ajoutant avoir eu ‘’une prise de contact avec le MFDC’’.

    La Casamance, séparée du nord du Sénégal par la Gambie, est le théâtre d’un des plus vieux conflits d’Afrique, qui a débuté en 1982.

    Il a continuellement baissé en intensité, mais a causé des milliers de victimes et entamé l’économie de cette région, depuis son éclatement en 1982.

    Au moins 250 combattants du MFDC ont déposé les armes, le 13 mai 2023, lors d’une cérémonie organisée à Mongone, une localité du département de Bignona, qui abritait par le passé une importante base du mouvement irrédentiste. 

    ABB/OID 

  • SENEGAL-USA-APPUI / Les ONG à l’épreuve de la suspension de l’aide publique américaine

    SENEGAL-USA-APPUI / Les ONG à l’épreuve de la suspension de l’aide publique américaine

    Dakar, 22 fév (APS) – La suspension pour 90 jours de l’aide publique américaine, qui passe par USAID, l’agence des États-Unis pour le développement international, est perçue comme un véritable coup de massue par de nombreuses organisations de la société civile sénégalaise qui interviennent sur des questions de gouvernance et de démocratie.

    Cette décision de l’administration Trump a pris de court le directeur exécutif de l’Organisation non gouvernementale (ONG) Enda Ecopop, membre du réseau international Enda Tiers-Monde, Abdoulaye Cissé.

    ‘’C’est une décision qui nous a beaucoup surpris, surtout que la plupart de nos activités étaient financées par USAID mais, je ne peux pas me prononcer davantage sur la question’’, a indiqué Monsieur Cissé dans un entretien avec l’APS.

    Dès son installation, le 20 janvier dernier, à la Maison Blanche, le président Donald Trump a gelé, sans préavis, l’aide américaine pour une durée de 90 jours, paralysant ainsi de nombreux secteurs socio-politiques à travers le monde.

    Or, grâce aux financements de l’USAID, à travers notamment le National Democratic Institute (NDI), le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE) a pu déployer des observateurs à travers le Sénégal lors des trois dernières élections organisées dans le pays (législatives du 31 juillet 2022, présidentielle du 24 mars 2024 et élections législatives du 17 novembre 2024).

    Toutefois, le président du COSCE, le professeur Babacar Guèye, estime que la suspension, pour 90 jours, de l’aide américaine aux organisations de la société civile n’aura pas d’incidence réelle sur leurs activités.

    D’une durée de trois ans, a-t-il confié à l’APS, le programme du COSCE, qui était financé par le NDI, a pris fin le 31 janvier dernier.

    ‘’Le COSCE avait reçu une subvention du NDI ; ce qui lui a permis d’observer les trois dernières élections qui ont eu lieu au Sénégal’’, a indiqué le professeur Guèye, ajoutant que la structure qu’il dirige a reçu par le passé des financements directs de l’USAID portant notamment sur l’observation des élections au Sénégal.

    Une mesure diversement accueillie

    Avec la fin du programme de partenariat entre le NDI et le COSCE, depuis le 31 janvier dernier, il pense que le gel de l’aide américaine n’aura pas d’impact réel sur les activités de son collectif lequel, a-t-il rappelé, bénéficie de financements d’autres partenaires.

    ‘’Il y a évidemment l’Union européenne avec qui on est en train d’exécuter un programme dénommé +Sakhal Jamm+ pour promouvoir la paix. Ensuite, le collectif a un programme financé par la Grande-Bretagne et qui porte sur la mise sur pied d’un observatoire de la démocratie. Présentement, ce sont les deux financements dont dispose le COSCE pour les élections’’, a souligné le professeur Guèye.

    Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’ONG 3D, bénéficiaire des financements de l’USAID, n’a pas caché son désarroi sur le site internet de France24 visité par l’APS.

    ‘’Il est clair que la suspension des financements va avoir un impact très fort sur nos activités, parce que l’USAID nous finance dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la nutrition, des questions de gouvernance démocratique, de la démocratie budgétaire, mais aussi de la question des ressources extractives. Nous avons plusieurs programmes qui seront concernés’’, a-t-il fait savoir.

    A la tête du Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (GRADEC), Babacar Fall se dit totalement solidaire des organisations de gouvernance démocratique dont les activités seront rudement impactées par la suspension de l’aide internationale américaine.

    Des incidences sur les programmes déroulés et le personnel

     ‘’Je comprends la tourmente dans laquelle doivent se trouver les bénéficiaires des financements de l’USAID’’, a-t-il déclaré dans un entretien avec l’APS, précisant que sa structure n’a jamais été financée par les Américains.

    ‘’En tant qu’organisation avec dix ans d’expérience, le GRADEC n’a jamais bénéficié de l’aide américaine, que ce soit avec l’USAID ou toute structure dépendant de l’ambassade des Etats-Unis’’, a précisé Babacar Fall.

    A l’en croire, ‘’les conséquences seront considérables pour toutes les autres organisations de la société civile qui ont eu à travailler depuis pratiquement un peu plus d’une décennie avec l’USAID directement, ou à travers d’autres entités dépendant de l’agence américaine’’, telles que le NDI.

    ‘’Effectivement pour ces organisations, il y aura des conséquences parce qu’elles ont des programmes en cours, et elles seront obligées de les stopper tous. Nécessairement, il y aura des incidences pour le personnel et pour les programmes eux-mêmes’’, a-t-il souligné.

    Selon lui, les activités de gouvernance démocratique menées depuis plusieurs années par les organisations de la société civile sont cruciales et insufflent un nouvel esprit démocratique dans de nombreux pays africains. A ce titre, il a jugé périlleux tout gel de financements destinés à ce secteur.

    Le GRADEC a eu comme principaux bailleurs l’ambassade du Canada, à travers le Fonds canadien d’initiative locale (FCIL), Osiwa, l’ambassade des Pays-Bas et actuellement l’Union européenne. ‘’Ce sont là les bailleurs qui travaillent avec GRADEC’’, a-t-il précisé Babacar Fall.

    Afrikajom Center a misé sur l’autofinancement

    Bien qu’ayant travaillé avec l’USAID, le think tank Afrikajom Center n’a jamais bénéficié de fonds de la part de l’agence américaine, si l’on en croit son président Alioune Tine, joint au téléphone.

    ‘’Nous avons commencé à travailler avec nos propres moyens. C’est lorsque nous avons commencé à faire des publications que les gens se sont intéressés à notre structure et ont décidé de nous financer’’, révèle l’ancien secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO).

    Insistant sur l’importance de l’autofinancement, Alioune Tine a déclaré qu’Afrikajom Center a l’habitude de travailler avec ses propres moyens, grâce aux consultances effectuées pour le compte de très grandes organisations comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). ‘’C’est de cette manière qu’on s’autofinançait avant de bénéficier de financements extérieurs’’, a-t-il signalé.

    Optimiste, Alioune Tine ne doute pas que les organisations de la société civile touchées par le gel de l’aide américaine feront preuve d’ingéniosité pour pouvoir dérouler leurs programmes dans le domaine de la citoyenneté, des droits de l’homme et de la gouvernance démocratique.

    HB/SBS/OID/ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE / Abdourahmane Sarr insiste sur le renforcement du secteur privé

    SENEGAL-ECONOMIE / Abdourahmane Sarr insiste sur le renforcement du secteur privé

    Dakar, 21 fév (APS) – Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a insisté, vendredi, sur la nécessité de rationaliser les finances publiques et de renforcer le rôle du secteur privé pour le développement économique du pays.

    ‘’Il est essentiel de comprendre que l’État n’a pas vocation à tout faire. Son rôle est d’assumer pleinement ses responsabilités dans le secteur public, notamment en matière d’éducation, de santé et d’infrastructures de base, tout en accompagnant les efforts des citoyens et des collectivités territoriales ‘’, a-t-il déclaré.

    Face aux députés lors de la séance ‘’Questions d’actualité au gouvernement’’, le ministre a précisé que cette vision s’inscrit dans le cadre du Plan 2005-2009, qui vise à promouvoir un développement logistique à travers des territoires plus compétitifs, considérés comme la base de la souveraineté nationale.

    Il a souligné que la souveraineté économique repose sur la capacité de l’État à financer ses déficits budgétaires sans recourir à des mesures exceptionnelles, telles que l’assistance du Fonds monétaire international (FMI) ou des politiques d’austérité drastiques.

    ‘’Il ne s’agit pas d’austérité, mais de mettre en place des réformes permettant de dégager des marges budgétaires ‘’, a insisté le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération.

    Parmi ces réformes, Abdourahmane Sarr a cité ‘’la refonte du Code des investissements, la modernisation des procédures administratives, une meilleure gestion du budget de l’État’’. Elles visent, selon lui, à améliorer l’efficacité des dépenses publiques.

    M. Sarr a plaidé pour une redéfinition du rôle de l’État dans l’économie.

    ‘’L’État doit se concentrer sur son rôle stratégique et créer des conditions favorables au développement du secteur privé‘’, a-t-il affirmé, ajoutant que certains services publics pourraient être assumés par le secteur privé sous un encadrement rigoureux.

    Le ministre a souligné la nécessité d’une réforme financière en profondeur pour mieux structurer et optimiser l’utilisation des ressources.

    ‘’Cette réforme n’est pas seulement une question de budget, mais une nécessité urgente pour stimuler l’investissement et garantir la continuité des services publics ‘’, a-t-il fait valoir.

    Il a rappelé que la réalisation du référentiel  »Sénégal 2050 », ne repose pas uniquement sur l’État.

    ‘’Le secteur privé a un rôle crucial à jouer. Pour qu’il puisse se développer, il est impératif d’améliorer le climat des affaires et de favoriser les investissements publics et privés‘’, a-t-il affirmé.

    Le ministre a enfin appelé à une mobilisation collective pour la mise en œuvre de réformes structurelles, qui permettront une meilleure gestion des finances publiques et une plus grande implication du secteur privé dans le développement économique du pays.

    AN/ASB/OID

  • SENEGAL-ECONOMIE / Ousmane Sonko annonce une rationalisation des achats de l’État

    SENEGAL-ECONOMIE / Ousmane Sonko annonce une rationalisation des achats de l’État

    Dakar, 21 fév (APS) – Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé, vendredi, une rationalisation des achats de l’État afin d’optimiser les dépenses publiques.

    ‘’Une rationalisation sera mise en place pour centraliser certains achats de l’État’’, a-t-il déclaré face aux députés lors de la séance ‘’Questions d’actualité au gouvernement’’.

    Cette mesure concernera plusieurs secteurs, notamment ‘’les véhicules administratifs, le carburant, les titres de transport, le mobilier et matériel de bureau, le matériel informatique, les logiciels, ainsi que les médicaments et produits pharmaceutiques’’, a détaillé le Premier ministre.

    Selon M. Sonko, le gouvernement entend instaurer un dispositif de centralisation des achats pour ces catégories afin de rationaliser les dépenses et d’éviter les doublons ou les gaspillages.

    ‘’Cette approche permettra un meilleur contrôle des coûts et une optimisation de l’utilisation des ressources publiques’’, a-t-il assuré.

    Parmi les mesures phares annoncées, une attention particulière sera accordée aux véhicules administratifs.

    Le chef du gouvernement a précisé que l’État prévoit désormais d’acquérir des véhicules de moyenne gamme, privilégiant des modèles plus économiques et mieux adaptés aux besoins réels des administrations.

    ‘’Toute nouvelle acquisition devra être approuvée par une commission spéciale chargée de superviser les achats de l’administration publique’’, a-t-il souligné.

    ‘’Ce mécanisme temporaire permettra d’encadrer les acquisitions en attendant la mise en place d’une politique plus structurée’’, a-t-il ajouté.

    Dans cette dynamique, il a indiqué que chaque administration disposera d’une enveloppe budgétaire spécifique pour la maintenance de son parc automobile, afin de limiter les dépenses excessives et d’assurer une gestion plus efficace des ressources.

    ‘’La rationalisation des achats de l’État est une priorité pour garantir une utilisation optimale des ressources publiques et renforcer la confiance des citoyens dans la gestion des finances publiques’’, a déclaré le Premier ministre.

    AN/OID/ASB

  • SENEGAL-ECONOMIE / Le PM annonce une rationalisation des agences d’exécution et des structures administratives

    SENEGAL-ECONOMIE / Le PM annonce une rationalisation des agences d’exécution et des structures administratives

    Dakar, 21 fév (APS) – Des réformes seront mises en œuvre au plus tard en fin juin pour rationaliser les agences d’exécution et structures administratives, a annoncé, vendredi, le Premier ministre Ousmane Sonko, lors des ‘’Questions d’actualités au gouvernement’’.

    ‘’Au plus tard en fin juin 2025, les agences d’exécution et structures administratives similaires ou assimilées dont les missions se chevauchent seront regroupées et d’autres dont les missions peuvent être efficacement prises en charge par des directions centrales ou des d’autres administrations non personnalisées de l’Etat seront supprimées’’, a déclaré le Premier ministre, en présence de plusieurs ministres.

    Ces réformes qui devront être mises en œuvre au plus tard fin juin 2025, ont pour objectif de remédier aux dysfonctionnements observés dans la gouvernance économique et sociale de ces entités, a-t-il précisé.

    M. Sonko a dénoncé une inflation des agences, souvent créées pour des raisons politiques plutôt que pour répondre à une cohérence d’ensemble.

    ‘’Ces agences sont devenues des centres d’œuvres sociales pour entretenir une clientèle politique, ce qui engendre une masse salariale excessive et une gestion inefficiente’’, a-t-il déclaré.

    Le Premier ministre a également pointé du doigt ‘’des choix d’investissement douteux, dont l’opportunité n’est pas établie et les résultats attendus, souvent nuls’’.

    Parmi les mesures annoncées, figure la fusion de plusieurs agences et fonds aux missions similaires.

    Par exemple, le Fonds d’impulsion de la microfinance, le Fonds national de la microfinance et le Fonds d’appui à l’économie sociale et solidaire seront regroupés.

    De même, l’Agence nationale pour les énergies renouvelables et l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie fusionneront, tout comme l’Office national de formation professionnelle et le Centre national de qualification professionnelle.

    D’autres fusions concernent l’Agence sénégalaise de promotion touristique et la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones côtières (SAPCO), ainsi que le Fonds de crédit pour les femmes et le Fonds national d’entrepreneuriat féminin.

    En outre, certaines structures, comme l’Agence nationale de la maison d’outils, seront purement et simplement supprimées.

    Le Premier ministre a assuré que des mesures d’accompagnement seront mises en place pour préserver les intérêts des travailleurs concernés.

    Il a précisé que cette rationalisation ne se limiterait pas aux agences d’exécution, mais qu’elle s’étendrait également aux services centraux de l’État, afin d’optimiser l’organisation de l’administration.

    AN/SKS/ASB/OID

  • SENEGAL-FINANCES / Fonction publique: vers une rationalisation des dépenses de personnel

    SENEGAL-FINANCES / Fonction publique: vers une rationalisation des dépenses de personnel

    Dakar, 21 fév (APS) – Le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé vendredi, un plan ambitieux visant à rationaliser les dépenses de personnel dans la fonction publique et à améliorer la gestion des ressources humaines de l’État.

    ‘’Il sera procédé d’ici à la fin du mois d’avril 2025 à un audit de l’effectif réel dans la fonction publique, à l’identification des agents et leur catégorisation par hiérarchie, ainsi qu’à une application rigoureuse des taux des éléments variables tels que les heures supplémentaires, les primes et les primes de rendement’’, a déclaré le Premier ministre, devant les députés lors des ‘’Questions d’actualités au gouvernement’’.

    Ousmane Sonko a ajouté que cette initiative vise à identifier les agents, à les classer par hiérarchie et à appliquer rigoureusement les taux des éléments variables.

    Le chef du gouvernement a également annoncé la mise en place d’une interface entre les applications de la solde et des sous-budgets, qui sera opérationnelle avant la fin du mois de juin 2025.

    ‘’Cette interface permettra d’obtenir une situation exhaustive des dépenses de personnel et des états d’exécution en temps réel, facilitant ainsi la reddition des comptes’’, a précisé M. Sonko.

    Dans le cadre de l’effort national de rationalisation, a-t-il expliqué, un ‘’rebasing’’ salarial sera effectué afin d’ajuster les niveaux de revenus entre les corps pour des classifications similaires.

    Le Premier ministre a également indiqué que des mesures spécifiques seront prises pour mettre fin au cumul des indemnités, telles que le cumul de l’indemnité de logement avec la jouissance de logements administratifs et le cumul de fonctions.

    Par ailleurs, un dispositif de suivi rigoureux sera instauré pour prévenir tout dérapage dans la gestion des ressources humaines publiques, selon lui.

    A cet égard, il a annoncé qu’au plus tard à la fin du mois de mars 2025, les mises à disposition, détachements et autres modalités permettant aux fonctionnaires de signer des contrats dans des projets d’investissement exécutés par l’État seront révisés et contrôlés.

    Le Premier ministre a précisé qu’en dehors des secteurs stratégiques tels que la santé, l’éducation, la défense, la sécurité et les quotas interlignés dans les écoles de formation, tout autre recrutement devra être ajusté en interne, sans affecter la masse salariale.

    Les mêmes mesures seront appliquées au secteur parapublic, où les plans de recrutement et les niveaux de rémunération devront être soumis à l’autorisation du Premier ministre, après validation technique.

    AN/ASB/OID

  • SENEGAL-ECONOMIE / Conjoncture: l’appel de Ousmane Sonko au « sacrifice » et à la « résilience »

    SENEGAL-ECONOMIE / Conjoncture: l’appel de Ousmane Sonko au « sacrifice » et à la « résilience »

    Dakar, 21 fév (APS) – Le Premier ministre a demandé, vendredi, aux Sénégalais d’être résilients et de faire preuve de sacrifice face à la conjoncture économique difficile, estimant que le pays avait les ressources pour prendre son destin en main.

     »Ce que je veux dire aux Sénégalais, c’est que la souveraineté, le patriotisme, le développement demandent un sacrifice à commencer par nous-mêmes qui sommes à la tête de ce pays », a-t-il déclaré devant l’Assemblée nationale.

    Ousmane Sonko faisait face aux députés lors de la session  »Questions d’actualités au gouvernement », une première depuis l’installation de la 15e législature.

    Il a assuré que quelle que soit la situation,  »l’on n’est pas arrivé à une fatalité ».

    « Nous avons les ressources qu’il faut pour prendre notre destin en main », a t-il dit, ajoutant qu’on  »n’a pas le droit de rater une 3e alternance après les échecs de la première et de la deuxième ».

    Le Premier ministre a appelé les Sénégalais à « ne pas suivre les sirènes de ceux qui ont détruit ce pays « , faisant allusion à l’ancien régime (2012-2024).

    Il a invité ses concitoyens à faire confiance aux nouvelles autorités arrivées au pouvoir en mars 2024. « Un président qui n’a pas une masse critique de citoyens qui comprennent et l’accompagnent ne peut avoir des résultats », a-t-il dit.

    Ousmane Sonko s’est adressé « particulièrement à la jeunesse », parce que, selon lui,  » toute la contre-communication (de l’opposition), c’est pour détourner l’esprit de cette jeunesse » qui a  »majoritairement voté » pour le candidat Bassirou Diomaye Faye.

    « Jugez-nous par rapport à la conformité ou non des actes que nous posons ou des propos que nous avions tenus hier », a-t-il demandé.

    Ousmane Sonko a invité les Sénégalais à « faire un choix ».  »Soit rompre avec la roublardise, la facilité, les raccourcis pour définitivement emprunter la voix de la vertu, de la rigueur, de la transparence dans la gestion des affaires publiques et se propulser irréversiblement vers le développement », a t-il dit.

    « Ou bien perpétuer les mêmes artifices basés sur le faux, le saupoudrage et le mensonge d’Etat pour sombrer éternellement dans les abysses préjudiciables du sous-développement et leurs désastreuses conséquence », a-t-il prévenu.

    HK/SKS/OID

  • SENEGAL-JUSTICE / Rapport de la Cour des comptes : « des enquêtes seront ouvertes », selon le ministre de la Justice

    SENEGAL-JUSTICE / Rapport de la Cour des comptes : « des enquêtes seront ouvertes », selon le ministre de la Justice

    Dakar, 21 fév (APS) – Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, a réaffirmé, vendredi, à l’Assemblée nationale, que des enquêtes seront ouvertes pour situer les responsabilités dans les manquements relevés par la Cour des comptes dans son rapport sur la situation des finances publiques de 2019 à mars 2024.

     »Il est important de dire que la justice sera saisie, des enquêtes seront ouvertes, et on s’évertuera à établir l’ampleur du mal dont on est saisi, à éclaircir ces violations des règles budgétaires et surtout cette dynamique de dissipation de nos deniers publics », a t-il dit.

    Le ministre répondait à une interpellation d’un député sur la suite judiciaire à réserver au rapport de la Cour des comptes lors des  »Questions d’actualités au gouvernement ».

     »On veillera à faire des investigations qui auront pour finalité non seulement de les établir de façon irréfutable au moyen de preuves intangibles, mais aussi de mettre en cause et de poursuivre toute personne qui aura eu à commettre un quelconque acte de nature à favoriser cette entreprise criminelle », a promis le ministre de la Justice

    Il estime que le plus important est de récupérer les montants faramineux de plusieurs centaines de milliards de francs CFA.

     »Nous envisageons de mettre en branle des systèmes de règlement tels que la médiation pénale qu’il va falloir améliorer, mais encore une fois, je pense que l’action de la justice serait quelque peu vaine, si véritablement on ne parvient pas d’une façon ou d’une autre à récupérer ces importants montants qui ont été dissipés et dont le pays a le plus grand besoin », a dit le Garde des Sceaux

    A l’en croire, l’Etat compte explorer cette dynamique de récupération de ses deniers publics, en dehors même du fait qu’il va falloir établir les responsabilités et en tirer toutes les conséquences de droit.

    Auparavant, Ousmane Diagne a réaffirmé que les conclusions du rapport de la Cour des comptes pointent des faits susceptibles de revêtir des qualifications pénales.

     »Les faits relevés par la Cour des comptes sont susceptibles de revêtir des qualifications pénales parce qu’ils retraçaient de graves violations des règles budgétaires, mais surtout la dissipation d’une partie extrêmement importante et exagérée de nos deniers publics », a-t-il accusé.

    Selon lui,  »il a été fait état de recettes qui ont été irrégulièrement rattachées à des exercices budgétaires pour minorer le déficit budgétaire ».

    L’audit a révélé également que d’importants crédits ont été transférés à des services non spécialisés de l’Etat, a t-il ajouté, notant que  »des opérations qui ne sont pas retracées dans la comptabilité de l’Etat, qui échappent de ce fait au contrôle de l’Etat ».

    Sur la criminalisation de ces infractions financières, il a répondu:  »C’est une possibilité, mais en tout état de cause, ce qui est le plus important à nos yeux, c’est de faire en sorte que l’on puisse non seulement établir de façon irréfutable la responsabilité des personnes qui ont été à l’origine de cette situation et de les poursuivre ».

    HB/OID/SKS