Catégorie : Politique

  • SENEGAL-ECONOMIE / Des missions du FMI et de la BM attendues à Dakar (PM)

    SENEGAL-ECONOMIE / Des missions du FMI et de la BM attendues à Dakar (PM)

    Dakar, 21 fév (APS) – Le Premier Ousmane Sonko a annoncé, vendredi, devant les députés, l’arrivée prochaine de missions du FMI et de la Banque mondiale au Sénégal dans le sillage de la publication du rapport de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques de 2019 à mars 2024.

    ‘’Il ne faut pas dire des choses qui peuvent être contredites facilement. Le FMI sera là, la Banque mondiale sera là la semaine prochaine’’, a déclaré le chef du gouvernement, répondant à l’interpellation du député de l’opposition Abdou Karim Sall, sur la crédibilité du rapport de la Cour des comptes, lors de ‘’Questions d’actualités au gouvernement.

    Le député Abdou Karim Sall a affirmé, vendredi, que l’audit du rapport sur la situation financière de 2019 à mars 2024 par la Cour des comptes n’est pas crédible aux yeux des bailleurs.

    ‘’Personne ne croit à la crédibilité et au sérieux de ce rapport, en tout cas pas nos partenaires techniques et financiers dont le FMI’’, a-t-il dit.

    Selon l’ancien ministre sous Macky Sall, c’est un rapport ‘’commandité pour faire diversion et amuser les Sénégalais’’.

    M. Sall a souligné que, depuis 2018, le Fonds monétaire international (FMI) a ‘’évalué et jugé que les finances publiques étaient absolument transparentes’’.

    Le maire de Mbao (banlieue de Dakar) a ajouté que les bailleurs de fonds ont ‘’tous fini de rejeter sans équivoque ce rapport qui, hélas, a eu l’effet d’un pétard mouillé’’.

     »Le rapport est crédible et crédibilisé par les bailleurs »

    Le Premier ministre a démenti les propos de Abdou Karim Sall.

    ‘’Vous dites que les bailleurs ne croient pas à ce rapport, c’est une contrevérité’’, a-t-il dit, soulignant que, jeudi, le ministre des Finances et du Budget a tenu ‘’une réunion virtuelle avec les investisseurs institutionnels internationaux du Sénégal avec plus de 350 participants’’.

    ‘’Il ne faut pas dire des choses qui peuvent être contredites facilement. Le FMI sera là, la banque mondiale sera là la semaine prochaine’’, a annoncé le chef du gouvernement.

    ‘’Le rapport est crédible et crédibilisé par tout le monde et en premier ces bailleurs qui savent très bien ce qui s’est passé au Sénégal’’, a-t-il insisté en parlant des malversations et des ‘’écarts’’ révélés par l’audit du rapport sur la situation financière de 2019 à mars 2024, publié le 12 février dernier.

    Il a déploré les critiques de Abdou Karim Sall contre la Cour des comptes, ‘’une institution qui ne peut pas faire l’expertise d’un rapport d’audit, accéder à tous les éléments et aller raconter des contrevérités’’.

    HK/OID

  • SENEGAL-MAROC-COOPERATION / Intégration africaine: Bakary Sambe invite à s’inspirer de  »l’axe Dakar-Rabat »

    SENEGAL-MAROC-COOPERATION / Intégration africaine: Bakary Sambe invite à s’inspirer de  »l’axe Dakar-Rabat »

    Dakar, 21 fév (APS) – L’axe de coopération entre Dakar et Rabat instauré par la Convention d’établissement de 1964 doit inspirer  le continent  dans le sens de l’intégration africaine, a estimé, vendredi à Dakar, Dr Bakary Sambe, directeur régional de Timbuktu African Institute for Peace Studies.

    ‘’Cet axe de coopération Dakar-Rabat est un axe stratégique et doit inspirer le continent pour aller dans le sens de l’intégration africaine’’, a-t-il dit lors de la cérémonie de lancement des activités scientifiques du 60 e anniversaire de la Convention d’établissement entre le Sénégal et le Maroc.

    Me Aly Fall, bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Khaled Abou El Houda, avocat marocain, l’ancien ministre, Abdou Fall, le général, Mansour Seck, le procureur général, des diplomates, des religieux et d’anciens étudiants au Marocain ont pris part à cette rencontre.

    Le Secrétaire général du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Khare Diouf a présidé la cérémonie de lancement.

    Cette Convention a été signée le 27 mars 1964 à Dakar, lors d’un voyage officiel de Hassan II et a été ratifiée par décret royal publiée au Bulletin officiel, le 28 décembre 1965.

    Selon M. Sambe, ‘’cette convention est unique en son genre (…) dans la région. Cela stipule que le Sénégalais a les mêmes droits qu’un Marocain au Maroc et vice-versa. Et cela est tout à fait exceptionnel et cette convention montre la profondeur des relations’’ entre les deux pays.

    Il estime que ce document matérialise ‘’les relations historiques et naturelles’’ qui ont été forgées depuis plusieurs siècles.

    Le directeur de Timbuktu Institute considère que ‘’ce lien historique entre le Maroc et le Sénégal est un lien précieux qu’il faut d’ailleurs préserver pour le bien de ces relations exceptionnelles qui doivent inspirer l’Afrique à l’heure où on est en train de s’imaginer les voies d’une plus grande intégration’’.

    La coopération sénégalo-marocaine est un bel exemple pour que les pays africains puissent bâtir des synergies et aller à une plus forte intégration des peuples.

    L’ambassadeur du Royaume du Maroc à Dakar, Hassan Naciri, a salué ‘’la portée unique’’ de cette convention signée sous l’impulsion visionnaire du président Senghor et du Roi Hassan II.

    ‘’Aujourd’hui, nous célébrons un pacte fondateur qui incarne non seulement la fraternité entre nos deux pays, mais aussi la vision commune de progrès et d’unité pour l’Afrique, héritée des pères fondateurs tels que le roi Hassan II et le président Léopold Sédar Senghor’’, a-t-il rappelé.

    A l’en croire, ces figures ont, à travers cette convention, pris une longueur d’avance sur certains mécanismes tels que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et l’agenda 2063 de l’Union africaine.

    ‘’Se posant en précurseur de l’intégration véritable, (…) en véritables visionnaires, ils avaient décidé que notre destinée ne serait pas celle de la séparation, mais de l’unité inscrite dans un cadre concret de coopération, de solidarité, de partenariat et d’intégration’’, a-t-il relevé.

    L’ambassadeur du Royaume du Maroc, Hassan Naciri estime que cette convention n’est pas suffisamment exploitée par les deux parties alors que grâce à elle,  »un Marocain au Sénégal, tout comme un Sénégalais au Maroc, jouit d’un statut privilégié qui dépasse toutes barrières et incarne la volonté d’intégration et de solidarité qui nous unit’’.

    Ismaïla Madior Fall, ancien ministre des Affaires étrangères sous le régime de Macky Sall a relevé la profondeur de l’âme des relations entre le Sénégal et le Maroc qui partagent des liens spirituels exceptionnels.

    Il a suggéré la vulgarisation de cette instrument juridique qui n’est pas très bien connu de même qu’une étude scientifique pour mesurer l’effectivité de cette convention afin de voir les acquis et les gaps à combler.

    ‘’Le texte a traversé le temps. Ce texte vit dans un environnement où le Sénégal est engagé dans d’autres relations telles que la CEDEAO, la ZLECAf, il est important d’organiser une articulation entre cette convention qui date de 1964 et d’autres engagements du Sénégal’’, a-t-il avancé.

    Selon les organisateurs, cette célébration va se faire sur toute année 2025 à Dakar, Rabat, Dakhla et Casablanca avec l’ambition de ‘’transmettre le legs historique de ces relations que les nouvelles générations ne connaissent pas bien’’.

    Ces festivités sont placées sous le thème général : ‘’l’axe Dakar-Rabat, un modèle de partenariat exemplaire, durable’’.

    FD/OID/SKS

  • SENEGAL-COLLECTIVITES-DEVELOPPEMENT / Diourbel : une réunion de partage du référentiel ‘’Sénégal 2050’’ avec les acteurs locaux

    SENEGAL-COLLECTIVITES-DEVELOPPEMENT / Diourbel : une réunion de partage du référentiel ‘’Sénégal 2050’’ avec les acteurs locaux

    Diourbel, 20 fév (APS) – Le gouverneur de la région de Diourbel, Ibrahima Fall, a présidé, jeudi, une réunion de partage du référentiel ‘’Sénégal Vision 2050’’ avec les acteurs locaux, destinée à vulgariser le nouveau cadre des politiques publiques.

    La rencontre tenue dans la salle de réunion de la gouvernance, a réuni des autorités administratives, des élus locaux, des chefs de services techniques déconcentrés ainsi que des responsables d’organisations communautaires de base.

    Selon le gouverneur, cette initiative vise à vulgariser le nouveau cadre des politiques publiques à l’échelle locale.

    ‘’Le processus vient de démarrer, et les services techniques poursuivront ce travail de vulgarisation’’, a-t-il déclaré.

    L’autorité administrative souhaite ainsi permettre aux acteurs locaux de s’approprier la vision du président de la République, notamment à travers la mise en place du pôle territoire que Diourbel va partager avec la région de Louga.

    L’atelier a également permis d’échanger sur les potentialités de la région, notamment dans le domaine agricole.

    Ibrahima Fall a rappelé les projets en cours dans le secteur de l’hydraulique, citant notamment le transfert d’eau du lac de Guiers vers Touba et la révision du réseau hydraulique de la cité religieuse.

    Il a également fait part du projet de création d’une zone industrielle à Touba dédiée au montage de véhicules, ainsi que d’une zone industrielle à Touré Mbonde, axée sur le bâtiment et les travaux publics (BTP).

    Le gouverneur a invité les autorités administratives et les élus locaux des trois départements à organiser des comités de partage sur le référentiel Sénégal ‘’Vision 2050’’.

    Il a également exhorté les maires à adapter leurs documents de planification locale en y intégrant les axes stratégiques de ce référentiel.

    MS/SBS/ASB/OID

  • SENEGAL-FINANCES / Ousmane Sonko va discuter avec les députés du dernier rapport d’audit de la Cour des comptes, vendredi

    SENEGAL-FINANCES / Ousmane Sonko va discuter avec les députés du dernier rapport d’audit de la Cour des comptes, vendredi

    Dakar, 20 (APS) – Le Premier ministre va discuter avec les députés, vendredi 21 février, de l’audit publié la semaine dernière par la Cour des comptes, concernant la gestion des finances publiques entre 2019 et 2024, annonce le communiqué du Conseil des ministres.

    Il va s’agir d’‘’échanger avec les députés sur les enseignements à tirer des constatations graves et des recommandations ressortant du rapport définitif de la Cour des comptes sur l’audit […] des finances publiques’’.

    ‘’Le Premier ministre a fait part au Conseil de son passage à l’Assemblée nationale, vendredi 21 février 2025, au titre des questions d’actualité au gouvernement’’, ajoute le communiqué du Conseil des ministres.

    L’Assemblée nationale annonce, pour sa part, que cette rencontre du gouvernement avec les députés aura lieu à son siège à partir de 16 heures.

    L’audit conduit par la Cour des comptes révèle que le niveau de la dette publique du pays était largement supérieur, entre 2019 et 2023, à celui qu’en donnaient les autorités de l’époque.

    Le rapport publié à la fin de l’audit signale l’existence de tirages sur ressources extérieures supérieurs à ceux affichés par le gouvernement de l’époque, des ‘’disponibilités du Trésor supérieures’’ à celles indiquées par le ministère des Finances et du Budget.

    Des anomalies dans la vente d’immeubles appartenant à l’État ont également été signalées.

    Des enquêtes seront conduites et des poursuites judiciaires menées contre les auteurs présumés des malversations relevées par la Cour des comptes, a déclaré le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, la semaine dernière.

    Selon M. Diagne, ils seront poursuivis en justice pour divers délits : faux en écriture et faux en informatique, détournement de deniers publics et escroquerie sur les deniers publics, blanchiment de capitaux, enrichissement illicite, complicité et recel de ces chefs d’inculpation.

    Plusieurs personnalités, dont d’anciens ministres et d’anciens directeurs généraux, ainsi que des comptables et des ‘’particuliers’’ sont concernés par les enquêtes et les poursuites judiciaires à mener, a-t-il dit.

    ESF/ASG

  • SENEGAL-GOUVERNEMENT / Le Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 19 février 2025

    SENEGAL-GOUVERNEMENT / Le Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 19 février 2025

    Dakar, 19 fev (APS) – Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 19 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

    A l’entame de sa communication, le Président de la République a adressé ses condoléances les plus attristées au Khalif général des Mourides et à la Communauté musulmane suite au rappel à Dieu du Khalif général des Baye FALL, Serigne Amdy Modou Mbenda FALL et de Serigne Moustapha Saliou MBACKE, fils du défunt Khalif général des Mourides Serigne Saliou MBACKE.

    Evoquant les enseignements et les analyses issus de l’audit des finances publiques réalisé par la Cour des Comptes, le Chef de l’Etat a appelé à l’application de mesures conjoncturelles et structurelles urgentes pour renforcer la résilience et la crédibilité de notre système économique, budgétaire, financier et comptable. Il a demandé au Premier Ministre de lui proposer un chronogramme de mise en œuvre de toutes les recommandations du rapport d’audit de la Cour des comptes et de lui faire parvenir, dans les meilleurs délais, un programme spécial de maîtrise des dépenses publiques, en tenant compte des impératifs économiques et sociaux, à court et moyen termes, dictés par le déploiement de la vision « Sénégal 2050 ».

    Le Président de la République a souligné l’importance d’une bonne maitrise des programmes budgétaires, des plans de financement et de trésorerie de l’Etat pour les trois prochaines années, des dépenses fiscales et de la dette publique. Sur ce dernier point, il a demandé au Ministre des Finances et du Budget et au Ministre chargé de l’Economie de proposer, sous la coordination du Premier Ministre, une nouvelle réglementation sur les conditions et modalités d’émission des emprunts de l’Etat ainsi qu’un nouveau cadre organisationnel de pilotage et de gestion de la dette publique. Le Premier Ministre veillera également à la préparation rapide par le Ministre des Finances et du Budget d’un projet de loi rectificative des finances, en perspective du débat d’orientation budgétaire.

    Par ailleurs, le Chef de l’Etat a indiqué au Premier Ministre, au Ministre des Finances et du Budget et au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, l’urgence : – d’asseoir l’intégrité de l’information financière en termes de fiabilité, d’exhaustivité, d’exactitude et de sincérité ; – d’accélérer la digitalisation et l’interopérabilité des systèmes d’informations économiques, financières et comptables de l’Etat ; – de renforcer la supervision du processus de cadrage macroéconomique ; – d’améliorer la planification triennale consensuelle des investissements publics financés sur ressources externes et internes et des partenariats public-privé. Il a indiqué que la situation de vérité assumée est l’occasion d’engager une transformation objective et en profondeur des administrations économiques, financières et comptables de l’Etat et de leurs interrelations avec les partenaires et le système financier. Il en appelle à un véritable changement de paradigme dans la gouvernance administrative, économique, financière et comptable de l’Etat.

    En outre, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre d’engager des concertations avec toutes les forces vives de la Nation, les centrales syndicales, le secteur privé national et le patronat notamment, afin de partager avec précision les conséquences de la situation décrite et de trouver les consensus adaptés à la mise en œuvre soutenable du nouvel agenda de transformation de la gestion des finances publiques, dans la solidarité et la protection sociale des couches vulnérables.

    L’accès à l’eau potable des populations, notamment en milieu rural, doit rester une priorité du Gouvernement. Ainsi, le Président de la République a invité le Premier Ministre à poursuivre les efforts consentis afin d’améliorer l’accès à l’eau potable des populations à des coûts maitrisés. Il a salué la tenue récente des concertations nationales sur le secteur de l’eau et appelé à l’accélération de la mise en œuvre d’un plan d’action global visant la sécurisation de la ressource mais également le déploiement d’un schéma hydraulique national qui intègrera, à terme, tous les systèmes d’approvisionnement en eau en zone urbaine, péri-urbaine et rurale.

    Dès lors, il a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de réviser le cadre de gestion des délégations de service public en eau potable en milieu rural et de renforcer l’entretien et le renouvellement des forages et infrastructures hydrauliques. Le Ministre en charge de l’Hydraulique veillera également à la transparence concernant la tarification des services et la gestion des concessions.

    Dans la dynamique d’aménagement et de réalisation des « autoroutes de l’eau », le Gouvernement devra anticiper la réflexion sur le modèle économique du secteur couvrant le volet assainissement (eaux usées et eaux pluviales) et la montée en puissance des projets « d’unités de dessalement ». Il s’agit, surtout, de conforter la place des collectivités territoriales et des populations dans la gouvernance inclusive du secteur. A ce titre, le Chef de l’Etat a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de refonder la politique d’hydraulique urbaine, d’élargir de façon maitrisée le périmètre dit « affermé » au regard de l’urbanisation accélérée du territoire national et des défis climatiques nouveaux qui appellent la révision de la gouvernance stratégique, technique et financière de l’assainissement.

    A ce sujet, il a instruit le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement d’engager les actions urgentes pour assurer le fonctionnement efficace des services et réseaux relevant de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS).

    Par ailleurs, le Président de la République a indiqué au Gouvernement, l’urgence de prendre les mesures nécessaires pour renforcer la prévention et la lutte contre les inondations.

    Il a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement d’engager, au plus tôt, les opérations pré-hivernage et de définir les mesures urgentes en matière de prévention et de gestion des inondations, notamment au niveau des zones et sites identifiés sensibles.

    Le Chef de l’Etat a rappelé également au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement l’impératif de finaliser le projet de loi portant Code de l’eau. Cette loi en perspective va renforcer la préservation de nos ressources naturelles en eau et la transparence dans leur gouvernance inclusive. Une Autorité de régulation du secteur de l’eau sera également mise en place. Pour clore ce chapitre, le Président de la République a informé qu’il procédera, le vendredi 21 février 2025 à Koungheul, au lancement du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Bassin versant du Nianijia Bolong (PROMOREN).

    Enfin, le Chef de l’Etat est revenu sur sa participation, en Ethiopie, au 38ème Sommet de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (UA) qui s’est tenu les 15 et 16 février 2025 et aux célébrations de l’indépendance de la République sœur de Gambie, à l’invitation de son homologue Adama BARROW, pour témoigner notre solidarité et notre fraternité au peuple gambien dont le destin est lié à celui du Sénégal.

    Dans sa communication, le Premier Ministre a fait part au Conseil de son passage à l’Assemblée nationale le vendredi 21 février 2025 au titre des questions d’actualité au Gouvernement, en vue notamment d’échanger avec les députés sur les enseignements à tirer des constatations graves et des recommandations ressortant du Rapport définitif de la Cour des Comptes sur « l’audit du Rapport sur la situation des finances publiques, Gestions de 2019 au 31 mars 2024 », notamment les mesures conservatoires et correctives. Le Premier Ministre a relevé les indications contenues dans le Rapport, relatives à la suite que la Cour des Comptes envisage de donner aux faits présumés constitutifs de fautes de gestion, de gestion de fait ou d’infractions à caractère pénal.

    Conformément aux directives du Chef de l’Etat, il a instruit le Ministre des Finances et du Budget de prendre les dispositions appropriées en vue de la mise en œuvre diligente des mesures correctives requises, sans délais, aux fins de rendre opérationnelles lesdites recommandations. Dans ce cadre, il conviendra d’accorder une attention particulière à l’intégrité et à la transparence des processus décisionnels et des relations fonctionnelles au sein des régies financières.

    Le Premier Ministre a relevé qu’au-delà de l’amélioration de la gouvernance budgétaire et financière des deniers publics, le Gouvernement entend mettre en œuvre les mesures correctives requises à court terme, portant sur la rationalisation des dépenses publiques et la réduction du train de vie de l’Etat. Il a souligné que conformément aux orientations du Président de la République, il tiendra la première rencontre entre le Gouvernement et les partenaires sociaux, le jeudi 27 février 2025, en vue d’assurer la mobilisation de l’ensemble des forces vives de la Nation dans l’œuvre de redressement économique et financier du pays.

    Cette rencontre, qui constituera le point de départ d’un dialogue inclusif, franc et patriotique, réunira autour du Gouvernement, les syndicats, les organisations d’employeurs et de la société civile, les Institutions de la République, les dirigeants d’entreprises, des organismes nationaux, des associations et des amicales.

    Revenant sur le déploiement des projets et programmes du Référentiel Vision Sénégal 2050, au titre de la période quinquennale 2025-2029, le Premier Ministre a exhorté les Ministres à accorder une attention particulière à la finalisation des feuilles de route et au démarrage, dans les meilleurs délais possibles, des projets à initialiser en 2025.

    Enfin, le Premier Ministre a rendu compte au Conseil de la poursuite des travaux du Comité de commémoration en décembre 2024 du 80ème anniversaire du Massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye.

    À cet égard, il a rappelé que le Président de la République a, par décret en date du 13 janvier 2025, élevé le cimetière militaire de Thiaroye en cimetière national et institué la date du 1er décembre « Journée des tirailleurs sénégalais ». Le Premier Ministre a également indiqué la prise en charge par les ministères concernés des quatre (04) autres mesures prises par le Chef de l’Etat pour cristalliser dans la mémoire collective ce tragique événement. Il s’agit du mémorial Thiaroye 44, du centre de documentation, de la désignation de rues et places publiques au nom des victimes de cet événement et de l’introduction, dans les curricula, de l’enseignement de cette histoire.

    S’agissant de la manifestation de toute la vérité sur le nombre de victimes, le Premier Ministre a informé le Conseil que les compléments d’informations requis sont toujours attendus. Devant cette contrainte, des fouilles archéologiques seront entreprises.

    AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :

     Le Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a fait une communication sur la sortie des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la CEDEAO ;

     Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur l’approvisionnement du marché en denrées ;

     Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait le point sur la situation de la campagne de commercialisation de l’arachide, le suivi de la campagne horticole et la préparation de la journée nationale de l’Élevage ;

     Le Secrétaire d’Etat au développement des Petites et Moyennes Entreprises a fait une communication sur la 4ème édition du Forum de la PME dans le cadre de la stratégie nationale de promotion et de développement des PME/PMI.

    AU TITRES DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES,
    Le Conseil a examiné et adopté :

     Le projet de décret autorisant le Président de la République à ratifier la convention régissant la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest africaine adoptée le 31 mars 2023 à Dakar ;

     Le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité de Gouvernance du Numérique « GouvNum ».

    AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES,

    Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

    Au titre du Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires étrangères

    • Monsieur Mame Baba CISSE, Conseiller des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, matricule de Solde 516 903/B, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de la Commission de l’Union européenne, en remplacement de Monsieur Baye Moctar DIOP, appelé à d’autres fonctions ;
    • Monsieur Malick DIOUF, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde 605 799/D, précédemment Ambassadeur, Secrétaire général adjoint du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal, auprès de Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, en remplacement de Monsieur Khare DIOUF, appelé à d’autres fonctions.
    • Monsieur Samba Dialigué BALDE, chancelier des Affaires étrangères principal matricule de solde 620 663/A, précédemment Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Niger, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Pointe-Noire, en remplacement de Monsieur Issa WAGUE.

    Le Ministre de la Formation professionnelle et technique, Porte-Parole du Gouvernement
    Amadou Moustapha Njekk SARRE

  • SENEGAL-JUSTICE-LEGISLATION / Thierno Alassane Sall dépose une proposition de loi pour l’abrogation de la loi d’amnistie

    SENEGAL-JUSTICE-LEGISLATION / Thierno Alassane Sall dépose une proposition de loi pour l’abrogation de la loi d’amnistie

    Dakar, 19 fév (APS) – Le député de la coalition Senegaal Kessé (opposition) a annoncé avoir déposé une proposition de loi visant à faire annuler la loi d’amnistie portant sur les faits liés aux manifestations politiques entre 2021 et 2024 sous le régime de Macky Sall.

    « Aujourd’hui, j’ai déposé une proposition de loi visant l’abrogation de la loi d’amnistie », a-t-il déclaré, mardi, sur X en joignant la lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye.

    Selon lui, « il appartient désormais à l’Assemblée nationale de décider du sort de cette initiative, conformément à la procédure législative ».

    Le député non aligné s’engage à suivre de près l’évolution de dossier au niveau des instances parlementaires.

    Thierno Alassane Sall n’a pas manqué d’inviter ses « collègues députés à se joindre à cette démarche afin que le débat parlementaire permette de garantir pleinement les exigences de justice et de responsabilité ».

    Dans la lettre soumise au président de l’Assemblée nationale, il explique que « cette proposition de loi est accompagnée d’une note relative à l’irrecevabilité financière prévue à l’article 82, alinéa 2 de la Constitution et à l’article 60, alinéa 6 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale ».

    La loi d’amnistie en question, votée le 6 mars 2023 et promulguée six jours plus tard, concerne les faits se rapportant aux manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024, lesquelles ont occasionné de nombreux décès et donné lieu à des dizaines d’arrestations d’opposants.

    Cette loi d’amnistie avait ouvert la voie à la libération d’Ousmane Sonko et du candidat de son parti à la présidentielle du 24 mars 2024, Bassirou Diomaye Faye.

    De nombreuses voix s’élèvent pour réclamer son abrogation.

    Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a annoncé en décembre 2024, le dépôt prochain à l’Assemblée nationale d’un projet de loi portant abrogation de la loi d’amnistie.

    « Il sera proposé à votre illustre assemblée un projet de loi rapportant la loi d’amnistie votée le 6 mars 2024 par la précédente législature pour que toute la lumière soit enfin faite et les responsabilités établies de quelque bord qu’elles se situent. Il ne s’agit pas ici, de chasse aux sorcières. Aucun sentiment de revanche ne nous anime, loin de là. Il s’agit uniquement de justice, pilier sans lequel aucune paix sociale ne peut être garantie », avait dit Ousmane Sonko, s’exprimant dans le cadre de sa déclaration de politique générale.

    La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la torture, Dr Alice Jill Edwards, a invité, récemment, l’Etat du Sénégal à abroger la loi d’amnistie.

     »Je demande instamment au Sénégal d’abroger la loi d’amnistie qui accorde une immunité de poursuite aux personnes qui auraient été impliquées dans le recours à une force excessive et dans d’autres violations des droits de l’homme commises lors des manifestations entre mars 2021 et février 2024 », a déclaré Mme Edwards à la fin d’une mission de dix jours au Sénégal.

    Selon elle, le gouvernement  »a l’obligation d’établir la vérité sur ces événements, de rendre justice et d’accorder des réparations aux victimes dans les meilleurs délais ».

     »Il faudra se pencher davantage sur certaines accusations portées contre certaines personnes, qu’elles soient inventées, fabriquées ou réelles », a affirmé la Rapporteuse spéciale des Nations Unies.

    FD/HK/OID

  • SENEGAL-GAMBIE-COMMEMORATION / Bassirou Diomaye Faye a participé à la fête de l’indépendance de la Gambie

    SENEGAL-GAMBIE-COMMEMORATION / Bassirou Diomaye Faye a participé à la fête de l’indépendance de la Gambie

    Dakar, 18 fév (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a déclaré avoir pris part, ce mardi, à Banjul, à la célébration du 60e anniversaire de l’accession de la Gambie à l’Indépendance.

     »Je me suis rendu à Banjul (Gambie) pour honorer l’invitation de mon frère le président Adama Barrow à l’occasion de la célébration de la fête nationale », a déclaré le chef de l’Etat sur X.

    Le président Faye a rappelé ‘’les liens de parenté historiques et indéfectibles’’ que le Sénégal partage avec la Gambie.

    Le président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embaló, et d’autres autorités ont pris part à ces festivités qui se sont déroulées au McCarthy Square de Banjul.

    FD/OID

  • SENEGAL-INSTITUTIONS / Questions d’actualité : le gouvernement face aux députés, vendredi

    SENEGAL-INSTITUTIONS / Questions d’actualité : le gouvernement face aux députés, vendredi

    Dakar, 18 fev (APS) – Le Premier ministre et son gouvernement feront face aux députés, vendredi, pour répondre aux questions d’actualité, a annoncé le Bureau d’Information et de Communication du Gouvernement du Sénégal (BIC-GOUV).

    La séance est prévue à partir de 9h.

    OID

     

     

  • SENEGAL-FINANCES-POLITIQUE / Audit de la Cour des comptes : Pastef dénonce ‘’un carnage financier’’ des ex-dirigeants du pays, l’APR parle d’une ‘’machination’’

    SENEGAL-FINANCES-POLITIQUE / Audit de la Cour des comptes : Pastef dénonce ‘’un carnage financier’’ des ex-dirigeants du pays, l’APR parle d’une ‘’machination’’

    Dakar, 14 fév (APS) – Pastef, le parti au pouvoir, réagissant aux malversations relevées par la Cour des comptes sur les finances publiques sénégalaises entre 2019 et mars 2024, a dénoncé un ‘’carnage financier sans précédent’’, tandis que l’APR, l’ex-parti au pouvoir, fustige une ‘’machination’’ menée par les dirigeants actuels du pays contre leurs prédécesseurs.

    ‘’Nous avons assisté à un carnage financier sans précédent, à un constat effarant, à des faits extrêmement graves’’, a soutenu Daouda Ngom, le coordonnateur du Mouvement national des cadres de Pastef, lors d’une conférence de presse.

    ‘’Les Sénégalais sont sidérés’’ par ces ‘’écarts’’ entre les données fournies par la Cour des comptes et celles publiées par les ex-dirigeants du pays, a ajouté M. Ngom.

    D’autres cadres de Pastef, dont le député Mohamed Ayib Daffé, Bassirou Kébé, le directeur général de la SN HLM, et Babo Amadou Ba, celui du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique, ont pris part à la conférence de presse.

    ‘’L’histoire vient encore de donner raison au Premier ministre, Ousmane Sonko, qui avait décrit cette situation’’, a poursuivi Daouda Ngom, également ministre de l’Environnement et de la Transition écologique.

    ‘’Nous sommes face à de graves crimes’’, a soutenu Mohamed Ayib Daffé, assurant le gouvernement du ‘’soutien de Pastef’’, concernant la suite à donner à l’audit de la Cour de la Cour des comptes.

    L’ex-parti au pouvoir, l’APR, a dénoncé une ‘’machination’’ des dirigeants actuels du pays contre leurs prédécesseurs.

    ‘’Ce rapport, nous le rejetons […] pour sa forme, son fonds et sa finalité’’, a argué la députée Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, ancienne ministre, proche de l’ex-président de la République, Macky Sall.

    ‘’Les complaintes et les tentatives de justification d’un échec’’

    Pape Malick Ndour, militant de l’APR et ancien ministre de la Jeunesse, a dénoncé ‘’les complaintes et les tentatives de justification […] d’un échec’’ des autorités actuelles du pays.

    Avec l’audit réclamé à la Cour des comptes, elles cherchent à ‘’justifier’’ leur ‘’inaction’’ et leur ‘’échec’’, a soutenu M. Ndour.

    Des poursuites judiciaires seront menées contre les auteurs présumés des malversations relevées par la Cour des comptes, a déclaré, jeudi, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne.

    Selon M. Diagne, ils seront poursuivis en justice pour divers délits : faux en écriture et faux en informatique, détournement de deniers publics et escroquerie sur les deniers publics, blanchiment de capitaux, enrichissement illicite, complicité et recel de ces chefs d’inculpation.

    Plusieurs personnalités, dont d’anciens ministres et d’anciens directeurs généraux, ainsi que des comptables et des ‘’particuliers’’ sont concernés par les enquêtes et les poursuites judiciaires à mener à la suite de la publication de l’audit de la Cour des comptes, a-t-il dit lors du point de presse.

    ‘’Des anomalies relatives à des rattachements de recettes’’

    L’audit montre que ‘’l’encours de la dette est supérieur à celui affiché dans les documents de reddition. L’encours total de la dette de l’administration centrale budgétaire s’élève à 18.558,91 milliards de francs CFA au 31 décembre 2023 et représente 99,67 % du PIB’’, a noté la Cour des comptes.

    La mission de certification d’un rapport de l’Inspection générale des finances, par la Cour des comptes, ‘’a abouti aux principales constatations suivantes : tirages sur ressources extérieures supérieurs à ceux affichés dans le rapport du gouvernement ; encours de la dette supérieur à celui figurant dans le rapport du gouvernement ; disponibilités du Trésor supérieures à celles indiquées’’ par le ministère des Finances et du Budget, constatent les auteurs de l’audit.

    Ils affirment avoir relevé ‘’les constatations ci-après : des discordances sur les données de l’amortissement, de l’encours de la dette publique et des disponibilités bancaires ; des anomalies constatées dans les surfinancements ; des pratiques impactant la trésorerie de l’État ; des manquements dans la gestion des dépôts à terme’’.

    L’institution chargée du contrôle des finances publiques a relevé aussi ‘’des anomalies relatives à des rattachements de recettes’’, une absence de rapports d’évaluation des dépenses fiscales en 2022 et 2023 ‘’contraire’’ à la règlementation de l’UEMOA, des transferts de crédits contraires aux règles en la matière, etc.

    HK/FD/ESF

  • SENEGAL-POLITIQUE-FICHIER / Près de 3 millions de Sénégalais détiennent une carte biométrique sans données électorales (DGE)

    SENEGAL-POLITIQUE-FICHIER / Près de 3 millions de Sénégalais détiennent une carte biométrique sans données électorales (DGE)

    Dakar, 14 fév (APS) – Quelque 2 millions 900 mille Sénégalais disposant d’une carte d’identité nationale biométrique CEDEAO sans données électorales ne peuvent pas voter, a déclaré, vendredi à Dakar, le Directeur général des Elections, Biram Sène.

    ‘’Avant la révision, la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF) avait fait une étude (…) qui a fait état de 2 millions 900 mille personnes qui disposent de la carte d’identité biométrique CEDEAO mais qui n’ont pas de données électorales’’, a-t-il dit.

    Il s’exprimait au cours d’une conférence de presse sur la révision ordinaire des listes électorales prévue du 1er février au 31 juillet.

    Cela veut dire, selon lui, qu’il y a beaucoup de Sénégalais qui n’ont pas encore la possibilité de pouvoir voter.

    Biram Sène a rappelé qu’en 2021, à l’issue du dialogue national, les acteurs politique avaient convenu de faire l’inscription sur les listes électorales avec la carte d’identité nationale et non avec l’extrait de naissance qui pose beaucoup de problème.

    Les acteurs politiques voulaient que l’extrait de naissance soit utilisé ‘’mais l’administration électorale avait dit que l’extrait de naissance n’était pas fiable, il fallait avoir d’abord la carte d’identité biométrique pour pouvoir s’inscrire sur les listes électorales’’.

    Cette décision a été acceptée puis actée dans le Code électoral et c’est la raison pour laquelle sur ces cartes, il est mentionné : ‘’personne non inscrite sur les listes électorales’’, a expliqué Biram Sène, relevant que ‘’la majeure partie de ces gens sont appelés des primo-votants’’.

    Il a rappelé que la loi de 2016 sur la carte d’identité biométrique CEDEAO prévoit que tout Sénégalais qui a cinq ans peut avoir la carte. La carte d’identité devient obligatoire pour un citoyen âgé de 15 ans.

    Le directeur général des élections considère que beaucoup de Sénégalais ne se sont pas inscrits sur les listes électorales si l’on se réfère à la taille de la population.

    ‘’Le dernier recensement de l’ANSD (Agence nationale de la statistique et de la démographie) montre que la population sénégalaise en 2025 était de 18 millions d’habitants alors que le fichier électoral est à plus de 7 millions’’, a-t-il indiqué.

    Biram Sène a renseigné que certaines personnes décident délibérément de pas être sur les listes électorales puisque ‘’le vote n’est pas obligatoire au Sénégal’’.

    FD/OID/AB