Catégorie : Politique

  • [DEPÊCHE/VIDEO] : Suspension de Walf TV – le CNRA,  »inflexible et droit dans ses bottes »

    [DEPÊCHE/VIDEO] : Suspension de Walf TV – le CNRA,  »inflexible et droit dans ses bottes »

    Dakar, 19 fév (APS) – Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) déclare être « constant et déterminé » à « ne laisser personne diffuser, pendant des heures et en live, des scènes de violence impliquant des enfants et des adolescents ».

    Dans une déclaration, le CNRA, « droit dans ses bottes », se veut « inflexible » sur cette question qui ne devrait pas être politisée, selon le texte reçu de son président, Babacar Diagne.

    « L’organe de régulation des médias ne laissera personne diffuser, pendant des heures et en live, des scènes de violence impliquant des enfants et des adolescents », lit-on  dans cette déclaration faisant allusion à la décision du CNRA de suspendre, le 10 février dernier et pendant sept jours, la diffusion des programmes de Walf TV.

    Il reproche à cette télévision privée d’avoir diffusé « en boucle des images montrant des violences » à Mbacké (centre), « en violation totale de la réglementation » du secteur de l’audiovisuel.

    Le CNRA avait prévenu dans sa décision qu’en cas de récidive, après la reprise de la diffusion de ses programmes, Walf TV « pourrait voir sa convention résiliée définitivement ».

    Les reproches faits par le CNRA à Walf TV découlent de la couverture d’un rassemblement que le Pastef, le parti de l’opposant Ousmane Sonko, tenait à Mbacké, le 10 février.

    Les forces de l’ordre ont empêché la tenue de la rencontre de M. Sonko, maire de Ziguinchor (sud) et candidat à l’élection présidentielle de 2024, avec ses partisans.

    Interdits d’accéder au boulevard où devait se tenir leur manifestation, l’opposant et ses partisans ont rebroussé chemin en parcourant les rues de la ville à bord de plusieurs voitures.

    « Sur cette question, en dépit des rassemblements et autres vociférations, le CNRA restera constant et déterminé », assure le régulateur dans sa déclaration transmise dimanche à l’APS.

    Babacar Diagne affirme que « l’argument du ‘temps d’antenne vendu’ avancé comme ligne de défense par Walf TV est tout simplement inacceptable, d’autant plus qu’il y a deux ans, l’entreprise avait été mise en demeure et sanctionnée pour des faits de même nature ».

    « Nous sommes devant un cas de récidive », soutient le régulateur en faisant valoir que les dégâts de la violence à l’écran sur les enfants et les adolescents sont « un fait indiscutable, prouvé scientifiquement ». « Aussi ne pourrait-il y avoir de spécificité sur cette question. Aucun régulateur au monde ne l’accepterait », argue Babacar Diagne.

    « Il s’agit de l’avenir de nos enfants et de notre pays »

    Il dit refuser de s’arrêter « sur les comparaisons tout à fait inadéquates entre les événements du Capitole et des Gilets jaunes survenus dans des pays où l’enfance est très protégée ».

    Le président du CNRA fait allusion à l’attaque perpétrée contre le Capitole, le siège du pouvoir législatif américain, à Washington, par des personnes présentées comme des partisans de l’ancien président américain Donald Trump.

    Cet assaut du 6 janvier 2021 s’inscrivait dans un contexte de contestation des résultats de l’élection présidentielle américaine de 2020.

    Babacar Daigne laisse de même entendre que les faits pour lesquels le signal de Walf TV a été suspendu ne sont pas comparables au mouvement social apparu en France à partir d’octobre 2018, dont les Gilets jaunes – nom donné par allusion aux gilets de couleur jaune portés par les manifestants – sont la pointe contestataire.

    Le groupe Walfadjri, se disant victime d’un « acharnement », a organisé vendredi un sit-in de contestation auquel avaient participé des hommes politiques, mais aussi des personnalités des médias et de la société civile.

    Certains participants à ce rassemblement ont comparé la couverture médiatique des événements du Capitole et des manifestations des Gilets jaunes avec la manière dont Walf TV a retransmis le rassemblement interdit de Pastef.

    “Je comprends la propension de nos compatriotes à politiser toutes les questions mais celle-ci ne saurait être politisée, a commenté Babacar Diagne. Il s’agit de l’avenir de nos enfants et de notre pays.”

    MTN/BK/ESF/ASG

  • Mbacké : des responsables de la coalition présidentielle regrettent les récentes manifestations des partisans d’Ousmane Sonko

    Mbacké : des responsables de la coalition présidentielle regrettent les récentes manifestations des partisans d’Ousmane Sonko

    Mbacké, 19 fév (APS) – Des responsables politiques de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY, au pouvoir) du département de Mbacké (centre), ont déploré la tournure violente des récentes manifestations des partisans de PASTEF dans leur localité, exigeant des  »excuses publiques » de la part de leur leader Ousmane Sonko.

    ‘’Nous avons tous constaté les événements hautement regrettables qui ont eu lieu le vendredi 10 février, où nous avons vu des personnes venant de l’extérieur de la ville, envahir notre espace sacré rompant avec tous nos codes et valeurs, en troublant l’ordre public en manifestant violement malgré les recommandations de notre guide bien aimé Sérigne Mountakha Mbacké’’, lit-on dans la déclaration de la coalition lue au cours d’une conférence de presse tenue samedi.

    ‘’Condamnant’’ ces actes, les responsables politiques de Benno Bokk Yaakar du département ‘’exigent’’ des partisans du parti les Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) de présenter des ‘’excuses publiques’’ suite à ces manifestations.

    ‘’Cette fureur nous est inconnue, éloignée et nous répugne. A cet effet, nous exigeons que des excuses publiques sans ambages soient exprimées par le leader de Pastef et de la coalition Yewwi’’, a insisté le maire de Taif par ailleurs haut-conseiller Mbaye Tine qui a lu la déclaration.

    Ministre conseiller auprès du président de la République, Cheikh Abdoul Ahad Mbacké Gaindé Fatma qui a présidé cette rencontre, a annoncé que l’organisation d’un meeting régional est en gestation pour investir Macky Sall en vue de l’élection présidentielle du 25 février 2024.

    Pour mieux structurer la coalition au pouvoir, le ministre conseiller a également annoncé la mise en place d’un cadre appelé ‘’Coordination des responsables de la coalition Benno Bokk Yaakar du département de Mbacké’’ qui va tenir ‘’des réunions tous les mois mettant en place un plan d’action’’.

    Le haut conseiller Abdou Lahad Seck Sadaga, le représentant du maire de Mbacké Gallo Bâ entre autres responsables et alliés de la coalition ont pris part à cette conférence de presse qui s’est déroulée au Centre national d’assistance et de la formation de la femme (CENAF) de Mbacké.

    Le 10 février dernier, des heurts entre des partisans de l’opposant Ousmane Sonko et les forces de l’ordre  sont survenus entre Touba et Mbacké. Plusieurs personnes ont été interpellées suite à ces manifestations.

    CGD/ADC

  • Demba Kandji souligne le rôle de la médiation dans la défense des droits des citoyens

    Demba Kandji souligne le rôle de la médiation dans la défense des droits des citoyens

    Dakar, 14 fév (APS) – Le médiateur de la République, Demba Kandji, a insisté mardi, à Dakar, sur rôle de la médiation dans la défense des droits des administrés, des usagers et des citoyens.

     

    « Intercesseur par détermination de la loi, le Médiateur de la République reste, par ailleurs, défenseur des droits des administrés, des usagers et des citoyens’’, a dit le magistrat lors de la journée d’interpellation du médiateur.

    M. Kandji a rappelé que cette défense des droits se fait notamment contre les dysfonctionnements administratifs, la mal administration ainsi que les abus de pouvoirs.

    Au-delà de la diversité des appellations, des contextes spécifiques ayant présidé à la naissance de chaque institution de médiation, “il y a l’ardent désir fédérateur de protéger les droits des citoyens, de participer au renforcement de l’Etat de droit, de travailler à la pacification”, a-t-il expliqué.

    « Les médiateurs de la République, les Ombudsman et défenseurs de droits, de manière inlassable, quotidiennement, par la gestion des réclamations, par leurs plaidoyers, les propositions et recommandations insufflent dans les cœurs, instillent dans les esprits la culture du dialogue, l’équité, etc.’’, a-t-il indiqué.

    ‘’Non seulement on va essayer de voir comment vulgariser le rôle et la responsabilité de la médiature, mais aussi essayer de voir quelle est sa position sur la situation pré-électorale’’, a pour sa part, soutenu, le représentant du Conseil des ONG d’appui au développement (CONGAD), Ibrahima Diome.

    Il s’agit de savoir quelle est la position de la médiature pendant cette période des tensions pré-électorales qui inquiètent particulièrement les citoyens, a-t-il précisé.

    ‘’La médiature, c’est le règlement de conflit, c’est accepter d’abord qu’il y a un problème et essayer d’en apporter des solutions à ces tensions politiques’’, a-t-il avancé.

    Il a appelé à discuter avec tous les acteurs pour les ramener à la raison, en vue d’éviter des pertes en vies humaines, comme lors des élections de 2000 et 2012.

     

     

    AMN/ASB/ASG