Catégorie : Politique

  • SENEGAL-POLITIQUE-ELECTION / La révision ordinaire des listes électorale prévue du 1er février au 31 juillet (DGE)

    SENEGAL-POLITIQUE-ELECTION / La révision ordinaire des listes électorale prévue du 1er février au 31 juillet (DGE)

    Dakar, 14 fév (APS) – La révision ordinaire des listes électorales est prévue du 1er février au 31 juillet sur toute l’étendue du territoire nationale, a annoncé, vendredi, à Dakar, le directeur général des Élections, Biram Sène.

    ‘’En application dispositions [en la matière], la révision ordinaire des listes électorales aura lieu sur toute l’étendue du territoire national du 1er février au 31 juillet 2025. Elle sera assurée par des commissions administratives à raison d’une commission au moins par commune’’, a-t-il dit.

    Le directeur général des Élections s’exprimait au cours d’une conférence de presse sur la révision ordinaire des listes électorales pour l’année en cours.

    ‘’Pour cette année, la loi nous oblige de faire une révision ordinaire parce que l’article L37 du Code électoral prévoit que la révision des listes électorales est permanente. Elle doit se faire chaque année’’, a déclaré M. Sène.

    Cette révision initiée par l’administration électorale et la direction générale des Élections est exécutée par les commissions électorales instituées par des autorités administratives, notamment les préfets et les sous-préfets.

    Pour un meilleur enrôlement des citoyens, près de 568 commissions sont actuellement implantées dans les communes ; et ‘’ce nombre de commissions peut augmenter jusqu’à 600’’ avant la fin de la révision ordinaire, a assuré le directeur général des élections.

    Biram Sène a signalé que du 1er au 10 juillet les commissions vont procéder à l’enregistrement des opérations, et la période du 11 juillet au 30 juillet sera consacrée au règlement des contentieux.

    Le directeur de Elections a également rappelé l’organisation d’une opération des demandes de modification d’adresse électorale ou de circonscription électorale, précisant que ‘’pour les opérations de modification de l’adresse électorale, la personne doit produire un acte qui prouve son appartenance à la collectivité’’.

    Il a notamment fait savoir que les militaires et paramilitaires, qui ont un statut particulier, peuvent changer de statut en produisant un document à cet effet, de même que les citoyens devenus militaires.

    Biram Sène a en outre fait état des différents cas de radiation prévue par le code électoral et les voies de recours pour une réintégration sur les listes avant la publication définitive.

    En plus de l’électeur frappé par une incapacité juridique, la radiation concerne également les personnes décédées et le citoyen qui veut changer sa nationalité sénégalaise.

    Le directeur général des Elections a appelé les Sénégalais à s’inscrire sur les listes ‘’car c’est un acte citoyen’’, a-t-il dit.

    Une caravane va sillonner les régions durant dix jours dans le cadre d’une campagne de sensibilisation visant à atteindre le plus grand nombre de citoyens.

    A croire Biram Sène, cette révision ordinaire annuelle prévue sur six mois ne doit pas être confondue avec la révision exceptionnelle qui émane d’un décret du président de la République avant chaque élection générale.

    Pape Birame Sène, chef de la Division communication et des relations publiques de la direction des Elections, Abdou Aziz Sarr, directeur des opérations électorales, ont pris part à la rencontre d’information avec les journalistes.

    FD/ABB/OID

  • SENEGAL-AFRIQUE-INTEGRATION / Bassirou Diomaye Faye à Addis Abeba pour le 38e Sommet de l’UA

    SENEGAL-AFRIQUE-INTEGRATION / Bassirou Diomaye Faye à Addis Abeba pour le 38e Sommet de l’UA

    Dakar, 14 fév (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé à Addis Abéba où il doit prendre part à la 38e Session de l’Union africaine qui s’ouvre samedi dans la capitale éthiopienne.

    Cette 38ᵉ session ordinaire se tient sur deux jours sous le thème :  »Année de la justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par le biais de réparations ».
    La présidence sénégalaise annonce qu’en marge de la rencontre, Bassirou Diomaye Faye participera à des réunions de haut niveau notamment sur le financement de la santé et le mécanisme africain d’évaluation par les pairs. Il aura également des entretiens bilatéraux avec plusieurs de ses collègues et des responsables d’organisations internationales, selon la même source.

    L’Union africaine renseigne que ‘’diverses parties prenantes de toute l’Afrique et du monde entier’’ prendront part à ces rencontres ‘’afin d’aborder les questions cruciales auxquelles sont confrontées les nations africaines’’.

    Le 38ᵉ sommet de l’Union africaine est annoncé comme ‘’un événement vital pour le continent africain’’, lors duquel les dirigeants africains vont discuter et élaborer des stratégies de prise en charge de questions urgentes concernant plusieurs pays.

    Les chefs d’Etat devront également élire le successeur de Moussa Faki Mahamat qui achève un second mandat de 4 ans à la tête de la commission de l’UA.

    Trois candidats sont en lice : Raila Odinga (Kenya), Richard Randriamandrato (Madagascar) et Mahamoud Ali Youssouf (Djibouti).

    L’Union africaine dit espérer que cette 38ᵉ session ‘’catalysera une ère d’engagement renouvelé et d’esprit de collaboration entre les nations africaines’’.

    La 46e session ordinaire du conseil exécutif de l’Union africaine qui s’est tenue, mercredi et jeudi, a procédé à l’adoption de l’ordre du jour de la réunion des chefs d’État.

    Au total, 55 Etats du Continent africain appartiennent à cette organisation intergouvernementale.

    FD/OID

  • SENEGAL-SOCIETE / Des ONG initient un cadre de prévention de paix et de sécurité

    SENEGAL-SOCIETE / Des ONG initient un cadre de prévention de paix et de sécurité

    Dakar, 13 fév (APS) – Des organisations de la société civile ont initié, jeudi, une instance d’échanges et de partage aux fins de créer un cadre de prévention, de paix et de sécurité, dénommé « Sax Jamm », a constaté l’APS.

    « Ce cadre a pour objectif de sensibiliser toutes les parties prenantes à une consommation responsable de l’information, favorisant ainsi une participation éclairée des électeurs et, au-delà, des citoyens », a déclaré le coordonnateur du Consortium des organisations de la société civile, Ababacar Fall.

    Le coordonnateur du GRADEC s’exprimait à la cérémonie de création de ce cadre axé sur la prévention de la désinformation et des propos haineux.

    Ce groupe d’ONG qui en est l’initiateur, est composé du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE), de l’ONG 3D et du Groupe de recherche et d’appui-conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (GRADEC).

    Ababacar Fall estime que « la création d’un cadre d’échanges entre les autorités, les médias et la société civile vise à prévenir et à atténuer les discours et propos haineux devient une urgence ».

    « Ce cadre cherchera à responsabiliser les journalistes en tant que catalyseurs et façonneurs d’une opinion publique », tout en encourageant aussi la diversité des opinions et en renforçant la responsabilité des médias envers le public, a-t-il poursuivi.

    Il a annoncé qu’un « système de relais d’informations efficace sera mis en place pour faciliter la collaboration entre journalistes et organisations de la société civile, permettant une vérification rapide et une diffusion précise des informations ».

    Le vice-président du comité de pilotage, Moundiaye Cissé, souligne que ce programme va mobiliser un relais dans chaque département pour mener des actions avec les autorités locales, dans le cadre de la prévention et de la paix au niveau des localités.

    Des ambassadeurs seront choisis au sein des universités du Sénégal pour mener des actions.

    « Nous allons travailler à mettre en place des ambassadeurs de la paix et de la sécurité avec une mission de prévention au niveau des universités », a soutenu M. Cissé, selon qui le programme en question prévoit de travailler avec les forces de défense et de sécurité.

    Le président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), Mamadou Oumar Ndiaye, a salué l’initiative, estimant qu’elle entre en droite ligne des missions du CNRA.

    « Il faut instaurer une culture de la paix au Sénégal », a dit M. Ndiaye, en rappelant que « la plus grande richesse du Sénégal, c’est la stabilité qui a toujours prévalu depuis 1960 dans ce pays ».

    Le représentant du ministre de la Communication, Oumar Baldé, soutient qu’il est « essentiel d’encourager la coordination entre les entreprises technologiques, la société civile, les professionnels des médias et les autorités ».

    CS/ASG/BK

  • AFRIQUE-UA-PERSPECTIVES / Le déficit de financement « pèse lourd » sur l’efficacité et l’indépendance de l’UA, selon Moussa Faki Mahamat)

    AFRIQUE-UA-PERSPECTIVES / Le déficit de financement « pèse lourd » sur l’efficacité et l’indépendance de l’UA, selon Moussa Faki Mahamat)

    Dakar, 13 fév (APS) – Le déficit de financement « continue de peser lourd » sur l’efficacité de l’Union africaine et à sa prise de décision indépendante, a déploré Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de cette organisation intergouvernementale à laquelle appartiennent les 55 États du continent africain.

     »Le déficit de financement de l’organisation continue de peser lourd sur son efficacité et son indépendance de décision. La revitalisation du fonds de la paix et l’atteinte de son premier objectif est une lueur encourageante à ce sujet », a-t-il dit.

    Moussa Faki Mahamat prenait part à la cérémonie d’ouverture de la 46ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) qui se poursuit ce jeudi.

     »Je continue de croire de plus en plus que si nous ne nous saisissons pas rapidement de la question de notre architecture politique, des faits de sécurité et de gouvernance, de la question des partenariats, du financement de l’organisation et des pouvoirs de la Commission et de son président, il y aurait franchement lieu de s’inquiéter sur l’avenir de notre organisation », a-t-il affirmé.

    Selon Moussa Faki Mahamat, les dirigeants africains doivent se saisir de certaines questions dont la solution commande la survie de l’organisation panafricaine.

    Il considère que  »cette situation est d’autant préoccupante que nous nous trouvons à un moment où le multilatéralisme, déjà en mauvaise posture depuis un certain temps, semble devoir faire face à de nouveau défis ».

    Il a déploré les violents conflits qui font rage au Soudan et l’Est de la République démocratique du Congo.

    FD/OID/BK

  • SENEGAL-GOUVERNEMENT / Le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 12 février 2025

    SENEGAL-GOUVERNEMENT / Le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 12 février 2025

    Dakar, 12 fév (APS) – Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 12 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

    A l’entame de sa communication, le Président de la République a adressé ses condoléances les plus attristées au Khalif général et à la Communauté mouride, suite au rappel à Dieu, le samedi 08 février 2025, de Serigne Bassirou Mbacké Anta NIANG, Khalif de Darou Mouhty. Il a demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions avec les organisateurs en vue du bon déroulement du Magal de Darou Mouhty qui sera célébré le vendredi 14 février 2025.

    Le Chef de l’Etat a largement évoqué le rapport d’audit de la Cour des Comptes relatif à la situation des finances publiques de la période de 2019 au 31 mars 2024 que le Premier Président de l’institution supérieure de contrôle des finances publiques lui a transmis. Ce rapport, basé sur des principes de transparence, offre une vue claire et exhaustive de la situation des finances publiques sur cette période et met en lumière plusieurs manquements graves qui nécessitent des actions immédiates. Tout d’abord, des rattachements irréguliers de recettes ont été identifiés. Certaines recettes ont été comptabilisées sur des exercices antérieurs, ce qui a faussé la réalité du déficit budgétaire pour certaines années. Cette situation a contribué à sousestimer les déficits budgétaires, créant ainsi un déséquilibre dans la présentation des comptes publics. Le déficit budgétaire, déjà préoccupant, a atteint des niveaux critiques au cours des dernières années. Il est passé de 9,85% en 2019 à 9,17% en 2020, 11,47% en 2021, 12,65% en 2022, et 12,30% en 2023. Cette progression rapide du déficit met en évidence la nécessité de réformes structurelles urgentes pour contenir et réduire ce déséquilibre financier historique.

    Ensuite, il a relevé que des dépenses importantes, notamment celles financées sur ressources extérieures, n’ont pas été correctement retracées dans les documents comptables et budgétaires. Ce manque de traçabilité crée des écarts importants dans le suivi budgétaire et nuit à la transparence des opérations financières de l’État. Le rapport souligne également des utilisations irrégulières des comptes spéciaux du Trésor. Des transferts budgétaires vers des services de l’État ont été réalisés sans justification claire, ce qui pose de sérieux problèmes de traçabilité des fonds publics. De plus, il a été constaté que certaines dépenses importantes ont été effectuées en dehors des procédures budgétaires établies, aggravant ainsi le manque de transparence.

    Par ailleurs, le rapport note des discordances dans la gestion de l’endettement public. Il a été révélé que des emprunts ont été contractés en excès, entraînant un sur-financement partiellement utilisé pour des dépenses sans couverture budgétaire. Cela expose les finances publiques à des risques considérables et alourdit le fardeau de la dette nationale. Ainsi, le taux d’endettement public a connu une croissance tout aussi alarmante sur la même période. En 2019, l’endettement atteignait déjà 65,59% du PIB, mais il est monté à 75,50% en 2020, 83,58% en 2021, 86,62% en 2022 pour se hisser à 99,67% en 2023.

    Le Président de la République a indiqué que cette trajectoire d’endettement doit être rapidement inversée pour préserver la soutenabilité des finances publiques et éviter de compromettre les équilibres économiques de long terme. Enfin, un autre point préoccupant est l’absence de rapport exhaustif sur les dépenses fiscales pour les années 2022 et 2023. Ce manquement notable contrevient aux directives de l’UEMOA qui exigent une évaluation régulière des exonérations fiscales accordées par l’État, rendant ainsi difficile une gestion efficace des finances publiques dans ce domaine.

    Le Chef de l’Etat a assuré que face à ces constats alarmants, des mesures conservatoires et correctives doivent être prises sans délai. Tout d’abord, il est impératif de mettre fin aux rattachements irréguliers de recettes et d’assurer que toutes les recettes et dépenses soient comptabilisées de manière transparente et régulière. Le Premier Ministre et le Ministre des Finances et du Budget devront prendre les dispositions nécessaires pour garantir que les pratiques budgétaires respectent strictement les règles en vigueur. Ensuite, un audit approfondi sera réalisé pour réconcilier les écarts observés dans la gestion des dépenses financées par des ressources extérieures.

    Le Président de la République a également souligné la nécessité de réformer la gestion des comptes spéciaux du Trésor afin de garantir que les transferts budgétaires soient effectués de manière conforme et transparente. En outre, il est essentiel de revoir la politique d’endettement de l’État afin d’éviter toute dette contractée en excès et de mieux gérer le surfinancement. Un suivi rigoureux des emprunts devra être mis en place pour s’assurer que les fonds sont utilisés conformément aux besoins budgétaires réels. Enfin, il est impératif de produire et publier les rapports sur les dépenses fiscales dans les délais légaux. Ces rapports doivent permettre une gestion transparente et rigoureuse des exonérations fiscales conformément aux directives de l’UEMOA. Ces réformes visent à renforcer la confiance dans la gestion des finances publiques et à garantir une meilleure transparence au profit de la nation. Il a demandé au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, de veiller à la mise en œuvre de ces réformes indispensables pour asseoir une gestion exemplaire des finances publiques et assurer la stabilité économique du pays.

    Face à la recrudescence des accidents de la route, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre de veiller, avec les Ministres en charge des Transports terrestres, Forces armées, Intérieur et Sécurité publique, à l’application rigoureuse des décisions prises notamment la Circulaire primatoriale de recadrage et d’orientation en vue de prévenir les accidents de la route et d’assurer une meilleure circulation routière pour les usagers, les transporteurs et les Forces de Défense et de Sécurité.

    Le Président de la République a rappelé l’urgence de renforcer la formation des chauffeurs, d’assurer une réglementation rigoureuse de la circulation des cyclomoteurs, de faire respecter les horaires de circulation des véhicules de transport et de réorganiser le fonctionnement des gares routières, d’accélérer le renouvellement des parcs automobiles de transport et de gros porteurs mais aussi d’évaluer les actions et l’ancrage institutionnel de l’Agence nationale de Sécurité routière (ANASER). Il a demandé au Premier Ministre de placer la sécurité routière au premier rang du Plan d’action du Gouvernement.

    Dans le même élan, le Chef de l’Etat a instruit le Premier Ministre et le Ministre chargé des Infrastructures et des Transports terrestres de finaliser, avant fin mars 2025, l’évaluation rapide des projets routiers en vue du lancement prochain du nouveau « Programme national de développement des réseaux routier et autoroutier ». Il a appelé à l’équité dans le déploiement des programmes et projets routiers et autoroutiers et au développement maitrisé de la Société publique « Autoroutes du Sénégal », entité déléguée par l’Etat pour capitaliser et valoriser le patrimoine autoroutier national.

    Par ailleurs, le Président de la République a signalé l’urgence, pour l’Etat, de redéfinir le modèle économique de construction, d’exploitation et d’entretien des routes et autoroutes du Sénégal en actualisant la réglementation portant classement des infrastructures routières nationales et secondaires incluant les ouvrages de franchissement et en réexaminant les modalités de financement des infrastructures routières et de leur entretien. A cet égard, il a demandé au Ministre des Infrastructures et des transports terrestres de proposer une nouvelle politique d’entretien routier, intégrant la réhabilitation d’ouvrages de franchissement qui se sont particulièrement dégradés durant l’hivernage. A ce sujet, il a demandé au Premier Ministre de veiller au renforcement des moyens logistiques d’intervention du génie militaire qui vient toujours en appoint pour assurer avec les structures spécialisées de l’Etat la continuité de la circulation routière et le désenclavement de certaines zones du pays.

    Le Chef de l’Etat a aussi souligné la nécessité d’une revue systématique des interventions du PUDC, du PROMOVILLES, du PUMA, du FERA, de l’AGETIP, de l’ADM et des différentes collectivités territoriales en termes de réalisation de pistes rurales et de la voirie urbaine. Il a indiqué au Gouvernement que le moment est venu de consolider l’ensemble des programmes routiers, autoroutiers, de pistes de désenclavement et de voirie urbaine en vue d’une cohérence d’ensemble et d’une mise en œuvre pragmatique de la politique de l’Etat en matière de réalisation d’infrastructures routières et autoroutières, selon un chronogramme, des axes, linéaires et financements maitrisés.

    Le secteur de l’Elevage et des productions animales demeure un des piliers de l’économie nationale. Le Président de la République salue l’engagement remarquable des éleveurs et autres acteurs du secteur qui doivent être davantage soutenus pour mieux valoriser la contribution de l’Elevage et des productions animales dans la nouvelle politique de souveraineté alimentaire. Il a rappelé au Gouvernement l’urgence de veiller à l’application effective et intégrale des dispositions du Code pastoral en vue d’asseoir une meilleure évolution du secteur de l’élevage dans l’écosystème du secteur primaire et dans la richesse nationale. Il a souligné l’impératif d’accentuer, sur le terrain, les dispositifs préventifs et coercitifs de lutte contre le vol de bétail. Il s’agit aussi et surtout d’assurer un meilleur aménagement des parcours de bétail, de développer la production industrielle d’aliments de bétail, les cultures fourragères et les parcs de vaccination des ruminants ainsi que l’édification des forages pastoraux afin de limiter les conflits récurrents avec les éleveurs notés dans plusieurs localités du pays et au niveau des zones transfrontalières.

    Le Chef de l’Etat a souligné également, la nécessité d’intensifier les programmes d’amélioration des races bovines et de promotion à terme de l’autosuffisance du Sénégal en moutons, dans la perspective de la Tabaski, au regard des efforts significatifs déployés par l’Etat depuis l’année dernière.

    Il a, en outre, demandé au Gouvernement de renforcer le sous-secteur de l’aviculture par des dispositifs de financement adaptés aux entrepreneurs locaux. Le Gouvernement veillera à la modernisation des abattoirs et de leurs dispositifs d’exploitation, dans le cadre d’un programme spécial qui sera mis en œuvre à l’échelle nationale.

    Pour clore ce chapitre, le Président de la République a invité le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et le Secrétaire d’Etat chargé des coopératives et des organisations paysannes à prendre toutes les dispositions avec l’ensemble des éleveurs, acteurs et opérateurs de l’élevage et des productions animales, en vue du bon déroulement de la Journée nationale de l’Elevage qu’il présidera, le samedi 22 février 2024, à Kaolack.

    Evoquant son agenda diplomatique, le Chef de l’Etat a informé le Conseil de sa participation, à partir du jeudi 13 février 2025, au Sommet de l’Union africaine à Addis Abeba.

    Dans sa communication, le Premier Ministre a informé le Conseil de l’impératif de la rationalisation des agences d’exécution. En effet, la philosophie ayant guidé leur mise en place à travers la loi d’orientation en date du 04 mai 2009, a été dévoyée au fil des ans pour aboutir à une pléthore d’agences.

    Le Premier Ministre a informé qu’il a réactivé la Commission d’Evaluation des Agences d’Exécution (CEAE), dans le but de lui soumettre, dans les meilleurs délais, des propositions de rationalisation des agences d’exécution, conformément à l’engagement de réduction du train de vie de l’Etat.

    Le Premier Ministre a ensuite évoqué l’agenda des réunions et conseils interministériels, au nombre de douze (12) qu’il compte présider au cours du premier semestre 2025. Les sujets évoqués porteront notamment sur Air Sénégal, AIBD, l’éducation nationale, le pèlerinage à La Mecque édition 2025, l’économie sociale et solidaire, l’agriculture, le tourisme, le logement social, les programmes civiques et citoyens, les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ainsi que la lutte contre le trafic de bois et la déforestation. Cet agenda sera ajusté en fonctions des besoins d’organisation d’autres réunions.

    Par ailleurs, le Premier Ministre a rappelé aux membres du Gouvernement l’importance à accorder à l’exécution satisfaisante du calendrier législatif qui sera marqué par une activité intense en 2025 dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda de transformation systémique Sénégal 2050. Il a exhorté les Ministres à veiller scrupuleusement sur la qualité des avant-projets de textes préparés par leurs services juridiques et sur le strict respect du circuit de validation hiérarchique interne.

    Enfin, le Premier Ministre a demandé aux Ministres en charge des Infrastructures portuaires, de l’Energie, de l’Intérieur et de l’Environnement de prendre toutes les dispositions utiles pour la finalisation diligente des travaux du Port minéralier et vraquier de Bargny.

    AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :

    • Le Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines a fait une communication sur le Projet Compact électricité du Sénégal avec le MCC suite à la décision prise par le Gouvernement américain le 03 février 2025 et sur l’Etat de la phase 1 du Programme d’urgence d’électrification rurale (PUELEC) ;
    • Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait le point sur l’impact de la nouvelle politique étrangère américaine sur l’économie sénégalaise et son financement ;
    • Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait la situation des prix du marché du riz, de l’huile et des denrées de première nécessité ;
    • Le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a fait une communication sur le suivi des infrastructures de proximité prévues dans le cadre de l’organisation des JOJ Dakar 2026 ;
    • Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait le point sur la campagne de commercialisation agricole 2025.

    AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES,

    Le Conseil a examiné et adopté :

    · Le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau d’Intelligence et de Prospective économique (BIPE).

    Le Ministre de la Formation Professionnelle, Porte-Parole du Gouvernement Amadou Moustapha Njekk SARRE

  • SENEGAL-POLITIQUE / Avènement d’un Front pour le défense de la démocratie et de la République

    SENEGAL-POLITIQUE / Avènement d’un Front pour le défense de la démocratie et de la République

    Dakar, 10 fév (APS) – Au total, soixante onze partis et mouvements politiques se réclamant de l’opposition ont mis en place un Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) dont l’objectif est, entre autres, de donner une forme et un contenu à une résistance aux politiques du nouveau pouvoir, a-t-on appris d’un communiqué.

    L’Alliance pour la République (APR), le parti de l’ancien président de la République, Macky Sall (2012-2024), le Parti socialiste (PS) dirigé par Aminata Mbengue Ndiaye, présidente du Haut conseil des collectivités territoriales jusqu’à sa dissolution récente et le mouvement  »Taxaawu Senegaal » de l’ex maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, figurent parmi les entités participant à cette nouvelle plateforme de l’opposition sénégalaise.

    ‘’Sa vocation est de rassembler l’ensemble des forces vives de la nation en vue de donner une forme et un contenu à la résistance du peuple sénégalais contre les politiques néfastes du pouvoir de Pastef’’, soulignent les membres du FDR dans le document parvenu à l’APS.

    Ils comptent ainsi mettre en œuvre un plan d’actions destiné à faire face à ce qu’ils considèrent comme des menaces du pouvoir contre les valeurs fondamentales de la République.

    Pour y arriver, le FDR promet d’engager dans les prochaines semaines, des actions articulées autour d’un certain nombre d’exigences.

    La première va porter sur la défense des libertés et droits démocratiques à travers la libération de personnes que les opposants présentent comme étant des détenus politiques, de même que l’arrêt de ce qu’ils considèrent comme des persécutions contre les opposants, les journalistes et les voix critiques, expliquent-ils dans le communiqué.

    Les opposants s’engagent en même temps à mener le combat pour l’ouverture de concertations autour de l’évaluation de l’élection présidentiel, des récentes élections législatives, de la révision du Code électoral entre autres, rapporte le document.

    Il fait part de l’engagement des membres du FDR à apporter un soutien actif à l’ensemble des luttes engagées par les forces vives pour défendre les droits sociaux et économiques des citoyens.

    HB/SBS/AKS

  • SENEGAL-COLLECTIVITES-DISTINCTION / Babacar Diop reçoit le prix « Ragnée » du « meilleur maire du Sénégal »

    SENEGAL-COLLECTIVITES-DISTINCTION / Babacar Diop reçoit le prix « Ragnée » du « meilleur maire du Sénégal »

    Thiès, 9 fév (APS) – Le maire de Thiès, Babacar Diop, a reçu le prix « Ragnée » du « meilleur maire du Sénégal », a appris l’APS de l’institution municipale.

    Le maire a reçu ce trophée, vendredi, des mains du président du jury Malick Diop, président de Convergence technologique, ancien maire de la commune de Fann-Point E-Amitié, lors de la cérémonie de la 13-ème édition du Prix Ragnée, qui s’est tenue au Grand Théâtre de Dakar.

    L’édile de Thiès perçoit cette distinction  »comme un signe d’encouragement à continuer son action au service de la Ville de Thiès », rapporte le service de communication de cette collectivité territoriale sur sa page Facebook.

    Le maire a révélé  »avoir pris le temps de réfléchir avant d’accepter le prix », selon la même source, qui ajoute, citant encore Babacar Diop : « Je me suis dit que juger un maire en activité, c’est presque déclarer vainqueur un athlète en pleine course ».

    « Il est plus sage d’attendre la fin de la course pour le déclarer vainqueur, je pense que j’ai plus à servir la population de Thiès que de prendre des trophées et des distinctions », a-t-il dit.

    Pour Babacar Diop,  »la force d’un maire doit résider dans l’amour qu’il porte à sa ville ».

    ADI/OID

  • AFRIQUE-MAURITANIE-UA / Education, paix, économie, diplomatie : les initiatives de la présidence mauritanienne de l’UA

    AFRIQUE-MAURITANIE-UA / Education, paix, économie, diplomatie : les initiatives de la présidence mauritanienne de l’UA

    Dakar, 7 fév (APS) – Education, paix, économie, diplomatie : le chef de l’Etat mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dont la présidence en exercice de l’Union africaine s’achève ce mois de février, aura été sur tous ces fronts pour porter la voix du continent, selon l’Agence mauritanienne d’infirmation (AMI)

    L’agence mauritanienne d’information signale que dès son discours d’investiture à la Présidence de l’organisation continentale, en février 2024, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani avait ‘’clairement identifié les problèmes majeurs dont souffre l’Afrique’’.

    En matière d’éducation, la capitale, Nouakchott, a accueilli un sommet, auquel ont participé un certain nombre de présidents africains, des dizaines de ministres concernés par l’éducation sur le continent, ainsi que des experts du domaine et des partenaires au développement, rappelle l’AMI.

    Selon l’agence officielle, ce sommet a abouti à un diagnostic précis de la réalité de l’éducation et de ses défis, et a proposé des solutions pour la faire progresser, ce qui permettra à l’Union africaine de commencer à l’avenir à mettre en œuvre ces solutions, afin de construire un continent éduqué.

    Concernant le dossier de la paix et de la stabilité, le président en exercice de l’Union Africaine, a effectué une visite dans la capitale libyenne, Tripoli, au cours de laquelle il a rencontré diverses parties libyennes et reçu d’autres parties au Palais présidentiel à Nouakchott, dans le cadre des efforts visant à mettre fin à l’instabilité dans ce pays pivot de l’Afrique du Nord, où la situation a, par ailleurs, des répercussions directes sur les pays du Sahel africain.

    Selon l’AMI, ‘’le dossier libyen a connu une évolution remarquable au niveau de l’Union africaine pendant la présidence mauritanienne, après que les discussions à son sujet se soient quasiment confinées aux Nations unies et à certaines capitales occidentales’’.

    Elle souligne que ‘’cette nouvelle dynamique a joué un rôle important en donnant à l’Afrique la confiance nécessaire pour résoudre ses problèmes par elle-même, sans recourir à un médiateur ou à quelqu’un agissant en son nom. Les Nations Unies semblent avoir accepté cet état de fait, puisque son secrétaire général, Antonio Guterres, a nommé la diplomate ghanéenne Hannah Serwaa Tetteh comme envoyée spéciale en Libye’’.

    Nouakchott a également abrité une conférence sur la crise soudanaise, et le Président de la République a reçu le commandant de l’armée et président du Conseil de souveraineté de transition soudanais, Abdel Fattah Al-Burhan, relève l’AMI.

    Sur la crise à l’Est de la République démocratique du Congo entre les rebelles du M23 et l’armée congolaise, le Président a fermement appelé à un cessez-le-feu et à la recherche d’une solution pacifique. Le Conseil africain de paix et de sécurité a pris l’initiative de tenir une réunion consacrée à la discussion de la crise congolaise.

    Durant la présidence mauritanienne de l’UA, un sommet sur l’économie africaine s’est tenu à Abidjan. La Tanzanie a accueilli un sommet sur l’énergie.

    Sur le plan diplomatique, le Président en exercice de l’UA a participé à de nombreux sommets et réunions onusiennes et internationales, où il a défendu avec force la nécessité de rendre justice à l’Afrique et de renforcer la coopération avec elle.

    Selon l’AMI, ‘’la présidence mauritanienne de l’Union africaine n’a pas été éphémère, mais a plutôt laissé un grand impact et un héritage important de performances et de réalisations au profit d’un continent qui mérite mieux que sa réalité actuelle et qui dispose de la capacité d’y parvenir’’.

    FD/OID/ASB

  • SENEGAL-AFRIQUE-INSTITUTIONS / Les parlements africains atlantiques invités à garantir un cadre législatif propice aux investissements

    SENEGAL-AFRIQUE-INSTITUTIONS / Les parlements africains atlantiques invités à garantir un cadre législatif propice aux investissements

    Dakar, 7 fév (APS) – Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a estimé que les parlements des Etats africains atlantiques doivent être les garants d’un cadre législatif propice aux investissements et aux partenariats stratégiques.

    Les parlements des Etats africains atlantiques « doivent être les garants d’un cadre législatif propice aux investissements et aux partenariats stratégiques », a déclaré Malick Ndiaye cité par un communiqué publié sur la page Facebook de l’Assemblée nationale du Sénégal.

    Il prenait part à la réunion des présidents des Parlements des États africains atlantiques qui s’est ouverte jeudi à Casablanca au Maroc. Cet évènement placé sous le thème « Promouvoir un réseau parlementaire pour une Afrique atlantique stable, intégrée et prospère » vise à renforcer la coopération et la diplomatie parlementaire entre les pays africains de la façade atlantique.

    Selon le président de l’Assemblée nationale, c’est ‘’à travers nos parlements, que nous devons encourager la mise en place de cadres législatifs favorisant l’investissement et la coopération, afin d’assurer une gouvernance efficace et inclusive de notre espace atlantique. »

     

    Malick Ndiaye est d’avis que cet espace atlantique doit cesser d’être un simple lien entre d’autres pôles économiques mondiaux.

    Pour lui, les Etats membres doivent faire de cet espace commun ‘’un véritable moteur de développement pour notre continent. »

    Dans son allocution, le président de l’institution parlementaire sénégalaise n’a pas manqué de rappeler les liens séculaires entre le Sénégal et le Royaume du Maroc.

    Il a réaffirmé ‘’l’engagement du Sénégal à renforcer l’intégration de nos nations au sein de cet espace atlantique stratégique, essentiel pour le développement économique et la stabilité de l’Afrique’’

    FD/SKS/OID

  • AFRIQUE-RDC-JUSTICE / Violences à l’Est de la RDC : la CPI appelle à un partage des éléments de preuve

    AFRIQUE-RDC-JUSTICE / Violences à l’Est de la RDC : la CPI appelle à un partage des éléments de preuve

    Dakar, 6 fév (APS) – La Cour pénale internationale (CPI) a appelé toutes les parties concernées, les victimes et les témoins à partager tout élément de preuve en rapport avec les allégations de crimes internationaux commis dans la grave escalade de la violence à l’Est de la RDC.

    Le Bureau du Procureur ‘’appelle toutes les parties concernées – victimes et témoins, organisations nationales (…), autorités nationales, États parties et non parties – à partager tout élément de preuve, toute information qu’ils ont recueillis ou qu’ils recueillent, en rapport avec les allégations de crimes internationaux commis par toutes les parties’’, indique un communiqué publié mercredi sur sa page officielle.

    L’instance internationale dit suivre de près les évènements qui se déroulent notamment ‘’la grave escalade de la violence’’ ces dernières semaines dans l’est de la RDC, en particulier à Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, et dans ses environs.

    ‘’Des sources crédibles indiquent que des milliers de personnes ont été blessées et des centaines tuées à Goma et dans ses environs, y compris des civils et des soldats de maintien de la paix, à la suite de mois d’affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et le Mouvement du 23 mars (+M23+) et leurs alliés’’, renseigne la même source.

    Le Bureau du Procureur précise que la situation actuelle à Goma et dans ses environs entre dans le cadre d’une enquête en cours.

    ‘’Le Bureau continuera d’enquêter sur les crimes présumés commis par toute personne, quelle que soit  son affiliation ou sa nationalité, et ne se limitera pas à des individus, des parties ou des membres de groupes spécifiques’’, rapporte le communiqué.

    Le document rappelle qu’en octobre 2024, le Procureur Karim Khan a annoncé que le Bureau renouvelait ses efforts d’enquête en RDC, en se concentrant en priorité sur les crimes présumés relevant du Statut de Rome, commis au Nord-Kivu depuis le 1er janvier 2022. Cette enquête ciblée est active et se poursuit avec urgence.

    FD/OID