Catégorie : sante

  • SENEGAL-SANTE / Plaidoyer pour une inclusion de la déficience intellectuelle dans les politiques publiques

    SENEGAL-SANTE / Plaidoyer pour une inclusion de la déficience intellectuelle dans les politiques publiques

     

    Dakar, 24 fév (APS) – La directrice nationale de Special Olympics Sénégal, une organisation œuvrant pour l’inclusion des enfants, adolescents et adultes ayant une déficience intellectuelle, par le sport et par l’amélioration de leur santé, a plaidé, lundi, pour une inclusion de la déficience intellectuelle dans les politiques publiques.

    ‘’Il faut tout un plateau médical pour arriver à prendre en charge l’enfant qui a un handicap intellectuel pour qu’il puisse évoluer de manière harmonieuse, plutôt que l’environnement s’adapte à lui et qu’il puisse également aller à l’école et interagir de manière positive avec son environnement. D’où la nécessité d’inclure la DI (déficience intellectuelle) dans les politiques de santé, d’éducation et de sport’’, a déclaré Raja Djoury.

    Elle intervenait dans le cadre d’un atelier d’échanges avec l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD).

    ‘’Il faut qu’on puisse poser un diagnostic en disant que cet enfant a soit une trisomie 21 – cela se fait de manière commune – ou alors qu’il a des troubles autistiques. Là, cela demande vraiment des investigations beaucoup plus poussées avec des spécialistes. Une fois que le diagnostic est posé, la prise en charge sera faite par des spécialistes, des neuropédiatres ou des neurologues, des orthophonistes’’, a expliqué Mme Djoury.

    Selon elle, la déficience intellectuelle est le parent pauvre du handicap.

    ‘’Pour ce qui concerne la déficience intellectuelle, il n’y a qu’un seul centre public ; tous les autres qui existent sont des centres privés et sont majoritairement concentrés à Dakar’’, a rappelé la directrice de Special Olympics Sénégal.

    Au-delà de l’insuffisance de structures adaptées, les personnes ayant une déficience font face au poids de la société marqué par une inacceptation de cette couche vulnérable.

    ‘’Les barrières sont nombreuses. Il y a déjà le regard de l’autre qui est une première barrière. Il y a l’acceptation, parce que ce ne sont pas toutes les familles qui ont la capacité d’accepter le handicap de leur enfant. Donc, cette barrière est à lever au sein de la famille », a énuméré Mme Djoura.

    « Il y a également la barrière de la stigmatisation, la barrière de la scolarisation ou encore la barrière de la communication », a-t-elle ajouté.

    ‘’Donc, les barrières sont nombreuses, et nous, à Special Olympics, nous essayons de capaciter l’enfant, mais également d’accompagner la famille pour qu’elle soit un levier sur lequel l’enfant peut s’appuyer pour vraiment éclore’’, a expliqué sa directrice.

    Face à cette situation, Special Olympics Sénégal mise sur le sport pour aider ces enfants.

    ‘’Nous connaissons tous les bienfaits du sport sur la personne, en termes de socialisation et d’amélioration de la santé’’, a fait valoir Raja Doury.

    Elle informe qu’au-delà du sport, un programme médical de deux volets : un programme de consultation médicale et un programme de santé communautaire, est destiné à cette cible.

    ‘’Nous avons dans notre base de données plus de 3000 enfants, jeunes et adultes qui sont à Dakar, mais également à l’intérieur du Sénégal. Nous sommes présents dans le nord, dans le sud et au centre’’, a conclu Raja Djoury.

    Elle a indiqué que 3% de la population sénégalaise souffre de déficience intellectuelle selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    NSS/HK

     

     

     

     

     

  • SENEGAL-SANTE / Des membres de six  ménages sénégalais sur dix installés à la frontière se sont fait soigner en Gambie (étude)

    SENEGAL-SANTE / Des membres de six ménages sénégalais sur dix installés à la frontière se sont fait soigner en Gambie (étude)

    Dakar, 24 fév (APS) – L’Institut de formation et de recherche en population et santé de la reproduction (IPDSR), affilié à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, a révélé dans une étude que six sur dix ménages sénégalais établis sur l’espace transfrontalier avec la Gambie comptent en leur sein des membres ayant eu à se rendre dans ce pays voisin du Sénégal pour des soins de santé.

    « Au total, 600 ménages ont été enquêtés. Si on considère 10 ménages sénégalais le long de la frontière, six d’entre eux abritent des membres qui ont eu à traverser la frontière pour aller chercher des soins de santé en Gambie’’, a indiqué le Professeur Mouhamadou Sall.

    Il présentait les résultats de l’étude du projet ‘’Développement de stratégies de coordination de l’offre de soins de santé entre la Gambie et le Sénégal’’ (SHEGAS). Cette étude a été menée pendant une période de deux ans par l’IPDSR et Medical Research Council unit the Gambia (conseil de recherche médicale en Gambie).

    Selon lui, « cette prévalence est beaucoup moins importante du côté de la Gambie avec 3 ménages sur 10 qui vont au Sénégal pour des soins le long de la frontière ».

    Au Sénégal, en plus de la capitale, Dakar, des régions frontalières, comme Kaolack, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor ont fait l’objet de cette enquête. Des enquêtes ont également été menées en Gambie.

    Dans ce pays, elles ont concerné Banjul et des régions comme North Bank, West Coast, Upper River, Central River et Lower River.

    Le Pr Sall déclare que cette étude a révélé que ‘’sur 100 patients sénégalais qui vont en Gambie à la recherche de soins, 75 d’entre eux combinent des soins recherchés en Gambie avec des soins dans leur propre pays (…)’’.

    Il a ajouté que l’étude a montré que ‘’ le patient gambien dépense 942 FCFA au Sénégal pour les soins de santé, alors que le patient sénégalais va dépenser 499 FCFA’’.

    Pour le secrétaire général adjoint du ministère de la Santé de la Gambie, Babading Sabally, ‘’ces résultats doivent nous faire réfléchir sur les stratégies pour améliorer les soins de santé des deux côtés de la frontière’’.

    Marième Diallo, socio-anthropologue de la santé et chercheure MRC en Gambie, souligne que ‘’la finalité de cette étude c’est de définir des stratégies qui vont permettre aux deux pays de coordonner des soins de santé transnationaux pour le bénéfice des deux systèmes de santé’’.

    ‘’Ces résultats seront formulés sous forme de note politique et remis aux ministères de la santé des deux pays’’, a-t-elle ajouté.

    SKS/ASG/SMD

  • SENEGAL- SANTE / Ziguinchor : les agents du projet ISMEA annoncent une grève pour protester contre des retards de salaire

    SENEGAL- SANTE / Ziguinchor : les agents du projet ISMEA annoncent une grève pour protester contre des retards de salaire

    Ziguinchor, 24 fév (APS) – Le collectif des agents du projet ‘’Investir dans la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent’’ (ISMEA) menace d’arrêter « temporairement », dès ce mercredi, « toutes les activités de soins » à Ziguinchor (Sud), pour protester contre les retards de salaires et leurs ‘’difficiles conditions de travail’’.

    « Face à un manquement grave du ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) à ses obligations légales vis-à-vis du travailleur, et conformément aux droits qui nous sont garantis par la loi, nous entamerons notre 2ème plan d’action de revendications par un arrêt temporaire de travail à partir du mercredi 26 février 2025 », a expliqué Dr Ousmane Diba, le porte-parole du collectif.

    Le médecin généraliste s’exprimait lundi lors d’un point de presse à l’hôpital « la Paix » de Ziguinchor.

    « Malgré les avancées énormes réalisés par la détermination des agents et après de nombreux sacrifices, nous constatons avec regret le manque d’égard du MSAS vis-à-vis de ses agents contractuels, qui sont régulièrement confrontés à des retards de salaire », a-t-il déploré.

    Il estime que « pour des responsables, des pères et mères de famille qui doivent subvenir aux besoins de leurs proches, il est inconcevable de supporter davantage cette situation dégradante qui, d’ailleurs, n’a que trop duré ».

    Il indique que cet arrêt de travail va être maintenu jusqu’au paiement effectif de tous les agents contractuels.

    Selon lui, « jusqu’à ce lundi 24 février 2025, les agents du projet ISMEA n’ont pas reçu leurs salaires du mois de janvier, pour des contrats signés depuis novembre 2024 et entrés en vigueur depuis le 1er janvier 2025 ».

    Il juge cette situation ‘’inacceptable’’ pour des agents de santé travaillant ‘’dans des conditions difficiles, souvent dans les zones les plus reculées du pays ».

    Le Projet ISMEA avait permis au MSAS de recruter initialement 889 agents de santé qualifiés pour combler le gap en ressources humaines dans les zones du pays où les indicateurs de santé étaient les plus alarmants (Kaffrine, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor).

    Il s’agit de médecins généralistes (35), d’un pédiatre, techniciens supérieurs en biologie médicale (29), sages-femmes d’État (400), infirmiers d’État (399), pharmaciens (18), techniciens en maintenance hospitalière (3) et des nutritionnistes (4).

    Financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, le projet ISMEA a été lancé en 2019 pour une durée de cinq ans.

    MNF/ASG/ASB

  • SENEGAL-SANTE-INITIATIVES / Journées médicales de Woudourou : plus de 3400 personnes consultées en trois jours

    SENEGAL-SANTE-INITIATIVES / Journées médicales de Woudourou : plus de 3400 personnes consultées en trois jours

    Woudourou, 24 fév (APS) – Au total, 3 459 personnes ont été consultées entre vendredi et dimanche à l’occasion des journées médicales de Woudourou, dans le département de Matam, a t-on appris, dimanche, auprès des organisateurs.

    Selon la trésorière de l’association « Les Colibris du Fouta », initiatrice de l’évènement, 1283 personnes ont été consultées, vendredi, au premier jour, dans les différents services, notamment 212 patients en gynécologie, 370 personnes en médecine générale et 206 en ophtalmologie.

    Maimouna Ba a ajouté qu’au deuxième jour, 1538 personnes qui étaient inscrites sur différentes listes ont été consultées par un spécialiste.

    La médecine générale en a enregistré 411, la gynécologie 243, tandis que 267 patients ont été orientés vers la pédiatre. L’ophtalmologie, la dermatologie, la gériatrie, l’ORL, le service dentaire ont aussi reçu un nombre important de patients.

    Quelque 638 personnes ont été consultées, dimanche, a signalé la trésorière.

    Ces journées médicales sont les quatrièmes organisées par cette association basée en France et qui œuvre pour la santé.

    AT/HB/OID

  • SÉNÉGAL-SANTE-SOCIAL / Thiès : plus de 150 patients bénéficient de consultations médicales gratuites

    SÉNÉGAL-SANTE-SOCIAL / Thiès : plus de 150 patients bénéficient de consultations médicales gratuites

    Thiès, 22 fév (APS) – Plus de 150 personnes ont bénéficié, samedi, de consultations et de médicaments gratuits, à l’Institut universitaire professionnelle de santé (IUP) de Thiès, a constaté l’APS.

    ‘’Toutes les 150 chaises mises à la disposition des patients sont occupées. D’autres [patients], debout dans les couloirs, attendant leur tour’’, a fait remarquer la directrice de l’IUP, Ndéye Maguette Niang Coulibaly.

    Cette action caritative entre dans le cadre de la journée portes ouvertes, ponctuée des consultations gratuites, des dons de médicaments et de lunettes, marquant le démarrage des activités de formation et le lancement du campus de l’IUP de santé de Thiès.

    ‘’Nous avons l’habitude de faire des actions socio-sanitaires, comme les consultations lors du magal de Touba ou le gamou’’, a expliqué Mme Coulibaly.

    L’IUP s’était rendue récemment au gamou de Pire pour des consultations gratuites, a-t-elle ajouté, précisant qu’en plus de son rôle de formation, cette école de santé s’investit dans des actions sanitaires et sociales.

    Selon la directrice, la structure de formation de sage-femmes et d’infirmières procède également à des examens d’électrocardiogramme, des échographies du cœur, des interventions odontologiques, ophtalmologiques, gynécologues, pédiatriques et de médecine générale.

    ‘’Les actions les plus importantes de cette œuvre sociale sont les radiographies, les dépistages et les dons de lunettes’’, a précisé Ndèye Maguette Niang Coulibaly.

    BT/ADI/ABB

  • SENEGAL-SOCIAL-INITIATIVES / Les colibris du Fouta, une association au service de la communauté

    SENEGAL-SOCIAL-INITIATIVES / Les colibris du Fouta, une association au service de la communauté

    Woudourou, 23 fév (APS) – ‘’Les colibris du Fouta’’, est une association caritative qui œuvre exclusivement dans la santé, à travers des caravanes médicales et autres dons de médicaments, dans un esprit de don de soi au service de leur communauté.

    Elle tire son nom du colibri, le plus petit oiseau du monde qui, d’après une légende amérindienne, tentait d’éteindre un incendie dans la forêt amazonienne.

    ‘’Le nom +Les colibris du Fouta+ est tiré d’une légende amérindienne dans laquelle est relatée l’histoire d’un petit colibri dans la forêt amérindienne qui prenait feu. Le petit oiseau s’activait à l’éteindre avec son tout petit bec en cherchant de l’eau », a déclaré Maimouna Bâ, la trésorière de l’association.

    Elle s’exprimait, dimanche au cours d’un entretien avec l’APS, à l’occasion des journées médicales organisées, par l’association, à Woudourou, dans le département de Matam (nord), de vendredi à aujourd’hui.

    D’après la légende, les autres animaux lui ont demandé s’il pouvait éteindre à lui seul cet incendie. En réponse, le colibri ou oiseau-mouche a dit qu’il ne pouvait l’éteindre tout seul, mais qu’il se devait de jouer sa partition, selon ses possibilités.

    Selon Maimouna Bâ, le nom de leur association reflète justement cette philosophie qui veut que si individuellement chacun s’acquittait de ce qui lui incombe et ce qu’il sait faire, l’on peut réussir collectivement à résoudre les problèmes.

    ‘’C’est pourquoi, les bénévoles de l’association sont imprégnés de cette philosophie, qui encourage tout un chacun à participer, à son niveau et selon ses possibilités, aux actions et activités de la communauté’’, a précisé Maïmouna Bâ.

    C’est ainsi que, a-t-elle ajouté, dans un dynamique de pédagogie par l’exemple, les bénévoles de l’association essaient toujours de se demander ce qu’ils peuvent offrir à leur communauté, sans rien attendre en retour. En d’autres termes, comme l’énonce la théologie chrétienne, ‘’le don de soi est le fil rouge de la Bible’’.

    ‘Les Colibris du Fouta+ est une association basée en région parisienne, en France. Elle regroupe des Sénégalais de la diaspora, mais aussi de bonnes volontés ayant à cœur de mettre à profit leur savoir-faire et savoir-être au bénéfice des populations pour un meilleur accès aux soins.

    D’après la trésorière, originaire d’Aéré Lao, dans le département de Podor, l’association a été officiellement créée en 2024, mais les membres appelés travaillent ensemble depuis 2002.

    Avant Woudourou, ‘’Les colibris du Fouta’’ avaient organisé des journées médicales à Aéré, à deux reprises, à Baïla, dans le département de Bignona (sud), en partenariat avec Kassoumaye 78, une autre association de ce genre, basée elle aussi en France.

    Bien qu’évoluant dans le domaine de la santé, ses membres, à un moment donné, s’activent également dans d’autres secteurs comme l’éducation, a fait savoir Maïmouna Bâ.

    AT/ABB

  • SENEGAL-SANTE-INITIATIVE / Lompoul : Plus de 200 patients bénéficient de consultations médicales gratuites

    SENEGAL-SANTE-INITIATIVE / Lompoul : Plus de 200 patients bénéficient de consultations médicales gratuites

    Louga, 22 février (APS) – Plus de 200 patients ont bénéficié d’une consultation médicale gratuite au poste de santé de Lompoul sur-Mer, grâce à une initiative de la société minière Grande Côte Opérations (GCO), a annoncé, samedi, l’infirmier-chef de poste (ICP), Babacar Diédhiou.

    ‘’Nous visions 200 consultations gratuites, mais ce seuil a déjà été dépassé et les consultations se poursuivent. Chaque spécialité a reçu plus d’une centaine de patients et des médicaments sont également distribués’’, a-t-il déclaré à l’issue de cette journée de consultations.

    L’ICP a également précisé que cinq spécialités étaient prises en charge : cardiologie, gynécologie, pédiatrie, ophtalmologie, ainsi que la médecine générale assurée par deux médecins.

    ‘’Ces professionnels réalisent un excellent travail dans un climat apaisé’’, a-t-il ajouté, saluant ‘’l’engagement de la population qui a répondu massivement à l’initiative’’.

    Le sous-préfet de Ndande, Mamadou Badiane, a salué cette action, estimant que ‘’cette journée est une grande satisfaction’’.

    Avec l’essor de la mine, a-t-il souligné, il est essentiel que les sociétés minières apportent des innovations concrètes au bénéfice des populations’’, relevant que ‘’GCO a mis en place un plan communautaire axé sur la santé, la sûreté et la sécurité, dont cette initiative fait partie’’.

    Le secrétaire exécutif du poste de santé et représentant du maire de Kab Gueye, Malick Bâ, a, quant à lui signalé que ‘’le poste de santé de Lompoul polarise une large population et [qu’il] mérite un soutien renforcé’’.

    Il a en même temps appelé à ‘’une amélioration des infrastructures et les moyens, notamment l’acquisition d’une ambulance et la construction d’une annexe avec logement pour le personnel de santé’’.

    DS/ABB

  • SENEGAL-SANTE / Journées médicales de Woudourou : beaucoup de pathologies détectés chez les patients (coordonnateur) 

    SENEGAL-SANTE / Journées médicales de Woudourou : beaucoup de pathologies détectés chez les patients (coordonnateur) 

    Woudourou, 22 fév (APS) – Plusieurs pathologies, dont des cas de malformation chez des enfants, de glaucome, de cataracte, de cancer du col de l’utérus, ont été détectées à l’occasion des journées médicales organisées par l’association ‘’Les Colibris du Fouta’’, à Woudourou, a-t-on appris du docteur Bocar Mamoudou Ndiaye, coordonnateur de ces activités.

    ‘’Nous avons déplacé beaucoup de spécialistes pour ces trois journées médicales. Nous avons dépisté pendant ces deux premières jours des femmes atteintes du cancer du col de l’utérus. Beaucoup de pathologies ont été détectées, notamment des cas de malformation congénitale chez les enfants, de même que des cas d’asthme, entre autres’’, a-t-il listé, samedi, dans un entretien avec l’APS.

    Selon lui, les malades auront la chance d’être pris en charge par des médecins membres de la caravane, ajoutant que des cas de cataracte et de glaucome ont aussi été détectés durant ces deux jours.

    Le docteur Bocar Mamoudou Ndiaye a également précisé que ce sera au médecin traitant d’établir la liste des pathologies pour voir, avec les moyens de l’association initiatrice des journées médicales, les patients à opèrer gratuitement et en urgence.

    Le pharmacien établi à Medina Gounass (sud-est) a fait savoir que les patients  avec de simples cas d’allergie et de conjonctivite seront pris en charge facilement.

    Quant aux pathologies touchant l’ORL, l’ancien président d’ASFO, une association médico-sociale créée en 2000 par les ressortissants du Fouta (nord),  a salué la présence d’une spécialiste officiant à l’hôpital régional de Matam.

    Le coordonateur des Journées médicales n’a pas manqué d’évoquer le manque de structures sanitaires dans toute la zone du Dandé Mayo, d’Oréfondé à Matam. 

    ‘’Quand on parle du Dandé Mayo, on pense aux difficultés liées à l’accès, avec des routes non encore bitumées. Pendant l’hivernage, il y a des problèmes d’évacuation. Le fait seulement de diagnostiquer les populations est un avantage pour elles’’, a-t-il estimé.

    Il a ainsi lancé un appel aux autorités pour la construction au moins de deux centres de santé sur l’axe Oréfondé-Matam.

    Bocar Mamoudou Ndiaye a en outre loué le travail des infirmiers chefs de poste (ICP), qui sont obligés de référer vers les centres de santé situés dans le Dièry.

    Lancées vendredi, les journées médicales de Woudourou se tiennent jusqu’à dimanche à l’initiative de l’association ‘’Les Colibris du Fouta’’ fondée par des Sénégalais originaires du Fouta et établis en France, .

    Des médecins sénégalais et français prennent part à ces activités, qui font suite à celles organisées à Baïla, en Casamance, et Aéré Lao, dans le département de Podor.

    Pour cette quatrième édition, la structure, qui œuvre dans le domaine sanitaire est en partenariat avec ASFO et l’Unité de formation et de recherche (UFR) Santé de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

    AT/ABB

  • SENEGAL-COLLECTIVITES-DEVELOPPEMENT / Kaolack : le maire lance trois jours d’activités d’investissement humain

    SENEGAL-COLLECTIVITES-DEVELOPPEMENT / Kaolack : le maire lance trois jours d’activités d’investissement humain

    Kaolack, 21 fév (APS) – Le maire de Kaolack (centre), Serigne Mboup, a lancé, vendredi, le VSD (vendredi, samedi et dimanche) de sa commune par des activités d’investissement humain, un tournoi de football, des activités socioculturelles, entre autres, a constaté l’APS.

    Des consultations médicales gratuites sur l’hypertension artérielle, le diabète, au poste de santé de Ndorong, sont inclues dans ce programme de trois jours initié en partenariat avec la zone militaire numéro 3, les associations sportives et culturelles (ASC), les organisations communautaires de base (OCB), les délégués et conseils de quartiers de la commune.

    Le premier jour de cet évènement a été marqué par la circoncision de deux-cents talibés (élèves d’écoles coraniques) issus de différents ‘’daaras’’ (écoles coraniques) du quartier Ndorong, à Kaolack.

    ‘’Le président de la République Bassirou Diomaye Faye a appelé les populations sénégalaises à s’investir dans des activités de nettoiement de leurs localités à travers des journées de mobilisation citoyenne. Mais, dernièrement, il a donné d’autres orientations qui consistent à s’ouvrir aux ASC et autres OCB’’, a indiqué M. Mboup pour justifier son initiative.

    L’édile de Kaolack veut créer une synergie entre les différentes ASC de sa commune pour en faire de véritables actrices du développement au service exclusif de la communauté.

    ‘’Désormais, nous allons, chaque mois, organiser un VSD dans des quartiers de la commune. Et nous allons en profiter pour rapprocher les services de l’état-civil des populations locales’’, a-t-il assuré.

    Le sergent Ibrahima Khalil Cissokho du bataillon de génie de la zone militaire numéro 3, qui a été mis à contribution pour enseigner aux élèves les valeurs républicaines et la sacralité du drapeau national, a invité les populations à poser, dans leurs démarches, des actes de civisme, dont le respect de l’environnement et du cadre de vie.

    El Hadji Abdoul Aziz Sy, secrétaire exécutif du poste de santé de Ndorong a magnifié l’initiative du maire Serigne Mboup.

    ‘’Au nom de la population de Ndorong, nous tenons à remercier Serigne Mboup, notre maire, pour son soutien, sa contribution et son accompagnement’’, a-t-il dit.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-SANTE-INITIATIVES / A Woudourou, les Journées médicales refusent du monde

    SENEGAL-SANTE-INITIATIVES / A Woudourou, les Journées médicales refusent du monde

    Woudourou, 22 fév (APS) – Les deux sites retenus pour les Journées médicales de trois jours, à Woudourou, ont refusé du monde, samedi, au deuxième jour de cette initiative lancée par l’association ‘’Colibris du Fouta’’. Ils sont venus nombreux des villages environnants de Woudourou dans l’espoir de se faire soigner.

    Vêtu d’une blouse verte, un homme, debout sur une estrade, devant une salle de classe, un cahier à la main, procède à l’appel des patients inscrits la veille. Il est parfois perturbé par le brouhaha qui règne, mais tente d’expliquer en pulaar ce qu’il compte faire, mais a du mal à sortir ses mots.

    Autour de lui, des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes et même des enfants écoutent attentivement leur tour.

    Devant une autre salle de classe, un autre membre de l’organisation tient des fiches déjà remplies depuis la veille, vendredi.

    « Je suis venue ici à six heures du matin et il y avait déjà du monde sur les deux sites’’, explique une dame, habitant le village de Woudourou, une ordonnance entre les mains, qui a pu être consultée par le médecin.

    Dehors, des charrettes, des motos et des véhicules continuent d’emmener des personnes venues des hameaux environnants.

    Elles viennent de Koundel, Nima, Sadel, des villages du Dandé Mayo, dans la commune de Nabadji Civol, ainsi que de Ndouloumadji.

    ‘’Je suis passée hier sans même voir un médecin. Je suis rentée à Koundel, non loin d’ici. Je suis revenue tôt le matin dans l’espoir de repartir satisfaite’’, souligne Aissata Diop.

    Si certains sont venus tôt ce samedi, d’autres ont passé la nuit à Woudourou, chez des proches. C’est le cas de Kalidou Bâ . Natte de prière entre les mains, il attend tranquillement son tour.

    Avec son ami, ils viennent de Bokisaboundou, un village de la même commune, située sur la route nationale 2.

    Devant la salle qui fait office de service pédiatrique, la présidente des ‘’Colibris du Fouta’’, Aissata Kâ tente, depuis de longues minutes, de faire régner l’ordre auprès des patients venus nombreux devant la salle, dont beaucoup d’enfants.

    A l’intérieur, les plus chanceux se font déjà consulter par des spécialistes, alors qu’à dix heures déjà, la liste pour la pédiatrie était close.

    Au poste de santé, une file d’une quinzaine de personnes s’est formée devant le service de gynécologie. Une autre devant la pharmacie et le camion médicalisé, qui accueille les patients souffrant de problèmes oculaires.

    L’association ‘’Les Colibris du Fouta’’ regroupe des ressortissants de la localité établis en France.

    AT/ABB