Catégorie : sante

  • SENEGAL-SANTE / Digitalisation du système de santé :  quelque 100 000 patients enrôlés (officiel)

    SENEGAL-SANTE / Digitalisation du système de santé : quelque 100 000 patients enrôlés (officiel)

    Dakar, 22  fev (APS) – Quelque 100 000 patients ont été enrôlés par les structures sanitaires dans le cadre du Programme de digitalisation du système de santé (PDSS), a ton appris du coordonnateur de la cellule de la carte sanitaire et sociale, de la santé digitale et de l’observatoire de la santé (CSSDOS),  Dr Ibrahima Khaliloulah Dia.

    ‘’Nous sommes à 100 000 patients dans le système. Quelque 9 000 SMS par rendez-vous  sont comptabilisés. Et je pense que même pour les prestations médicales, c’est-à-dire les ordonnances, on est à peu près à 40 000 ou 50 000’’, a dit Dr Dia.

    Le coordonnateur de la CSSDOS prenait part, vendredi, à l’atelier de validation de la composante santé du plan de communication de masse (PAENS) pour la période 2024-2025.

    « Cela montre que le système est accepté par les soignants et par les hôpitaux. Et c’est ce que nous attendons’’, s’est t-il réjoui.

    Il a rappelé que le dossier patient unique partagé (DUPP), n’est rien d’autre que l’ensemble des  »documents médicaux, des ordonnances, des bilans, des radiographies ».

    ‘’Donc c’est cela que nous avons digitalisé. Nous avons un logiciel maintenant qui permet de le faire et c’est qui a été déployé à l’hôpital Abass Ndao et à l’hôpital de Kaffrine’’, a expliqué le docteur Dia.

    ‘’Nous sommes en train de nous préparer pour enrôler un poste de santé et un centre de santé. Nous avons les équipements avec l’appui du projet PAENS’’, a annoncé le coordonateur de la CSSDOS.

    ‘’Nous allons les enrôler pour tester ce qu’on appelle la portabilité du dossier médical. Parce qu’il faut aussi voir si les données du patient, qui vient au poste de santé ou à l’hôpital sont facilement retrouvées ou pas’’, a-t-il ajouté.

    Selon lui, l’idée est de faire ce qu’a dit le Premier ministre, c’est-à-dire déployer la digitalisation du système de santé dans  une approche régionale.

    ‘’Si nous faisons une approche régionale, cela va nous permettre d’enrôler tous les postes et hôpitaux d’une région. Ce qui veut dire qu’on ira vers zéro papier ’’, a-t-il défendu.

    Pour réussir ce pari, le projet doit relever le défi du financement, estime le coordonateur de la CSSDOS. ‘’Nous avons juste 21% du financement. Donc, il nous reste encore 80% à aller chercher pour couvrir toutes les régions’’, a-t-il fait savoir, ajoutant que le Programme de digitalisation du système de santé dure  cinq ans.

    ‘’On en est à presque deux ans. Donc, l’idée est de voir combien de régions vont être enrôlées. Le ministre en a listé pour le moment quatre : Dakar, Diourbel, Thiès et Ziguinchor’’, a précisé le docteur Dia.

    Estimant que la santé numérique coûte beaucoup d’argent, le responsable de la santé numérique croit que la digitalisation du système de santé sénégalais est possible car, a-t-il dit, ‘’nous sommes un pays intelligent et nous pouvons le faire’’.

    Revenant sur le sens du PAENS, il a souligné l‘‘’urgence de montrer à la population ce que le ministère est en train de préparer et de faire en termes de dossiers médicaux en ligne, en termes de télé-médecine ».

    ‘’C’est dans ce sens que nous avons travaillé avec nos collègues du Service national pour l’éducation et l’information sanitaire et sociale (Sneiss), du ministère de la Santé et de l’Action sociale, afin élaborer des supports de collecte données destinés à plusieurs cibles’’, a rappelé le coordonateur de la CSSDOS.

    NSS/SKS/ABB

  • SENEGAL-SANTE / Un réseau de trafic illicite de médicaments démantelé à Yoff (communiqué)

    SENEGAL-SANTE / Un réseau de trafic illicite de médicaments démantelé à Yoff (communiqué)

    Dakar, 21 fév (APS) –  L’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP) annonce avoir démantelé, à Yoff, en collaboration avec la Gendarmerie, un réseau de trafic illicite de médicaments.

     »’L’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP), en collaboration avec la Gendarmerie nationale, a mené avec succès une inspection de démantèlement d’un réseau de trafic illicite de médicaments et autres produits de santé, à Dakar, à Yoff »,  lit-on dans un communiqué reçu vendredi à l’APS.

    Cette intervention a été menée sur la base de renseignements précis et exploités par la Direction de l’Inspection pharmaceutique, de la Surveillance du marché et des Vigilances de l’ARP.

    Elle a, selon, le texte ‘’permis la saisie d’une importante quantité de médicaments et autres produits de santé ainsi que de documents administratifs, notamment des tickets de consultation et des registres des malades et clients’’.

    La même source signale que  »’si la personne mise en cause était absente lors de l’opération, trois individus exerçant des fonctions de gestion ont été interpellés et placés à la disposition de la brigade de Gendarmerie de la Foire pour les besoins de l’enquête ».

    L’ARP rappelle que la lutte contre le trafic illicite des médicaments contrefaits ou de qualité inférieure demeure une priorité nationale afin de garantir la sécurité sanitaire des populations.

    L’Agence félicite les pharmaciens inspecteurs ainsi que les Forces de Défense et de Sécurité pour leur engagement et leur vigilance dans cette lutte cruciale pour la santé publique.

    SKS/OID 

  • SENEGAL-SANTE / Matam : les journées médicales des ‘’Colibris du Fouta’’ lancées à Woudourou

    SENEGAL-SANTE / Matam : les journées médicales des ‘’Colibris du Fouta’’ lancées à Woudourou

    Woudourou (Matam), 21 fév (APS) – La quatrième édition des journées médicales initiées par les ‘’Colibris du Fouta’’, une association réunissant de Sénégalais établis en France, a été lancée, vendredi à Woudourou, dans la région de Matam, pour une durée de trois jours, a constaté l’APS.

    « Les objectifs de ces journées sont multiples, mais il faut juste retenir que notre association a à cœur que les soins de santé soient accessibles à tous, notamment les spécialités », a déclaré Maimouna Bâ, la trésorière de l’association, à l’occasion du lancement de cette campagne.

    Elle s’est félicitée de voir que cette association basée dans la région parisienne a la chance de disposer d’un réseau assez étendu.

    Elle a rappelé que la présente édition a nécessité un an et demi de préparation.

    Les journées médicales initiées par l’association mobilisent, selon elle, des ressources humaines et financières énormes. Elles nécessitent en outre la participation de plusieurs spécialistes, qui ont  »le courage de devenir dans cette zone excentrée ».

    « Nous ne manquons pas de bonnes volontés qui sont prêtes à participer à cette activité. Nous faisons avec les compétences sénégalaises et celels française », souligne cette ingénieure sociale, originaire d’Aéré Lao, dans le département de Podor.

    Maimouna Bâ signale que les initiateurs se sont aussi rapprochés de l’Action sanitaire pour le Fouta (ASFO) et des étudiants en médecine de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis originaires du Fouta.

     

    Au total, 90 bénévoles participent à cette journée, dont des gériatres, des pédiatres, des gynécologues, des spécialistes en ORL et des ophtalmologues.

    « Nous voulons faire en sorte d’avoir de belles journées médicales, car les populations de cette zone sont très éloignées des villes, c’est à dire les pôles de santé où il faut faire des kilomètres pour avoir un spécialiste. C’est important de venir avec de la ressource humaine de qualité et du bon matériel », a dit Maimouna Bâ.

    Le ministère de la Santé et la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) ont mis du matériel et un bus médicalisé à la disposition des organisateurs, pour permettre aux patients d’être reçus dans de très bonnes conditions.

    Ces 4e journées se tiennent dans le poste de santé et au daara moderne de Woudourou. Elles font suite à celles organisées à Baïla, en Casamance, et à Aéré Lao, dans l’arrondissement de Cas-Cas.

     

    AT/ASG/OID

  • SENEGAL-RECHERCHE-SANTE / UGB : lancement d’un projet pour un système d’alerte précoce de la maladie de la vallée du rift

    SENEGAL-RECHERCHE-SANTE / UGB : lancement d’un projet pour un système d’alerte précoce de la maladie de la vallée du rift

    Saint-Louis, 21 fév (APS) – Le projet de recherche pour la mise en place d’un système d’alerte précoce pour prévenir la maladie de la vallée du rift (AIRFARE-EWS, sigle en anglais) a été lancé, ce vendredi, au Centre d’excellence africain en mathématiques, informatique et TIC (CEA-MITIC) de l’Université Gaston berger (UGB), de Saint-Louis (nord).

    Ce projet ambitionne d’utiliser les technologies innovantes comme l’intelligence artificielle pour essayer de détecter les premiers signaux des épidémies et endiguer cette maladie, a expliqué à la presse Dame Diongue, enseignant-chercheur à l’Institut polytechnique de Saint-Louis (IPSL).

     »L’intelligence artificielle que nous allons utiliser nous permettra de surveiller la dynamique du vecteur mais aussi les conditions climatiques favorables pour le développement de la maladie », a t-il indiqué.

    Ainsi, les éleveurs seront formés dans le cadre de ce projet pour ‘’envoyer les premiers signaux qui permettraient aux autorités sanitaires de prendre les dispositions pour éviter une propagation de la maladie ».

    Ce projet est né du constat que ‘’pendant très longtemps, les chercheurs s’enfermaient dans les laboratoires et préparaient des solutions qui, au final, ne traitent pas des besoins’’, a-t-il dit.

    M. Diongue note que ‘’cette tendance est en train de changer. Ce qui est à la mode, c’est que les principaux bénéficiaires des solutions que nous proposons puissent être mis à contribution’’.

     »Nous avons pris l’initiative dans le cadre de ce projet, d’inviter les éleveurs qui sont les principaux concernés, les techniciens de l’élevage, et ensemble, qu’on essaie de réfléchir sur comment formater cet outil afin de mieux prendre en charge cette problématique de santé publique », a-t-il indiqué.

    Le fort taux de pénétration du téléphone facilite les choses, a-t-il ajouté, signalant que WhatsApp sera utilisé par les éleveurs qui peuvent aussi mettre à profit des photos ou des messages vocaux pour alerter par le biais d’une application qui leur sera indiquée.

    Ce projet de 18 mois, financé par la coopération canadienne, sera élargi pour la prise en charge d’autres pathologies au-delà de la maladie de la vallée du rift qui est une zoonose.

    AMD/ASB/OID

  • SENEGAL-SANTE-HUMEUR / Le Sames repart en grève les 26 et 27 février (communiqué)

    SENEGAL-SANTE-HUMEUR / Le Sames repart en grève les 26 et 27 février (communiqué)

    Dakar, 21 fév (APS) – Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) annonce avoir décidé de poursuivre son plan d’action en décrétant de nouveau une grève de 48 heures, mercredi 26 et jeudi 27 février.

    ‘’Devant l’inertie du Gouvernement face à nos revendications, le Bureau exécutif national (Ben) décide de poursuivre le plan d’action du Sames (…)’’, indique-t-il dans un communiqué de presse.

    Il signale qu’il ‘’décrète’’ par conséquent ‘’un mot d’ordre de grève générale de 48 heures avec respect strict des urgences sur toute l’étendue du territoire national, les mercredi 26 et jeudi 27 février 2025’’,

    Son bureau exécutif national ‘’demande à tous les membres du Sames de maintenir la même dynamique, jusqu’à la satisfaction totale’’ de leurs revendications.

    Le syndicat signale avoir tenu une réunion d’évaluation de sa grève, une rencontre élargie aux secrétaires généraux de zones et de sections. Le BEN félicite tous les membres du SAMES pour la forte mobilisation et le respect total du mot d’ordre de grève.

    Il rappelle qu’une rencontre a été tenue le mardi 18 février 2025 avec une délégation du ministère de la Fonction publique et de la Transformation du secteur public.

    ‘’A l’issue de cette réunion, aucune proposition concrète n’est ressortie concernant les questions soulevées dans notre plateforme revendicative. Nos interlocuteurs nous ont une fois de plus renvoyés vers le Premier ministre’’, déplore le SAMES.

    L’organisation syndicale avait observé une grève les 18 et 19 février derniers.

    NSS/ASG/SKS

     

  • SENEGAL-SANTE / Deux cas d’intoxication par ingestion d’Ascabiol reçus au Centre anti-poison

    SENEGAL-SANTE / Deux cas d’intoxication par ingestion d’Ascabiol reçus au Centre anti-poison

    Dakar, 21 fév (APS) – Le Centre anti-poison (CAP) informe avoir reçu, cette semaine, deux cas d’intoxication causés par l’usage d’un produit d’usage externe dénommé Ascabiol.

    ‘’Chers docteurs, le Centre anti-poison a reçu, au cours de cette semaine, deux cas d’intoxication par ingestion de Ascabiol (Benzoate de benzyle), un produit d’usage externe’’, indique-t-il dans une note d’information et d’alerte à l’attention des pharmaciens d’officine en date du jeudi 20 février 2025.

    Le chef du CAP, Pr Mamadou Fall, alerte sur le fait que ‘’ces cas d’intoxication par erreur thérapeutique sont devenus fréquents’’.

    ‘’Nous voudrions ainsi attirer l’attention des pharmaciens afin d’expliquer davantage aux patients le mode d’utilisation des médicaments dispensés’’, insiste cette structure rattachée au ministère de la Santé.

    Le Centre anti-poison rappelle qu’’’une plus grande vigilance lors de la dispensation de médicaments, avec ou sans prescription médicale, est garante du bon usage de ces derniers’’.

    Logé à l’hôpital Fann, le CAP a pour mission d’assurer la prévention et la prise en charge des intoxications causées par les substances étrangères à l’organisme humain sans valeur nutritive et possédant des propriétés toxiques, notamment les produits de santé, les pesticides, les produits ménagers, les produits industriels et les plantes ».

    HK/ASG/SKS

  • SENEGAL-SANTE / Santé de la mère et de l’enfant : des journalistes outillés sur le plan SRMNIA-N 2024-2028

    SENEGAL-SANTE / Santé de la mère et de l’enfant : des journalistes outillés sur le plan SRMNIA-N 2024-2028

    Thiès, 21 fév (APS) – Une quarantaine de journalistes venus de toutes les régions du pays, ont pris part pendant quatre jours, à Thiès, à un atelier de dissémination du Plan intégré 2024-2028 de la santé reproductive maternelle, néonatale, infanto-juvénile, des adolescents et de la nutrition (SRMNIA-N) et d’autres documents-phares de la Direction de la santé de la mère et de l’enfant, a constaté l’APS.

    Quarante-deux journalistes répartis en deux cohortes de 21, provenant de toutes les régions du pays, ont participé, de lundi à jeudi, à un atelier de partage sur le plan SRMNIA-N 2024-2028.

    Cette rencontre a été organisée par la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (DSME), en collaboration avec l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD).

    ‘’Plusieurs plans ont été élaborés, notamment le plan intégré de la santé reproductive maternelle, néonatale, infanto-juvénile, des adolescents et de la nutrition (2024-2028), et le plan d’action national budgétisé de la planification familiale (PANBPF) pour la même période », a fait savoir la représentante de la DSME, Docteure Mariétou Diop.

    Elle estime que ces plans ne peuvent être mis en œuvre que par la communication.

    Selon la représentante de la DSME,  ‘’il faut que tout le monde soit au courant, que dans les 14 régions les populations soient au courant, aussi tous les acteurs de la santé même s’ils ont pris part à l’élaboration des plans, qu’ils participent aussi à la mise en œuvre ». Ce qui, a-t-elle dit, ne sera possible que s’ils ont l’information.

    Cela justifie le fait que la DSME s’est encore tournée vers les journalistes, avec lesquels elle chemine depuis plusieurs années, a-t-elle expliqué.

    Selon elle, l’AJSPD, en tant que « partenaire de la santé, spécifiquement la santé de la mère et de l’enfant », a été ciblée pour communiquer sur ce plan et le disséminer. Pour ce faire, il fallait donner toutes les informations sur ce plan aux journalistes qui en sont membres, pour qu’ils soient des relais auprès des populations.

    L’objectif est de communiquer correctement sur la question, pour faire en sorte que la population destinataire de toutes les activités prévues se sente concernée et « sache d’où l’on vient, et où est-ce qu’on veut aller ».

    BT/ADI/ASG

  • SENEGAL-SANTE / Prise en charge de l’infertilité du couple : les premiers cas d’insémination artificielle expérimentés à Kaolack (responsable)

    SENEGAL-SANTE / Prise en charge de l’infertilité du couple : les premiers cas d’insémination artificielle expérimentés à Kaolack (responsable)

    Thiès, 20 fev (APS) – Les premiers cas d’insémination artificielle chez des couples soufrant d’infertilité sont en train d’être réalisés à Kaolack (centre), a appris l’APS de la cheffe de la Division planification familiale à la Direction de la santé de la mère et de l’enfant, Dr Ndéye Awa Diagne.

    ‘’Il y a des unités de prise en charge qui doivent être mises en place au niveau des structures sanitaires du pays. Déjà, il y a l’unité de Kaolack qui a été installée et qui a commencé à faire les premiers cas d’insémination artificielle’’, a-t-elle dit.

    Dr Ndeye Awa Diagne prenait part à un atelier de partage des plans stratégiques de la Santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et de la nutrition (Srmnia-n) et des plans d’actions nationaux budgétisés de planification familiale (PANBPF) 2024-2028. Cette rencontre est organisée en collaboration avec l’Association des journalistes en santé, population et développement.

    Dr Diagne, gynécologue obstétricienne, indique qu’il y a d’autres unités de prise en charge de l’infertilité à installer à Saint-Louis, Touba, Tambacounda, Mbour et Ziguinchor.

    ‘’Nous espérons pouvoir les installer en 2025 », a-t-elle déclaré, expliquant que ces programmes sont vraiment pris en compte parce que l’infertilité commence à devenir un vrai problème de santé publique.

    Elle a indiqué que l’unité de procréation médicalement assistée de l’hôpital Dalal Jamm est en cours.  »Il reste juste l’équipement », a t-elle précisé.

    Dr Ndeye Awa Diagne a relevé que la prise en charge de l’infertilité est coûteuse. Elle a fait savoir que  »pour une procréation médicalement assistée, un couple peut dépenser jusqu’à 2 millions 500 mille FCFA’’.

    De l’avis de la spécialiste l’infertilité commence à prendre de l’ampleur dans les structures sanitaires.

    ‘’La participation des structures sanitaires publiques à sa prise en charge pourra donc permettre une meilleure accessibilité, non seulement en termes de ressources financières, en prise en charge, mais aussi en accessibilité géographique’’, a estimé la gynécologue.

    Revenant sur les causes de l’infertilité, elle a expliqué qu’’à partir de 35 ans,  »la fertilité de la femme diminue ». Elles perdent du temps au niveau des tradipraticiens », déplore-t-elle.

    Sous ce rapport , elle recommande aux couples qui ont  fait plus d’un an de vie conjugale sans enfant, d’aller vers des structures sanitaires.

    ‘’Quand on parle d’infertilité du couple, c’est aussi bien l’homme que la femme qui doivent être consultés. On a constaté que de plus en plus que la cause vient de l’homme alors qu’on pense toujours en premier à la femme’’, a relevé Dr Diagne.

    Elle a rappelé que les trois composants de la planification familiale sont l’espacement des naissances, la prise en charge de l’infertilité, l’infécondité du couple et la prise en charge des infections sexuellement transmissibles.

    NSS/SKS/OID/AB

  • SENEGAL-SANTE-ENVIRONNEMENT / Changement climatique : les conseils, encore seul moyen de minimiser les incidences de la chaleur (spécialiste)

    SENEGAL-SANTE-ENVIRONNEMENT / Changement climatique : les conseils, encore seul moyen de minimiser les incidences de la chaleur (spécialiste)

    Dakar, 20 fév (APS) – Les professionnels de la santé ne peuvent que prodiguer des conseils pour minimiser les incidences de la chaleur sur les maladies non transmissibles (MNT), en l’absence de stratégie ou de remède pour faire face aux effets du changement climatique sur de telles pathologies, a déclaré Dr Codou Badiane Mané, point focal santé environnement au ministère de la Santé et de l’Action sociale.

    ‘’Il n’y a pas encore de remède ou de réponse, mais des conseils pour minimiser les incidences de la chaleur sur ces maladies’’, a-t-elle dit.

    Mme Mané intervenait, jeudi, lors d’une rencontre d’échanges sur une étude visant à établir les interactions entre santé et climat. Cette rencontre est organisée à l’initiative du Centre de recherche africain sur la santé et la population (APHRC- sigle en anglais).

     »En attendant d’avoir des réponses pratiques, dit-elle, il faudra se contenter du bulletin d’alerte précoce produit par l’ANACIM (Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie), en collaboration avec le Centre de suivi écologique (CSE) pour faire face aux vagues de chaleur en donnant des conseils pratiques aux personnes atteintes de maladies non transmissibles ».

    Elle avoue que le secteur de la santé a connu un retard dans l’établissement du lien climat-santé afin de mettre en place une politique d’adaptation.  »Mais, aujourd’hui, indique-t-elle, nous sommes de plain-pied dans l’élaboration de stratégies pour faire face aux effets du changement climatique sur les maladies non transmissibles.’’

    Il s’agit, avec l’élaboration du Plan national d’adaptation au changement climatique, d’arriver à ‘’intégrer les politiques sanitaires et climatiques dans une gouvernance commune pour des réponses plus ciblées’’, a expliqué Dr Codou Badiane Mané.

    Selon elle, ‘’on ne peut pas juste se baser sur du ressenti ou sur des allégations pour apporter une réponse aux effets du changement climatique sur les personnes atteintes de maladies non transmissibles ».

    ‘’Avoir des évidences scientifiques’’

     »Mais, il est important d’avoir des évidences scientifiques solides et disposer d’une plateforme de gestion des connaissances, car les acteurs de la santé ne sont pas suffisamment formés sur les questions liées au changement climatique’’, a-t-elle ajouté.

    Dr Codou Badiane Mané relève que de nombreux rapports sur la problématique du changement climatique et de la santé prédisent que les vagues de chaleur seront les principaux problèmes de santé publique dans les années à venir, surtout dans un contexte de montée en puissance des maladies chroniques.

     »C’est pourquoi, cette urgence climatique mérite bien d’être érigée au rang des priorités de santé publique’’, a-t-elle estimé.

    La directrice du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts, Madeleine Diouf Sarr, indique que  »le lien santé et climat a été fait très tôt ». Il a été établi dans le cadre d’études faites sur les impacts de l’augmentation des températures sur différents écosystèmes, a-t-elle précisé.

    ‘’Une des premières études faites, c’était l’impact du changement sur le paludisme avec la prolifération des moustiques due aux événements extrêmes, comme les inondations, les risques sanitaires liés à la qualité de l’air et aux épisodes de poussière’’, a-t-elle rappelé.

     »Cependant, ces études ont été parcellaires », a-t-elle fait observer. Elle préconise d’autres études pour ‘’mieux adresser la problématique santé et climat avec une corrélation entre les événements climatiques et les risques sanitaires’’.

    ‘’C’est un exercice continu qu’il faut faire avant de considérer que ces paramètres climatiques peuvent être liés à des risques sanitaires’’, a justifié Madeleine Diouf Sarr.

    Elle a expliqué que ‘’le milieu de la santé est très complexe et circonscrit le domaine d’analyse pour voir les paramètres du climat sur les questions de prévalence de maladies, comme celles non transmissibles’’.

    Le projet de recherche sur les interactions climat et santé sera lancé en mars prochain et sera exécuté durant trois ans, dans les régions de Dakar, Kaolack, Saint-Louis et Matam.

    ADL/HB/SKS/AB/ASG/OID

  • SENEGAL-AFRIQUE-SANTE / La génétique au menu du congrès des rhumatologues à Dakar

    SENEGAL-AFRIQUE-SANTE / La génétique au menu du congrès des rhumatologues à Dakar

    Dakar, 20 fév (APS) – Le troisième congrès annuel de la Société sénégalaise de rhumatologie couplé à celui de la Société africaine de rhumatologie (SARH) a débuté, jeudi, à Dakar pour trois jours autour du thème central ‘’La génétique en rhumatologie’’.

    La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Santé, Ibrahima Sy. Cet événement scientifique majeur réunit des experts nationaux et internationaux qui vont échanger sur les avancées dans la prise en charge des maladies rhumatismales, en particulier dans le contexte africain.

    ‘’Dans notre culture, les rhumatismes sont souvent perçus comme des pathologies héréditaires, transmises de génération en génération. Aujourd’hui, grâce aux progrès de la génétique, nous comprenons mieux ces affections, notamment les maladies multifactorielles qui dominent en rhumatologie », a expliqué le professeur Saïdou Diallo, président de la Société africaine de rhumatologie, parlant du choix du thème de cette édition.

    Le doyen de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie, le professeur Bara Ndiaye, a, pour sa part, rappelé que la rhumatologie s’intéresse aux maladies de l’appareil locomoteur, qui touchent une grande partie de la population, de l’enfant à la personne âgée. Les rhumatismes inflammatoires et les maladies auto-immunes ont des répercussions majeures sur la qualité de vie des patients, a t-il relevé.

    Il a également salué les efforts de la Chaire de rhumatologie de l’Université de Dakar, qui forme des spécialistes reconnus dans toute l’Afrique francophone.

    ‘’Les nouvelles techniques de biologie moléculaire ont révolutionné notre compréhension des maladies génétiques complexes, mais il reste encore beaucoup à faire pour en tirer des applications pratiques », a t-il souligné.

    Le Pr Ndiaye a réitéré l’engagement de la faculté à soutenir la rhumatologie, notamment en renforçant les équipements techniques et en mobilisant des ressources financières pour la recherche.

    ‘’Nous sommes fiers de la formation professionnalisante offerte par notre DES, (Diplôme d’études spéciales), en rhumatologie, qui attire des étudiants de toute l’Afrique francophone », a t-il dit.

    AN/SKS/OID