Catégorie : sante

  • SENEGAL-SANTE / Le ministre de la Santé alerte sur l’urgence de renforcer la lutte contre les maladies non transmissibles

    SENEGAL-SANTE / Le ministre de la Santé alerte sur l’urgence de renforcer la lutte contre les maladies non transmissibles

    Dakar,20 fév (APS) – Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy, a alerté, jeudi, sur l’urgence de renforcer la lutte contre les maladies non transmissibles qui constituent une menace croissante pour la santé publique.

    ‘’Les maladies non transmissibles, telles que les maladies cardiovasculaires, le rhumatisme, le diabète, le cancer, l’insuffisance veineuse, les maladies respiratoires chroniques constituent aujourd’hui une menace sérieuse pour notre population et notre système de santé’’, a-t-il dit à l’ouverture du troisième congrès international de la Société africaine de rhumatologie (SARH).

    ‘’Leur impact est d’autant plus préoccupant qu’elles affectent des personnes de tous âges, réduisant l’espérance de vie et engendrant des coûts économiques extrêmement élevés pour notre société’’, a-t-il ajouté, rappelant que 53% des décès enregistrés au Sénégal sont liés à ces pathologies.

    Selon l’OMS, ces maladies sont responsables de 74% des décès dans le monde.

    ‘’Ces maladies évoluent de façon inquiétante en raison de plusieurs facteurs, notamment héréditaires, comportementaux et environnementaux. D’où l’importance de rencontres scientifiques, comme ce congrès, qui permettent de partager les connaissances et d’améliorer la formation des médecins ainsi que la prise en charge des patients‘’, a déclaré le ministre.

    Le Sénégal dispose d’un plan national de lutte contre les maladies non transmissibles, actuellement décliné en stratégies spécifiques pour le cancer, le diabète et d’autres affections.

    Toutefois, Ibrahima Sy a insisté sur la nécessité d’un changement de paradigme, mettant l’accent sur la prévention et l’éducation à la santé afin de réduire la morbidité.

    Concernant l’accessibilité des soins, il a reconnu que le coût élevé des traitements représente un défi pour de nombreux ménages.

    ‘’L’accès à une assurance maladie devient une nécessité pour alléger ce fardeau. Actuellement, environ 53 % des Sénégalais sont couverts, mais c’est insuffisant. Nous travaillons avec le ministère de la Famille et des Solidarité pour élargir cette couverture‘’, a-t-il dit.

    Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale a également annoncé que son département explore la mise en place d’un centre de prise en charge intégrée des maladies non transmissibles, afin d’offrir aux patients un parcours thérapeutique plus efficace et mieux structuré.

    Ce congrès de trois jours réunit des experts nationaux et internationaux. Il marque une étape importante dans la lutte contre les maladies rhumatismales en Afrique, en mettant l’accent sur la recherche, la formation et l’accès à des traitements innovants.

    AN/HB/SKS/OID

  • SENEGAL-SANTE-ENVIRONNEMENT / Un projet de recherche sur les impacts du changement climatique sur les maladies non transmissibles en gestation

    SENEGAL-SANTE-ENVIRONNEMENT / Un projet de recherche sur les impacts du changement climatique sur les maladies non transmissibles en gestation

     Dakar, 19 fev (APS) – Le Centre Africain de Recherche sur la Population et la Santé (African Population and Health Research Center – APHRC) élabore avec la London School of Hygiène and Tropical Medicine (LSHTM) et la Division de la Lutte contre les Maladies Non Transmissibles (DLMNT) du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, un projet de recherche destiné à produire des données probantes et scientifiques sur les interactions entre les maladies non transmissibles et le changement climatique.

    ‘’Ces interactions sont peu étudiées en Afrique subsaharienne où les données scientifiques dans ce ces domaines sont limitées’’, a dit le Principal Investigateur du projet Dr Sokhna Thiam, Chef de l’Unité de Recherche Environnement Climat et Santé du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de APHRC lors de l’atelier d’échange et de concertation avec les parties prenantes, ouvert mercredi à Dakar.

    ‘’Les interactions entre ces facteurs restent mal comprises, bien qu’elles soient influencées par des dynamiques communes telles que l’urbanisation, l’accroissement des transports motorisés et les émissions de gaz à effet de serre’’, a-t-elle ajouté. 

    Dr Sokhna Thiam,  Epidémiologiste Environnemental, a expliqué qu’il s’agit de voir, à travers cette étude comment la chaleur, la qualité de l’air et les espaces verts interagissent et contribuent aux maladies non transmissibles dans les villes sénégalaises.

    Instigatrice de cette étude, elle a indiqué que des maladies cardiovasculaires, rénales, respiratoires sont liées parfois  aux dimensions spatiales et (…) du  réchauffement climatique extrême.

     »Un phénomène naturel à l’origine également de températures élevées, l’augmentation de la pluviométrie avec des risques d’inondation qui induisent des maladies hydriques, la pollution de l’air et la perte d’espaces verts », a ajouté Mme Thiam.

    Dr Cheikh Faye, le Directeur du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de APHRC, a expliqué l’apport de APHRC dans la génération d’évidences scientifiques pour une meilleure compréhension des liens complexes entre le changement climatique et la santé.

    Le point focal santé et environnement du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Dr Codou Badiane Mané a souligné  à son tour que cette étude est ‘’d’une importance capitale puisqu’elle permettra d’avoir des données probantes, des évidences scientifiques sur les interactions entre le changement climatique et la santé ».

    ‘’Nous avons besoin des résultats  de cette étude, surtout  que nous sommes en train d’élaborer des documents politiques comme le Plan national d’adaptation aux changements climatiques, le système d’alerte précoce aux vagues de chaleur, le projet de résilience face aux changements climatiques’’, a soutenu Mme Mané.

    ‘’On a besoin des évidences scientifiques pour étayer ce lien entre les données sanitaires et les données climatiques’’, a-t-elle ajouté.

    Dr Codou Badian Mané a indiqué qu’il y a des études parcellaires faites par des académies de recherche mais s’avèrent insuffisantes en résultats.

    L’objectif de la rencontre de deux jours est de présenter et de partager les activités en cours, de favoriser les échanges entre experts et partenaires et de renforcer les collaborations en identifiant des synergies d’action.

    La rencontre a réuni des chercheurs, des professionnels de santés, des spécialistes de maladies chroniques, des décideurs politiques, des urbanistes, experts en environnement et d’un membre du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (Remapsen).

    ADL/AB

  • SENEGAL-SANTE / L’hôpital d’enfants Albert Royer se dote d’une « Laverie des Mamans »

    SENEGAL-SANTE / L’hôpital d’enfants Albert Royer se dote d’une « Laverie des Mamans »

    Dakar, 19 fév (APS) – Le Centre hospitalier national d’enfants Albert Royer (CHNEAR) a inauguré, mercredi, la  »Laverie des Mamans”, une infrastructure essentielle destinée à améliorer les conditions de vie des familles accompagnant les enfants hospitalisés.

     »Entièrement financée par la fondation ECOBANK, cette installation, fruit d’un investissement de plusieurs millions de FCFA, répond à un besoin vital pour les familles qui accompagnent leurs enfants hospitalisés”, a déclaré la directrice d’Albert Royer, docteur Issa Talla Diop, lors de la cérémonie d’inauguration.

    L’événement s’est déroulé en présence de la directrice des opérations et de la technologie d’ECOBANK Sénégal, Nafissatou Touré Thiam et de son équipe, dont le soutien financier a permis la réalisation du projet.

    La directrice du Centre hospitalier a souligné l’importance de cette initiative pour  »les mamans qui restent jour et nuit au chevet de leurs enfants malades ».

    “Le séjour en milieu hospitalier est une épreuve pour les parents et particulièrement pour les mamans. Cette laverie leur offre un espace aménagé pour entretenir leur linge et assurer leur hygiène personnelle, réduisant ainsi leur stress et leur précarité quotidienne”, a-t-elle expliqué.

    Elle a précisé que cette infrastructure vient compléter d’autres actions visant à améliorer l’expérience des accompagnants, dont le bien-être joue un rôle crucial dans le rétablissement des enfants.

    La directrice du Centre hospitalier a rappelé qu’ECOBANK avait déjà offert dix ordinateurs en mars dernier pour moderniser la gestion des dossiers patients.

    “Aujourd’hui, à travers ce nouveau projet, la banque réaffirme son engagement en faveur de la santé infantile et du soutien aux familles”, s’est-elle réjouie

    Par ailleurs, elle a exprimé la volonté de l’hôpital d’élargir son partenariat avec la banque panafricaine pour d’autres projets, notamment l’équipement en imagerie médicale avec l’acquisition d’un scanner et d’une IRM.

    La représentant du directeur général d’ECOBANK, Nafissatou Touré Thiam, a insisté sur l’impact direct de cette infrastructure sur le quotidien des familles.

    “Nous avons cherché à avoir un impact direct sur ces parents déjà éprouvés par la maladie de leurs enfants. Cette laverie leur apportera un confort essentiel durant leur séjour à l’hôpital”, a-t-elle affirmé.

    Elle a également réitéré l’engagement de la banque à poursuivre ses actions en faveur de projets d’envergure ayant un impact direct sur les populations vulnérables.

    AN/SKS/SBS/OID

     

  • SENEGAL-SANTE-HUMEUR / Ourossogui : la grève du SAMES suivie à 100 % (Syndicaliste)

    SENEGAL-SANTE-HUMEUR / Ourossogui : la grève du SAMES suivie à 100 % (Syndicaliste)

    Ourossogui, 19 fév (APS) – Le mot d’ordre de grève du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) a été suivi à 100% au Centre hospitalier régional de Ourossogui (CHRO), a t-on appris auprès du Secrétaire général de la section syndicale, Docteur Mouhamed Aly Sylla.

    « Comme vous l’avez constaté ce matin, la grève est suivie à 100% par tous mes collègues. A côté de cela, seul le service minimum est assuré, avec un médecin aux urgences et un gynécologue pour gérer tout ce qui est urgences obstétricales », a dit, mercredi, le médecin au cours d’un entretien avec des journalistes.

    Selon lui, en dehors des revendications soulevées par la section nationale du syndicat, au niveau local, les médecins affiliés au SAMES, exerçant dans la région de Matam, déplorent plusieurs manquements.

    « Pour ce qui nous concerne, la carte sanitaire est à revoir. Les médecins sont formés, mais l’Etat ne recrute plus. Si on prend le cas de l’hôpital de Ourossogui, on a un seul orthopédiste depuis plus de quatorze ans, le seul pour toute la région », a dit le chirurgien.

    Ce médecin orthopédiste, a t-il indiqué, gère les hôpitaux de Matam et de Agnam, en plus de celui de Ourossogui. Il est en charge de tout ce qui est traumatologie et orthopédie, « dans une zone très accidentogène ».

    Le syndicaliste rappelle que, selon la carte sanitaire, il faut dans un hôpital de niveau 2, trois à cinq orthopédistes, ‘’une norme minimale qui n’est pas atteinte dans la région’’.

    Il y a également la faiblesse du nombre de spécialistes, qui, d’après lui, doit être doublé. Docteur Sylla a déploré le fait qu’il n’y en a qu’un seul médecin pour chaque spécialité.

    « Pourtant, des médecins sont formés, disponibles et ne cherchent que du travail. Pour palier tous ces manquements, nous sommes obligés de nous réunir en pôle, de mutualiser nos forces et nos ressources humaines pour pouvoir gérer tout cela », a fait savoir le médecin.

    Le Secrétaire administratif du syndicat dans la zone de Matam explique que le médecin orthopédiste n’a que quatorze lits à sa disposition, relevant qu’il lui arrive de manquer de places, ce qui l’oblige à aller chercher des lits dans d’autres services.

    Toujours sur la carte sanitaire, il évoque l’absence de structures sanitaires sur l’axe Ourossogui-Linguère, de même que Ourossogui-Bakel, des distances longues de plus de 100 kilomètres.

    « Nous estimons qu’il faut un hôpital dans chaque département comme à Ranérou qui a besoin d’un établissement sanitaire de niveau 2, qui permettrait de faire un tampon et de réduire les risques de mortalité liés aux accidents notés sur cet axe », a lancé le syndicaliste.

    Il plaide aussi pour le doublement ou le triplement des postes de pédiatres, de réanimateurs, de gynécologues et de chirurgiens.

    La grève du SAMES, entamée mardi, prend fin ce mercredi.

    AT/HK/OID

  • SENEGAL-SANTE-INITIATIVE / Sédhiou : une association lance une caravane de solidarité pour l’hygiène et la santé communautaire

    SENEGAL-SANTE-INITIATIVE / Sédhiou : une association lance une caravane de solidarité pour l’hygiène et la santé communautaire

    Sédhiou, 19 fév (APS) – L’association  »Jeunesse action citoyenne » a lancé une caravane de solidarité ‘’Sakhal Sét Guir Wer‘’ dont le but est de promouvoir l’hygiène et la santé communautaire dans la région de Sédhiou (sud).

     »Depuis 2020, l’association Jeunesse action citoyenne multiplie les opérations ‘’Sakhal Sét Guir Wer’’ et les actions de solidarité avec les Daaras à travers le pays », a déclaré Déthié Diouf, son président lors du passage de la caravane à Sédhiou.

    Selon lui, ces initiatives visent à promouvoir l’hygiène et à renforcer la santé publique, en particulier dans les cités religieuses et les zones rurales reculées.

    Le président de cette entité a rappelé qu’après l’étape de Porokhane, l’association a dirigé ses efforts vers ‘’Umul-Khura’’, cité religieuse de Cheikh Sidiya Dramé, située dans la commune de Diaroumé (Bounkiling).

    Il a également affirmé que plus de 500 talibés y ont été déparasités et sensibilisés aux gestes d’hygiène avec le soutien du service d’hygiène.

    En plus, des kits d’hygiène et des masques ont été distribués pour encourager le lavage des mains, mais aussi éviter les allergies et les infections pulmonaires afin qu’il soit une pratique essentielle pour prévenir de nombreuses maladies.

    Déthié Diouf a expliqué que ces opérations de solidarité visent à sensibiliser les communautés et à compléter les efforts du gouvernement en matière d’hygiène.

    ‘’Le gouvernement ne peut pas tout faire. La communauté a le devoir moral d’accompagner l’État dans les nouvelles orientations politiques, économiques et sociales », a-t-il souligné.

    Il estime que l’initiative  »Setal Sunu Réew » est une bonne chose, mais que la solution réside dans l’opération  »Sakhal Sét Guir Wer », qui vise à instaurer des réflexes permanents pour l’hygiène et la propreté.

    Selon M. Diouf, pour renforcer ces efforts, l’association parcourt le pays, pour apporter son soutien aux zones les plus reculées.

    OB/HK/OID

     

  • SENEGAL-SANTE / Acteurs sanitaires et communautaires invités à sensibiliser davantage sur les MTN

    SENEGAL-SANTE / Acteurs sanitaires et communautaires invités à sensibiliser davantage sur les MTN

    Ndioum, 18 fév (APS) – Le gouverneur de la région de Saint-Louis (nord), Al Hassan Sall, a invité les acteurs de la santé et les membres de la communauté, en particulier les parents à  »s’investir plus » dans la sensibilisation sur les Maladies tropicales négligées (MTN).

     »Je vous invite au renforcement de la sensibilisation envers la population afin de favoriser l’adoption de comportements préventifs durables face aux maladies tropicales négligées (MTN)’’, a déclaré, mardi, l’autorité administrative à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre les MTN tenue à Ndioum.

    Le thème de cette édition a porté sur ‘’Unissons-nous, agissons, éliminons’’. Le chanteur Baba Maal était présent à la cérémonie, de même qu’un représentant du maire.

    Il est essentiel, d’après lui, de ‘’sensibiliser et de mobiliser le grand public’’, tout en engageant les décideurs afin qu’ils prennent pleinement conscience de l’impact de ces maladies sur le développement durable du pays ».

    ‘’Le choix porté sur Ndioum illustre à la fois les défis persistants et les avancées notées dans la lutte. En effet, quatorze des quinze maladies ciblées par le programme sont fréquentes dans le district sanitaire de Podor et particulièrement la bilharziose », a soutenu Al Hassan Sall.

    Pour sa part, le lead vocal du Daandé Lenol, Baba Maal a magnifié la présence des élèves qui, selon lui, sont  »les véritables relais pour une bonne sensibilisation au sein de la communauté  ».

    « Les Maladies tropicales négligées constituent un groupe diversifié d’affections qui sévissent principalement dans les zones tropicales, où elles prolifèrent au sein des communautés pauvres. Elles sont dues à différents agents pathogènes (virus, bactéries, parasites, champignons ou toxines) et ont des conséquences sanitaires, sociales et économiques dévastatrices », explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur son site.

    Le Sénégal a élaboré son Plan stratégique national de lutte contre les maladies tropicales négligées 2022-2025. A travers ce document, le ministère de la Santé et de l’action sociale ambitionne de « réduire la charge de morbidité et de la mortalité à travers le contrôle, l’élimination ou l’éradication conformément à la nouvelle feuille de route mondiale 2021-2030 ».

    AHD/AT/HK/OID

  • SENEGAL-SANTE / Mortalité maternelle : une spécialiste souligne l’importance des consultations prénatales

    SENEGAL-SANTE / Mortalité maternelle : une spécialiste souligne l’importance des consultations prénatales

    Thiès, 19 fev (APS) – La cheffe de la division de la planification familiale à la direction de la Santé, de la mère et de l’enfant (DSME), Ndeye Awa Diagne, a souligné, mercredi, l’importance pour les femmes enceintes de respecter les consultations prénatales qui, selon elle, garantissent la sécurité de la mère.

    ‘’Pour prévenir la prééclampsie et l’éclampsie il faut assurer le suivi prénatal. Parce que les conséquences qui sont désastreuses’’, a déclaré la gynécologue.

    La cheffe de la division de la planification familiale à la DSME s’exprimait au cours d’un atelier de partage du Plan stratégique de la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et des jeunes et de la nutrition (PS-SRMNI-N) et de ses enjeux et du Plan national budgétisé de planification familiale (PANBPF) 2024-2028.

    Cette rencontre, qui se tient du 19 au 20 février à Thiès, vise à familiariser les membres de l’Association des journalistes en santé, population et développement à ces plans.

    ‘’Les conséquences de la négligence des consultations prénatales peuvent se manifester après l’accouchement. Elles peuvent aller de la prématurité du bébé au décès’’, a alerté Ndèye Awa Diagne.

    Étant donné que la tension artérielle est élevée chez la femme enceinte à partir de 4 mois, elle a rappelé que celle-ci doit voir sa sage-femme régulièrement afin qu’elle l’aide à stabiliser sa tension artérielle.

    ‘’Huit consultations prénatales sont maintenant réalisées au niveau des structures sanitaires pour prévenir ces complications chez la femme enceinte’’, a fait savoir la gynécologue.

    Elle a en outre souligné le fait qu’une femme anémiée peut faire une hémorragie post partum, ‘’d’où l’intérêt de recourir à une supplémentation en fers’’.

    ‘’Après l’accouchement, l’utérus a besoin d’assez de sang pour se rétracter. En cas d’hémorragie, si on n’intervient pas dans les deux heures qui suivent, on peut perdre la femme’’, a alerté la praticienne, ajoutant que ‘’les hémorragies constituent les principales causes de décès maternels’’.

    Pour sa part, Mariétou Diop, médecin en santé publique, a déclaré, lors de la présentation du PS SRMNIA-N 2024-2028 a déclaré que les hémorragies représentent 41% des décès maternels.

    ‘’La plus grande cause des décès néonatals est la prématurité. La deuxième est l’asphyxie, qui représente 21%. Elle est suivie par le faible taux de naissance avec 15%’’, a-t-elle signalé.

    Quant aux décès infanto juvéniles, ‘’les infections respiratoires aigües ou IRA constituent la première cause de décès avec 23% des cas et les diarrhées avec 15%’’, a fait savoir Mme Diop.

    Pour prévenir ces conséquences dramatiques, elle encourage les populations, particulièrement les femmes à se rapprocher des structures sanitaires.

    NSS/ABB

  • SENEGAL-SANTE-HUMEUR / Tivaouane : la grève des médecins largement suivie au premier jour (sources concordantes)

    SENEGAL-SANTE-HUMEUR / Tivaouane : la grève des médecins largement suivie au premier jour (sources concordantes)

    Tivaouane, 19 fév ( APS) – La section du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) de l’Hôpital Mame Abdou  Aziz Sy Dabakh de Tivaouane a largement suivi le mot d’ordre de grève lancé par cette formation syndicale, mardi, au premier jour de ce mouvement prévu pour deux jours, a appris l’APS des grévistes et de l’administration de l’établissement sanitaire.

    « Au niveau de la chirurgie, il n y a  pas de consultation. C’est une grève bien menée, nos collaborateurs ont bien suivi, car généralement si les médecins sont en grève, tout le monde suit », a indiqué à l’APS  la représentante  du SAMES, Docteur Maïmouna Ndiaye.

    Elle  se réjouit de l’observation  du mouvement, tout en précisant que ses collègues de la chirurgie et du bloc sont en alerte, au cas où  une urgence  serait signalée, conformément à la loi.

    Sur les 38 médecins que compte l’établissement public de santé, 33 ont observé la grève, a fait remarquer le médecin.

    Selon le directeur  de l’hôpital, Yoro Diagne, 87% des agents syndiqués sont en grève.

    « Côté services non-fonctionnels, nous avons les consultations externes », a-t-il relevé, ajoutant qu’ « en revanche, la prise en charge des urgences  est totale ».

    Parmi les « services au ralenti »,  il a cité la chirurgie et  le bloc opératoire.

    Selon le chef de l’établissement, l’Hôpital Mame Abdou  Aziz  Sy Dabakh  « fonctionne à 40% de ses capacités ».

    Selon Dre Ndiaye, le SAMES proteste contre la « persistance de mauvaises conditions de travail et l’absence de réponses concrètes du gouvernement » à leurs revendications.

    Le syndicat déplore également l’ »absence de dialogue réel » et accuse les autorités de « négliger les doléances des médecins ».

    En outre, le SAMES exige un recrutement massif de médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes dans la fonction publique afin de désengorger les structures de santé et d’améliorer la couverture sanitaire.

    Le syndicat réclame aussi une « gestion plus transparente et démocratique des ressources humaines, notamment à travers des appels à candidatures pour les nominations aux postes de responsabilité ».

    La question du régime indemnitaire est également un « point central de la plateforme revendicative », selon la syndicaliste.

    Une autre doléance est la « revalorisation des pensions de retraite » des médecins, dont la « précarité » une fois à la retraite, est pointée par le SAMES.

    MKB/ADI/SKS/OID/ASG

  • SENEGAL-COLLECTIVITES-PLAIDOYER / Kédougou : les acteurs territoriaux invités à participer activement au financement de la planification familiale

    SENEGAL-COLLECTIVITES-PLAIDOYER / Kédougou : les acteurs territoriaux invités à participer activement au financement de la planification familiale

    Kédougou 18 fév (APS) – Le directeur régional de la santé de Kédougou (est), Ababacar Mbaye, a invité, mardi, les acteurs territoriaux à participer activement au financement de la planification familiale pour réduire les décès maternels et néonatals dans la région.

    ‘’Les autorités territoriales doivent participer au financement local de la planification familiale pour lutter contre la mortalité maternelle et néonatale, parce que les ressources se raréfient au niveau mondial’’, a-t-il exhorté.

    Le directeur régional de la santé de Kédougou s’exprimait au terme d’un atelier sur la dissémination du Plan stratégique de la santé productive maternelle, néonatale, infantile des adolescents et des jeunes, et de la nutrition 2024-2028, et du plan d’action national budgétisé de la planification familiale pour la même période.

    La rencontre a été présidée par l’adjoint au gouverneur chargé du développement Mouhamadou, Moustapha Gaye en présence de Maguette Dia, cheffe de la Division de la santé et de l’adolescent au niveau de la Direction de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent et des acteurs territoriaux.

    Dr Ababacar Mbaye a, à cette occasion, signalé que ce plan de financement local sera adapté à l’ensemble des équipes-cadres des districts pour la mobilisation des ressources financières.

    ‘’Il faut que tout le monde et même les entreprises locales participent au financement local afin de lutter contre la mortalité maternelle et néonatale dans la région de Kédougou’’ a-t-il plaidé.

    Différents plans stratégiques en matière de santé de la reproduction ont été mis en œuvre depuis 2011 à Kédougou.

    ‘’Ils ont permis d’améliorer la santé de la population’’, s’est félicité le directeur régional de la santé, annonçant dans le même temps la mise en place, dans les prochains jours, d’un Comité régional de politique sanitaire.

    PID/ABD/ABB/SKS

  • SENEGAL-SANTE-HUMEUR / La Fédération des syndicats de la santé en grève les 13 et 14 mars prochains

    SENEGAL-SANTE-HUMEUR / La Fédération des syndicats de la santé en grève les 13 et 14 mars prochains

    Dakar, 18 fév (APS) – La Fédération des syndicats de la santé (F2S) compte observer une grève les 13 et 14 mars prochains, pour réclamer l’intervention des plus hautes autorités pour régler leurs problèmes, a appris l’APS du responsable de ladite fédération.

    ‘’Un nouveau plan d’action validé par les instances a été décliné’’, a déclaré Cheikh Seck, dans un point de presse.

    Le plan d’action prévoit  un point de presse le mardi18 février 2025, suivi d’une assemblée générale à Touba, à l’hôpital Ndamatou, jeudi 27 février.

    Il comporte aussi une ‘’rencontre avec les partenaires techniques et financiers (PTF)’’, la société civile, les ambassades, et les autorités religieuses.

    Il sera ponctué par une grève générale les 13 et 14 mars 2025. Une rétention d’informations et le boycott des supervisions figurent aussi parmi les actions envisagées par le F2S.

    Le syndicaliste informe que ‘’ la F2S a rencontré le ministre de la Santé et de l’Action sociale, hier lundi 17 février 2025, pour faire le monitoring des accords du 29 décembre 2023’’.

    Selon lui, si ‘’la F2S salue l’esprit d’ouverture et de dialogue du ministre, mais force est de constater que la seule volonté du ministre ne suffit pas pour régler définitivement les problèmes du secteur de la santé et de l’action sociale’’.

    ‘’Il faut impérativement l’intervention du président de la République et du Premier ministre’’, a-t-il préconisé.

    NSS/ASG/SBS/SKS