Ndioum, 1er fév (APS) – La 9ème édition de Sétal sunu Reew a été ponctuée, samedi, à Ndioum, par une série de démonstrations des techniques de maitrise d’un incendie.
‘’Un incendie de cuisine peut se propager dans tout le quartier. Les incendies participent à l’appauvrissement des populations. Ces actes de secours participent à éviter la propagation des flammes et contribuent à améliorer notre cadre de vie’’, a expliqué le préfet de Podor, Mactar Diop, lors du lancement de la journée de nettoiement, à Ndioum.
Les sapeurs-pompiers de la compagnie de Ndioum ont effectué des démonstrations pour expliquer au public les gestes à accomplir pour maitriser un début d’incendie.
A Ndioum, les autorités administratives, les acteurs de développement, les étudiants de l’Espace numérique ouvert (ENO) de la ville ont participé au nettoiement des abords du Centre hospitalier régional.
L’Armée, la Gendarmerie et les agents de la Société nationale de gestion des déchets (Sonaged) ont pris part à cette activité.
‘’Pour cette journée de mobilisation citoyenne, nous avons placé l’hôpital en première ligne pour mieux coller au thème de cette édition. C’est une infrastructure de référence qui accueille chaque jour plusieurs personnes », a déclaré le préfet Mactar Diop.
Le thème de cette édition, dont le maître d’œuvre est le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, porte sur: ‘’Sétal sunu gox, nguir yokk sunu karangué’’ (un environnement sain, gage de notre sécurité).
Diourbel, 1er fév (APS ) – Les opérations de nettoiement de la 9ème édition de la journée nationale »Setal Sunu Reew » ont été lancées samedi à Diourbel (centre) au marché Ndoumbé Diop en présence des autorités administratives locales.
Le gouverneur de Diourbel, Ibrahima Fall, a lancé officiellement les opérations de nettoiement.
Les sapeurs pompiers, la police, la SONAGED ont pris en charge les grands axes du marché Ndoumbé Diop. L’intérieur du marché a été confié à la mairie à travers ses structures et les associations de la commune de Diourbel pour enlever ces tas d’ordures.
Le gouverneur a invité les différentes parties à respecter le secteur qui leur est attribué pour réussir cette opération tout en se félicitant de la mobilisation des acteurs.
L’autorité administrative a interpellé les commerçants et la mairie pour l’entretien et le suivi afin de réussir le défi du maintien de la salubrité.
Matam, 1er fév (APS) – Des élèves de différentes écoles de la commune de Matam et des étudiants de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) ont été mobilisés, samedi, pour participer à la journée de nettoiement, a constaté l’APS.
Venus de plusieurs établissements scolaires de la commune, identifiables à travers leurs tenues, les élèves ont participé à la journée de nettoiement dont le site de lancement était la berge du fleuve Sénégal.
« J’ai vu que toutes les écoles ont mobilisé leurs élèves grâce à l’Inspecteur d’académie (IA). Les étudiants de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) de Matam sont également sortis pour prendre part à l’activité. C’est une initiative qui doit être pérennisée », a dit le gouverneur de la région de Matam, Said Dia.
Il a souhaité une pérennisation de cette participation massive des élèves et des étudiants.
Cette journée concentrée aux abords du fleuve Sénégal et au centre de santé de Soubalo a enregistré la participation des chefs de services, des militaires, des sapeurs-pompiers, des agents du Fonds d’entretien routier autonome (FERA) et des membres de la communauté.
Les marchés de Ourossogui et de Matam ont été fermés sur arrêté préfectoral pour inciter les commerçants à prendre part à cette activité de salubrité.
Dakar, 31 jan (APS) – Paulin Soumanou Vieyra, premier cinéaste d’Afrique noire, historien et critique de cinéma dont on célèbre le centenaire de sa naissance, vendredi, mérite la reconnaissance de l’Etat sénégalais pour tout ce qu’il a fait pour le cinéma, estime le réalisateur Clarence Delgado.
»Paulin a beaucoup fait pour le cinéma sénégalais et africain. On ne lui a jamais rendu hommage en reconnaissant ce qu’il a fait pour le 7e art et cela me hante, connaissant Paulin et ce qu’il a fait pour le cinéma », a déclaré Clarence Delgado dans un entretien accordé à l’APS.
Né le 31 janvier 1925 à Porto-Novo, au Dahomey, l’actuel Bénin, Paulin Soumanou Vieyra, cinéaste, critique et historien du cinéma d’Afrique noire, a été naturalisé sénégalais. Décédé le 4 novembre 1987 à Paris, il a été enterré à Dakar.
Paulin Soumanou Vieyra a signé les premiers textes africains de critique cinématographique et a publié plusieurs ouvrages, dont »Le cinéma africain: des origines à 1973 » (1975) et »Le cinéma au Sénégal » (1983).
De 1956 à 1975, Paulin Soumanou Vieyra dirigeait le service des actualités de l’Afrique-Occidentale française, celui des actualités sénégalaises ensuite. À ce titre, il est témoin et gardien de la mémoire visuelle de l’époque. On lui doit les images d’archives des cérémonies officielles de l’accession de plusieurs pays africains à l’indépendance.
Premier directeur des programmes de l’Office de radiodiffusion télévision du Sénégal, devenu la RTS dans les années 1970, il fonde la télévision nationale sénégalaise avant de devenir enseignant au Centre d’études des sciences et techniques de l’information de Dakar.
Clarence Delgado rappelle que c’est dans la discrétion que Vieyra dont le bureau n’était jamais fermé, recevait les gens pour les aider à avoir des pellicules pour tourner leurs films qu’il développe pour le compte des Actualités sénégalaises.
»Il a fait cela dans la discrétion, mais les gens ne l’ont pas reconnu, et c’est ce qui me gêne un peu. Dans le cinéma sénégalais, on n’a pas reconnu le bienfait de Vieyra, un homme humainement bien pour qui j’avais beaucoup de respect », a-t-il insisté.
Selon Delgado, le théoricien du cinéma défendait tout temps et partout dans le monde les cinémas africains, mais malheureusement, fustige t-il, »les Sénégalais et autres Africains ne lui ont pas rendu la pièce de sa monnaie ».
»Il s’est battu au sein des instances. Lors des réunions, il défendait toujours le point de vue des cinémas d’Afrique subsaharienne en général et sénégalais en particulier. Il avait un carnet d’adresses. Il était tout le temps invité pour parler du cinéma africain. C’est pour cela qu’il a fait beaucoup de choses pour le cinéma africain », rappelle le réalisateur du film »Au nom du père » (2023), sur l’apport du pionnier Vieyra.
Clarence Delgado invite à »reconnaitre » le travail de Paulin Soumanou Vieyra, un »intellectuel au vrai sens du mot » qui, selon lui, »aimait partager et échanger » avec les cinéastes et autres.
Le premier assistant de Sembene Ousmane rappelle également que le réalisateur de »Afrique sur seine » savait gérer les égos dans le milieu du 7e art où les acteurs étaient »très susceptibles ».
»Il faisait attention à la susceptibilité des gens. Parce que, nous, on est susceptibles dans ce métier. Dès qu’on critique ton film, tu penses que le gars est ton ennemi. (…). Il avait beaucoup de pressions dans le monde du cinéma sénégalais en tant que critique de cinéma », indique t-il.
Delgado rappelle avoir connu Paulin Soumanou Vieyra à l’ambassade du Sénégal à Alger en marge du premier congrès de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci) en 1969.
Son oncle, un diplomate avait reçu Vieyra, Ababacar Samb Makharam, Johnson Traoré, pour échanger des stratégies de diplomatie.
C’est après son retour au Portugal où il est allé approfondir ses connaissances en cinéma après ses études à Alger, que Delgado fut présenté à Sembène Ousmane.
»C’est Paulin S. Vieyra que j’ai connu en premier. J’étais super sympa avec lui et c’est Paulin alors directeur des actualités qui m’a présenté à Sembene Ousmane. Il m’a pris par la main et il est parti voir Sembene vu leur relation et c’est là que j’ai sympathisé avec Sembene Ousmane », se remémore Clarence Delgado.
Sa relation avec »L’Ainé des anciens » s’est fortifiée au fil des ans passant de sympathisants à collaborateurs pour devenir finalement une relation filiale entre »père et fils ».
Selon lui, le lien qui unissait Paulin Soumanou Vieyra et Ousmane Sembene va au-delà du travail professionnel car, Sembene Ousmane passait tous les réveillons du 25 décembre chez Paulin Soumanou Vieyra, à la Patte d’Oie.
Paulin Soumanou Vieyra a à son actif, une trentaine de films, en majorité, des courts métrages documentaires et des ouvrages dont le livre »Le cinéma africain: des origines à 1973 », publié en 1975 par la maison d’éditions »Présence africaine » qui a permis de documenter très tôt les cinémas africains.
Dakar, 31 jan (APS)- Le réalisateur et producteur béninois d’origine et sénégalais d’adoption, Paulin Soumanou Vieyra décédé il y a 38 ans à l’âge de 62 ans et dont on célèbre cette année le centenaire de la naissance, est le concepteur d’une nouvelle écriture documentaire, a déclaré le critique sénégalais Baba Diop.
‘’Il a eu un regard nouveau sur le documentaire différent de la méthode classique, c’est lui le concepteur d’une nouvelle écriture du documentaire’’, dit-il dans un entretien accordé à l’APS.
Il estime par ailleurs que Paulin Soumanou Vieyra a ouvert le chemin sur une nouvelle forme avec sa série de documentaires »1 minute, un film ».
Selon le journaliste formateur, cette technique du « 1mn, un film » devrait être enseignée aujourd’hui avec les nouvelles technologies.
Le réalisateur Paulin Soumanou Vieyra, ajoute M. Diop, a posé le premier jalon de notre visage du documentaire avec son premier film de fin de formation ‘’C’était il y a quatre ans’’, un court métrage de 5 minutes réalisé en 1954 et qui raconte la nostalgie d’un étudiant africain à Paris.
Ce film qui a fait scandale à sa sortie parce que contenant une scène jugé ‘’subversive’’, montre un plan où le quotidien français ‘’L’humanité’’ est posé sur une chaise alors que le journal ‘’Le monde’’ est à terre.
‘’En refusant de couper le plan, Vieyra campait déjà aussi sur sa foi en la liberté d’expression dont le cinéma devrait être la traduction et son choix pour un cinéma engagé, témoin de l’histoire et reflétant les réalités au quotidien’’, avait écrit le critique burkinabé Clément Tapsoba dans un portait intitulé « Portrait de Paulin S. Vieyra (1925-1987) : l’homme à la casquette » dans l’ouvrage ‘’Afriques 50 : Singularités d’un cinéma pluriel’’ paru en 2005 chez ‘’L’Harmattan Paris’’.
Vieyra réalise à Paris en 1955 ‘’Afrique sur seine’’ avec ses compatriotes Mamadou Sarr (scénario et coréalisateur), Jacques Mélo Kane (caméra), Robert Garistan (directeur de photo) qui relate le quotidien des Noirs, des Sénégalais en particulier et d’Africains en général.
Ce film d’une durée de 21 minutes, en noir et blanc, marquant la naissance du cinéma en Afrique noire montre des étudiants, artistes pour la plupart, vivant à Paris, friands et nostalgiques de leur culture. Ils sont dans des endroits qu’ils fréquentent souvent : rencontre au quartier latin, soirées dansantes.
Il pose les interrogations de ces étudiants, sur leur identité, leur civilisation, leur culture et leur avenir. Une voix off se demande si l’Afrique est-elle seulement en Afrique ou au bord de la Seine ?
Baba Diop rappelle qu’il était interdit à l’époque aux Africains de filmer l’Afrique, d’où la réalisation du film à Paris.
Ce film, souligne le critique français Olivier Barlet, est ‘’un manifeste pour un certain type de positionnement’’, décrivant Vieyra comme ‘’un homme de Senghor’’ le président poète Léopold Sédar Senghor.
‘’Il n’était pas révolutionnaire, c’était une option différente de celle de Sembene Ousmane avec qui, il s’entendait bien’’, indique Barlet qui souligne ‘’la mise en place par Paulin Soumanou Vieyra d’une certaine vision du cinéma qui est d’exigence, d’égalité entre les hommes’’.
Le directeur des ‘’Actualités sénégalaises’’ réalisera beaucoup d’autres films en Afrique dont ‘’Une nation est née’’, un documentaire de 25 minutes réalisé en 1961 qui met en lumière le cheminement du Sénégal, de la colonisation à la souveraineté nationale, ‘’de façon allégorique’’.
Vieyra tourne en 1981 le documentaire ‘’L’envers du décors’’ un making-off sur le film ‘’Ceddo’’ de Sembene Ousmane et surtout montre comment travaillait ce dernier.
Il y a aussi son seul long métrage de plus d’une heure (100 minutes) ‘’En résidence surveillée’’, un film politique réalisé en 1981 et qui fait état de la gestion des pays africains post indépendance.
Son film ‘’Môl’’ (1966) un docu-fiction ‘’visionnaire’’ montre déjà les difficultés de la pêche, la raréfaction des poissons à cause des grands chalutiers et surtout les faibles moyens des pêcheurs sénégalais, des difficultés qui se posent aujourd’hui encore.
L’histoire du film tourné à Kayar, Saint-Louis et Dakar raconte la vie d’un jeune pêcheur de Kayar, conscient qu’il ne peut pas vivre de son travail avec une pirogue sans moteur, décide de se mettre à l’heure de la modernité.
Les réalités africaines sont prises en compte, car avant de prendre sa décision, il demande la permission aux génies et à son oncle maternel de Saint-Louis, ‘’un geste bien africain que l’on a tendance à perdre de nos jours’’, analyse le critique.
Pour le journaliste Baba Diop, son film ‘’Lamb’’ (1963) ‘’très pédagogique’’ met en exergue un sport national bien sénégalais très prisé (rappelant la lutte gréco-romaine) qui n’a pas été importé, une forme de lutte traditionnelle avec ses pratiques que le monde de la lutte gagnerait à connaitre.
‘’Lamb’’ sera sélectionné dans la compétition officielle court métrage au festival international de Cannes (France) en 1964. Il a été restauré en 2014 et montré à Cannes la même année.
L’universitaire et critique de cinéma sénégalais, Thierno Ibrahima Dia, estime que Paulin a aussi fait un clin d’œil à la fiction, des films pleins d’humour tels que ‘’La bicyclette’’ (1967), ‘’Le gâteau’’ (1967), ‘’Rendez-vous’’ (1967).
Au total, il réalisera 32 films dont un seul long métrage fiction. Certaines de ces réalisations seront restaurées cette année dans le cadre de la célébration de son centenaire, selon son fils Stéphane Vieyra, président de l’Association PSV/films, chargé de promouvoir l’œuvre de Paulin Soumanou Vieyra.
Dakar, 31 (APS) – L’historien, critique de cinéma, producteur et réalisateur bénino-sénégalais, Paulin Soumanou Vieyra (1925-1987), dont on célèbre ce vendredi 31 janvier le centenaire de sa naissance a su très tôt l’importance de ‘’figer cette extraordinaire mémoire des cinémas africains’’, a indiqué à l’APS l’universitaire et critique de cinéma sénégalais, Thierno Ibrahima Dia.
Natif de Porto-Novo au Dahomey l’actuel Bénin, Vieyra devenu citoyen sénégalais, est reconnu comme le premier critique et historien du cinéma africain, selon M. Dia, relevant qu’il a permis de documenter très tôt les cinémas africains à travers son ouvrage ‘’unique’’ en son genre intitulé ‘’Le cinéma africain : des origines à 1973’’ publié en 1975 par la maison d’éditions ‘’Présence africaine’’.
L’auteur, premier africain à avoir étudié le cinéma, anthropologue visuel formé par Jean Rouch [réalisateur et anthropologue français] est aussi un chercheur et historien qui, en tant que témoin et artisan a donné une information quasi exhaustive sur les films de tous les pays d’Afrique, y compris le Maghreb ainsi qu’une réflexion sur la situation, les problèmes et la défense de l’art et de l’industrie cinématographique, lit-on d’ailleurs sur la note de présentation de cette publication.
Selon Thierno Ibrahima Dia, enseignant de cinéma à l’université Bordeaux-Montaigne, par ailleurs rédacteur en chef du magazine ‘’Africiné’’ dédié exclusivement aux cinémas africains, »’ce livre est une ressource unique pour comprendre et embrasser les cinémas africains’’.
Paulin Soumanou Vieyra, estime-t-il, a ouvert toute une voie que les critiques africains et le magazine »Africiné », basé à Dakar, cherchent à poursuivre et à consolider, en s’appuyant sur ses travaux qui sont »essentiels ».
‘’Pour tous ceux qui s’intéressent au cinéma, chercheurs, critiques et journalistes, Vieyra est inspirant et son œuvre est éternel’’, souligne-t-il, regrettant toutefois qu’il ne soit pas assez connu par le grand public malgré ‘’son travail extraordinaire, essentiel et unique’’.
Le film »En résidence surveillée » (1981) avec l’acteur Douta Seck et Paulin Soumanou Vieyra.
Après son film de fin d’études réalisé en 1954, intitulé ‘’C’était il y a quatre ans’’, qui a fait scandale parce que contenant une scène jugé ‘’subversive’’, Paulin Soumanou Vieyra tourne avec d’autres étudiants africains Mamadou Sarr (coréalisateur), Jacques Mélo Kane (directeur de photo) et Robert Caristan (caméraman) le premier film du continent intitulé ‘’Afrique-sur-Seine’’.
Ce court métrage en noir et blanc de 22 minutes, jugé ‘’culte’’, parle de la vie des Africains émigrés à Paris dans les années 1950, marque ainsi la naissance du cinéma en Afrique subsaharienne.
Panafricaniste convaincu et militant engagé
Thierno Ibrahima Dia souligne par ailleurs l’apport de Vieyra, qui au-delà du théoricien qu’il a été, a su accompagner les talents cinéastes africains aussi à travers la naissance de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci) et lors des formations données à Dakar. Il était le mentor de nombreux réalisateurs dont Flora Gomes de la Guinée-Bissau, Djibril Diop Mambety, Ababacar Samb Makharam, Clarence Delgado du Sénégal, entre autres.
Directeur du service ‘’Actualités de l’AOF [Afrique occidentale française] » de 1956 à 1960 puis du Sénégal indépendant de 1960 à 1975 à la demande du poète président Léopold Sédar Senghor, Paulin Soumanou Vieyra a développé toute une activité de diffusion du cinéma africain et accompagné les cinéastes de l’époque et précisément Sembene Ousmane.
‘’En tant que directeur du service Actualités sénégalaises [Chargées de filmer toutes les sorties et déplacement du président de la République au Sénégal et dans le monde], il disposait de moyens techniques. Lorsque que Sembene est revenu de Moscou avec une vieille caméra américaine pour faire ‘’Borom Sarret’ sorti en 1963, Vieyra a mis à sa disposition le matériel technique des actualités sénégalaises’’, raconte Thierno Ibrahima Dia.
Il fait savoir que par la suite, Paulin Soumanou Vieyra, de manière plus officielle, sera le directeur de production de Sembene, ce qui a permis à ce dernier de se libérer de la production et de se consacrer à la création.
Paulin Soumanou Vieyra en tournage.
Il est, selon lui, l’un des moteurs de la Fepaci qui regroupe les réalisateurs africains depuis son lancement en 1969 lors du festival culturel panafricain d’Alger sous l’égide de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA). Le réalisateur sénégalais Ababacar Samb Makharam fut le premier secrétaire général de la Fepaci.
‘’Il pèsera de tout son poids avec Ababacar Samb Makharam pour une démarche panafricaine qui inclue toute l’Afrique depuis l’Egypte jusqu’à l’Afrique du Sud, la partie francophone et ceci a permis une identité panafricaine’’, explique Thierno Ibrahima Dia.
Selon lui, Vieyra est un ‘’personnage essentiel pour Sembene, pour le cinéma sénégalais voire africain’’, car estime-t-il, ‘’si aujourd’hui des réalisateurs comme les Tunisiens Tahar Cheriaa (1927-2010), fondateur des Journées cinématographiques de Carthage et son descendant Mohamed Challouf, se retrouvent dans cet héritage, c’est grâce à ce travail ».
Pour sa part, le doyen des cinéastes sénégalais, le réalisateur Ben Diogoye Bèye, retient de Paulin Soumanou Vieyra, ‘’un homme pas très bavard, conscient de sa mission de fonctionnaire de l’Etat, travailleur, posé, social et amusant’’.
Le fait que Vieyra ne soit pas bien connu du grand public se justifie par son statut de fonctionnaire. Il n’a pas pu se libérer qu’après sa retraite, relève-t-il.
Membre de l’association des cinéastes sénégalais associés ‘’Cineseas’’, Vieyra était un homme de conciliation qui tempérait les ardeurs, selon le doyen Bèye qui fait savoir qu’il a formé beaucoup de réalisateurs et techniciens sénégalais, bissau-guinéens, entre autres.
Le film de fin d’études de l’Idhec
Inscrit en biologie, Vieyra va finalement faire du cinéma à l’IDHEC
Paulin Soumanou Vieyra a quitté son pays natal à l’âge de 10 ans pour poursuivre ses études secondaires dans un internat et s’inscrit ensuite à l’université de Paris pour commencer des études de biologie.
‘’C’est par hasard, alors qu’on cherche un extra pour jouer le rôle d’un tirailleur sénégalais dans +Le diable au corps+ (1947), film de Claude Autant-Lara avec Micheline Presle et Gérard Philippe, qu’il accède au monde du cinéma’’, raconte l’écrivaine Françoise Pfaff dans son texte intitulé ‘’Paulin Soumanou Vieyra, pionnier de la critique et de la théorie du cinéma africain’’.
Le document est paru dans un ouvrage collectif de la revue ‘’Présence Africaine’’ publié en 2005 et consacré au ‘’Cinquantenaire de cinéma africain: hommage à Paulin Soumanou Vieyra’’.
Premier africain diplômé de l’IDHEC (l’institut français des hautes études cinématographiques qui est aujourd’hui la Femis) qu’il a intégré en 1952, Vieyra en ressort comme réalisateur, régisseur et producteur. Il aura à son actif 32 films composés pour la plupart de courts métrages documentaires et fictions et un seul long métrage intitulé »En résidence surveillée » réalisé en 1981 et qui parle des premiers dirigeants de l’Afrique indépendante.
»Je garde à l’esprit un homme cordial, généreux, lucide, intègre, au savoir tranquille et méthodique (attribuable à sa formation scientifique ?), qui savait aussi manier l’humour », a témoigné l’écrivaine française d’origine guadeloupéenne.
Elle y ajoute que Vieyra a été ‘’un Témoin attentif de la naissance et de l’évolution du cinéma subsaharien, ses écrits fournissent aux historiens et aux critiques de précieux documents de recherche’’.
Premier directeur des programmes de l’ORTS devenue RTS
Décédé il y a 38 ans, il a été aussi témoin de la mémoire visuelle du Sénégal et de l’Afrique en tant que directeur des ‘’Actualités sénégalaises’’ de 1960 à 1975 suivant partout dans tous ses déplacements le président Senghor qui avait fait appel à lui pour fixer la mémoire des jeunes pays indépendants du continent.
Ces images, selon Ben Diogoye Bèye, étaient diffusées avant chaque projection de films dans les salles de cinéma.
Le reporter Vieyra prendra ensuite la direction des programmes de la télévision sénégalaise naissante et devient ainsi le premier directeur des programmes de l’ORTS.
Dans sa biographie, on lui attribue la mise en place des premières structures de cette télévision qui est devenue aujourd’hui la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS).
Ses dernières années furent consacrées à la transmission de son savoir aux jeunes générations au Centre d’études supérieures des techniques de l’information (CESTI) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar où il a enseigné jusqu’à sa mort.
Il est décédé le 4 novembre 1987 à Paris et enterré au cimetière catholique de Bel Air à Dakar où repose aussi son épouse, l’écrivaine et poétesse guadeloupéenne, Myriam Warner-Vieyra qui a été bibliothécaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Matam, 16 jan (APS) – La berge du fleuve Sénégal est le site retenu dans la région de Matam pour le lancement de l’édition de la journée de nettoiement »Sétal sunu réew » prévue le 1er février, a informé jeudi le gouverneur, Said Dia.
« Pour la journée de nettoiement, la berge du fleuve a été choisie dans la région. Ce site est une vitrine de la région de Matam, surtout pour ceux qui viennent de la Mauritanie par le fleuve. Il faut améliorer l’hygiène sur cet endroit en évacuant toutes les ordures », a-t-il dit au cours d’une rencontre avec les parties prenantes à cette journée d’investissement humain.
Le chef de l’exécutif régional estime que ce site doit être bien nettoyé pour qu’il soit encore plus fréquentable.
Said Dia a souligné que les jeunes, les femmes, les chefs de village, les »bajenou gox » ont adhéré à ce choix et ont tous promis de faire le nécessaire, pour que la mobilisation soit réussie.
« Chaque préfet a élaboré un plan d’action pour cette journée. Les moyens ont aussi été dégagés. Tout est fin prêt pour que cette journée soit une grande réussite. Nous comptons sur les populations pour une forte mobilisation », a-t-il déclaré.
Des sites ont également été retenus dans les deux autres chefs-lieu de département, Kanel et ranérou, et les arrondissements pour cette journée.
Lors des précédentes journées, des sites comme les hôpitaux de Matam et Ourossogui, la gare routière régionale, les abords des cimetières de Matam ou encore le marché de Ourossogui avaient été choisis par les autorités.
Bambey, 7 déc (APS) – Le ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, Alioune Dione a participé samedi à Bambey (centre) aux activités de la journée nationale d’investissement humain « setal sunu reew », axée pour cette 7e édition sur l’embellissement et la restauration de l’espace public.
En compagnie de l’adjoint au préfet de Bambey, Mamadou Faye, des élus locaux, des agents de la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED) et des populations locales, Alioune Dione, a lancé sur un espace public de détente et de loisirs les activités d’investissement humain.
Armés de pelles, de râteaux, de pelles mécaniques, les populations, ont pu débarrasser des ordures en l’espace de deux tours d’horloge, cet espace public de détente et de loisirs de Bambey, retrouvant ainsi sa splendeur.
Alioune Dione a souligné que ce cadre de détente et de loisirs mérite plus d’attention particulière de tous dans le cadre de l’aménagement du cadre de vie.
Il a récompensé à cette occasion des citoyens et des mouvements associatifs qui se sont distingués lors des précédentes éditions des journées »setal sunu reew », organisées à Bambey.
« Dans la capitalisation on avait initié un +weekend un terroir+, conformément aux instructions du président de la République qui veut que les citoyens participent au développement local. Et moi en tant que ministre, j’ai sillonné toutes les communes du département pour encourager et soutenir les populations à s’approprier le concept +setal sunu reew+ » a-t-il fait expliqué.
»C’est en partant de ces tournées, que j’ai identifié les citoyens que j’ai récompensé aujourd’hui pour leur engagement dans les activités de mobilisation citoyenne. L’objectif, consiste à créer une émulation auprès des populations locales; autour du concept initié par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye pour améliorer le cadre de vie et protéger l’environnement », a-t-il ajouté.
Thiaroye, 7 déc (APS) – Plusieurs acteurs, des volontaires ont participé samedi, aux activités de nettoiement du site de transformation de produits halieutiques (Penccum Sénégal) de Thiaroye-sur-mer dans la banlieue de Dakar, à l’appel du réseau des femmes transformatrices de la pêche artisanale (REFEPAS).
Les femmes transformatrices ont bénéficié d’un appui des agents de la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED) et de la direction du Cadre de vie et de l’Hygiène ainsi que de nombreuses bonnes volontés. Munis de pelles, de râteaux, de gants, de brouettes, les participants à la journée ont investi un site qui fait face à l’océan, très tôt le matin pour le débarrasser des ordures et le rendre propre.
‘’Notre action s’inscrit dans le cadre de la Journée +Setal Sunu reew+, initiée par le président de la République. Et ce matin, nous avons réussi à mobiliser beaucoup d’acteurs pour nettoyer notre lieu de travail et le rendre agréable à vivre’’, a déclaré Diaba Diop, la présidente du REFEPAS.
‘’Il est de notre mission de nettoyer ce site puisque c’est un endroit où on transforme des produits halieutiques destinés à la consommation. Nous devons offrir aux consommateurs, des produits de qualité, propres qui respectent les normes d’hygiène’’, a ajouté Mme Diop qui prenait part à cette activité de nettoiement.
Pour sa part, Maïmouna Diop, vice-présidente de »Pencumm Sénégal » a appelé les pouvoirs publics et autorités territoriales locales à multiplier et de façon régulière ces actions de nettoiement des lieux publics et de travail.
Elle a en outre sollicité auprès du Gouvernement et des partenaires, un appui conséquent en matériel pour pouvoir tenir propre le cadre de vie des Sénégalais.
Keur Massar, 7 déc (APS) – Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Balla Moussa Fofana, a procédé samedi à Keur Massar, dans la banlieue de Dakar, au lancement officiel de la 7e édition de la journée nationale de nettoiement »sétal sunu réew », axée sur le thème »Ensemble pour des quartiers propres et embellis ».
‘’Je renouvelle mon appel à une mobilisation générale pour forger l’image d’un nouveau Sénégal avec un cadre de vie bien amélioré’’, a-t-il lancé lors de la cérémonie officielle de lancement.
Le ministre dit rester »particulièrement attentif à la mise en œuvre opérationnelle des recommandations qui faciliteront l’organisation de l’activité’’. Il a appelé à une ‘’synergie’’ des efforts de tous les intervenants dans l’amélioration du cadre de vie pour ‘’vaincre l’insalubrité’’.
M. Fofana rappelle que la gestion des espaces publics demeure ‘’une priorité’’ pour former l’image de nos villes, conformément ‘’aux objectifs de l’agenda de transformation systémique’’.
Selon lui, ‘’notre cadre de vie est affecté par des nuisances d’origines multiples principalement tributaire de nos comportements’’.
Il a invité, à cet effet, les acteurs à ‘’inscrire toutes les actions dans la durabilité et [à] faire un suivi rigoureux des sites nettoyés en rapport avec les services concernés’’.
Il a invité les entreprises à inclure cette journée de mobilisation dans le cadre de leur responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) pour l’amélioration du cadre de vie, à travers ‘’l’aménagement d’espaces publics et le soutien aux initiatives de promotion de la propreté’’.
Balla Moussa Fofana a salué ‘’la mobilisation exceptionnelle’’ sur l’étendue du territoire national des agents de la direction générale du cadre de vie, de la SONAGED, la Société nationale de gestion des déchets, de l’administration déconcentrée, des collectivités territoriales, des populations et des partenaires pour la réussite de cette édition.
Le représentant du président du Conseil national du patronat (CNP), Adama Lam, s’est réjoui de la ‘’forte mobilisation’’ dans le cadre de cette journée citoyenne. Il a réaffirmé l’engagement de son organisation aux côtés des autorités étatiques pour la propreté du pays.
M. Lam a relevé l’importance de la propreté pour attirer les investissements et les investisseurs, évoquant l’engagement du CNP à mettre en place un Prix dans chaque localité pour encourager le combat contre l’insalubrité.
Le maire de Keur Massar sud, Mohamed Bilal Diatta, a également salué la mobilisation des populations pour la réussite de cette 7e édition de la journée nationale de nettoiement.
Selon lui, ‘’cette journée doit permettre aux populations de rendre propre le pays ».
La journée nationale de nettoiement, est une initiative citoyenne du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, destinée à faire participer les communautés à la prise en charge du cadre environnemental des quartiers et espaces publics.