Catégorie : Dossier spécial : ANACMU – Invité de la rédaction
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SENEGAL-SANTE / « Le Sénégal va arriver à la couverture sanitaire universelle » (DG ANACMU)
Dakar, 13 oct (APS) – Le Sénégal a un système de santé solide lui permettant d’arriver, avec le temps, à la couverture sanitaire universelle, a indiqué le Directeur général de l’agence nationale de la couverture maladie universelle (ANACMU), Docteur Bocar Mamadou Daff.
»Le système de santé du Sénégal est solide. Avec le temps, nous arriverons à la couverture sanitaire universelle. Le Sénégal est un des pays phares dans ce domaine, les preuves, c’est comment nous avons pu gérer Ebola et la pandémie de la Covid-19″, a souligné M. Daff, qui était l’invité de la rédaction de l’APS.
Il a rappelé que « la couverture sanitaire universelle, c’est le principe de ne laisser personne au bord de la route ».
»Il y a plusieurs aspects dont l’offre et la demande. Il faut que l’offre soit disponible et de qualité, la demande quant à elle doit être solvable », a expliqué Bocar Mamadou Daff.
L’ANACMU est »du côté de la demande », selon son DG, estimant qu’il faut aussi »prendre en compte certaines dimensions par exemple l’accès à l’eau, les infrastructures, l’électricité et autant d’intrants qui entrent dans ce cadre-là pour faciliter l’accès aux soins et réduire le fardeau de la maladie ».
« Nous disons souvent que la couverture sanitaire universelle est un trépied mais le trépied que je préfère c’est la gouvernance », a affirmé Dr Daff, ajoutant: »Nous devons nous assurer que chaque franc dépensé est bien utilisé dans l’assurance maladie. La couverture sanitaire c’est autant le ministère de la santé que nous-mêmes et d’autres secteurs qui contribuent à l’objectif ».
Selon lui, »les filets sociaux, les bourses de sécurité familiale, les cartes d’égalité des chances mises en place par le chef de l’Etat permettent d’aller de l’avant ».
SKS/OID/ASB
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SENEGAL-SANTE / De 20 % en 2013, le taux de couverture sanitaire est maintenant de 53,2 % au Sénégal (officiel)
Dakar, 12 oct (APS) – Le taux de couverture sanitaire au Sénégal est passé de 20 % en 2013 à 53,2 % cette année, a déclaré, jeudi, à Dakar, le directeur général de l’Agence de la couverture maladie universelle (ACMU), Bocar Mamadou Daff, en se réjouissant des résultats ‘’très satisfaisants’’ dans ce domaine.
‘’Nous sommes passés d’un taux de couverture sanitaire de 20 % à 53,2 %. Au moins un Sénégalais sur deux peut accéder à des soins de santé, grâce à ce programme’’, a-t-il dit en parlant de l’initiative de couverture maladie universelle mise en œuvre par les pouvoirs publics depuis une dizaine d’années.
‘’Le Sénégal a très bien réussi’’ sur ce plan, a soutenu le médecin, directeur général de l’ACMU, dans une interview avec l’APS.
Le gouvernement s’était fixé un objectif de 75 % de taux de couverture sanitaire en cinq ans, a rappelé M. Daff, estimant qu’il y avait ‘’un peu d’utopie’’ chez les autorités du pays, ce but ne pouvant être atteint en une si courte période.
‘’Pour ceux qui connaissent l’assurance maladie, le Sénégal a très bien réussi. Si on passe à un taux de 53,2 % avec les moyens que nous avons, il faut s’en réjouir.
Le Sénégal a fait des efforts’’, a-t-il insisté. Le Japon, selon Bocar Mamadou Daff, a lancé son programme de couverture sanitaire universelle en 1938.
C’est vingt-quatre ans plus tard, en 1962, que les pouvoirs publics japonais sont arrivés à assurer une couverture sanitaire à tous les citoyens du pays, a-t-il dit.
‘’Nous sommes très satisfaits. Nous comprenons que ceux qui avaient fixé cet objectif étaient très ambitieux et voulaient tout de suite assurer une couverture sanitaire à tout le monde sans tenir compte de certains paramètres’’, a ajouté le médecin.
L’ACMU doit surmonter ses limites pour augmenter le taux de couverture sanitaire, ce qui, selon son directeur général, passera par un ‘’système obligatoire’’ d’adhésion, par opposition au ‘’système de volontariat’’ en vigueur.
‘’Pour faire adhérer quelqu’un, il faut le sensibiliser et le convaincre de s’engager […] Nous sommes dans un système de volontariat’’, a expliqué M. Daff, estimant qu’‘’on ne sent la nécessité d’aller se faire soigner que lorsqu’on tombe malade’’.
Le ‘’système obligatoire’’, en revanche, entraîne une adhésion massive aux mutuelles de santé et une augmentation du taux de couverture sanitaire, a-t-il laissé entendre.
FKS/ESF
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SENEGAL-SANTE / Dettes dues aux hôpitaux : une preuve de l’adhésion à la CMU, selon Bocar Mamadou Daff
Dakar, 12 oct (APS) – Les dettes dues aux hôpitaux dans le cadre de la gratuité de certains soins pour certaines catégories de la population reflètent l’adhésion des populations cibles au programme de couverture maladie universelle, a estimé le Directeur général de l’Agence de la Couverture maladie universelle, Bocar Mamadou Daff.
« C’est important qu’il y ait ces dettes », a notamment déclaré M. Daff, qui était l’invité jeudi de la rédaction de l’Agence de presse sénégalaise (l’APS).
Les dettes réclamées par les structures sanitaires « montrent tout simplement que les personnes adhèrent à ce programme qui vise un accès aux soins de santé », a-t-il déclaré. Cette dette se chiffre actuellement à sept milliards de FCFA, a-t-il précisé.
Ces gratuités concernent les enfants de moins de cinq ans, la césarienne et la dialyse, entre autres prestations. Il s’agit de la prise en charge à hauteur de 80% pour les prestations de soins au niveau des structures publiques et les médicaments génériques, a-t-il indiqué.
« Nous payons régulièrement, à chaque fois que les dettes sont certifiées. Certes, le processus est un peu lent », a reconnu le directeur général de l’ANACMU.
Bocar Mamadou Daff a aussi annoncé que la structure qu’il dirige tend vers « l’achat de la prestation de santé », au lieu par exemple de mettre des kids de dialyse à la disposition des hôpitaux. Ce qui offre, selon lui, « plus de transparence ».
Evoquant la gestion des risques et l’analyse du comportement du patient comme mécanismes, le Directeur général de l’Agence de la Couverture maladie universelle a préconisé l’ouverture de bureaux CMU à l’intérieur des structures de santé.
Dans cette perspective, il a rappelé qu’à l’origine, l’ANACMU était partie avec l’idée d’installer une mutuelle de santé dans chaque commune.
« Mais à la pratique, nous avons constaté que pour qu’une mutuelle soit plus efficace, il faut qu’il y ait 5 000 à 7 000 adhérents. C’est ainsi que nous l’avons élevé au niveau départemental’’, a-t-il expliqué, ajoutant que la couverture maladie est en perpétuelle réforme.
Ainsi, à l’heure actuelle, « 41 sur 46 départements disposent de mutuelles de santé », renseigne M. Daff.
« Ces mutuelles départementales permettent une meilleure prise en charge des cibles à travers notamment les services digitaux qui auront un impact sur la portabilité des patients et même d’avoir une idée sur le profil épidémiologique des Sénégalais », a-t-il souligné.
SMD/ASG/MTN
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SENEGAL-SANTE / Assurance maladie : plus 4,5 millions de bénéficiaires recensés (DG ANACMU)
Dakar, 12 oct (APS) – Le directeur général de l’Agence nationale de la couverture maladie universelle (ANACMU), Docteur Bocar Mamadou Daff, a indiqué jeudi que 4, 5 millions de personnes bénéficient d’une assurance maladie à travers le Sénégal.
‘’Actuellement, dans l’assurance maladie, nous avons intégré plus de 4, 5 millions personnes, dont les 204 700 viennent des bénéficiaires des bourses de sécurité familiale et des cartes d’égalité des chances, prises en charge avec leurs familles. Les 2.400.000 sont des bénéficiaires classiques qui viennent adhérer aux mutuelles’’, a expliqué M. Daff, invité de la rédaction de l’APS.
Le programme de couverture maladie universelle ‘’avait pour ambition de permettre au secteur informel et au monde rural d’accéder aux soins’’, a-t-il rappelé, en faisant le bilan de ce programme lancé en 2013.
Selon lui, ‘’une étude avait constaté que 55 % des ressources qui viennent de la santé étaient payées par les ménages’’. L’étude avait aussi montré que seuls ‘’20 % de la population’’ bénéficiaient d’un programme d’assurance maladie.
‘’Nous sommes intervenus à travers deux approches. La première, c’est de voir ceux qui peuvent contribuer et les insérer dans les mutuelles de santé. Et à partir de ce moment, nous avons dit une commune, une mutuelle de santé’’, a-t-il souligné.
Il a signalé que le chiffre de 676 mutuelles a été atteint, rappelant que ‘’le schéma qui a été retenu c’était une cotisation de 7 000 FCFA, dont les 50 % pris en charge par l’Etat’’.
L’autre approche, ‘’c’était l’assistance médicale, communément appelée la gratuité des soins qui couvrait soit des cibles, soit des programmes, comme les enfants de moins de cinq ans, la césarienne, la dialyse et les personnes âgées’’.
En ce qui concerne la gratuité, M. Daff a déclaré que ‘’sur une période de sept à huit ans, quelque 14.700.00 enfants ont été suivis dans les structures de santé, avec 75 % à 80 % des soins qui peuvent être pris en charge au niveau des soins de base, c’est-à-dire dans les postes et centres de santé’’.
‘’Nous avons réalisé 850.000 séances de dialyse pour une population de 5 300 patients et 147.000 césariennes depuis la mise en œuvre de ce programme’’, a-t-il par ailleurs ajouté.
L’Agence de la couverture maladie universelle a été lancée le 10 septembre 2013 par le chef de l’Etat, Macky Sall.
SKS/ASG/MTN
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SENEGAL-SANTE / Assistance médicale : plus de 85 milliards versés pour les régimes de gratuité
Dakar, 12 oct (APS) – L’Agence nationale de la couverture maladie universelle (ANACMU) a versé, depuis l’instauration de ce programme, 85 milliards 700 millions FCFA aux structures de santé pour le paiement des régimes de gratuité, a annoncé le directeur général de ladite agence, Docteur Bocar Mamadou Daff.
‘’Au total, quelque 85 milliards 700 millions de francs CFA ont été versés dans les structures de santé à travers les régimes de gratuité’’, a-t-il précisé.
Les régimes de gratuité pris en charge par l’ANACMU ‘’concernent la prise en charge des enfants de moins de cinq ans, la césarienne, la dialyse, la prise en charge des personnes âgées de plus de soixante ans, entre autres’’.
Il a aussi déclaré que ‘’l’agence a aussi appuyé, à hauteur de 25 milliards FCFA, les mutuelles de santé et accompagné à hauteur de deux milliards FCFA la formation, la supervision, l’appui- conseil aux mutuelles de santé’’.
Toutes choses qui lui font dire que ‘’l’assurance maladie est un programme visible dédié à la population qui y a adhéré massivement’’.
‘’Si vous allez dans les mutuelles, les populations vont et viennent. C’est une réelle adhésion’’, a-t-il magnifié.
SKS/ASG/MTN
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SENEGAL-SANTE / L’ANACMU a besoin de 53 milliards de francs CFA pour atteindre ses objectifs (DG)
Dakar, 12 oct (APS) – Le programme de couverture maladie universelle a besoin de 65 milliards de francs CFA pour atteindre ses objectifs, a précisé jeudi le directeur général de l’Agence nationale de couverture maladie universelle (ANACMU), docteur Bocar Mamadou Daff.
‘’A l’état actuel où nous avons atteint 53% de couverture, nous estimons qu’il nous faut 65 milliards de francs CFA pour faire notre travail correctement’’, a dit M. Daff à l’APS dont il était l’invité de la rédaction, jeudi.
A son lancement le 20 septembre 2013, par le président de la République, Macky Sall, le programme a bénéficié d’une allocation de 10 milliards de francs CFA, un montant porté aujourd’hui à environ 23 milliards de francs CFA.
‘’Cette somme ne couvre pas tous nos besoins, et des évaluateurs externes pensent qu’il nous faut 89 milliards FCFA’’, a ajouté le docteur Daff.
Parmi les défis que le programme de la CMU doit relever, figure en priorité la ‘’soutenabilité’’, qui suppose la mise à la disposition de ressources nécessaires à la hauteur de ses objectifs.
‘’Le premier défi d’un programme de couverture maladie reste la soutenabilité, c’est-à-dire qu’il nous faut avoir les ressources nécessaires’’, a-t-il dit, suggérant de rendre obligatoire l’assurance maladie.
‘’L’assurance-maladie ne fait pas bon ménage avec la gratuité. Il faudrait donc trouver des mécanismes pour la rendre obligatoire, comme l’État l’a fait, par exemple, pour l’obtention du permis de conduire qui est assujetti à l’effectivité d’un test de groupe sanguin’’, a-t-il soutenu.
Le directeur général du programme CMU reconnaît toutefois qu’’’il y a certains [qui] ne pourront jamais payer’’, arguant qu’’’il est de la responsabilité de l’État de les prendre en charge’’.
En plus des défis relevés plus haut, le docteur Daff a insisté sur la digitalisation des process pour la ‘’génération des connaissances’’ sur les bénéficiaires et l’état des lieux de la CMU.
‘’Nous avons mis en place une plateforme digitale, mais nous devons aller plus loin en misant davantage sur la digitalisation, qui offre des facilités comme la portabilité qui pourra permettre à un patient immatriculé à Ziguinchor, par exemple, de pouvoir se faire soigner à Dakar sans encombre, l’instauration de carte pour les bénéficiaires avec un code QR, etc.’’, a-t-il proposé.
ABB/ASG/MTN