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  • SENEGAL- SANTE / Ziguinchor : les agents du projet ISMEA annoncent une grève pour protester contre des retards de salaire

    SENEGAL- SANTE / Ziguinchor : les agents du projet ISMEA annoncent une grève pour protester contre des retards de salaire

    Ziguinchor, 24 fév (APS) – Le collectif des agents du projet ‘’Investir dans la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent’’ (ISMEA) menace d’arrêter « temporairement », dès ce mercredi, « toutes les activités de soins » à Ziguinchor (Sud), pour protester contre les retards de salaires et leurs ‘’difficiles conditions de travail’’.

    « Face à un manquement grave du ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) à ses obligations légales vis-à-vis du travailleur, et conformément aux droits qui nous sont garantis par la loi, nous entamerons notre 2ème plan d’action de revendications par un arrêt temporaire de travail à partir du mercredi 26 février 2025 », a expliqué Dr Ousmane Diba, le porte-parole du collectif.

    Le médecin généraliste s’exprimait lundi lors d’un point de presse à l’hôpital « la Paix » de Ziguinchor.

    « Malgré les avancées énormes réalisés par la détermination des agents et après de nombreux sacrifices, nous constatons avec regret le manque d’égard du MSAS vis-à-vis de ses agents contractuels, qui sont régulièrement confrontés à des retards de salaire », a-t-il déploré.

    Il estime que « pour des responsables, des pères et mères de famille qui doivent subvenir aux besoins de leurs proches, il est inconcevable de supporter davantage cette situation dégradante qui, d’ailleurs, n’a que trop duré ».

    Il indique que cet arrêt de travail va être maintenu jusqu’au paiement effectif de tous les agents contractuels.

    Selon lui, « jusqu’à ce lundi 24 février 2025, les agents du projet ISMEA n’ont pas reçu leurs salaires du mois de janvier, pour des contrats signés depuis novembre 2024 et entrés en vigueur depuis le 1er janvier 2025 ».

    Il juge cette situation ‘’inacceptable’’ pour des agents de santé travaillant ‘’dans des conditions difficiles, souvent dans les zones les plus reculées du pays ».

    Le Projet ISMEA avait permis au MSAS de recruter initialement 889 agents de santé qualifiés pour combler le gap en ressources humaines dans les zones du pays où les indicateurs de santé étaient les plus alarmants (Kaffrine, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor).

    Il s’agit de médecins généralistes (35), d’un pédiatre, techniciens supérieurs en biologie médicale (29), sages-femmes d’État (400), infirmiers d’État (399), pharmaciens (18), techniciens en maintenance hospitalière (3) et des nutritionnistes (4).

    Financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, le projet ISMEA a été lancé en 2019 pour une durée de cinq ans.

    MNF/ASG/ASB

  • SENEGAL-RECHERCHE-FINANCEMENT / L’Ecole polytechnique de Thiès veut créer un fonds d’appui à la recherche et à l’innovation

    SENEGAL-RECHERCHE-FINANCEMENT / L’Ecole polytechnique de Thiès veut créer un fonds d’appui à la recherche et à l’innovation

    Thiès, 24 fév (APS) – L’Ecole polytechnique de Thiès (EPT) compte mettre en en place un fonds d’appui à la recherche et à l’innovation, a appris l’APS de son directeur Mamadou Wade.

    ‘’La direction compte mettre en place un fonds d’appui à l’innovation et à la recherche, avec une ligne budgétaire qui sera dédiée spécialement à ces deux volets’’, a-t-il dit.

    Dans cet entretien avec l’APS, Mamadou Wade a indiqué que l’EPT ‘’ne compte pas s’arrêter là’’, faisant allusion à la deuxième place remportée, au début du mois, par six étudiants sénégalais, dont trois issus de son école et les trois autres pensionnaires de l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (ENSA), au concours international Global Best M-Gov Award, à Dubaï, aux Emirats arabes unis.

    Cette compétition, qui récompense les projets les plus impactants et les plus innovants dans le monde universitaire, a mis aux prises des étudiants originaires de 74 pays à travers le monde, qui ont présenté 3 500 dossiers.

    Les six étudiants sénégalais primés ont présenté, en joint-venture, le projet TERA -Technologie d’entreposage des récoltes agricoles.

    Dans le cadre de ce fonds d’appui à la recherche et à l’innovation, le focus sera mis sur l’accompagnement des étudiants, aussi bien dans la conception que dans la maturation de leurs projets, a fait savoir le directeur de l’EPT.

    ‘’Ce sera un fonds compétitif, qui sera ouvert aussi bien aux enseignants qu’aux étudiants, pour développer l’esprit de créativité et d’innovation’’, a-t-il souligné, précisant qu’il faut stimuler davantage nos étudiants, pour maintenir le cap’’ de l’excellence.

    S’exprimant sur la façon dont ce fonds sera alimenté, Mamadou Wade a indiqué que ‘’dans un premier temps, puisque c’est une idée qui vient de germer, l’accent sera mis des fonds propres’’.

    ‘’Après, naturellement, nous irons vers des partenaires, des bailleurs qui seraient intéressés par les projets innovants ou bien qui pourraient alimenter la source d’idées que les étudiants pourraient développer, au grand bonheur et toutes ces entreprises ou des contributeurs’’, a-t-il dit.

    En juillet 2024, L’EPT a obtenu l’accréditation de la Commission des titres d’ingénieurs (CTI), un organisme français qui évalue les grandes écoles françaises ; ‘’une façon de reconnaître l’excellence de notre institut’’, s’est félicité Mamadou Wade.

    ADI/ABB/OID

  • SENEGAL-ENVIRONNEMENT-AGRICULTURE-REPORTAGE / Les eaux usées recyclées, le bon filon des maraîchers de Thiès

    SENEGAL-ENVIRONNEMENT-AGRICULTURE-REPORTAGE / Les eaux usées recyclées, le bon filon des maraîchers de Thiès

    Par Baboucar Thiam

    Thiès, 24 fév (APS) – Les eaux usées, habituellement considérées comme un problème d’assainissement dont la mauvaise prise en charge impacte durablement le cadre de vie, révèlent leur grand potentiel dédié à la valorisation de l’horticulture dans les faubourgs de la commune de Thiès (ouest), plombé par le déficit pluviométrique lié au changement climatique.

    Les pouvoirs publics ont installé plusieurs stations de traitement dans la région, dont une à Keur Saïb Ndoye, dans les faubourgs de la cité du rail. Non loin de cette station, plus d’une centaine de maraîchers ont décidé de transformer en opportunité les problèmes d’assainissement courants des villes. Ils utilisent les eaux usées recyclées par cette station pour développer une agriculture sans engrais chimiques.

    A l’entrée de la station de Keur Saïb, à la lisière de Médina Fall, un quartier de la commune de Thiès Nord, se dresse un grand bassin surplombé d’une structure métallique, dont la rouille commence à ternir la peinture bleue.

    Cette station est fortement sollicitée pour le traitement des eaux usées issues des fosses septiques et du système d’assainissement de la ville de Thiès et ses environs.

    ‘’Il faut savoir que c’est la seule station d’épuration de la ville de Thiès’’, précise Amath Ndiaye, en charge de la gestion de cette installation chargée du traitement des eaux usées des ménages de Thiès et environs, acheminées ici par des camions-citernes, mais aussi via le réseau de drainage.

    Les eaux arrivent à cette station ‘’chargée de matières solides, de sable, de sachets plastiques et autres ordures ménagères, en plus de l’huile qu’elles contiennent’’, détaille le responsable de la station d’épuration, la trentaine révolue.

    « 

    Le recyclage effectué par cette station nécessite l’utilisation de méthodes mécaniques, telles que la filtration et la décantation, ainsi que de méthodes biologiques et chimiques. Les eaux dont ont été extirpés les déchets solides, la graisse et le sable ‘’contiennent des matières fécales dissoutes, qui seront enlevées par un traitement biologique qu’elles subiront en dernier ressort dans des bassins’’, a-t-il signalé.

    Le processus d’épuration supervisé par un laborantin

    Cette opération appelée ‘’traitement tertiaire’’ est exécutée par des bactéries vivant dans des bassins dits biologiques, dans lesquels ces organismes microscopiques se nourrissent et se reproduisent aussi.

    Il s’agit de bassins relativement profonds dans lesquels ces bactéries se gavent des matières fécales dissoutes dans un liquide à l’aspect répulsif, malodorant du fait qu’il provient des égouts et des fosses septiques.

    Au besoin, la contenance des bassins peut être désinfectée en utilisant du chlore. Cette eau chlorée peut servir dans les travaux publics (construction routière, bâtiment). Mais parfois, elle n’a pas besoin d’être chlorée, car ayant été débarrassée de ses matières fécales et substances nuisibles, après l’intervention des bactéries.

    Cette eau reste riche en phosphore et en azote, deux puissants fertilisants, et ‘’est très prisée par les maraîchers, les arboriculteurs et les horticulteurs qui l’utilisent pour arroser leurs plantes’’, renseigne le responsable de la station.

    Tout le processus d’épuration est supervisé par un laborantin, qui effectue des prélèvements à toutes les étapes, pour ‘’s’assurer que l’eau qui sort de la station est totalement purifiée et est réutilisable pour l’agriculture ou rejetée dans la nature, sans risque’’.

    Comme pour rassurer, le responsable du laboratoire de contrôle de la station de Thiès, El Hadj Cissé montre trois bocaux contenant des échantillons d’eau de couleur noire, d’aspect plus clair et enfin de couleur jaunâtre. Ils représentent les trois états successifs des eaux usées, de leur arrivée en provenance du système d’assainissement ou des camions-citernes à la fin du processus d’épuration.

    ‘’Ici, nous avons les trois échantillons que nous avons analysés au niveau du laboratoire, donc nous connaissons exactement la composition physico-chimique des eaux qui arrivent et qui sortent de cette station, afin de respecter les normes de rejet de l’ONAS et du Sénégal’’, assure-t-il, ajoutant que des normes sont fixées pour chaque paramètre.

    Des ‘’lits de séchage’’ pour traiter la boue issue des eaux usées

    Après l’activité des bactéries, l’eau noirâtre, passée par le clarificateur, devient jaunâtre. Ce liquide, appelé ‘’eau clarifiée’’, subit une analyse visant à vérifier d’abord le respect, à cette étape, des normes de conception de l’usine de Keur Saïb Ndoye, ensuite, celui des normes de rejet sénégalaises.

    Avant tout rejet des eaux déjà traitées, quelques-uns de leurs paramètres sont nécessairement mesurés, afin de s’assurer qu’elles respectent les normes sénégalaises. Il s’agit du potentiel hydrique (PH), de la demande biochimique en oxygène (DBO), de la demande chimique en oxygène (DCO) et des matières en suspension.

    ‘’Tous ces paramètres sont analysés à partir des eaux qui sortent complètement de la station d’épuration’’, insiste le laborantin. Pour traiter la boue issue des eaux provenant du système d’assainissement et des fosses septiques, la station est dotée de ‘’lits de séchage’’.

    Les eaux boueuses sont drainées vers l’épaississeur, après quoi elles sont acheminées dans les lits de séchage munis de drains superposés en profondeur, découpés pour favoriser l’infiltration des eaux qu’elles contiennent.

    Une fois asséchée dans les bassins pendant 30 jours, ‘’cette boue est d’abord broyée, réduite en poudre, mise en sac et distribuée aux cultivateurs, maraîchers, horticulteurs, arboriculteurs et autres producteurs agricoles de la zone pour servir de fertilisant ‘’, indique le gérant de la station d’épuration de Tivaouane, Lamine Diop.

    Elle peut aussi être utilisée dans la fabrication de pavés, dit-il. De fait, face à la baisse des rendements des terres agricoles et la prolifération des fertilisants chimiques, qui constituent un danger pour l’environnement et la santé, la boue issue du traitement des eaux usées peut représenter une alternative pour fertiliser les terres, tout en contribuant à préserver l’environnement.

    Dans cette optique, la station alimente en eau et en fertilisants des producteurs actifs dans les périmètres maraîchers de la zone. Au bout de plus d’une dizaine de minutes de marche sur une route latéritique, jonchée de nids de poules, apparaît une longue clôture en fils barbelés, surmontée de plantes rampantes. Une allée débouche là sur des périmètres maraîchers.

     Des périmètres exploités 12 mois sur 12

    Le site abrite aussi une vaste lagune où sont déversées les eaux déjà traitées pouvant être utilisées pour le maraîchage. Un endroit captivant de par sa verdure. Un bosquet luxuriant entourant une étendue d’eau claire sur laquelle s’étalent à perte de vue de belles fleurs de nénuphars : c’est la lagune recevant les eaux traitées à leur sortie de la station d’épuration, à laquelle elle est directement connectée par des tuyaux d’évacuation. Rien, à première vue, ne peut laisser croire que cette eau vient des fosses septiques et du système d’assainissement de Thiès.

    L’espace abrite des périmètres maraîchers, des arbres fruitiers, mais également une grande variété de végétaux sauvages. Preuve du caractère fertilisant de l’eau déversée dans la lagune, l’environnement immédiat, telle une oasis, contraste nettement avec le reste du paysage à la ronde. ‘’Cette eau nous aide beaucoup’’, confie Moundiaye Diogoye, un jeune maraîcher dont l’activité dépend de cette eau.

    Le jeune homme informe que grâce à cette lagune, bon nombre de maraîchers exploitent ici des parcelles 12 mois sur 12. ‘’Tous les travailleurs que vous voyez ici, plus d’une centaine, utilisent l’eau recyclée qui vient de l’usine’’, renseigne Diogoye.

    En cette période post-hivernale coïncidant avec la saison froide, l’activité horticole bat son plein. Les parcelles sont épanouies. Différentes variétés de légumes sont produites dans ces périmètres arrosés et fertilisés avec des eaux et de la boue sorties droit de la station de Keur Saïb Ndoye.

    L’engrais et l’eau que nous utilisons, nous viennent de la station, note Diogoye, un horticulteur habitant Médina Fall, un quartier adjacent de Keur Saïb Ndoye.  ‘’Actuellement, nous recrutons beaucoup de saisonniers qui nous viennent de l’intérieur du pays : Kaolack, Fouta, mais également de la zone des Niayes’’, affirme le jeune producteur.

    Boues de vidange aussi efficaces que les engrais minéraux

    Selon le conseiller technique du directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Mouhamadou Guèye, ces maraîchers démontrent, par la pratique, que les eaux usées traitées et les produits dérivés comme la boue, ont un pouvoir fertilisant, avec un avantage supplémentaire : leur utilisation ne pollue pas les terres et les nappes phréatiques.

    ‘’C’est cela qu’il faut promouvoir, afin d’avoir une agriculture biologique, une agriculture qui préserve l’environnement, bref une agriculture durable’’, recommande-t-il, en rappelant que les engrais minéraux contiennent des substances contribuant au lessivage de nos terres et à créer ainsi une baisse des rendements agricoles.

    Il préconise donc l’utilisation de cet engrais biologique comme un moyen de préservation de l’environnement et, dans une certaine mesure, comme un outil d’adaptation au changement climatique. ‘’Il faut promouvoir l’utilisation de ces engrais’’, insiste le conseiller technique, laissant entendre que le contexte s’y prête, d’autant que l’Etat du Sénégal autorise et encourage même désormais l’utilisation de l’engrais organique. Ce qui, selon lui, n’était pas le cas il y a quelques années.

    Il fait savoir qu’il y a ‘’plus d’une quinzaine de stations de traitement de boue de vidange’’ au Sénégal, dans lesquelles les eaux issues des fosses septiques sont collectées, traitées et valorisées en boue séchée pour l’agriculture, avec l’utilisation d’omniprocesseurs permettant de transformer les boues de vidange en eau distillée et en cendres pour formuler de l’engrais organo-minéral destiné à l’agriculture.

    Le technicien soutient que des tests réalisés par des laboratoires de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar ont montré que ces boues peuvent être utilisées directement, ‘’sans influence néfaste, sur les terres et sur les cultures, avec un pouvoir fertilisant aussi bon que celui des engrais minéraux et sans effet néfaste sur l’environnement’’.

    De même, il affirme qu’une étude de l’USAID, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international, a montré qu’on peut augmenter de 32 fois le potentiel de traitement des boues de vidange au Sénégal.

    ‘’Nous avons encore 32 fois [plus] de marge d’augmentation de ce potentiel, la valorisation des boues de vidange et des produits issus de l’assainissement n’a pas encore atteint sa maturité, nous n’en sommes qu’au début’’, avance-t-il.

    Les maraîchers ont remarqué un autre avantage : c’est que les productions obtenues à partir de l’eau et des produits dérivés du traitement des boues de vidange, se conservent plus longtemps.

    BT/ADI/BK/ASB/OID/ASG

  • SENEGAL-SANTE-INITIATIVES / Journées médicales de Woudourou : plus de 3400 personnes consultées en trois jours

    SENEGAL-SANTE-INITIATIVES / Journées médicales de Woudourou : plus de 3400 personnes consultées en trois jours

    Woudourou, 24 fév (APS) – Au total, 3 459 personnes ont été consultées entre vendredi et dimanche à l’occasion des journées médicales de Woudourou, dans le département de Matam, a t-on appris, dimanche, auprès des organisateurs.

    Selon la trésorière de l’association « Les Colibris du Fouta », initiatrice de l’évènement, 1283 personnes ont été consultées, vendredi, au premier jour, dans les différents services, notamment 212 patients en gynécologie, 370 personnes en médecine générale et 206 en ophtalmologie.

    Maimouna Ba a ajouté qu’au deuxième jour, 1538 personnes qui étaient inscrites sur différentes listes ont été consultées par un spécialiste.

    La médecine générale en a enregistré 411, la gynécologie 243, tandis que 267 patients ont été orientés vers la pédiatre. L’ophtalmologie, la dermatologie, la gériatrie, l’ORL, le service dentaire ont aussi reçu un nombre important de patients.

    Quelque 638 personnes ont été consultées, dimanche, a signalé la trésorière.

    Ces journées médicales sont les quatrièmes organisées par cette association basée en France et qui œuvre pour la santé.

    AT/HB/OID

  • SÉNÉGAL-FONCIER-REGULARISATION / Thiès : des acteurs de l’immobilier appellent l’État à lever totalement la suspension des lotissements à Mbour 4

    SÉNÉGAL-FONCIER-REGULARISATION / Thiès : des acteurs de l’immobilier appellent l’État à lever totalement la suspension des lotissements à Mbour 4

    Thiès, 24 fév (APS) – L’Association des acteurs immobiliers de Thiès (ASSAIT) a appelé samedi, l’État a lever totalement la suspension des lotissements sur le site de Mbour 4, à la périphérie de la ville de Thiès.

    Lors d’un forum sur l’immobilier à la Chambre de commerce de Thiès, sous le thème : « L’immobilier à Thiès : situation actuelle et perspectives », l’ASSAIT a invité l’État à lever toute la suspension des activités foncières sur ce site.

    Cet arrêt des activités foncières à Mbour 4 et d’autres sites du pays, a été décidé, suite à une visite de terrain, le 1-er mai 2024, du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. C’était une mesure transitoire, prise en attendant qu’une commission ad hoc procède à des régularisations.

    Entre temps, la suspension a été levée partiellement sur le site de Mbour 4.

    ‘’Au moment où nous vous parlons, nous ne pouvons pas vous dire avec exactitude, l’état des régularisations de certains sites comme Mbour 4’’, a fait savoir le secrétaire général de l’ASSAIT, Souleymane Thiam.

    La jeunesse de Thiès, n’ayant pas d’accès à la mer ni à aucun pays frontalier, a besoin d’activités économiques, a-t-il soutenu.

    Il a rappelé que la région de Thiès dont la principale source de création d’emplois, qui était le train, est en léthargie, impactant, du coup, l’économie de la ville, du département et de la région.

    « Ce que nous avons, nous jeunes de Thiès, c’est la terre, le foncier et l’immobilier’’, a soutenu M. Thiam, soulignant que ‘’l’État doit comprendre qu’il ne s’agit pas d’un problème entre les populations et le foncier ».

    Selon lui, « des enjeux économiques énormes » entourent la régularisation des terrains de Mbour 4.

    Il a en outre évoqué la nécessité de régulariser le foncier de Thiawone Bambara.

    Pour M. Thiam, face à « la pression foncière qui s’exerce sur Dakar et Thiès », il y a lieu de se préparer à protéger les sites devant abriter les grands projets de l’État, mais également « tout ce qui est lotissement à usage d’habitation ».

    BT/ADI/AB

  • SÉNÉGAL-SANTE-SOCIAL / Thiès : plus de 150 patients bénéficient de consultations médicales gratuites

    SÉNÉGAL-SANTE-SOCIAL / Thiès : plus de 150 patients bénéficient de consultations médicales gratuites

    Thiès, 22 fév (APS) – Plus de 150 personnes ont bénéficié, samedi, de consultations et de médicaments gratuits, à l’Institut universitaire professionnelle de santé (IUP) de Thiès, a constaté l’APS.

    ‘’Toutes les 150 chaises mises à la disposition des patients sont occupées. D’autres [patients], debout dans les couloirs, attendant leur tour’’, a fait remarquer la directrice de l’IUP, Ndéye Maguette Niang Coulibaly.

    Cette action caritative entre dans le cadre de la journée portes ouvertes, ponctuée des consultations gratuites, des dons de médicaments et de lunettes, marquant le démarrage des activités de formation et le lancement du campus de l’IUP de santé de Thiès.

    ‘’Nous avons l’habitude de faire des actions socio-sanitaires, comme les consultations lors du magal de Touba ou le gamou’’, a expliqué Mme Coulibaly.

    L’IUP s’était rendue récemment au gamou de Pire pour des consultations gratuites, a-t-elle ajouté, précisant qu’en plus de son rôle de formation, cette école de santé s’investit dans des actions sanitaires et sociales.

    Selon la directrice, la structure de formation de sage-femmes et d’infirmières procède également à des examens d’électrocardiogramme, des échographies du cœur, des interventions odontologiques, ophtalmologiques, gynécologues, pédiatriques et de médecine générale.

    ‘’Les actions les plus importantes de cette œuvre sociale sont les radiographies, les dépistages et les dons de lunettes’’, a précisé Ndèye Maguette Niang Coulibaly.

    BT/ADI/ABB

  • SENEGAL-UNIVERSITES / USSEIN : fin des journées portes ouvertes sur la vie et l’œuvre d’El Hadji Ibrahima Niass

    SENEGAL-UNIVERSITES / USSEIN : fin des journées portes ouvertes sur la vie et l’œuvre d’El Hadji Ibrahima Niass

    Kaolack, 23 fév (APS) – Les journées portes ouvertes, organisées par le Centre régional des œuvres universitaires et sociales du Sine-Saloum (CROUS-SS), pour faire découvrir aux étudiants et au public la vie et l’œuvre du parrain de l’université du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN), fondateur de la ‘’Faydatou Tidjania’’, ont pris fin, aujourd’hui, a constaté l’APS.

    Ces activités de deux jours ont eu pour thème : ‘’Analyse des écrits de Cheikh Ibrahima Niass sur le civisme : enseignements et perspectives pour une société universitaire responsable’’.

    ‘’Il était important de sensibiliser les étudiants et le public sur l’importance du civisme dans le milieu universitaire’’, a précisé le service de communication du département des systèmes d’information du CROUS-SS.

    Le khalife de Médina Baye, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass a pris part à l’évènement et a prié pour les étudiants, le président de la République, les autorités de l’enseignement supérieur pour le Sénégal.

    ‘’Nous travaillons pour que cette université soit le grenier de l’enseignement supérieur du Sénégal. Avec la bénédiction des chefs religieux et le soutien de l’ensemble de nos collaborateurs nous envisageons de créer des fermes intégrées en droite ligne de l’ambition du président de la République d’atteindre la souveraineté alimentaire, mais aussi animale et végétale’’, a indiqué le directeur du CROUS-SS, Dr Jean Birane Gning.

    Le khalife de Médina Baye, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass, assistant aux journées portes organisées par le CROUS-SS

    Ces fermes intégrées, qui seront installées à l’intérieur et en dehors de l’université, seront des cadres d’apprentissage et des champs d’école, qui permettront à l’administration de générer des ressources additionnelles, mais également aux populations des régions de Kaolack, Kaffrine et Fatick de s’adonner à des activités génératrices de revenus.

    ‘’L’université fonctionne à partir des ressources dont elle dispose, mais nous avons besoin de ressources additionnelles’’, a déclaré Dr Jean Birane Gning.
    Il a en en ce sens préconisé un changement de paradigme, qui permette d‘avoir des ressources supplémentaires, afin de soulager le budget du CROUS-SS, de l’USSEIN.

    ‘’Il y a véritablement un paradoxe à l’USSEIN, car la taille du personnel dépasse largement nos capacités financières’’, a fait savoir le directeur du CROUS-SS.
    C’est pourquoi, il a estimé que la rationalisation et l’optimisation ‘’du peu de ressources’’ s’imposent à lui et à ses collaborateurs.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-JEUX-INFRASTRUCTURES / Sédhiou : vers la construction d’une agence régionale de la LONASE (directeur)

    SENEGAL-JEUX-INFRASTRUCTURES / Sédhiou : vers la construction d’une agence régionale de la LONASE (directeur)

    Sédhiou, 23 fév (APS) – Le directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (LONASE), Toussaint Manga, a annoncé, dimanche, la construction d’une agence moderne, à Sédhiou (sud), ajoutant que le site devant abriter une telle infrastructure a déjà été trouvé.

    ‘’La LONASE prévoit la construction d’une agence moderne et équipée, accessible à tous, dans la circonscription régionale de Sédhiou. Nous avons déjà trouvé le site qui doit l’abriter’’, a-t-il déclaré.

    Toussaint Manga s’exprimait dans la capitale Pakao où il séjourne dans le cadre d’une tournée qu’il effectue dans plusieurs régions du Sénégal pour échanger avec les responsables régionaux de la LONASE et les parieurs.

    ‘’ Nous voulons que les parieurs n’aient plus à parcourir des kilomètres pour bénéficier des services de la LONASE. C’est dans cette optique que nous avons lancé cette tournée de partage avec le personnel local pour explorer les possibilités d’extension de notre structure’’, a-t-il ajouté.

    Selon le directeur général de la LONASE, le processus des requêtes pour l’obtention de l’autorisation de construire est en cours, et ‘’les travaux de la nouvelle agence devraient démarrer probablement en mars’’.

    Au cours de ses discussions avec les agents de la LONASE et les parieurs de Sédhiou, il a suggéré aux premiers de s’organiser afin de bénéficier d’un accompagnement en matière de santé et de retraite.

    ‘’Nous sommes partenaires, et les conditions de travail et la carrière des vendeurs nous préoccupent beaucoup’’ a-t-il dit, promettant dans le même temps de les doter en kiosques de vente en quantité suffisante.

    ‘’La direction des grands projets de la LONASE a validé cette demande et a transmis aux partenaires la requête pour la livraison de soixante-seize kiosques qui vont être installé incessamment’’, a fait savoir Toussaint Manga.

    Leur installation dépendra de la prospection sur le réseau et progressivement, les kiosques seront livrés afin de permettre aux parieurs d’accéder plus facilement aux services de la LONASE, a souligné le directeur général de la LONASE.

    OB/ABB

  • SENEGAL-ELEVAGE-DECLARATION / Les éleveurs veulent contribuer ‘’fortement’’ à la disponibilité des produits d’origine animale

    SENEGAL-ELEVAGE-DECLARATION / Les éleveurs veulent contribuer ‘’fortement’’ à la disponibilité des produits d’origine animale

    Kaolack, 23 fév (APS) – Les acteurs de l’élevage ont émis des ‘’propositions fortes’’ visant à améliorer la disponibilité des produits d’origine animale, leur transformation et leur commercialisation, pour une plus grande contribution au développement socioéconomique du Sénégal, a déclaré, samedi, Matar Bâ, un des responsables d’une association d’éleveurs.

     ‘’Les acteurs de l’élevage ont émis des propositions fortes aux fins d’améliorer la disponibilité des produits animaux, leur transformation et leur commercialisation pour une plus grande contribution du sous-secteur de l’élevage au développement socioéconomique du Sénégal’’, a-t-il notamment dit.

    Matar Bâ s’exprimait ainsi dans une déclaration prononcée, samedi, à l’occasion de la cérémonie officielle de la neuvième édition de la Journée nationale de l’élevage, présidée, samedi, à Kaolack (centre), par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

    Cet évènement a été placée sous le thème : ‘’La valorisation des produits d’origine animale : un stimulateur pour la souveraineté alimentaire du Sénégal’’.

    ‘’L’économie des principales recommandations fait ressortir les points saillants déclinés ainsi qu’il suit : l’adoption du décret portant l’application du code pastoral pour sa mise en œuvre effective, le parachèvement de l’érection du Ranch Djibo Leity Kâ de Dolly en établissement public à caractère industriel et commercial par l’adoption du projet de décret en instance de signature’’, a souligné Matar Bâ dans la déclaration dite de Kaolack.

    Le renforcement de l’appui institutionnel pour asseoir les bases d’une professionnalisation durable des acteurs de l’élevage, le renforcement des mécanismes et instruments de financements des activités du sous-secteur font également partie desdites recommandations.

    Selon Matar Bâ, les éleveurs ont plaidé pour la création de coopératives agricoles communautaires, pour moderniser le sous-secteur, particulièrement dans les corridors de transhumance.

     ‘’La mobilisation du financement nécessaire à la réalisation des coopératives agricoles communautaires à orientation élevage est évaluée à 300 milliards de francs CFA pour la période 2025-2029’’, a-t-il déclaré.

     Les doléances des éleveurs

    Les organisations d’éleveurs du Sénégal souhaitent le renforcement de la lutte contre les feux de brousse, l’application stricte des textes relatifs au vol de bétail, la prise en compte des cultures fourragères par les collectivités territoriales, avec l’affectation du foncier dédié, l’audit et le renforcement du fonds revolving de l’opération pour la sauvegarde du bétail, afin d’améliorer les conditions d’accès des éleveurs à l’alimentation du bétail.

    ‘’Les recommandations suggèrent l’installation d’usines de fabrique d’aliment de bétail dans les grands pôles d’élevage, la réalisation de fourrages pastoraux équipés de kits solaires et la mise en place de mécanismes de gestion efficace, la couverture des zones de transhumance par les réseaux de télécommunication mobile, en particulier au Ranch de Dolly’’, a énuméré le porte-parole des éleveurs du Sénégal.

    Le recours à l’assurance agricole en tant qu’intrant de sécurisation des investissements en élevage fait également partie de leurs doléances.

    Les éleveurs du Sénégal souhaitent en outre l’élaboration d’un plan national d’amélioration génétique, le renforcement du potentiel génétique du cheptel à travers l’insémination artificielle et l’amélioration des races locales, le renforcement du Centre national d’amélioration génétique de Dahra, au nord du Sénégal, en infrastructures et en équipements modernes.

    En ce qui concerne la valorisation des produits d’origine animale, Matar Bâ a déclaré que les acteurs des différentes filières recommandent le renforcement des infrastructures de collecte, de transformation, de conservation et de commercialisation des produits animaux, la lutte contre l’abattage clandestin, la mise en place d’un programme d’équipement et de modernisation des filières animales.

     Les éleveurs plaident en outre pour l’accès à l’eau, à l’électricité, aux emballages à des prix compétitifs, à un financement adapté aux différents maillons des chaines de valeur animales, une meilleure protection des filières par l’adoption de mesures fiscales incitatives, une meilleure intégration des produits locaux par les industries de transformation agroalimentaires, la formation des acteurs aux technologies de transformation des produits animaux et le renforcement des capacités des acteurs en gestion technique et financière des entreprises.

    Une des priorités du nouveau référentiel des politiques publiques est de bâtir des moteurs de croissances à partir des chaines de valeur dans les pôles territoires grâce à l’exploitation des opportunités du pays notamment celles végétales et animales en soutien aux filières existantes, a rappelé M. Bâ.

     ‘’A la suite de nombreuses consultations des éleveurs du Sénégal, à travers les différentes filières animales, les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces ont été bien identifiées’’, a-t-il souligné.

     ADE/ABB

  • SENEGAL-SECURITE / Saraya : des malfaiteurs braquent trois véhicules de transport et emportent la somme d’un million 200 mille francs CFA (source sécuritaire)

    SENEGAL-SECURITE / Saraya : des malfaiteurs braquent trois véhicules de transport et emportent la somme d’un million 200 mille francs CFA (source sécuritaire)

    Kédougou 23 (APS) – Des individus armés ont braqué, samedi, trois véhicules de transport en commun et plusieurs motos sur l’axe Missirah Sirimana et le village de Kondokhou, dans le département de Saraya (est), emportant la somme de 1 million 200 mille francs CFA, a appris l’APS de source sécuritaire.

    ‘’Un groupe d’individus lourdement armés de kalachnikovs, de machettes et des gourdins ont fait irruption sur la piste Missirah Sirimana- Kondokhou en allant dans la commune de Saraya’’, a indiqué la même source, ajoutant que les assaillants ont dépouillé tous les passagers dont un de nationalité française qui a été délesté de 350 mille francs CFA.

    Après leur forfait, les braqueurs ont tiré des coups de feu en l’air, avant de se fondre dans la nature, a-t-elle ajouté.

    Des agents de la brigade de la gendarmerie territoriale de Saraya se sont rendus sur les lieux afin de procéder au constat, et ont relevé des traces de pneus de motos utilisés par les malfaiteurs, qui ont pris la direction de la frontière entre le Sénégal et le Mali, a fait savoir la même source.

    PID/ABD/ABB