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  • SENEGAL-ELEVAGE-PLAIDOYER / Bassirou Diomaye Faye : le vol de bétail est un fléau qu’il convient d’éradiquer urgemment

    SENEGAL-ELEVAGE-PLAIDOYER / Bassirou Diomaye Faye : le vol de bétail est un fléau qu’il convient d’éradiquer urgemment

    Kaolack, 22 fév (APS) – Le vol de bétail est un fléau qu’il faut d’éradiquer ‘’urgemment’’, a soutenu le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui présidait samedi, à Kaolack (centre), la cérémonie officielle de la neuvième édition de la Journée nationale de l’élevage.

    ‘’Le vol de bétail est un fléau qu’il convient d’éradiquer urgemment. C’est pourquoi, j’ai instruit le Premier ministre d’organiser, dans les meilleurs délais, en relation avec le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et tous les acteurs concernés, une concertation nationale aux fins de s’accorder sur une feuille de route consensuelle, qui tiendra compte de la dimension holistique de la lutte contre ce désastre’’, a-t-il martelé.

    Alors que le Sénégal s’apprête à lancer, lundi, sa nouvelle stratégie numérique dénommée ‘’New deal technologique’’, le chef de l’Etat a engagé et encouragé tous les acteurs de l’élevage à intégrer davantage les outils digitaux dans la prévention et la gestion des risques, afin de tirer profit de toutes les potentialités offertes par le numérique pour renforcer l’efficacité des politiques publiques en faveur du secteur primaire.

    ‘’Il faudra, en particulier, systématiser la digitalisation du sous-secteur notamment pour l’identification du cheptel, la lutte contre le vol de bétail, le suivi sanitaire, l’amélioration génétique et tant d’autres aspects’’, a-t-il préconisé.

    Selon lui, le secteur privé est appelé à jouer un ‘’rôle central’’ pour rendre ‘’compétitifs’’ les produits locaux, en veillant à la durabilité du système productif et la prise en compte des besoins des consommateurs.

    ‘’Ma ferme volonté et de soutenir et de sécuriser l’élevage, secteur stratégique de notre économie, afin d’en faire un vecteur de redressement productif et un moteur de croissance qui concourt à la compétitivité et à la viabilité de nos territoires, contribuant in fine à la souveraineté alimentaire’’, a assuré Bassirou Diomaye Faye.

    Selon lui, la politique du gouvernement sera ‘’résolument’’ orientée vers la diversification des filières soutenue par des interventions axées sur l’innovation, la qualité et la création de valeur.

    Il a ainsi appelé à la mise en œuvre de toute une dynamique ancrée au niveau des pôles territoires qui seront mis en valeur à travers des opérations d’origine contrôlée et la promotion du +made in Sénégal+.

    Pour cela, a-t-il dit, ‘’nous devons veiller à la gestion optimale de nos ressources naturelles, à la préservation de la biodiversité et à la protection de notre agriculture’’.

    Le président Faye estime que la sanctuarisation des terres agricoles et pastorales fera l’objet d’une attention particulière avec, au besoin, le recours aux moyens appropriés notamment juridiques, et les dispositions seront prises pour un ‘’soutien accru’’ aux initiatives, contribuant à la maitrise des coûts de production et à la mise en place d’industries performantes.

    ‘’C’est là le fondement de la stratégie de souveraineté alimentaire élaborée par le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, visant à fédérer tous les acteurs, agriculteurs, éleveurs, transformateurs, distributeurs de produits animaux et d’intrants ainsi que les banques et les pouvoirs publics, pour une action coordonnée et efficace’’, a-t-il insisté.

    Le développement durable des productions animales constitue, d’après lui, un enjeu de taille pour le Sénégal.

    ‘’Cette ambition est à notre portée, au regard de tous les atouts dont nous disposons : matières premières locales exploitables, savoir-faire des éleveurs, compétences dans le domaine de la génétique, de la transformation, de la recherche, de l’innovation et en lien fort avec les territoires’’, a indiqué le chef de l’Etat.

    Dans cet élan collectif, il estime que la recherche pour ‘’faire émerger des solutions innovantes’’, la formation des acteurs en seront les clés de voûte.
    ‘’C’est le lieu de réitérer le rôle crucial des organisations professionnelles, du secteur privé et de la société civile’’, a dit Bassirou Diomaye Faye.

    Il a dans le même adressé ses ‘’vifs remerciements’’ aux partenaires techniques et financiers du Sénégal qui ont accepté de soutenir les nouvelles orientations définies pour le redressement de l’économie sénégalaise, la création d’emplois, l’amélioration de la performance des secteurs productifs, un développement territorial équilibré et une gouvernance vertueuse.

    ‘’Je voudrais réaffirmer qu’en unissant nos forces, nous pouvons transformer l’élevage en un véritable modèle de réussite et contribuer ainsi à l’édification d’un Sénégal prospère, pleinement conscient de ses capacités et de ses responsabilités’’, a lancé le chef de l’Etat.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-EDUCATION-RECOMPENSE / Diourbel : l’Amicale des anciens élèves du CEMT-LTAB offre sept bourses d’excellence aux meilleurs élèves de l’établissement

    SENEGAL-EDUCATION-RECOMPENSE / Diourbel : l’Amicale des anciens élèves du CEMT-LTAB offre sept bourses d’excellence aux meilleurs élèves de l’établissement

    Diourbel, 22 fév (APS) – L’Amicale des anciens du Collège d’Enseignement moyen technique – Lycée Technique Ahmadou Bamba (CEMT-LTAB) de Diourbel (centre) a remis, samedi, sept bourses d’excellence aux meilleurs élèves de l’établissement, a constaté l’APS.

    Cette bourse est constituée d’une enveloppe financière de 150 000 francs CFA par élève, soit 15 000 francs CFA par mois pendant dix mois, a ajouté Amadou Tidiane Fassa.

    ‘’Nous avons remis sept bourses aux meilleurs élèves. C’est une manière pour nous de célébrer l’excellence et d’encourager les élèves à aller plus loin’’, a déclaré Amadou Tidiane Fassa, président de ladite Amicale.

    Le premier bénéficiaire de cette bourse est un élève en classe de troisième, ayant obtenu une moyenne de 18/20, a-t-il précisé.

    L’Amicale des anciens du CEMT-LTAB a en outre annoncé son ambition de réhabiliter certaines salles de classe de l’établissement durant les grandes vacances scolaires à venir.

    Elle prévoit également de reverdir l’enceinte scolaire et d’y installer des bancs pour améliorer le cadre de vie des élèves.

    L’Amicale des anciens du CEMT-LTAB a été créée en 2019 et regroupe les anciens élèves ayant fréquenté l’établissement entre 1972 et 1983.

    MS/ABB

  • SENEGAL-ELEVAGE / Bassirou Diomaye Faye : les projets du secteur primaire parmi les priorités de la Vision Sénégal 2050

    SENEGAL-ELEVAGE / Bassirou Diomaye Faye : les projets du secteur primaire parmi les priorités de la Vision Sénégal 2050

    Kaolack, 22 fév (APS) – Les projets du secteur primaire figurent parmi les priorités du plan quinquennal 2024-2029 inscrit dans la Vision Sénégal 2050, et tous les facteurs de vulnérabilité de l’élevage feront l’objet de plans d’actions spécifiques, a souligné le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, samedi, à Kaolack (centre), lors de la cérémonie officielle de lancement de la neuvième édition journée nationale de l’élevage.

    ‘’C’est dans cette perspective que j’ai donné des instructions au ministre [de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage] pour l’évaluation de la loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique et la préparation des décrets d’application du code pastoral’’, a-t-il dit.

    Cette neuvième édition de la Journée nationale de l’Elevage est placée sous le thème : ‘’La valorisation des produits d’origine animale : un stimulateur pour la souveraineté alimentaire du Sénégal’’.

    Le chef de l’Etat a en outre déclaré que l’une des ‘’mesures phares’’, en vue de l’amélioration de l’écosystème de l’élevage, porte sur la sécurisation des facteurs de production, notamment l’alimentation du cheptel, avec la mise en place de coopératives agricoles communautaires, contribuant ainsi à fixer les jeunes dans leurs terroirs et à lutter contre le chômage et la migration irrégulière.

    Concernant l’amélioration génétique, il a assuré que les opérations d’importation d’animaux seront poursuivies, aussi bien pour le système extensif que celui intensif, en y intégrant les cultures fourragères et tout l’accompagnement nécessaire en termes de conduite de l’élevage et de santé animale.

    ‘’Pour autant, la préservation de la rusticité des races locales demeure un pilier essentiel’’, a-t-il ajouté.

    Le chef de l’Etat a également rappelé que l’édition de cette année de la journée nationale de l’élevage se tient dans un contexte d’opérationnalisation de la première phase quinquennale de la vision ‘’Sénégal 2050’’,

    ‘’Cette journée nationale de l’élevage se tient à un moment clé, coïncidant avec le lancement de la première phase quinquennale d’opérationnalisation de l’Agenda national de transformation +Sénégal 2050+’’, a-t-il fait remarquer.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-SANTE-INITIATIVE / Lompoul : Plus de 200 patients bénéficient de consultations médicales gratuites

    SENEGAL-SANTE-INITIATIVE / Lompoul : Plus de 200 patients bénéficient de consultations médicales gratuites

    Louga, 22 février (APS) – Plus de 200 patients ont bénéficié d’une consultation médicale gratuite au poste de santé de Lompoul sur-Mer, grâce à une initiative de la société minière Grande Côte Opérations (GCO), a annoncé, samedi, l’infirmier-chef de poste (ICP), Babacar Diédhiou.

    ‘’Nous visions 200 consultations gratuites, mais ce seuil a déjà été dépassé et les consultations se poursuivent. Chaque spécialité a reçu plus d’une centaine de patients et des médicaments sont également distribués’’, a-t-il déclaré à l’issue de cette journée de consultations.

    L’ICP a également précisé que cinq spécialités étaient prises en charge : cardiologie, gynécologie, pédiatrie, ophtalmologie, ainsi que la médecine générale assurée par deux médecins.

    ‘’Ces professionnels réalisent un excellent travail dans un climat apaisé’’, a-t-il ajouté, saluant ‘’l’engagement de la population qui a répondu massivement à l’initiative’’.

    Le sous-préfet de Ndande, Mamadou Badiane, a salué cette action, estimant que ‘’cette journée est une grande satisfaction’’.

    Avec l’essor de la mine, a-t-il souligné, il est essentiel que les sociétés minières apportent des innovations concrètes au bénéfice des populations’’, relevant que ‘’GCO a mis en place un plan communautaire axé sur la santé, la sûreté et la sécurité, dont cette initiative fait partie’’.

    Le secrétaire exécutif du poste de santé et représentant du maire de Kab Gueye, Malick Bâ, a, quant à lui signalé que ‘’le poste de santé de Lompoul polarise une large population et [qu’il] mérite un soutien renforcé’’.

    Il a en même temps appelé à ‘’une amélioration des infrastructures et les moyens, notamment l’acquisition d’une ambulance et la construction d’une annexe avec logement pour le personnel de santé’’.

    DS/ABB

  • SENEGAL-SANTE / Journées médicales de Woudourou : beaucoup de pathologies détectés chez les patients (coordonnateur) 

    SENEGAL-SANTE / Journées médicales de Woudourou : beaucoup de pathologies détectés chez les patients (coordonnateur) 

    Woudourou, 22 fév (APS) – Plusieurs pathologies, dont des cas de malformation chez des enfants, de glaucome, de cataracte, de cancer du col de l’utérus, ont été détectées à l’occasion des journées médicales organisées par l’association ‘’Les Colibris du Fouta’’, à Woudourou, a-t-on appris du docteur Bocar Mamoudou Ndiaye, coordonnateur de ces activités.

    ‘’Nous avons déplacé beaucoup de spécialistes pour ces trois journées médicales. Nous avons dépisté pendant ces deux premières jours des femmes atteintes du cancer du col de l’utérus. Beaucoup de pathologies ont été détectées, notamment des cas de malformation congénitale chez les enfants, de même que des cas d’asthme, entre autres’’, a-t-il listé, samedi, dans un entretien avec l’APS.

    Selon lui, les malades auront la chance d’être pris en charge par des médecins membres de la caravane, ajoutant que des cas de cataracte et de glaucome ont aussi été détectés durant ces deux jours.

    Le docteur Bocar Mamoudou Ndiaye a également précisé que ce sera au médecin traitant d’établir la liste des pathologies pour voir, avec les moyens de l’association initiatrice des journées médicales, les patients à opèrer gratuitement et en urgence.

    Le pharmacien établi à Medina Gounass (sud-est) a fait savoir que les patients  avec de simples cas d’allergie et de conjonctivite seront pris en charge facilement.

    Quant aux pathologies touchant l’ORL, l’ancien président d’ASFO, une association médico-sociale créée en 2000 par les ressortissants du Fouta (nord),  a salué la présence d’une spécialiste officiant à l’hôpital régional de Matam.

    Le coordonateur des Journées médicales n’a pas manqué d’évoquer le manque de structures sanitaires dans toute la zone du Dandé Mayo, d’Oréfondé à Matam. 

    ‘’Quand on parle du Dandé Mayo, on pense aux difficultés liées à l’accès, avec des routes non encore bitumées. Pendant l’hivernage, il y a des problèmes d’évacuation. Le fait seulement de diagnostiquer les populations est un avantage pour elles’’, a-t-il estimé.

    Il a ainsi lancé un appel aux autorités pour la construction au moins de deux centres de santé sur l’axe Oréfondé-Matam.

    Bocar Mamoudou Ndiaye a en outre loué le travail des infirmiers chefs de poste (ICP), qui sont obligés de référer vers les centres de santé situés dans le Dièry.

    Lancées vendredi, les journées médicales de Woudourou se tiennent jusqu’à dimanche à l’initiative de l’association ‘’Les Colibris du Fouta’’ fondée par des Sénégalais originaires du Fouta et établis en France, .

    Des médecins sénégalais et français prennent part à ces activités, qui font suite à celles organisées à Baïla, en Casamance, et Aéré Lao, dans le département de Podor.

    Pour cette quatrième édition, la structure, qui œuvre dans le domaine sanitaire est en partenariat avec ASFO et l’Unité de formation et de recherche (UFR) Santé de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

    AT/ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE-DIAGNOSTIC / Journée nationale de l’élevage : le chef de l’Etat liste les difficultés du secteur au Sénégal

    SENEGAL-ECONOMIE-DIAGNOSTIC / Journée nationale de l’élevage : le chef de l’Etat liste les difficultés du secteur au Sénégal

    Kaolack, 22 fév (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye a listé, samedi, à Kaolack (centre), les difficultés auxquelles fait face le secteur de l’élevage au Sénégal, citant, entre autres, l’insuffisance des infrastructures pastorales et le défaut de valorisation des produits de l’élevage, la persistance et la recrudescence de certaines maladies.

     ‘’Notre élevage fait face à des difficultés parmi lesquelles on peut citer l’insuffisance des infrastructures pastorales et la valorisation des produits de l’élevage, la persistance et la recrudescence de certaines maladies, la difficulté d’accès un foncier sécurisé pour les activités d’élevage’’, a-t-il notamment énuméré.

     Le vol de bétail, la faiblesse du potentiel laitier des races locales, la concurrence des produits importés, les difficultés d’accès à un financement adapté aux activités des chaines de valeur de l’élevage font également partie de ces difficultés, selon lui.

     ‘’A cela s’ajoute l’effet des changements climatiques, les défis relatifs à la création d’emplois décents et l’accès des populations à des produits locaux adaptés à leurs besoins et surtout, moins coûteux’’, a-t-il le chef de l’Etat lors de la cérémonie officielle de la neuvième édition de la Journée nationale de l’élevage.

    Cette année, l’évènement est placé sous le thème :  ‘’La valorisation des produits d’origine animale : un stimulateur pour la souveraineté alimentaire du Sénégal’’. 

    ‘’Ce diagnostic peu reluisant ne doit pas freiner notre ardeur. Au contraire, il doit être transformé en une réelle opportunité, compte tenu, par ailleurs, de la diversité agroécologique de notre pays et de nos ressources naturelles riches et variées’’, a dit le président Faye.

    Il a en outre salué la ‘’réflexion approfondie’’ qui a été menée sur les problématiques du secteur de l’élevage, qui aura permis de cerner, avec plus de clarté, les forces, faiblesses, opportunités et menaces et d’ouvrir la voie à des recommandations concrètes.

    ‘’Il nous faut produire davantage, intensifier la transformation et assurer une meilleure mise en marché des produits locaux’’, a lancé le chef de l’Etat en direction des acteurs.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE / Journée nationale de l’élevage : la souveraineté alimentaire est au cœur des politiques publiques (Bassirou Diomaye Faye)

    SENEGAL-ECONOMIE / Journée nationale de l’élevage : la souveraineté alimentaire est au cœur des politiques publiques (Bassirou Diomaye Faye)

    Kaolack, 22 fév (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré, samedi, à Kaolack (centre), que la souveraineté alimentaire est au cœur des politiques publiques, ajoutant que le secteur de l’élevage y occupe une place prépondérante.

    ‘’La souveraineté alimentaire est au cœur des politiques publiques et votre secteur [celui de l’élevage] occupe une place prépondérante. C’est pourquoi, je me réjouis du choix du thème de la présente édition’’, a-t-il notamment soutenu en lançant la Journée nationale de l’élevage.

    Cette neuvième édition est placée sous le thème : ‘’La valorisation des produits d’origine animale : un stimulateur pour la souveraineté alimentaire du Sénégal’’.

    ‘’Choix ne pouvait être plus indiqué pour célébrer la neuvième édition de cette journée que cette belle région du Sine-Saloum, grande zone d’élevage au cœur du bassin arachidier. Et j’ai tenu à être présent ici pour renouveler mon attachement personnel à l’élevage, une des mamelles nourricières de notre pays’’, a déclaré le chef de l’Etat.

    Selon Bassirou Diomaye Faye, la filière des produits d’origine animale englobe de ‘’réelle potentialités’’, si toute la chaine de valeur qui s’y rapporte est bien exploitée.

    ‘’C’est dans cet esprit que j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt les interventions des représentants des organisations d’éleveurs qui se sont succédés. Elles soulèvent à la fois des préoccupations légitimes, lancent des enjeux et défis et proposent également des recommandations pertinentes’’, a-t-il apprécié.

    ‘’Je vous ai entendus, je vous ai bien compris’’, a rassuré le président de la République, rappelant qu’’’en tant que natif du monde rural, (il est) au fait des défis et enjeux du secteur primaire’’.

    Les acteurs de l’élevage peuvent être rassurés de sa sensibilité toute particulière sur ces questions, leur a-t-il lancé.

    ‘’La production animale a généré dans notre pays, durant l’année 2023, près de 847 milliards de francs CFA, témoignant ainsi de la vitalité de ce sous-secteur, où des résultats importants ont été obtenus grâce aux efforts consentis’’, a encore dit le chef de l’Etat.

    Toutefois, le déficit commercial du Sénégal en produits d’origine animale demeure ‘’considérable’’, a-t-il noté, précisant que ‘’rien que pour le lait et les produits laitiers, les importations sont évaluées à 126 milliards de francs CFA’’.

    ‘’Vous conviendrez avec moi que ce système d’approvisionnement en produits alimentaires basé sur les importations n’est pas soutenable. Il nous expose aux chocs exogènes et nous contraint à des subventions qui, non seulement, grèvent notre balance commerciale mais bénéficient plus aux acteurs de la filière des pays exportateurs’’, a fait remarquer Diomaye Faye.

    Cela traduit, à l’en croire, une perte de part de marché pour les produits locaux d’origine animale.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-MONDE-INNOVATION-COMPETITION / Global Best M-Gov Award : le directeur de l’EPT exprime son ‘’immense fierté’’ pour la deuxième place remportée par ses étudiants

    SENEGAL-MONDE-INNOVATION-COMPETITION / Global Best M-Gov Award : le directeur de l’EPT exprime son ‘’immense fierté’’ pour la deuxième place remportée par ses étudiants

    Thiès, 22 fév (APS) – Le directeur de l’Ecole polytechnique de Thiès (EPT) Mamadou Wade a fait part de son ‘’immense fierté’’, après qu’une équipe composée de trois étudiants de de l’Ecole polytechnique de Thiès (EPT) et trois autres de l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (ENSA) a remporté la deuxième place du concours international Global Best M-Gov Award à Dubaï, aux Emirats arabes unis, a-t-on appris du directeur de l’EPT.

    ‘’Lorsque nous avons eu l’information, nous avons été très enthousiaste et nous l’avons reçue avec une immense fierté’’, a confié à l’APS Mamadou Wade, qui a reçu en début de semaine les lauréats issus de son école.

    Le concours Global Best M-Gov Award récompense les projets les plus impactants et les plus innovants dans monde universitaire.

    Quelque 3 500 projets d’étudiants issus de 74 pays étaient en lice ; une participation exceptionnelle, selon les organisateurs de cette compétition universitaire, dont l’édition de cette année a coincidé avec le Sommet des gouvernements à Dubaï.

    ‘’Nous nous réjouissons que notre équipe portée par trois de nos étudiants et trois étudiants de l’ENSA se soit hissée sur le podium, en occupant la deuxième place, malgré un processus de sélection très rigoureux », s’est réjoui le directeur de l’EPT.

    Les six étudiants sénégalais ont remporté la deuxième place grâce à leur projet dénommé TERA, Technologie Entreposage des Récoltes Agricoles.
    Ils seront mis en relation avec le responsable de l’incubateur de l’EPT, ‘’afin de voir comment les encadrer pour transformer ce projet en startup’’, a annoncé Mamadou Wade.

    Au-delà des deux structures d’enseignement supérieur, ‘’voir le Sénégal briller sur une telle scène est une immense source de fierté’’, a-t-il ajouté, soulignant que cette deuxième place à ‘’un concours aussi sélectif témoigne de la qualité des enseignements’’.

    Selon le directeur de l’EPT, cette distinction est le fruit d’un esprit d’émulation dans l’innovation qui a été suscité dans son école.

    « Depuis quelques années, l’EPT s’‘’est engagée dans un processus de redynamisation de la recherche et de l’innovation. On a fait de l’innovation un cœur de métier, en créant un écosystème favorable permettant aux étudiants d’exprimer leur créativité via leurs propres projets et à travers des cours qui leur sont dispensés’’, a-t-il fait savoir.

    L’école a été aidée en cela par les équipements pédagogiques et de recherche que l’État octroie aux universités depuis deux ans.

    L’administration de l’EPT a ainsi installé un fablab et un incubateur, pour ‘’bâtir cet esprit créatif auprès des étudiants, par l’organisation d’un concours d’innovation à l’interne’’, selon Mamadou Wade.

    ‘’Cela a commencé à porter ses fruits, parce que depuis quelques années, nous commençons à voir nos étudiants briller, tant au niveau national qu’international’’, a-t-il signalé.

    Le directeur de l’EPT est d’avis que ce niveau d’inventivité s’est construit à travers un processus bien réfléchi, qui vaut aujourd’hui à cet établissement des satisfactions.

    ‘’Nous ne comptons pas nous en arrêter là, puis que ce deuxième prix remporté cette année par les étudiants nous pousse à aller de l’avant’’, a-t-il soutenu.

    ADI/ABB

  • SENEGAL-COLLECTIVITES-DEVELOPPEMENT / Kaolack : le maire lance trois jours d’activités d’investissement humain

    SENEGAL-COLLECTIVITES-DEVELOPPEMENT / Kaolack : le maire lance trois jours d’activités d’investissement humain

    Kaolack, 21 fév (APS) – Le maire de Kaolack (centre), Serigne Mboup, a lancé, vendredi, le VSD (vendredi, samedi et dimanche) de sa commune par des activités d’investissement humain, un tournoi de football, des activités socioculturelles, entre autres, a constaté l’APS.

    Des consultations médicales gratuites sur l’hypertension artérielle, le diabète, au poste de santé de Ndorong, sont inclues dans ce programme de trois jours initié en partenariat avec la zone militaire numéro 3, les associations sportives et culturelles (ASC), les organisations communautaires de base (OCB), les délégués et conseils de quartiers de la commune.

    Le premier jour de cet évènement a été marqué par la circoncision de deux-cents talibés (élèves d’écoles coraniques) issus de différents ‘’daaras’’ (écoles coraniques) du quartier Ndorong, à Kaolack.

    ‘’Le président de la République Bassirou Diomaye Faye a appelé les populations sénégalaises à s’investir dans des activités de nettoiement de leurs localités à travers des journées de mobilisation citoyenne. Mais, dernièrement, il a donné d’autres orientations qui consistent à s’ouvrir aux ASC et autres OCB’’, a indiqué M. Mboup pour justifier son initiative.

    L’édile de Kaolack veut créer une synergie entre les différentes ASC de sa commune pour en faire de véritables actrices du développement au service exclusif de la communauté.

    ‘’Désormais, nous allons, chaque mois, organiser un VSD dans des quartiers de la commune. Et nous allons en profiter pour rapprocher les services de l’état-civil des populations locales’’, a-t-il assuré.

    Le sergent Ibrahima Khalil Cissokho du bataillon de génie de la zone militaire numéro 3, qui a été mis à contribution pour enseigner aux élèves les valeurs républicaines et la sacralité du drapeau national, a invité les populations à poser, dans leurs démarches, des actes de civisme, dont le respect de l’environnement et du cadre de vie.

    El Hadji Abdoul Aziz Sy, secrétaire exécutif du poste de santé de Ndorong a magnifié l’initiative du maire Serigne Mboup.

    ‘’Au nom de la population de Ndorong, nous tenons à remercier Serigne Mboup, notre maire, pour son soutien, sa contribution et son accompagnement’’, a-t-il dit.

    ADE/ABB

  • SENEGAL-ECONOMIE-ELEVAGE / A Dagana, le vol de bétail ‘’demeure une réalité’’, selon des éleveurs

    SENEGAL-ECONOMIE-ELEVAGE / A Dagana, le vol de bétail ‘’demeure une réalité’’, selon des éleveurs

    Dagana, 22 fév (APS) – Les éleveurs de Dagana plaident l’application effective de la loi de 2017 criminalisant le vol de bétail, la réorganisation de la loi agropastorale, le durcissement des sanctions, la décentralisation des patrouilles dans les zones sylvopastorales et la mise en disposition d’un dispositif d’alerte aux comités inter-villageois, pour lutter contre ce phénomène qui ‘’reste et demeure une réalité’’ dans ce département de la région de Saint-Louis (nord).

    Face à la recrudescence du vol de bétail, l’Etat avait pris un certain nombre de mesures pour pallier ce phénomène parmi lesquelles la loi criminalisant le vol de bétail, votée à l’Assemblée nationale le 22 mai 2017.

    ‘’A Dagana, comme un peu partout au Sénégal, l’application des mesures peine à être effective. Il y avait beaucoup de points évoqués lors des grandes rencontres portant sur la mise en œuvre des décisions, mais jusqu’à présent, le vol de bétail reste et demeure une réalité chez nous’’, a indiqué Amadou Bathily, président du foirail de Niassanté.

    La grande question qu’on se pose, poursuit-il, c’est le fait qu’il y a toujours un blocage de l’application de cette loi qui, pourtant, ‘’est très bénéfique pour le développement du secteur de l’élevage’’.

    Il souligne que dans le marché hebdomadaire qu’à Niassanté, situé à plus de 30 kilomètres de Richard-Toll, des cas répétitifs de vols de bétail sont enregistrés chaque jour, mais les auteurs sont libérés quelques jours après leur forfait.

    Ce qui, selon Amadou Bathily, reste incompréhensible car, cela encourage d’autres jeunes à s’adonner à cette pratique illicite.

    Le président du foirail de Niassanté déplore la non-application de cette loi au niveau de la zone qui, selon lui, est devenu le berceau du vol de bétail dans le département de Dagana.

    ‘’Tant qu’il n’y a pas une application de la loi, des cas de vols de bétail seront toujours notés au niveau de la zone. C’est pourquoi, nous exigeons de nos autorités plus de rigueur sur les questions sécuritaires ayant trait aux vols de bétail’’, a-t-il plaidé.

    Mettre fin à l’abattage clandestin

    Selon lui, les éleveurs doivent dénoncer les malfaiteurs à la police, aux chefs de villages et aux chefs de circonscriptions administratives pour favoriser la fin de telles pratiques dans le département de Dagana.

    De son côté, Mohamadou Abiboulaye Ndiaye, trésorier général de l’Association fédérative pour l’entente et la solidarité des éleveurs du département de Dagana (AFESED), soutient que malgré l’alourdissement par l’Etat des peines, le vol de bétail reste toujours une pratique non encore criminalisée.

    Selon lui, il faudrait une synergie entre les éleveurs et les forces de défense et de sécurité afin de veiller au partage de l’information.

    Il préconise aussi de mettre fin aux abattages clandestins par la mise en place d’abattoirs fonctionnels un peu partout sur le terroir, tout en priorisant les villes transfrontalières.

    ‘’Les abattages clandestins encouragent dans la plupart des cas le vol dans beaucoup de zones au Sénégal, y compris dans le département de Dagana. Le vol de bétail est une affaire transfrontalière qui lie la Mauritanie au Sénégal, deux pays qui ont décidé d’aller vers une bonne organisation, parce que le phénomène a pris une ampleur énorme’’, explique Mohamadou Abiboulaye Ndiaye.

    Sur ce point, des éleveurs des deux pays se sont organisés avec le concours des agents de l’élevage et des Forces de défense et de sécurité, qui se sont engagés à participer à une lutte commune, à travers le partage d’informations en vue d’arriver à l’éradication de ce fléau de manière définitive.

    Puces et immatriculation du cheptel

    Au nom de ses pairs, le trésorier de l’AFESED appelle de la les autorités plus de rigueur sur les questions sécuritaires pour sauver cette zone victime de beaucoup de cas de vols de bétail.

    ‘’La mise en place des nouvelles techniques de lutte contre le vol de bétail est impérative, dans la mesure où elle va permettre aux acteurs d’avoir une traçabilité en cas de perte de leurs cheptels’’, a indiqué Mamadou Goudiaby, chef du service départemental de l’élevage de Dagana.

    Il estime que l’utilisation des technologies de l’information, avec notamment l’insertion de puces pour tracer les animaux, peut être une solution, malgré son coût élevé.

    ‘’Cette stratégie demeure la plus adéquate parmi les mesures que nous avions envisagées durant tout ce processus de lutte sans succès contre le vol du bétail’’, a insisté le chef du service départemental, par ailleurs inspecteur vétérinaire.

    Selon lui, cette technique permettra d’identifier les animaux en cas de vol ou de perte.

    Mamadou Goudiaby invite également les éleveurs à s’organiser davantage dans les comités inter-villageois, afin de veiller au respect des mesures qui sont mises sur pied par les responsables de circonscription, afin de mieux solutionner ce problème récurrent.

    ‘’Les organisations inter-villageoises peuvent également apporter un surplus dans cette bataille mais il faudra, au préalable, un travail exigeant des dirigeants dans leurs différentes structures et qui consistera à travailler en parfaite collaboration avec les Forces de défense et de sécurité et les autorités administratives’’, a exhorté M. Goudiaby.

    OG/AT/ASB/SBS/ABB