Catégorie : Rentree des Cours et Tribunaux

  • SENEGAL-JUSTICE-SOCIETE / Rentrée des cours et tribunaux : les difficultés du barreau mises en exergue

    SENEGAL-JUSTICE-SOCIETE / Rentrée des cours et tribunaux : les difficultés du barreau mises en exergue

    Dakar, 15 jan (APS) – Le barreau du Sénégal « n’est pas toujours mis dans les conditions nécessaires pour exercer pleinement sa mission et garantir une justice de qualité », a déploré, jeudi, à Dakar, le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Mamadou Seck.

    « Nous nous permettons […] de rappeler que le barreau est une institution du service public de la justice, une institution qui n’est pas toujours mise dans les conditions nécessaires pour exercer pleinement sa mission et garantir une justice de qualité », a-t-il déclaré.

    Le barreau du Sénégal, en dépit de son « rôle central dans le service public de la justice », fait face à des difficultés financières, a-t-il expliqué lors de la cérémonie de rentrée solennelle des cours et tribunaux, présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

    En plus des magistrats et des avocats, des personnalités politiques et des représentants de la société civile ont pris part à cette cérémonie annuelle ayant porté sur le thème : « droit de grève et préservation de l’ordre public ».

    Le président de la Cour suprême du Bénin a également assisté à cette cérémonie solennelle, de même que des chefs de missions diplomatiques et consulaires.

    Le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, revenant sur les difficultés auxquelles le barreau se trouve confronté, a évoqué « le non-paiement de la dotation annuelle de 800 millions de francs CFA depuis plusieurs années, ce qui a entraîné un encours de plus de trois milliards ».

    Mamadou Seck a néanmoins salué les efforts de l’État pour soutenir la construction d’une école d’avocats, non sans souligner les défis liés au financement de ce projet qu’il juge ambitieux, lequel prévoit la formation de 100 jeunes pour la préparation à l’examen du Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA).

    En réponse, le chef de l’État a rappelé que l’assistance judiciaire fonctionnait sur la base d’un protocole provisoire signé en 2005. Bassirou Diomaye Faye a annoncé la préparation d’un projet de loi et d’un décret pour formaliser et élargir son application.

    Il a insisté sur la nécessité d’étendre l’accès à l’aide juridictionnelle aux victimes, notamment en matière civile, domaine dans lequel les procédures sont plus coûteuses que dans le domaine pénal, a relevé le président de la République.

    Il est revenu sur la question de la formation des avocats, rappelant les exigences communautaires de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et invitant le bâtonnier à collaborer avec le ministre de la Justice pour organiser des cours préparatoires au CAPA.

    Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son engagement à réformer et moderniser le système judiciaire, tout en saluant les efforts des acteurs judiciaires pour renforcer l’État de droit et la cohésion nationale.

    AN/BK/ASG

  • SENEGAL-SOCIETE / Des motivations économiques à l’origine de la limitation du droit de grève (magistrat)

    SENEGAL-SOCIETE / Des motivations économiques à l’origine de la limitation du droit de grève (magistrat)

    Dakar, 16 jan (APS) – La limitation du droit de grève pour certaines catégories de fonctionnaires au Sénégal se justifie par l’impératif de maintenir un ordre public économique, a rappelé, jeudi, le premier président de la Cour suprême, Mahamadou Mansour Mbaye.

    « Le droit de grève est strictement interdit à certaines professions. Il s’agit essentiellement des services d’hygiène, des forces armées, de la police, des douanes, de la magistrature, des eaux et forêts, entre autres », a notamment énuméré le magistrat lors de la cérémonie solennelle de rentrée des cours et tribunaux dont le thème de cette année portait essentiellement sur « Droit de grève et préservation de l’ordre public ».

    M. Mbaye a toutefois précisé que pour éviter que l’administration abuse de cette mesure au point de remettre en cause le droit constitutionnel de grève, « le juge doit veiller à ce que la réquisition ne soit pas excessive ».

    Il  a ainsi rappelé que cette haute juridiction qu’il dirige depuis août dernier, a été amené à annuler en mai 2023, les arrêtés des gouverneurs des régions de Louga, Thiès, Kaolack, Ziguinchor et des préfets des départements de Dakar, Saint-Louis et Guédiawaye portant notamment sur la réquisition des agents qui n’occupent pas des postes, emplois ou fonctions visés par les textes sur les réquisitions.

    « Ne cherchons pas à vaincre sans avoir raison », a pour sa part insisté le procureur général près la Cour suprême, Jean-Louis Paul Toupane, selon qui « la grève constitue l’ultime phase dans la recherche de solutions à des relations sociales conflictuelles ».

    « Si elle (la grève) marque une rupture dans la confiance entre agents publics et Etat ou entre travailleurs et employeurs, elle peut être évitée quand le dialogue entre les protagonistes de la relation de travail, au sens large, soutenus par des entités dédiées à cette fin, s’engagent dans des discussions sans a priori, animées par un esprit de bonne volonté », a-t-il relevé.

    Il est d’avis que le Sénégal dispose de « solides ressources sociales » pour éviter ces situations, faisant notamment allusion aux instruments du maintien de la cohésion sociale et publique à travers le dialogue et la discussion.

    Prenant part à cette rencontre, le chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye a tenu à rappeler que, dans l’esprit de la loi, « le préavis a pour objectif noble d’asseoir un cadre de concertation dans le but ultime d’éviter l’arrêt brutal et concerté du travail ».

    « J’encourage en conséquence les inspecteurs du travail et de la sécurité sociale et les magistrats compétents à promouvoir la conciliation qui est un levier important du dialogue social car l’ordre public dépasse les seules prérogatives de l’État », a dit le président de la République.

    Il a insisté sur le fait que le succès de l’agenda national de transformation Sénégal 2050 « repose sur notre capacité à garantir une stabilité politique et sociale durable et à coordonner les efforts de tous les Sénégalais ».

    SMD/AN/ASG

  • SENEGAL-SOCIAL / Grève: le chef de l’Etat appelle à un équilibre entre liberté individuelle et intérêt général

    SENEGAL-SOCIAL / Grève: le chef de l’Etat appelle à un équilibre entre liberté individuelle et intérêt général

    Dakar, 15 jan (APS) – Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a exhorté, jeudi, les acteurs judiciaires à favoriser un équilibre entre l’exercice du droit de grève et la préservation de l’ordre public, afin de concilier libertés individuelles et intérêt général.

    ‘’Le thème qui nous réunit aujourd’hui porte sur le droit de grève et la préservation de l’ordre public. Il constitue une invite aux acteurs judiciaires à réfléchir sur l’équilibre délicat, mais essentiel, entre le respect des droits et le bon ordre communautaire’’, a-t-il dit en marge de la rentrée solennelle des cours et tribunaux.

     »Droit de grève et préservation de l’ordre public » est le thème de l’édition 2025 de la rentrée des cours et tribunaux. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye, par ailleurs président du Conseil supérieur de la magistrature.

    Outre les présidents des institutions nationales, le corps diplomatique accrédité à Dakar, le premier président de la Cour suprême du Bénin et le procureur général de ladite cour ont également pris part à cette rencontre.

    Cette audience solennelle constitue une occasion pour dresser le bilan et les perspectives de l’institution judiciaire.

    Le président de la République a rappelé que le droit de grève, inscrit dans la Constitution sénégalaise et reconnu par des conventions internationales telles que celles de l’Organisation internationale du travail (OIT), représente une composante essentielle de la démocratie et de la liberté syndicale.

    Toutefois, il a insisté sur la nécessité de l’encadrer pour garantir la continuité des services publics essentiels, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la sécurité publique.

    “Le droit de grève ne doit jamais porter atteinte à la liberté de travail ni mettre en péril l’entreprise ou les services publics essentiels”, a-t-il affirmé. Il a ajouté que des mécanismes tels que le préavis et les services minimums, prévus par le Code du travail et le statut général de la fonction publique, sont indispensables à son exercice licite.

    Le chef de l’État a également annoncé que des réformes juridiques sont en cours pour clarifier davantage les conditions d’exercice du droit de grève et renforcer les mécanismes de médiation et de conciliation.

    Il a salué le rôle du Haut Conseil du dialogue social et des inspecteurs du travail dans la promotion d’un dialogue constructif entre les parties prenantes.

    “Le respect de l’ordre public, qui repose sur la sécurité, la tranquillité et les libertés, est un bien commun qui dépasse les seules prérogatives de l’État. Il exige l’engagement de tous les acteurs sociaux”, a déclaré Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

    Le président de la République a enfin invité les magistrats à exercer leur rôle avec impartialité et rigueur, en veillant à renforcer la cohésion nationale et à tirer les leçons des tensions sociales qui ont marqué la période récente.

    “La justice, dernier rempart de la stabilité sociale, doit fortifier notre cohésion nationale pour que les crises de 2021 à 2024 ne se reproduisent plus”, a conclu le chef de l’État.

    AN/OID/ASG

  • SENEGAL-JUSTICE-SOCIAL / Bassirou Diomaye Faye souligne le rôle central de la justice

    SENEGAL-JUSTICE-SOCIAL / Bassirou Diomaye Faye souligne le rôle central de la justice

    Dakar, 16 jan (APS) – Le Chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a souligné, jeudi, le rôle central de la justice dans la préservation des principes fondamentaux de la République, réaffirmant son engagement à moderniser et humaniser le système judiciaire sénégalais.

    ‘’La justice est le régulateur des relations entre les pouvoirs et les institutions, le gardien des libertés individuelles et collectives, et le bouclier contre l’arbitraire’’, a-t-il déclaré.

    Bassirou Diomaye Faye, qui a appelé à une justice qui inspire confiance aux citoyens, présidait la rentrée des cours et tribunaux. Cette édition, la première depuis son élection à la présidence, le 24 mars dernier, a rassemblé magistrats, avocats, personnalité politique et représentants de la société civile.

    Axé sur le thème  »Droit de grève et préservation de l’ordre public », la cérémonie a permis d’engager des réflexions approfondies sur les tensions entre l’exercice de ce droit fondamental et les impératifs de maintien de la paix sociale, l’ordre public.

    Dans son discours, le président de la République a rappelé que l’une de ses premières décisions après son élection a été de convoquer des assises nationales de la justice sur  »la réforme et la modernisation de la justice ».

    Bassirou Diomaye Faye a rappelé que ces assises organisées de manière inclusive et participative ont permis d’établir un diagnostic approfondi des défis du système judiciaire et d’identifier des pistes de solutions.

     »Les recommandations issues de ces assises, actuellement en cours de rédaction par un comité spécialisé, visent à rendre le service public de la justice plus performant et plus proche du peuple au nom duquel elle est rendue », a déclaré le président de la République.

    Mettant l’accent sur l’ouverture et la modernisation du système judiciaire, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a invité les acteurs du secteur à s’adapter aux exigences d’un contrat social renouvelé.  »Un système clôturé à lui-même ne permet pas de faire peuple. Gardons-nous de la tentation de l’entre-soi et du repli », a-t-il exhorté.

    S’adressant au Premier président de la Cour suprême, le chef de l’État a salué les contributions apportées lors de cette audience solennelle et assuré que les réformes issues des assises permettront de répondre aux problématiques les plus urgentes, renforçant ainsi l’État de droit.

    AN/OID/ASG/ADL

  • SENEGAL-SOCIETE / L’institution judiciaire invitée à « inscrire son action dans les valeurs sociétales »

    SENEGAL-SOCIETE / L’institution judiciaire invitée à « inscrire son action dans les valeurs sociétales »

    Dakar, 16 jan (APS) – Le premier président de la Cour suprême, Mahamadou Mansour Mbaye, a évoqué la nécessité pour l’institution judiciaire d’inscrire son action dans les valeurs sociétales du pays, afin de permettre au peuple sénégalais, au nom duquel le magistrat rend ses décisions, de mieux se reconnaître dans son juge.

    « Il me semble donc peut-être vain de s’interroger sur la question de savoir si, d’un point de vue culturel, il ne serait pas plus judicieux de conférer au serment du magistrat un caractère religieux, en l’exprimant dans les formes requises par nos religions pour créer ainsi un impact plus important sur sa conscience », a dit M. Mbaye.

    Il faisait notamment allusion à la formule de la prestation de serment, dans son discours à la cérémonie solennelle de la rentrée des cours et tribunaux.

    Droit de grève et préservation de l’ordre public est le thème de l’édition 2025 de la rentrée des cours et tribunaux. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye, par ailleurs président du Conseil supérieur de la magistrature.

    Outre les présidents des institutions nationales, le corps diplomatique accrédité à Dakar, le premier président de la Cour suprême du Bénin et le procureur général ladite cour ont également pris part à cette rencontre.

    Cette audience solennelle constitue une occasion pour dresser le bilan et les perspectives de l’institution judiciaire.

    Selon le premier président de la Cour suprême, cette réflexion relative à l’intégration des valeurs endogènes, « cache peut-être l’idée plus globale que le fonctionnement de l’institution judiciaire devrait s’inscrire dans nos valeurs sociétales pour permettre au peuple sénégalais, au nom duquel le magistrat rend ses décisions, de mieux se reconnaître dans son juge ».

    Citant Montesquieu, auteur du classique juridique, « De l’esprit des lois », Mahamadou Mansour Mbaye est d’avis que « les lois doivent être tellement propres aux peuples pour lesquels elles sont faites, que c’est un grand hasard si celles d’une nation peuvent convenir à une autre  ».

    « Dès lors, sur le fond du droit que nous appliquons dans ses différentes matières, ne faudrait-il pas s’inspirer des propos du Président Senghor qui aimait dire qu’il faut penser par nous nous-mêmes et pour nous-mêmes ? », a-t-il poursuivi.

    Il a également plaidé pour une relecture de plusieurs textes de lois au Sénégal, afin de leur donner une meilleure cohérence.

    « A en juger par les nombreuses demandes d’avis au Conseil constitutionnel, depuis l’année 2016, pour la précision de la pensée du Pouvoir constituant et du législateur électoral, ainsi que les efforts d’interprétation du juge judiciaire pour donner un sens à certains textes, on est en droit de se demander si nos lois sont bien pensées et si elles ont été énoncées clairement », a martelé le magistrat.

    Même s’il revient au juge d’interpréter la loi, « il importe cependant, notamment dans certaines matières qui, comme le droit électoral et le droit pénal, cristallisent l’attention des populations sur la justice lorsqu’elles impliquent des questions ou des personnalités politiques, que la loi soit suffisamment claire, tout au moins dans son esprit ».

    Poursuivant, il considère que cela nécessitera une « approche systémique afin d’éviter les modifications partielles voire parcellaires qui n’ont d’autres effets que de rendre nos textes nébuleux, voire contradictoires ».

     »Ces points soulevés constituent un des volets sur lesquels la doctrine est plutôt attendue », a indiqué le premier président de la Cour suprême.

    Sur un autre registre, Mahamadou Mansour Mbaye a insisté sur la nécessité d’une sauvegarde du patrimoine immobilier relevant naguère du pouvoir judiciaire.

    « Ces immeubles, de Saint-Louis à Dakar mais également pouvant être situés ailleurs, font partie des sites qui racontent une partie de l’histoire du Sénégal, quasiment depuis la naissance de notre pays. Il s’agit d’une mémoire à conserver absolument par le retour à leur destination première’’, a-t-il soutenu.

    SMD/AN/ASG/OID

  • SENEGAL-SOCIAL / Vers des réformes pour encadrer le droit de grève dans les secteurs stratégiques

    SENEGAL-SOCIAL / Vers des réformes pour encadrer le droit de grève dans les secteurs stratégiques

    Dakar, 16 jan (APS) – Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a annoncé, jeudi, que les services compétents de l’Etat travaillaient à l’élaboration de réformes juridiques visant à encadrer l’exercice du droit de grève dans les secteurs stratégiques.

     »Les services techniques compétents travaillent actuellement à des réformes juridiques pour clarifier davantage les conditions d’exercice du droit de grève dans les secteurs stratégiques », a déclaré le chef de l’État.

    Il présidait la cérémonie de rentrée solennelle des cours et tribunaux, la première depuis son élection à la présidence de la République, le 24 mars dernier.

    La rencontre s’est déroulée en présence, entre autres, de magistrats, avocats, personnalités politiques et représentants de la société civile, sur le thème:  »Droit de grève et préservation de l’ordre public ».

    Ces réformes intégreront également des mécanismes alternatifs de règlement des conflits collectifs, tels que l’arbitrage et la médiation, a dit le chef de l’Etat, président du Conseil supérieur de la magistrature.

    Insistant sur l’équilibre à maintenir entre la défense des intérêts professionnels et la préservation de la paix sociale, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a exhorté tous les acteurs à la responsabilité.

     »La défense des intérêts professionnels ne doit jamais se faire au détriment de la stabilité de notre nation », a-t-il martelé, tout en appelant la justice à jouer un rôle central dans cette démarche avec impartialité et rigueur.

    Le chef de l’Etat a également rappelé aux employeurs et à l’État leur devoir d’accorder une attention bienveillante aux revendications légitimes des travailleurs, soulignant que le respect mutuel et le dialogue sont essentiels pour construire un Sénégal équilibré.

     »Ensemble, construisons un Sénégal où les droits de chacun s’expriment dans le respect de l’intérêt général, un Sénégal de liberté, un Sénégal de justice, un Sénégal de prospérité », a conclu le président, réaffirmant son engagement en faveur de la stabilité et du progrès social.

    AN/OID/ASG

  • SENEGAL-JUSTICE-TRAVAIL-ANALYSE / La Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux 2025 aborde un thème d’actualité (expert)

    SENEGAL-JUSTICE-TRAVAIL-ANALYSE / La Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux 2025 aborde un thème d’actualité (expert)

    Dakar, 16 jan (APS) – Le thème de la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, qui se tient ce jeudi, ‘’Droit de grève et préservation de l’ordre public’’, est un sujet qui sera toujours d’actualité dans le milieu du travail, a estimé l’inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, Oumar Fall.

    ‘’Il s’agit d’une problématique qui sera toujours de saison dans le champ des relations professionnelles’’, a-t-il déclaré.

    Le Secrétaire exécutif du Haut Conseil du dialogue social s’exprimait ainsi dans un entretien à l’APS, en prélude de l’Audience solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux, qui se tient ce jeudi.

    Cette cérémonie, qui marque le début de l’année judiciaire 2025, se tient à la Cour suprême, sous la présidence du chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, président du Conseil supérieur de la Magistrature, en présence du vice-président du Conseil supérieur de la Magistrature, Ousmane Diagne, Garde des sceaux, ministre de la Justice, de hauts responsables d’institutions de la République, entre autres.

    Selon la Présidence de la République, le choix du thème met en lumière la nécessité de concilier le respect du droit constitutionnel de grève avec l’exigence de la préservation de l’ordre public.

    Le droit de grève est indissociable de la liberté syndicale consacrée par les lois et conventions internationales, mais, prévient Oumar Fall, si son exercice ‘’est en soi salutaire, ceux qui en usent ne devraient pas en abuser au risque de compromettre d’autres droits constitutionnels d’autres citoyens’’.

    Les mouvements sociaux de même que le pouvoir politique ou légal ont contribué à l’avancée des droits des travailleurs, fait observer le secrétaire exécutif du Haut Conseil du dialogue social.  

    ‘’Les avancées en matière de progrès social peuvent résulter certes, en partie, de la volonté unilatérale du législateur ou des pouvoirs publics de promouvoir la justice sociale en prévoyant des dispositions qui améliorent les droits des travailleurs’’, note-t-il.

    ‘’Mais beaucoup de droits dont jouissent les travailleurs ont été acquis après des mouvements de grève, qu’ils ont déclenchés à la suite de revendications professionnelles’’, ajoute l’inspecteur du Travail.

    ABB/OID

  • SENEGAL-JUSTICE-TRAVAIL / Le droit de grève et la préservation de l’ordre public ne sont pas antinomiques, selon un inspecteur du Travail

    SENEGAL-JUSTICE-TRAVAIL / Le droit de grève et la préservation de l’ordre public ne sont pas antinomiques, selon un inspecteur du Travail

    Dakar, 16 jan (APS) – Les concepts ‘’droit de grève’’ et ‘’préservation de l’ordre public », au menu de la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux 2025, ne sont pas contradictoires, tant que des limites sont fixées à leur exercice, estime le secrétaire exécutif du Haut Conseil du dialogue social, Oumar Fall.

    ‘’Ces deux notions ne sont pas antinomiques. Car, dans la marche normale des choses, les partenaires sociaux travailleurs exprimeront toujours en tout temps et tout lieu, une aspiration légitime à un mieux-être. Dès lors, la difficulté résidera dans la détermination des limites au-delà desquelles, il y a péril en la demeure en ce qui concerne l’entreprise ou le service public concerné’’, a-t-il déclaré.

    Le secrétaire exécutif du Haut Conseil du dialogue social s’exprimait au cours d’un entretien avec à l’APS en prélude de l’Audience solennelle de rentrée des cours et tribunaux prévue ce jeudi.

    Cette cérémonie, qui marque le début de l’année judiciaire 2025, se tient, à la Cour suprême, sous la présidence du chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, président du Conseil supérieur de la Magistrature, en présence du vice-président du Conseil supérieur de la Magistrature, Ousmane Diagne, Garde des sceaux, ministre de la Justice, de hauts responsables d’institutions de la République, entre autres.

    Elle est placée sous le thème :  »Droit de grève et préservation de l’ordre public ».

    Le droit de grève est consacré par l’article 25, alinéa 4 de la Constitution, tandis que l’exercice du droit de grève est encadré dans le Code du travail sénégalais.

    Selon Oumar Fall, qui est par ailleurs inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, l’usage de ce droit ne peut s’exercer, d’une part, que dans le cadre des lois qui le régissent, d’autre part, que sans qu’il ne porte atteinte à la liberté de travail mais aussi et surtout selon des modalités qui ne mettent pas en péril l’entreprise’’ et trouble l’ordre public.

    De la même manière que la Constitution garantit le droit de grève, autant elle préserve la sécurité des personnes et des biens.

    ‘’C’est à ce niveau que le législateur et les pouvoirs publics devraient, à travers la loi et le pouvoir règlementaire, veiller pour que les usagers du service public ne puissent pas subir des préjudices démesurés du fait de l’exercice du droit de grève’’, suggère le secrétaire exécutif du Haut Conseil du dialogue social.

    ABB/OID

  • SENEGAL-SOCIAL / Le dialogue social est le levier le plus opérant et le plus durable en entreprise (spécialiste)

    SENEGAL-SOCIAL / Le dialogue social est le levier le plus opérant et le plus durable en entreprise (spécialiste)

    Dakar, 16 jan (APS) – Le dialogue social est le mécanisme de prévention et de résolution des conflits en entreprise le plus efficace et le plus durable, a indiqué le Secrétaire exécutif du Haut conseil du dialogue social (HCDS), Oumar Fall.

    ‘’Le levier le plus opérant et le plus durable qui puisse concilier au mieux les intérêts des uns et des autres sans préjudicier à autrui constitue le recours privilégié au dialogue social comme mécanisme de gestion des relations professionnelles’’, a-t-il soutenu.

    L’inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale s’exprimait au cours d’un entretien accordé à l’APS en prélude de l’audience solennelle de Rentrée des cours et tribunaux, ce jeudi, placée sous le thème :  »Droit de grève et préservation de l’ordre public ».

    Cette cérémonie, qui marque le début de l’année judiciaire 2025, se tient à la Cour suprême, sous la présidence du chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, président du Conseil supérieur de la Magistrature, en présence du vice-président du Conseil supérieur de la Magistrature, Ousmane Diagne, Garde des sceaux, ministre de la Justice, de hauts responsables d’institutions de la République, entre autres.

    Dans son entretien avec l’APS, le secrétaire exécutif du Haut Conseil du dialogue social a mis en garde contre les dangers du manque de dialogue entre l’employeur et les acteurs sociaux.

    ‘’Le déficit de dialogue social peut, en cas de grève, amener les parties, à négocier dans un climat non serein, propice à la surenchère et à la signature d’accords dont la mise en œuvre poserait des problèmes de prise en charge’’, a-t-il souligné.

    Le nouveau cadre stratégique d’intervention 2025-2027 du HCDS, piloté par son président, Mamadou Lamine Dianté, l’a inscrit d’ailleurs au rang de priorité, a-t-il ajouté, estimant que ‘’le recours au droit de grève traduit un échec des partenaires sociaux travailleurs et employeurs à s’accorder de manière apaisée’’.

    Le HCDS est une institution tripartite installée en 2015 pour ‘’promouvoir la culture du dialogue social au niveau national et dans tous les secteurs d’activité, du public comme du privé’’.

    Il a remplacé le Comité national du Dialogue social (CNDS), qui avait été mis sur pied en 2002.

    ABB/OID

  • SENEGAL-JUSTICE-INSTITUTIONS / Bassirou Diomaye Faye préside, ce jeudi, la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux

    SENEGAL-JUSTICE-INSTITUTIONS / Bassirou Diomaye Faye préside, ce jeudi, la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux

    Dakar, 16 jan (APS) – Le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, préside, ce jeudi, 16 janvier, la cérémonie solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux, la première depuis son élection le 24 mars 2024.

     »La cérémonie solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux, pour l’année judiciaire 2025, est prévue le jeudi 16 janvier 2025 (…) à la Cour suprême, sous la présidence effective de Monsieur le président de la République, président du Conseil supérieur de la Magistrature’’, indique un communiqué reçu à l’APS.

    L’évènement est axé sur le thème: ‘’Droit de grève et préservation de l’ordre public’’.

    OID